La Fraternité spirituelle des Veilleurs

Cette fraternité spirituelle a été fondée en 1923 par le pasteur Wilfred Monod, pasteur à l'Oratoire du Louvre et son fils Théodore, qui est resté fidèle paroissiend de l'Oratoire jusqu'à sa mort en 2000.

Leurs objectifs était de soutenir la vie spirituelle des individus (à commencer par eux-mêmes), de soutenir à travers eux les églises locales et l’action sociale . Ils se sont inspirés du "tiers ordre laïque" de François d'Assise, dont les membres se donnent une règle pour inspirer leur vie. La règle établie par Wilfred et Théodore Monod cherche à mettre la conduite journalière du Veilleur en harmonie avec l'esprit des Béatitudes (Évangile de Jésus-Christ selon Matthieu 5:3-10). Ce texte de l'Evangile est révolutionnaire, aimait à dire Théodore Monod, car si l'on essayait seulement de le mettre en pratique, le monde changerait du jour au lendemain, et l'homme pourrait enfin sortir de la préhistoire.

" Heureux les mendiants de l'esprit, car le Royaume des cieux est à eux..."

Joie, Simplicité, Miséricorde

Ce mot d'ordre veut résumer l'esprit des Béatitudes, méditées chaque jour pour qu'elles soient au coeur de la vie des Veilleurs. Le terme de joie veut souligner l'intériorisation de la foi chrétienne. Le terme de simplicité invite au dépouillement et à la simplification sur un plan pratique. Celui de miséricorde souligne l'aspect universaliste.

Les buts de la règle sont les suivants:

  • Mettre la conduite journalière en harmonie avec l'esprit des Béatitudes: esprit de Joie, de Simplicité, de Miséricorde.
  • Aspirer à recevoir d'en-haut la vision religieuse et le rayonnement spirituel, par la prière secrète, la discipline volontaire, et l'amour qui sert.

Sans être liés par la formule d'un dogme ou la lettre d'un Statut, les Veilleurs tendent à simplifier systématiquement leur existence, non par contrainte, mais par délibération intime, par respect d'eux-mêmes, par amour du prochain, par intelligence des signes des temps, par obéissance volontaire à l'idéal du Sermon sur la Montagne. Les Veilleurs s'engagent sur le chemin où le Maître les précède et les appelle : " Soyez parfaits, comme votre Père céleste est parfait " sans oublier l'exhortation de Paul : " Tout m'est permis, mais tout n'est pas utile ". Le comble de la liberté est de se lier (à Dieu) pour délier les autres (de l'égarement).

La règle

Elle est simple et tient en six points:

  1. Au cours de chaque journée, trois moments de recueillement : le matin lecture de l'Ecriture et prière; au milieu du jour récitation des Béatitudes; le soir porter un regard sur la journée en faisant son examen de conscience en terminant par la prière confiante.
  2. Chaque vendredi est marqué par un recueillement particulier en évoquant la Croix par la lecture d'un récit de la Passion, le chant d'un cantique, la contemplation d'un tableau, et la méditation d'un passage biblique. Un aspect concret est également proposé: visite, correspondance, intercession, jeûne. Un livre de Prière et un Bulletin trimestriel sont destinés à faciliter ces exercices journaliers.
  3. Le dimanche, sauf empêchement notoire, chaque veilleur s'associera au culte public de l'Eglise locale à laquelle il appartient, dans la joie de la Résurrection.
  4. Quatre fois l'an, les veilleurs qui le peuvent se réunissent localement pour se replacer ensemble devant l'appel que Dieu leur a adressé et reprendre ainsi conscience de leur vocation de chrétiens.
  5. Des retraites de deux ou trois jours sont offertes aux veilleurs, en plus des réunions trimestrielles. Le silence y tient une place importante pour que Dieu puisse parler à l'âme.
  6. Avant chaque nouvelle année, une fois devenu observant, le veilleur reçoit une carte d'engagement pour l'année qui commence qu'il signe et conserve, et sur laquelle figure le texte des Béatitudes. Il est recommandé de relire la règle et les voeux de baptême ou engagements des catéchumènes.

Extraits des derniers bulletin " Veillez ! " reçus par les membres (abonnez-vous):