Contrains-les d'entrer

Luc 14:12-24

Culte du 29 août 2021
Prédication de Béatrice Cléro-Mazire

Vidéo de la partie centrale du culte

Culte à l'Oratoire du Louvre
Commémoration de la Saint-Barthélemy

Dimanche 29 août 2021
« Contrains-les d'entrer » ou le droit à l'errance


Culte par les pasteures Agnès Adeline-Schaeffer et Béatrice Cléro-Mazire
Prédication par la pasteure Béatrice Cléro-Mazire
Musique : Aurélien Peter, organiste suppléant

Accès direct aux textes des chants, cliquer ici
Accès direct à la lecture biblique, cliquer ici
Accès direct au texte de la prédication, cliquer ici
Affichage de la prédication pour impression, cliquer ici

Orgue : Psaume 68 ornementé par Samuel Mareschal

Salutation
La grâce et la paix vous sont données, de la part de Dieu notre Père, en Jésus : notre frère, le Christ : notre Sauveur.

Accueil
Chers amis, bienvenue dans ce lieu de prière, que vous soyez des habitués du lieu ou que vous veniez ce matin pour la première fois, vous êtes ici chez vous. Bienvenue aussi à toutes celles et ceux qui nous rejoignent par le biais des réseaux sociaux. Nous sommes tous en communion les uns avec les autres. Ce matin a sa singularité car nous commémorons un moment tragique de l’histoire de la confession Protestante : le jour de la Saint Barthélémy. Et dans la même communion, je vous invite à la prière :

Prière
Éternel, nous voici ce matin réuni dans ce lieu, pour te louer et te prier et pour faire mémoire de temps passés qui pourtant ont leur semblables dans le présent. Nous pouvons aujourd’hui prier sans crainte et librement, il n’en fut pas toujours de même. D’autres que nous aujourd’hui, à travers le monde, vivent sous le régime de la cruauté au nom de la religion. Aide-nous à ne pas être de ceux qui s’assoient à la table des méchants. Que notre mémoire porte notre présent et qu’elle nous garde d’utiliser le Nom de Dieu pour faire violence comme d’autres l’ont fait avant nous. Amen.

Spontané : Bénissons Dieu le seul Seigneur [cliquer ici]

Louange : Sur la divinité

Eléve-toy, mon Ame, &, d’un vol glorieus
Va, dans le plus-haut Ciel, contempler l’Invisible ;
Le Monarque Infiny, plus-Grand que tous les Cieus ;
La prémiére Beauté, l’Être incompréhensible.

C’est Luy qui toûjours est, sans jamais être Vieus :
C’est Luy par qui Tout est ; à qui Tout est possible ;
Qui, sans changer de place, est Présent en tout Lieus ;
Et dont tout l’Univers est l’Image sensible.

Éternel, trois-fois Bon, trois-fois Grand, trois-fois Saint,
Que le Ciel-même adore, & que la Terre craint,
Fay que je t’aime autant que je te vois Aimable.

Que t’ayant icy-bas contemplé par la Foy,
Quelque-jour, au sortir de ce Corps périssable,
J’entre dans ton Palais, pour être Tout en Toy.

[Laurent Drelincourt (1625-1680) : Sonnets chrétiens sur divers sujets, 1677, Philippe François, Anthologie protestante de la poésie française, Labor et Fides, 2020, p.359]

Cantique : Louange et Prière n°297 « O Dieu des grâces éternelles », strophes 1, 2, 3 & 4 [cliquer ici]

Volonté de Dieu
Que l’amour soit sans hypocrisie. Ayez le mal en horreur ; attachez-vous au bien. Quant à l’affection fraternelle, soyez pleins de tendresse les uns pour les autres. Soyez les premiers à honorer les autres. [Épître aux Romains, (12:10)]

Spontané : Parle Parle Seigneur [cliquer ici]

Confession du péché : Prière du voyageur

Mon puissant Protecteur, pendant tout mon Voyage,
Conduy-moi par ta Grace ; ouvre sur moy tes Yeus :
Fay tenir prés de moi tes anges glorieus ;
Et de tous accidents garanty mon Passage.

La Course de ma Vie est un Pèlerinage :
Et je suis Etranger en ces terrestres Lieus.
Fay, Seigneur, qu’y vivant en Citoyen des cieus,
Je marche incessamment vers ton Saint Héritage.

Mais, hélas ! sur la mer où je vogue icy-bas,
La Monde & le Péché, l’Enfer & le Trépas,
Contre moy conjurez, de me perdre ont envie.

Mon Sauveur ! Je ne puis, sans Toy, gagner le Port.
Sois, pour moy, le Chemin, la Vérité, la Vie,
Contre l’Egarement, le Mensonge & la Mort.

[Laurent Drelincourt (1625-1680), Sonnets chrétiens sur divers sujets, 1677, Philippe François, Anthologie protestante de la poésie française, Labor et Fides, 2020, p.388]

Spontané : J’aime mon Dieu car il entend ma voix [cliquer ici]

Annonce de la grâce
Quand les montagnes s’effondreraient, dit Dieu, quand les collines chancelleraient, ma bonté pour toi ne faiblira pas, et mon alliance de paix ne sera pas ébranlée, Je t’aime d’un amour éternel dit le Seigneur, et je te garde ma miséricorde. AMEN

Spontané : Ô que c’est chose belle [cliquer ici]

Confession de foi
Voilà ce que nous pensons et croyons.
Notre paix ne réside pas dans la certitude de nos formulations mais dans l’émerveillement devant ce qui nous arrive et nous donné.
Notre destinée ne réside pas dans l’indifférence et l’avidité,  mais dans la vigilance et la solidarité à l’égard de tout ce qui vit.
L’accomplissement de notre existence ne vient pas de ce que nos sommes et de ce que nous possédons, mais de ce qui dépasse infiniment nos capacités de compréhension.

Conduits par ces convictions, nous croyons en l’Esprit de Dieu.
Il surmonte ce qui divise les gens, il les attire vers ce qui est saint et bon,
Pour qu’ils louent et servent Dieu, en chantant et en faisant silence, en priant et en agissant.

Nous croyons en Jésus, un homme empli de l’Esprit.
Il est le visage de Dieu qui nous regarde et nous remue.
Il a aimé les êtres humains et il a été crucifié.
Mais il vit au-delà de sa propre mort et de notre mort.
Il est, pour nous, un exemple béni de sagesse et de courage.
Il rapproche de nous l’amour éternel de Dieu.

Nous croyons en Dieu, l’Éternel,
Il est amour insondable, le fondement de notre existence.
Il nous montre le chemin de la liberté et de la justice, et nous appelle à un avenir de paix.
Bien que faibles et vulnérables, nous nous croyons appelés, solidairement avec le Christ,
Et avec tous ceux qui croient, à former une Église qui soit signe d’espérance.
Car nous croyons dans l’avenir de Dieu et du monde,
La patience divine  nous offre du temps pour vivre, pour mourir
Et pour ressusciter dans le royaume qui est et qui vient.
Dieu y sera pour l’éternité tout en tous.
A Dieu soit la louange et l’honneur,
Dans le temps et l’éternité.
Amen.

Spontané : Grand Dieu nous te bénissons [cliquer ici]

Doxologie : « Gloire à Dieu dans les cieux et sur la Terre et d’éternité en éternité »

Lecture de la Bible : Évangile de Luc, chapitre 14, versets 12 à 24 [cliquer ici]

Psaume : Le Psautier Français n°42 « Comme un cerf altéré brame », strophes 1, 3, 5, 7 & 9 [cliquer ici]

Prière d'illumination
Éternel, apprends-nous à écouter ta Parole. Qu’elle entre dans nos cœurs et nous inspire aujourd’hui comme elle inspira les hommes et les femmes d’hier qui ont transmis leur témoignage de foi dans la Bible. Que ta Parole anime nos pensées et nos actes, pour que nous devenions des Évangiles pour ce monde. Amen

Jeu d’orgue : improvisation sur La Cévenole

Prédication : « Contrains-les d’entrer » ou le droit à l’errance.

La parabole que Jésus raconte dans l’Évangile de Luc commence par une invitation à l’ouverture et à la générosité. Jésus recommande à celui qui l’accueille chez lui, d’inviter à sa table, non pas ses amis, mais des gens qu’il n’aurait pas forcément osé ou voulu inviter : des boiteux, des estropiés, des aveugles, c’est-à-dire tous ceux qui, ne l’oublions pas, à l’époque de Jésus sont réputés porter, dans leur infirmité même, les stigmates du péché. L’opinion courante d’alors est qu’il faut bien qu’eux ou leurs parents aient péché pour que le malheur les touche de la sorte. Alors, les accueillir pour un dîner relève du courage, et même de la résistance à l’opinion commune. En entendant cette recommandation, et sans doute en imaginant ce repas comme l’image même de la grâce, un convive dit à Jésus : Heureux celui qui prendra son repas dans le royaume de Dieu !

Alors, comme pour calmer l’ardeur de cet invité qui se croit déjà dans le royaume de Dieu, Jésus raconte cette étrange parabole du grand festin où aucun des invités ne prend la peine de se rendre, trop occupés qu’ils sont à leurs propres affaires. Il est vexant, il est même un peu humiliant de donner de son temps et de ses biens avec générosité pour se voir négligé de la sorte. Et le Maître de maison, voyant qu’il donne « des perles aux cochons », réagit en ajustant la liste des invités à cette grâce qu’il veut offrir. Mais voilà que, même en allant chercher ceux qui ont soif de grâce, par leur situation même, il reste de la place à la table du Maître. Alors vient cet ordre étrange :  « Va dans les chemins et le long des haies, et ceux que tu trouveras, contrains-les d'entrer, afin que ma maison soit remplie ».

Ce petit bout de verset, a sans en avoir l’air, une importance cruciale. Car, dans l’histoire du christianisme, il a permis à des théologiens de justifier la contrainte en matière de foi. Augustin d'Hippone, dit "Saint" Augustin, qui affirmait que l’homme ne peut croire que s’il le veut, change d’opinion devant le mouvement Donatiste, qu’il considère comme une hérésie. Pour justifier la répression de cette hérésie, Augustin va aller jusqu’à écrire à l’évêque donatiste Vincent : « il ne faut pas regarder si l’on force, mais à quoi l’on force, c’est-à-dire, si c’est au bien ou au mal. Ce n’est pas que personne devienne bon par la force : mais la crainte de ce qu’on ne veut point souffrir fait ouvrir les yeux à la vérité » (Lettre XCIII). Ce que dit ici Augustin, c’est que devant un petit fer rouge, un bûcher bien ardent, les hérétiques deviennent tout à coup plus clairvoyants et reviennent de leur erreur. Et Augustin de conclure : « il y a une persécution juste, celle que font les Églises du Christ aux impies. (…) L’Église persécute par amour et les impies par cruauté ».

Cette justification de la violence, le philosophe Pierre Bayle va s’employer à la réfuter pour dénoncer le fanatisme d’État que représente la révocation de l’Édit de Nantes. Reprenant le verset biblique : contrains-les d’entrer, Bayle va écrire un commentaire qu’il souhaite lui-même d’un nouveau genre. Il ne cherche pas si théologiquement on peut ou non, à partir de vérités contenues dans la Bible, ou de dogmes édictés par les Églises, justifier les conversions forcées et les massacres, mais il s’emploie à renverser la notion même d’orthodoxie. Prenant le contre-pied d’Augustin, Bayle affirme de façon presque christique : « Et moi je dis à mes lecteurs (…) qu’il ne faut pas regarder à quoi l’on force en cas de religion ; mais si l’on force, et que dès là que l’on force, on fait une très vilaine action et très opposée au génie de toute religion et spécialement de l’Évangile ». Il n’est donc plus question de débattre sans cesse sur le contenu de la foi, car ces débats n’ont comme seule conséquence que de pervertir la vérité de l’Évangile en position à défendre et de transformer la foi vivante en adhésion à des thèses théologiques qu’on brandit comme des armes. Bayle ne veut plus compter que sur la sincérité de la conscience individuelle.

De notre point de vue contemporain, on pourrait penser comme évidente la tolérance à l’égard de convictions multiples. Mais ce qu’osa écrire Pierre Bayle n’est pas qu’une audacieuse critique du pouvoir absolu de son temps ; Bayle déconstruit tout ce qui, jusqu’à nos jours, constitue le modèle des religions et des Églises. Car reconnaître le dogme de l’autre, est encore compris aujourd’hui comme une concession qui revient à perdre son identité. Si j’accepte que d’autres croient autrement, alors qu’en est-il de la valeur de ma propre religion ?
Le problème ici, c’est que les religions se définissent par l’affirmation de dogmes qu’elles prennent pour des vérités immuables. Bayle propose de sortir de ce schéma qui ne peut que conduire à la guerre, et il donne à la notion de tolérance une résonance nouvelle. Il ne s’agit plus de faire le bien d’autrui malgré lui, en faisant souffrir le dissident pour la bonne raison de le conduire ou de le ramener dans un prétendu droit chemin ni de le faire au nom de ceux qui majoritairement partagent les mêmes principes que soi ; avec Bayle, la tolérance devient l’acceptation de l’autre comme autre, sans projet de le convertir à mes propres raisons. Une cohabitation pacifique de multiples façons de croire. Telle est la visée de Bayle quand il avance ses arguments en faveur d’une liberté de conscience de chacun.

Il faudra donc renoncer à avoir raison sur tous les autres et renoncer aussi à l’Église une et indivise, car accepter les points de vue différents signifie accepter l’apparition de multiples sectes qui inventent à loisir leurs propres dogmes. En matière de religion, il n’y a pas de preuve que ce que l’on croit est vrai, il n’y a que les fruits de la foi qui puissent révéler si ce que l’on croit est juste.
Alors, dans cette quête sincère de fidélité à la foi, quel critère Bayle propose-t-il ? Car, comment ne pas errer éternellement de dogme en dogme, quand toutes les sectes se valent ? Quand il n’y a plus d’orthodoxie, comment ne pas s’abuser soi-même et tomber dans l’erreur ? Bayle est bien désarmé devant ce problème du critère.
Voltaire écrit, dans son poème sur le désastre de Lisbonne : « J’abandonne Platon, je rejette Épicure. Bayle en sait plus qu’eux tous ; je vais le consulter : la balance à la main, Bayle enseigne à douter, assez sage, assez grand pour être sans système, il les a tous détruits, et se combat lui-même : Semblable à cet aveugle en butte aux Philistins qui tomba sous les murs abattus par ses mains. »
Nouveau Samson, Bayle serait-il victime du paradoxe qu’il a lui-même créé ? Car le seul critère qu’il peut offrir pour remplacer le magistère de l’Église, c’est la conscience individuelle. Il écrit : « Je dis seulement que la foi ne nous donne point d’autres marques d’orthodoxie que le sentiment intérieur, et la conviction de la conscience ». [Pierre Bayle, De la Tolérance Commentaire philosophique, Éd Honoré Champion, 2014, p. 328]

La conscience, cette fragile instance qui se dirige elle-même, risque d’être ballotée par les sentiments, les affects et tout ce que l’éducation nous inculque. En réclamant la liberté de conscience comme seule règle de détermination en matière de religion, Bayle s’expose à la menace qu’il voulait combattre : le fanatisme. Car un fanatique peut tuer avec bonne conscience, pourvu qu’il soit convaincu que ce qu’il fait est conforme à ce qu’il doit faire devant Dieu.
Quand, à l’écoute du tocsin, de bons catholiques sont sortis pour tuer leurs voisins protestants, n’étaient-ils pas en train de suivre leur conscience ? Quel est l’homme qui, dans le corps social, pourrait se garder de toute influence sur son jugement ? Quel est l’enfant qui, bien éduqué, ne réitère pas les principes qu’on lui a appris et les a priori que ses parents ou ses maîtres d’école lui ont inculqués ?

Bayle connaît ces objections, et il les développe lui-même, comme pour mesurer le vertige qui s’empare de tout homme qui n’a plus que sa conscience pour avancer. Mais il ne renonce pas à ce chemin de crête si périlleux. Car son problème n’est pas l’erreur de l’homme, mais l’homme errant. L’homme qui erre avec pour seule boussole sa conscience lui semble plus précieux que toutes les vérités sur Dieu. La pensée de Bayle est, par bien des côtés, christique ; il cherche davantage l’amour du prochain que la vérité sur Dieu. La vie de ceux qui errent sans savoir où est la vérité de Dieu est plus précieuse que tout et Bayle revendique le droit pour la conscience d’être errante.

Entrons de nouveau dans la salle du banquet où nous conviait Jésus dans l’Évangile de Luc. Jésus a-t-il un autre souci que le bonheur de l’homme ? Il conseille d’abord la générosité gratuite à son hôte, non parce qu’elle est un bien et que la religion commande de le faire, mais parce que, si son hôte suit son conseil, il sera heureux. Et si ce n’est pas de son vivant, ce sera à la résurrection des justes, parce qu'il aura découvert ce qu'est la grâce, le don gratuit.
Dans cette parabole, il n’est question que d’amour inconditionnel de Dieu envers les hommes dans leur fragilité. Et si le maître veut tellement que sa maison soit remplie, c’est pour signifier que ceux qui refusent son don gratuit, n’y ont tout simplement pas leur place. La parabole, loin de justifier la violence à l’égard de ceux qui ne voudraient pas entrer dans le giron de l’Église, affirme que l’homme qui se dit ami de Dieu et se conduit sans amour à l’égard de son prochain, ne prendra pas part à ce festin qui rend heureux. C'est son droit, sa liberté. En effet, comment découvrir le bonheur que promet Jésus quand on ne pratique pas la justice envers les autres ?
Dans cette parabole, il ne s’agit donc pas de parler de ceux que l’on contraint d’entrer pour combler les places vides dans la maison du Maître ; ceux-là permettent de pousser à son comble sa riposte et de montrer que seule la sincérité et l’amour du prochain ouvrent les portes du royaume de Dieu. Le bonheur promis est pour ceux qui le refusent superflu, ils pensent avoir mieux ailleurs. Libre à eux de chercher le bonheur ailleurs.

Aucune contrainte ne peut être justifiée par la foi qui s’incarne en Jésus. N’a-t-il pas fait ranger son épée à Pierre, au mont des Oliviers ? A-t-il jamais été pris en flagrant délit de conversion forcée ? Quelle autre force avait le Christ que sa vulnérabilité humaine devant Dieu ? Seule sa sincérité lui donnait autorité pour parler de la foi en Dieu.
La cruauté au nom de Dieu continue encore aujourd’hui, et nous en voyons de terribles exemples en ce moment même. Aussi paradoxale que puisse être la position d’un penseur comme Pierre Bayle, elle reste la seule voie raisonnable des hommes qui veulent la paix. Pour les autres, il y a la sanction de la loi civile des États quand elle existe et qu’elle garantit la sécurité de chacun.
Le combat pour la liberté de conscience a été mené par des penseurs désarmés comme Pierre Bayle. En acceptant l’errance de la conscience, comme une risque nécessaire à la liberté humaine, ils ont tracé plus de chemins heureux pour l’humanité qu’aucun dogme ne pourra jamais en fermer. « Heureux les artisans de paix ».
AMEN.

Orgue : Jean-Dominique Pasquet, Méditation sur le Psaume 86

Psaume : Psautier Français n°68 « Que Dieu se montre seulement », strophes 1, 2 & 3 [cliquer ici]

Annonces
Collecte
Jeu d’orgue
: variations sur le Psaume 116  de Jan Pieterszoon Sweelinck (1562-1621)

Prière d’intercession
...
[Prière de Voltaire]
Et ensemble, nous pouvons dire avec confiance :

Notre Père
Notre Père qui es aux cieux,
Que ton nom soit sanctifié,
Que ton règne vienne,
Que ta volonté soit faite
Sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd'hui
Notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
Comme nous pardonnons aussi
À ceux qui nous ont offensés.
Ne nous laisse pas Entrer en tentation,
Mais délivre-nous du mal,
Car c'est à toi qu'appartiennent
Le règne, la puissance et la gloire,
Pour les siècles des siècles.
Amen.

Exhortation et bénédiction
Ma sœur, mon frère, aime et va ton chemin.
Dieu te bénit et te garde.

Spontané : Confie à Dieu ta route [cliquer ici]

Orgue : Marie-Louise Girod sur le cantique "A Toi la Gloire"

Paroles des cantiques du dimanche 29 août 2021

Cantique : Louange et Prière n°297 « O Dieu des grâces éternelles », strophes 1, 2, 3 & 4

1 - O Dieu des grâces éternelles !
Le temps est proche où ton amour
Fera toutes choses nouvelles,
Prépare-nous pour ce grand jour.
Au vrai bonheur tu nous appelles,
O Dieu des grâces éternelles !

2 - Auprès des sources de la vie,
Jésus fait paitre ses troupeaux,
Du berger la voix est suivie,
Par les brebis et les agneaux ;
Allons à lui nous qu’il convie,
Auprès des sources de la vie.
3 - Celui-là vit, ô Dieu ! qui t'aime,
Car ne pas t'aimer, c'est la mort ;
Il vit, et son heure suprême
Est sa paisible entrée au port.
Puisqu'en aimant tu vis toi-même,
Celui-là vit, ô Dieu, qui t'aime.

4 - La foi doit se changer en vue,
Une autre aurore suit le soir :
Ainsi la grâce est attendue,
Ainsi la gloire est notre espoir.
Regardons plus haut que la nue,
Et que la foi se change en vue !

Psaume : Psautier Français n°42 « Comme un cerf altéré brame » Strophes 1, 3, 5, 7 & 9

Strophe 1
Comme un cerf altéré brame,
Pourchassant le frais des eaux,
O Seigneur, ainsi mon âme
Soupire après tes ruisseaux.
Elle a soif du Dieu vivant
Et s’écrie en le cherchant :
« O mon Dieu, quand donc sera-ce
Que mes yeux verront ta face ? »

Strophe 3

Mais pourquoi pleurer, mon âme
Et frémir d’un tel effroi,
Quand celui que tu réclames
Est toujours auprès de toi ?
Tourne-toi vers ton Sauveur ;
Il apaisera ton cœur
Et tes chants loueront encore
Le Seigneur que tu implores.

Strophe 5
Viens défendre enfin ma cause,
Me juger, sonder mon cœur,
Écouter ce que déposent
Contre moi tous ces menteurs.
Pieds et mains je suis lié
Quand on vient me défier :
« Où est Dieu qui te délivre,
Le Sauveur qui fait revivre ? »

Strophe 7
Tu es seul ma forteresse
Comment peux-tu m'oublier, 
Quand tu vois ceux qui me pressent
Ne cessant de me railler ?
Montre-toi mon défenseur
Contre tous mes oppresseurs :
Me faut-il marcher sans trêve
Dans un  deuil que rien n'achève ?

Strophe 9
Mais pourquoi, mon âme, encore
Frémis-tu d'u tel effroi,
Quand déjà parait l'aurore
Et que Dieu est près de toi ?
Tourne-toi vers ton Sauveur
Il apaisera ton cœur ;
Et tes chants loueront encore
Le Seigneur que tu adores.

Psaume : Le Psautier Français n°68 B « Que Dieu se montre seulement » Strophes 1, 2 et 3

1. Que Dieu se montre seulement,
Et l'on verra en un instant
Abandonner la place.
Le camp des ennemis épars,
Épouvanté de toutes parts,
Fuira devant sa face.
On les verra soudain s'enfuir
Comme l'on voit s'évanouir
Une épaisse fumée ;
Comme la cire fond au feu,
Ainsi des méchants devant Dieu
La force est consumée.

2. Mais en présence du Seigneur,
Les justes chantent sa grandeur
Et sa gloire immortelle ;
Car sur la nue il est porté,
Son nom est plein de majesté :
Le Seigneur il s'appelle.
Réjouissez-vous devant lui :
Il est de la veuve l'appui,
Des orphelins le Père ;
Aux captifs il porte secours
Et de l'affligé, tous les jours,
Il entend la prière.
3. Quand pour sauver Dieu est venu
Et qu'à Moïse il apparut,
Alors les monts tremblèrent ;
Au désert il donna de l'eau
Et conduisit tout son troupeau
Vers la nouvelle terre.
Béni soit Dieu dont le secours
Nous est annoncé en ce jour :
Il est notre espérance.
Son peuple est sauvé de la mort,
Sa main détruit les vains efforts
De celui qui l'offense.

5. O Seigneur tu nous a fait voir
Et ton amour et ton pouvoir
Dans mainte délivrance.
Fais-nous voir encore aujourd'hui
L’œuvre que ton amour construit
Et quelle est ta puissance !
Toute la terre et tous les cieux
Ensemble tournés vers leur Dieu
Célèbrent sa présence :
A toi qui fais notre bonheur,
A toi, grand Dieu, soient tout honneur,
Force et magnificence.

Paroles des répons du temps de l'Église

Après la salutation
Répons : « Bénissons Dieu le seul Seigneur » (Ps. 134, str.1).

Bénissons Dieu le seul Seigneur,
Nous qu’il choisit pour serviteurs.
Levons nos mains dans sa maison,
Pour bénir et louer son nom.

Après la volonté de Dieu
Répons : « Parle, parle Seigneur, ton serviteur écoute » (L&P n°193, str.1)

Parle, parle Seigneur, ton serviteur écoute :
Je dis ton serviteur, car enfin je le suis.
Je le suis, je veux l’être, et marcher dans ta route,
Et les jours et les nuits.

Après la prière de repentance
Répons : « J’aime mon Dieu, car il entend ma voix ». (Ps. 116, str.1)

J’aime mon Dieu car il entend ma voix,
Quand la frayeur ou le tourment m’oppresse,
Quand j’ai prié au jour de ma détresse,
Dans sa bonté, il s’est tourné vers moi.

Après l’annonce de la grâce
Répons : « Combien grande est ta gloire » (Ps 92 selon L&P n° 38 str.2).

Combien grande est ta gloire, en tout ce que tu fais, 
Et combien tes hauts faits sont dignes de mémoire !
Tes œuvres sans pareilles ont réjoui mon cœur,
Je veux chanter, Seigneur, tes divines merveilles !

Après la confession de foi
Répons : « Grand Dieu, nous te bénissons » (L&P n°69, str.1)

Grand Dieu, nous te bénissons, nous célébrons tes louanges,
Éternel, nous t’exaltons, de concert avec les anges,
Et prosternés devant toi, nous t’adorons, ô grand Roi !
Et prosternés devant toi, nous t’adorons, ô grand Roi !

Cène
Répons : « Pare-toi pour une fête» (L&P n°205, str.1&2)

Strophe 1
Pare-toi pour une fête
O mon âme tiens-toi prête
Monte plus haut que la terre
Vers la céleste lumière.
Ton Seigneur t'offre une place
Au grand banquet de sa grâce ;
Ce Maître au pouvoir immense
Avec toi fait alliance.

Strophe 2
Jésus, ta voix nous convie
A ce festin de la vie ;
En ce lieu tout me retrace
Les prodiges de ta grâce ;
Fais qu'aujourd'hui je contemple
Tes charités sans exemple,
Avant de me nourrir d'elles
A tes tables éternelles !

Après la bénédiction
Répons : « Confie à Dieu ta route » (L&P n°309, str.5)

Bénis ô Dieu nos routes, nous les suivrons heureux,
Car toi qui nous écoutes, tu les sais, tu les veux.
Chemins riants ou sombres, j’y marche par la foi,
Même au travers des ombres, ils conduisent à toi.

Lecture de la Bible

Évangile de Luc, chapitre 14, versets, 12 à 24


12  Il dit aussi à celui qui l'avait invité : lorsque tu donnes à dîner ou à souper, n'invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni des voisins riches, de peur qu'ils ne t'invitent à leur tour et qu'on ne te rende la pareille.
13  Mais, lorsque tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles.
14  Et tu seras heureux de ce qu'ils ne peuvent pas te rendre la pareille ; car elle te sera rendue à la résurrection des justes.
15  Un de ceux qui étaient à table, après avoir entendu ces paroles, dit à Jésus : Heureux celui qui prendra son repas dans le royaume de Dieu!
16  Et Jésus lui répondit : Un homme donna un grand souper, et il invita beaucoup de gens.
17  À l'heure du souper, il envoya son serviteur dire aux conviés : Venez, car tout est déjà prêt.
18  Mais tous unanimement se mirent à s'excuser. Le premier lui dit : J'ai acheté un champ, et je suis obligé d'aller le voir ; excuse-moi, je te prie.
19  Un autre dit : J'ai acheté cinq paires de bœufs, et je vais les essayer ; excuse-moi, je te prie.
20  Un autre dit : Je viens de me marier, et c'est pourquoi je ne puis aller.
21  Le serviteur, de retour, rapporta ces choses à son maître. Alors le maître de la maison irrité dit à son serviteur : Va promptement dans les places et dans les rues de la ville, et amène ici les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux.
22 Le serviteur dit : Maître, ce que tu as ordonné a été fait, et il y a encore de la place.
23  Et le maître dit au serviteur : Va dans les chemins et le long des haies,  et ceux que tu trouveras, contrains-les d'entrer, afin que ma maison soit remplie.
24  Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon souper.

Vidéo du culte entier

Audio

Écouter la prédication (Télécharger au format MP3)

Écouter le culte entier (Télécharger au format MP3)

À Voir également