Se repérer dans le désert

Néhémie 9, 19-21​

Culte du 29 mars 2020
Prédication de Béatrice Cléro-Mazire

Dimanche 29 mars 2020, 5ème dimanche de Carême, 13ème jour du confinement national

Culte en format  audio, à destination du site Internet.

Musique : Bela Bartok, Danses populaires roumaines, interprétées à l’orgue par Sarah Kim

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Salutation

Chers amis, chers frères et sœurs, où que vous soyez confinés,
La grâce et la paix vous sont données, de la part de Dieu notre Père, par Jésus-Christ, son fils et notre frère.

Accueil 

Soyez les bienvenus à l’écoute de ce culte. Nous serons réunis, par les ondes,  pour une période indéterminée. Alors que plus d’un tiers de la population mondiale est confiné, nous saluons tous nos amis francophones qui nous écoutent un peu partout dans le monde, en France d’outremer, en Inde, aux États-Unis, au Maroc, au Québec, en Roumanie, en Allemagne, partout où des frères et sœurs en Christ sont en communion avec nous. Vos n’êtes pas seuls, et grâce à vous nous ne sommes pas seuls.
En ce temps d’épidémie, le mot d’ordre est celui-ci : Si vous voulez sauver des vies, restez chez vous !
Alors que le confinement devient de plus en plus nécessaire, et de plus en plus règlementé, comment rester libres ? Comment rester fraternels sans pouvoir rencontrer nos frères ?  Comment incarner la confiance là où seules les relations virtuelles sont possibles ? Nous essayons, avec plus ou moins de succès, de dialoguer à distance, de nous comprendre et de nous aimer fraternellement en prenant soin des plus touchés par cette situation inédite et révélatrice de notre fragilité humaine. Et pendant ce temps, le printemps surgit partout, la terre refleurit comme pour nous dire : tout peut ressusciter !
Pour ouvrir ce culte, écoutons ses versets d’espoir du chapitre 35 du Prophète Esaïe :

Louange

Le désert et le pays aride s'égayeront ;
La steppe tressaillira d'allégresse et fleurira comme un narcisse ;
Elle se couvrira de fleurs et tressaillira 
Avec chants d'allégresse et de triomphe ;
La gloire du Liban lui sera donnée, 
La magnificence du Carmel et de Sarôn. 
Ils verront la gloire de l'Éternel, 
La magnificence de notre Dieu.
Fortifiez les mains languissantes 
Et affermissez les genoux qui chancellent ;
Dites à ceux dont le cœur palpite : 
Fortifiez-vous, soyez sans crainte ; 
Voici votre Dieu, 
(…) Il viendra lui-même et vous sauvera.
Alors s'ouvriront les yeux des aveugles, 
S'ouvriront les oreilles des sourds ;
Alors le boiteux sautera comme un cerf, 
Et la langue du muet triomphera. 
Car des eaux jailliront dans le désert 
Et des torrents dans la plaine aride.
Le mirage se changera en étang 
Et la terre de la soif en fontaines d'eaux ; 
Dans le repaire où se couchaient les chacals, 
Il y aura place pour les roseaux et les joncs.

Musique : Bela Bartok, Danses populaires roumaines, interprétées à l’orgue par Sarah Kim

Nous nous présentons devant Dieu avec Alfred de Musset (1810-1857) :

Pourquoi donc, Ô Maître suprême,
As-tu créé le mal si grand,
Que la raison, la vertu même
S'épouvantent en le voyant ?

Lorsque tant de choses sur terre
Proclament la Divinité,
Et semblent attester d'un père
L'amour, la force et la bonté,

Comment, sous la sainte lumière,
Voit-on des actes si hideux,
Qu'ils font expirer la prière
Sur les lèvres du malheureux ?
 
Pourquoi, dans ton œuvre céleste,
Tant d'éléments si peu d'accord ?
À quoi bon le crime et la peste ?
Ô Dieu juste ! pourquoi la mort ?

Ta pitié dut être profonde
Lorsqu'avec ses biens et ses maux,
Cet admirable et pauvre monde
Sortit en pleurant du chaos !

Puisque tu voulais le soumettre
Aux douleurs dont il est rempli,
Tu n'aurais pas dû lui permettre
De t'entrevoir dans l'infini.

Pourquoi laisser notre misère
Rêver et deviner un Dieu ?
Le doute a désolé la terre ;
Nous en voyons trop ou trop peu.

Si ta chétive créature
Est indigne de t'approcher,
Il fallait laisser la nature
T'envelopper et te cacher.

Il te resterait ta puissance,
Et nous en sentirions les coups ;
Mais le repos et l'ignorance
Auraient rendu nos maux plus doux.

Si la souffrance et la prière
N'atteignent pas ta majesté,
Garde ta grandeur solitaire,
Ferme à jamais l'immensité.

Mais si nos angoisses mortelles
Jusqu'à toi peuvent parvenir ;
Si, dans les plaines éternelles,
Parfois tu nous entends gémir,

Brise cette voûte profonde
Qui couvre la création ;
Soulève les voiles du monde,
Et montre-toi, Dieu juste et bon !

Tu n'apercevras sur la terre
Qu'un ardent amour de la foi,
Et l'humanité tout entière
Se prosternera devant toi.

Les larmes qui l'ont épuisée
Et qui ruissellent de ses yeux,
Comme une légère rosée
S'évanouiront dans les cieux.

Tu n'entendras que tes louanges,
Qu'un concert de joie et d'amour
Pareil à celui dont tes anges
Remplissent l'éternel séjour ;

Et dans cet hosanna suprême,
Tu verras, au bruit de nos chants,
S'enfuir le doute et le blasphème,
Tandis que la Mort elle-même
Y joindra ses derniers accents.

                          Extrait de l'espoir en Dieu
 
Recueil

Voici comment Dieu nous redit son amour et sa fidélité :

Toi, que j'ai saisi des extrémités de la terre et que j'ai appelé de ses confins, à qui j'ai dit : Tu es mon serviteur, je te choisis et je ne te rejette pas !
N'aie pas peur, car je suis avec toi ; ne jette pas des regards inquiets, car je suis ton Dieu ; je te rends fort, je viens à ton secours, je te soutiens de ma main droite victorieuse. (Esaïe 41, 9-10)

Confession de foi
 
Nous affirmons  maintenant notre foi :

Nous croyons en Dieu
Malgré son silence et son secret, nous croyons qu’Il est vivant.
Malgré le mal et la souffrance, nous croyons qu’Il a fait le monde pour le bonheur de la vie.
Malgré les limites de notre raison et les révoltes de notre cœur, nous croyons en Dieu.

Nous croyons en Jésus Christ.
Malgré les siècles qui nous séparent du temps où il est venu, nous croyons en sa Parole.
Malgré nos incompréhensions et nos refus, nous croyons en sa résurrection.
Malgré sa faiblesse et sa pauvreté, nous croyons en son règne.

Nous croyons en l’Esprit Saint.
Malgré les apparences, nous croyons qu’il conduit l’Église.
Malgré la mort, nous croyons à la vie éternelle.
Malgré l’ignorance et l’incrédulité, nous croyons que le Royaume de Dieu est promis à tous.

Amen

Doxologie : Gloire à Dieu, dans les cieux et sur la terre et d’éternité en éternité.
Musique : Bela Bartok, Danses populaires roumaines, interprétées à l’orgue par Sarah Kim


Lecture biblique :
 
Je vous propose d’écouter cet extrait du livre de Néhémie :
 
Et toi, dans ta grande compassion, tu ne les as pas abandonnés au désert. La colonne de nuée n'a pas cessé de les conduire sur leur chemin, le jour, ni la colonne de feu pendant la nuit, éclairant le chemin qu'ils devaient suivre.

Par ton souffle bienfaisant tu leur as accordé du discernement ; tu n'as pas refusé ta manne à leur bouche et tu leur as fourni de l'eau quand ils avaient soif.

Pendant quarante ans, tu as pourvu à tous leurs besoins dans le désert. Ils n'ont manqué de rien, leurs vêtements ne se sont pas usés et leurs pieds n'ont pas enflé.


                                                                                     Néhémie, ( 9, 19-21 )

Prédication

Le livre de Néhémie est un des rares livres avec celui d’Esdras à être écrit à la première personne. Ce style autobiographique rend compte d’une situation inédite dans l’Histoire des Judéens. Leur temple est détruit, il y a des brèches dans les murailles de Jérusalem et c’est un Perse qui met en œuvre la reconstruction. Néhémie vient de Suze pour rebâtir ce qui a été détruit. Bien sûr, il ne s’agit pas seulement de pierre et de mortier, mais aussi de la conscience religieuse du peuple qui se retrouve dans une situation nouvelle, où les envahisseurs sont aussi ceux qui rebâtissent. Du jamais vu.
            Alors, comment se repérer dans une situation inédite ? Parmi les ruines, quels projets, quelles nouvelles façons de penser doit-on inventer dans ce contexte où tout change ? Les exilés reviennent et,  avec eux, leur culture abâtardie aux yeux de ceux qui sont restés dans le pays. Des hauts fonctionnaires, aux ordres de Cyrus, dirigent les réformes nécessaires. Et pourtant, ce sont eux aussi des descendants d’Abraham, d’Isaac et de Jacob.
Dans cette tension entre le connu et l’inconnu, entre l’ancien et le nouveau, Néhémie évoque le Dieu libérateur d’Israël, celui qui, même au cœur du désert, n’a pas abandonné son peuple.
            Le désert. Lieu propice à la désorientation, lieu de solitude, lieu d’épreuve et d’abandon ; mais aussi lieu de retraite spirituelle, lieu de proclamation des grands prophètes, lieu d’ermitage des Pères de l’Église et des moines. Pourquoi le désert est-il si paradoxal ? En quoi ce milieu peut-il illustrer la fidélité de Dieu pour son peuple ?
            Du nomadisme d’Abraham, en passant par les larmes de Jérémie jusqu’au lieu de tentation de la foi de Jésus, le désert évoque des situations très variées du croyant. Comme d’autres lieux, me direz-vous. La montagne, par exemple : de l’arche de Noé, échouée sur le mont Ararat, au don des tables de la loi, jusqu’au sermon de Jésus, la montagne semble dire, elle aussi, quelque chose de la relation entre le croyant et son Dieu. La mer aussi, sans doute, de Noé à Jonas, en passant par Jésus pour arriver à Paul ; tous ces voyageurs illustrent, chacun à sa façon, une facette de cette relation de foi en Dieu. Mais si la mer évoque la peur du péril et la montagne la volonté de Dieu, le désert, lui, évoque ce qui, en l’homme cherche Dieu. Et c’est peut-être à cause de cette recherche qu’il est si important pour les croyants.
            Dans ce temps de carême, la figure du désert peut nous aider à comprendre comment un changement de notre espace-temps peut représenter une épreuve dans notre vie. Si Néhémie rappelle, dans sa prière solennelle, la situation du peuple dans le désert, c’est pour mieux prouver que, même dans ce lieu où le peuple était désorienté, jusqu’à vouloir se fabriquer un veau d’or, Dieu l’a compris et lui a pardonné.
            Nous sommes depuis deux semaines dans une situation tout à fait inédite, puisque nous voyons notre espace de vie considérablement réduit et notre temps considérablement allongé. Un espace réduit, parce que nous devons restez confinés, au bureau, ou à l’hôpital, ou encore à notre domicile ; et un temps allongé, parce que les horaires qui réglaient nos vies ont complètement changé.

            L’horaire du départ à l’école, ou vers l’entreprise, le planning des activités, le jour des courses, la sabbat hebdomadaire ; tout a changé et l’adaptation ne va pas de soi. Le télétravail révèle pour beaucoup une surcharge de travail dans des conditions d’isolement par rapport aux collègues. Parallèlement, la proximité gênante avec les petits enfants qui ne comprennent pas qu’il faut laisser papa et maman travailler alors qu’ils sont enfin à la maison  tout à eux, rend aussi le travail difficile. Les modes de communication à distance provoquent autant de malentendus qu’auparavant, sauf que nous n’avons pas le choix d’autres moyens comme : l’entretien interpersonnel, le face à face ou le déjeuner convivial qui généralement viennent à bout de beaucoup de frustrations et d’incompréhensions.
            Une grande solitude a envahi la vie de ceux qui habitent seuls et qui, d’habitude, vont retrouver les collègues, les amis, la famille. Parallèlement et par contraste, une trop grande promiscuité majore les envies de solitude.
            Et, toile de fond de ces aménagements difficiles, un virus qui n’a pas de remède attend quiconque voudrait faire fi de toutes ces mesures de confinement. Le virus a envahi nos têtes, nos écrans, et nous donne comme choix de sortie, la pharmacie ou la boulangerie. Bien sûr nous résistons tous à notre manière, en faisant comme si nous pouvions continuer un peu comme avant, en essayant de transposer l’existant dans ces nouvelles modalités de vie. Comme les Israélites qui voulaient faire des réserves de manne alors que cette denrée les rendait impossibles. Ou encore, lorsqu’ils réclamaient de savoir de quoi serait fait demain, alors qu’ils exploraient un territoire nouveau et désertique.
            Comme le peuple de Dieu dans sa quête de liberté, nous faisons l’expérience du désert. Nous voudrions savoir jusques à quand cela durera, alors que par définition, personne ne peut encore le dire. Nous voudrions le confort de la vie d’avant, alors que ce n’est plus la vie d’avant,  une chose a changé : un convive encombrant s’est installé chez nous, entre nous ; il reste invisible, mais présent. Angoisse pure, puisqu’on ne peut ni le voir, ni l’entendre, ni le sentir, et qu’il menace aveuglément les uns et les autres. Et pour l’instant, aucun médecin ne peut élever de serpent sur une pique, comme Moïse le fit devant les serpents brûlants ; car aucun vaccin n’est encore efficace.  Il est bien naturel de vouloir revenir à la normalité : rien de condamnable en cela, mais puisque c’est impossible, que faire ?
            Quiconque a fait l’expérience du désert connaît la difficulté qui se présente alors pour tout novice : trouver de nouveaux repères. Bien sûr, il existe des boussoles, mais elles n’empêchent pas le changement profond que cet horizon à 360 ° opère en nous.
            Les déserts ne sont pas vides, loin s’en faut, mais ils mettent à l’épreuve nos repères habituels. Dans le désert, il faut réapprendre à voir, à évaluer les distances à déjouer les effets trompeurs de la lumière. Il faut réapprendre à entendre : le cri d’un aigle à l’ouest indique parfois qu’il vole à l’est et la voix familière des bédouins est parfois l’écho de voyageurs très lointains derrière les défilés rocheux. Il faut aussi accepter le silence, ne pas se fier aux températures, économiser l’eau même quand on se croit très prévoyant. Accepter de vivre dans la conscience de sa propre vulnérabilité. Confiné dans un espace d’où vouloir s’échapper seul serait une folie.
            Blaise Pascal, que le silence des espaces infinis effrayait, interroge, dans ses Pensées, le divertissement auquel les hommes s’adonnent pour tromper la conscience de leur vulnérabilité. Il écrit : Quand je m’y suis mis quelquefois à considérer les diverses agitations des hommes et les périls et les peines où ils s’exposent (…), j’ai découvert que tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre. ( …) Mais quand j’ai pensé de plus près, et qu’après avoir trouvé la cause de tous nos malheurs, j’ai voulu en découvrir la raison, j’ai trouvé qu’il y en a une effective, qui consiste dans le malheur naturel de notre condition faible et mortelle, et si misérable, que rien ne peut nous consoler, lorsque nous y pensons de près.
            Cesser de s’adonner aux divertissements du monde, comme les appelle Pascal, nous exposerait donc à un face à face avec nous-mêmes, désolant. Paul Valéry ne disait-il pas qu’un homme seul est toujours en mauvaise compagnie ?

            Pourtant, la solitude peut être bonne et agréable, à condition qu’elle ait, au moins pour soi-même, une signification. Qu’on en comprenne la langue et qu’on en fixe la grammaire.
             Le désert oblige à vivre dans une autre langue : celle du silence. Le silence des voyageurs, qui s’épuiseraient s’ils voulaient combler ce vide infini ; le silence du ciel, qui semble impassible et muet ; le silence des animaux, dans ce lieu où tout est si hostile que pas un oiseau ne peut poser sa patte. Et ce silence est, au moins au début, oppressant comme celui que l’on subit quand on n’habite que depuis peu dans un pays dont on n’a pas encore appris la langue. Je me souviens de cette expérience faite dans mon quartier de Sanaa, au Yémen : les premiers, mois, tout semblait hostile, car incompréhensible, non pour la raison qui argumente et calcule, mais pour la langue, cette chose familière, maternelle, qui nous crée et constitue notre demeure bien plus que tous les lieux du monde. Je n’étais pas née dans  la langue arabe…

            Nous sommes en train d’apprendre une autre langue, avec d’autres repères. À marche forcée, certes, mais nous apprenons. La deuxième semaine de confinement n’est déjà plus la même que la première. Elle est plus grave, elle a plus de poids, car nous la comprenons mieux. Chacun crée son espace et habite son lieu autrement.

            Qu’on se rassure, à force de le parcourir, le désert se laisse déchiffrer. Les pistes, d’abord invisibles semblent presque familières, les traces laissées par les animaux dans le sable, donnent les indices d’une vie animale foisonnante, et les silences des compagnons de route eux-mêmes finissent par laisser deviner leur état d’esprit profond sans qu’on les questionne.
            Aujourd’hui, dans notre désert du confinement, nous devons nous figurer que nous sommes comme ces longues caravanes qui traversaient paisiblement le désert d’Arabie. Les pistes existent, les bivouacs sont nécessaires pour reprendre des forces, certaines étapes sont plus difficiles que d’autres, les avancées, même encore invisibles se font, et nous nous adaptons tous à nous voir nous-mêmes vivre cette vie étrange de vulnérabilité et de frustration, mais dont nous faisons notre affaire un peu plus chaque jour.
            Et pour quelle raison nous adaptons-nous ? Par obligation ? Sans doute pas. Par amour de la vie, par amour de la liberté à laquelle nous aspirons, par amour de nos proches, par amour de ceux qui font le serment de soigner les autres, par amour de nos parents, de nos enfants et du prochain que Dieu nous donne de croiser dans la rue et qui partage la même inquiétude et le même amour. À chaque pas, le Dieu de la vie marche devant nous dans la nuée, cette nuée qui dit bien notre difficulté à savoir demain, mais qui nous conduit de jour et éclaire le chemin de notre nuit.
            Confiance ! frères et sœurs, il y aura des oasis, des jours de peines et de fatigue, mais nous sortirons du désert. Et ce jour-là, le désert nous aura appris sa langue.
                                                            AMEN.

Lecture de la Bible

Néhémie 9, 19-21

Et toi, dans ta grande compassion, tu ne les as pas abandonnés au désert. La colonne de nuée n'a pas cessé de les conduire sur leur chemin, le jour, ni la colonne de feu pendant la nuit, éclairant le chemin qu'ils devaient suivre.
Par ton souffle bienfaisant tu leur as accordé du discernement ; tu n'as pas refusé ta manne à leur bouche et tu leur as fourni de l'eau quand ils avaient soif.
Pendant quarante ans, tu as pourvu à tous leurs besoins dans le désert. Ils n'ont manqué de rien, leurs vêtements ne se sont pas usés et leurs pieds n'ont pas enflé.             


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