Une journée chargée en guérisons

Marc 1:29-39

Culte du 7 février 2021
Prédication de Agnès Adeline-Schaeffer

Vidéo de la partie centrale du culte

Culte à l'Oratoire du Louvre

 Dimanche 7 février 2021
Une journée chargée en guérisons


Culte présidé par la pasteure Agnès Adeline-Schaeffer
Musique : Aurélien Peter, organiste suppléant

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Entrée – Orgue

Salutation
Amis, frères et sœurs, La grâce et la paix nous sont données de la part de Dieu notre Père en son Fils Jésus le Christ, notre frère.
Rien ne peut nous séparer de l’amour que Dieu nous a manifesté en Jésus-Christ, notre Seigneur (Rm 8/39)

Accueil
Bienvenue à chacune et chacun pour ce temps de culte.
Soyez ici chez vous, dans cette maison où nous sommes venus pour nous ouvrir à la présence de Dieu,
à sa Parole dans la lecture de la Bible,
et pour le célébrer en esprit et en vérité. Bienvenue et merci en particulier à Aurélien Peter, pour son accompagnement musical, ce matin.

Prière
Père, nous sommes rassemblés pour ce temps de culte. 
Permets que nous soyons, avec la diversité qui nous caractérise, une communauté de prière et de joie
Que chacun ici soit compté au nombre des témoins de ton amour pour ce monde, et que notre foi fasse grandir notre amour pour notre prochain.
Père, envoie sur nous ton Esprit Saint, afin que nous vivions ce culte, le cœur apaisé. Amen.

Réunissons-nous dans la communion fraternelle avec le 1er chant du livret inséré au début du psautier.

Chant spontané : « Bénissons Dieu le seul Seigneur » (Ps. 134, str.1). [cliquer ici]

Louange
Ensemble, louons le Seigneur, notre Dieu :

Nous te louons, Seigneur, parce que tu fais pour nous des choses impossibles.
Tu nous offres, par la présence de ton Fils, le meilleur de toi-même pour donner un sens à notre vie.
Nous te louons Seigneur, parce que tu nous appelles à vivre avec toi chaque jour de cette nouvelle semaine.
Nous te louons Seigneur, parce que tu nous as dit : « Tout est possible à celui qui croit ».
Oui, Seigneur, nous te louons.

Et de tout notre cœur, nous t’appelons :
Viens mettre ton impossible, là où nous n’attendons plus rien !
Donne-nous d’aimer encore, là où notre cœur est devenu froid !
Donne-nous d’espérer encore, là où nous sommes déçus et résignés !
Donne-nous de croire encore, là où nous sommes gagnés par le doute !
O Dieu d’amour, viens mettre ton impossible,
Dans notre possible.

Amen. (Lytta Basset, traces vives).
 
Psaume chanté : Le Psautier Français, Psaume 130, strophes 1, 2, 3 et 4 [cliquer ici]

Volonté de Dieu

Ecoutons ce que Dieu veut pour nous et nous donne la force de faire :
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ta force et de toute ta pensée.
C’est là le premier et le plus grand commandement.
Et voici le second qui lui est semblable : tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Fais cela et tu vivras.

Chant spontané : « Parle parle Seigneur » [cliquer ici]

Confession du péché
Remettons à Dieu tout ce qui nous sépare de lui, des autres et de nous-mêmes :

Mon Dieu, je te remets mes ténèbres.
Ma vie obscure, je la connais !
Elle est faite de mensonges et de vérités qu'on arrange
Et dans ses frontières, la place est grande pour l'orgueil
Et le jugement selon les apparences
Et la pitié reste dehors.

Ma vie obscure est faite encore d'égoïsme
et de plaisirs factices
et la place demeure grande
pour la jalousie et la noirceur de mes pensées,
la froideur de mon attitude,
Et la miséricorde reste dehors.

Ma vie de ténèbres reste prisonnière des rancœurs
et des mots servis avec aigreur, ressentiment, emportement,
et dans son enceinte,  la place est grande
pour les jugements à l’emporte-pièce, le double-langage ou les ultimatums
et l'amour reste dehors.

Mon Dieu,
Dans ma vie ténébreuse, je me sens divisée, écartelée.
Et ton absence est grande.
Viens, regarde-moi, prends-moi la main, tel(le) que je suis,
Et je retrouverai la lumière, la confiance et la joie.
Je retrouverai le chemin de la réconciliation, gratitude.  Amen.
 
Chant spontané : «  J’aime mon Dieu car il entend ma voix »[cliquer ici]

Annonce du pardon

Le péché se niche dans la distance que nous mettons :
entre Dieu et nous,
entre l'Evangile et notre vie,
entre notre foi et nos craintes,
entre nos pensées et nos paroles,
entre nos paroles et nos actions.
Mais Dieu a réconcilié le monde avec lui par le Christ (2 Cor 5,19).
Il a aboli toute distance et nous donne la réconciliation.
Au nom du Christ, laissons-nous réconcilier
Avec nous-mêmes, avec les autres, avec Dieu !
Chantons à Dieu notre reconnaissance !
 
Chant spontané : « Combien grande est ta gloire » [cliquer ici]

Confession de foi

Pour le monde et pour moi, j’ai confiance en Jésus de Nazareth.
Il est le seul Sauveur et Maître.
Il a été l’homme véritable
Comme nul homme ne peut l’être par lui-même.
Il est mort sur une croix, pour les autres et pour le monde,
Comme pour moi.
Il est ressuscité.
Il est présent dans tous les hommes,
Et pour les servir il recrute son Eglise
Sans tenir compte de nos distinctions.
Il agit par les hommes dans l’histoire pour la mener à son but,

Un univers réconcilié dans l’amour.
Ainsi, je ne crois à la fatalité
Ni de la guerre,
Ni de la haine,
Ni de la catastrophe,
Ni de la mort,
Parce que je crois que Jésus libère l’homme
Pour des décisions libres.
Grâce à lui, ma vie a un sens. L’univers aussi.
Pour le monde et pour moi, j’espère en Jésus de Nazareth :
Il vient.
 

Chant spontané : « Grand Dieu nous te bénissons » [cliquer ici]

Doxologie : Gloire à Dieu dans les cieux et sur la terre, d’éternité en éternité !
 
Lecture biblique
Evangile de Marc, chapitre 1, versets 29 à 39 :

Juste en sortant de la synagogue, ils allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. Or, la belle-mère de Simon était couchée, et elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla d’elle à Jésus. Il s’approcha et la fit lever en lui prenant la main : la fièvre la quitta, et elle se mit à les servir. Le soir venu, après le coucher du soleil, on se mit à lui amener tous les malades et les démoniaques. La ville entière était rassemblée à la porte. Il guérit de nombreux malades souffrant de maux de toutes sortes, et il chassa de nombreux démons ; et il ne laissait pas parler les démons, parce que ceux-ci le connaissaient.  Au matin, à la nuit noire, Jésus se leva, sortit et s’en alla dans un lieu désert : là, il priait. Simon se mit à sa recherche, ainsi que ses compagnons, et ils le trouvèrent. Ils lui dirent : « Tout le monde te cherche. » Et il leur dit : « Allons ailleurs dans les bourgs voisins, pour que j’y proclame aussi l’Evangile : car c’est pour cela que je suis sorti. » Et il alla par toute la Galilée ; il prêchait dans leurs synagogues et chassait les démons.

Chant du Cantique : Louange et Prière n°179, "Nous t’invoquons ô grand Dieu", strophes 1, 2 et 3 [cliquer ici]

Prière d’illumination

Comme des veilleurs,
nous voici, ô Dieu, devant ta Parole.

Nous attendons qu’elle parle,
qu’elle change notre regard
et fasse de ce jour, un jour de fête.

Nous attendons qu’elle bouge,
qu’elle nous fasse bouger
et rende l’espérance à notre monde découragé.

Comme des veilleurs,
nous voici, ô Dieu, devant ta Parole.
Que ton Esprit lui donne vie,
pour nous, et pour tous ceux qui l’écoutent en ce jour
Amen. 

Jeu d’orgue

Prédication

Amis, frères et sœurs, nous voici aujourd’hui propulsés au début de l’Evangile de Marc, qui nous raconte une journée type de Jésus, chargée en guérisons, une journée bien remplie, menée au pas de course.  Pour comprendre le passage que nous venons d’entendre, il me faut en quelques mots vous présenter ce qui s’est passé dans les versets précédents. L’action se situe à Capharnaüm, c’est le jour du Sabbat. Jésus commence sa journée par aller à la synagogue, où il enseigne.  Tous sont frappés de l’autorité de son enseignement. Il y a en lui quelque chose de différent, qui laisse une forte impression sur ses auditeurs, sur les plus fidèles comme sur les plus impies. Ils reconnaissent en Jésus une autorité qui n’est pas celle des scribes. L’autorité désigne habituellement le pouvoir conféré par Dieu de faire des miracles. Dans ce passage, c’est l’enseignement de Jésus qui a autorité. L’évangéliste Marc est en train de nous dire que la parole de Jésus est efficace, agissante. C’est alors que Jésus est pris violemment à parti par un homme de l’assemblée, possédé d’un esprit impur. On désigne par ce terme, une façon de dire et d’agir, qui sème le trouble, l’inquiétude, le tourment, le désarroi. L’homme agresse verbalement Jésus en le désignant comme « le Saint de Dieu » (Marc 1:24).  Cette expression contient une dimension messianique.  Elle rappelle une autre expression que l’on trouve en particulier dans le livre des Rois, et qui désigne le prophète Elie, appelé « Saint homme de Dieu », lorsqu’il a ressuscité le fils de la veuve de Sarepta. (1 Rois 17, 17 et ss).  Nous sommes alors devant une situation paradoxale : L’esprit impur de cet homme dit la vérité, mais cette vérité ne doit pas être dite.  C’est une parole juste, dans un esprit impur, c’est une parole exacte mais elle ne doit pas être révélée de plein fouet.  Cet esprit impur sait déjà tout de Jésus, mais cette révélation arrive bien trop tôt. Jésus guérit alors cet homme en lui imposant silence, par une parole sans discussion, parce que cette vérité, trop vite dévoilée, pourrait empêcher celles et ceux, dont lui, d’ailleurs, qui vont suivre et écouter Jésus à différents moments de sa vie et de son ministère, de le rencontrer en profondeur et en vérité.  Celles et ceux qui vont le rencontrer, parleront et témoigneront à partir de leur propre expérience, en se laissant étonner, interpeller, transformer, rejoindre par sa personne, sa parole, sans être aveuglés ou séduits par ses guérisons miraculeuses.  Alors, si cette vérité est trop vite divulguée, cela pourrait empêcher Jésus d’aller jusqu’au bout de sa mission, au cours de laquelle, les miracles de guérison du corps et de l’âme occuperont une place prépondérante.

Ainsi que l’écrit si justement la pasteure Christine Prieto, dans son ouvrage consacré à Jésus comme thérapeute : « les guérisons opérées par Jésus touchent bien plus que le corps malade, souffrant ou en infirmité. Elles prennent en compte d’autres dimensions tout aussi importantes pour la santé de l’homme : accablement psychique, processus de déshumanisation, exclusion sociale et marginalisation, esprit accablé par la culpabilité du péché, sentiment d’être coupé de Dieu ». Par les guérisons en tous genre, Jésus fait surgir un « nouveau visage du Dieu d’Israël, celui d’un « Dieu qui veut la santé totale de l’homme, physique, psychique, spirituelle et sociale. Une réconciliation complète de l’homme avec tout ce qui le compose et avec tout ce qui l’entoure ». [Christine Prieto, Guérir les corps et les âmes, p. 13].  C’est sa mission. C’est ce pour quoi il est là. La guérison de cet homme est le premier acte public de Jésus. Il suscite un véritable succès auprès des habitants de Capharnaüm, même s’ils n’ont pas saisi le sens exact de cette guérison. Nous ne sommes qu’au début de l’Évangile. C’est pourquoi l’histoire se continue, dans la maison de Simon-Pierre et d’André, où nous faisons la connaissance de la belle-mère de Pierre ce qui laisse supposer que Pierre avait une épouse, comme cela est précisé, plus loin dans l’une des lettres de l’apôtre Paul.  L’atmosphère de ce passage est tout à fait différente. Nous sommes devant un chef d’œuvre de concision. L’essentiel est dit en quelques mots. Jésus se rend dans un lieu privé, sûrement pour célébrer le Sabbat. Il entre dans la maison de deux des quatre disciples, appelés peu de temps auparavant.  Cela se passe maintenant en petit comité : il y a Jésus, les quatre disciples et la belle-mère de Simon Pierre, dont on apprend au détour d’une allusion qu’elle a de la fièvre. Jésus intervient ici dans une grande sobriété. La guérison de cette femme n’est aucunement spectaculaire. Jésus s’approche d’elle, lui prend la main, la fait lever, la fièvre la quitte, et elle les sert. C’est une guérison d’une extrême douceur. Pas d’exorcisme, aucune parole. Pas de questionnement sur l’identité ou l’autorité de Jésus. Aucun enseignement de la part de Jésus.  Il remet cette femme debout tout simplement, avec ce petit clin d’œil linguistique qu’on ne peut pas passer sous silence : le verbe que l’Évangéliste Marc emploie et qui est traduit par « il la fit lever », est le verbe qui veut dire aussi ressusciter. Avec cette guérison toute simple, qui passe presque inaperçue, nous sommes déjà symboliquement au cœur de la foi chrétienne, au cœur de la bonne nouvelle.

Et quelle est-elle cette bonne nouvelle ?

  • D’une part, dissocier la maladie quelle qu’elle soit, de la notion de punition divine. En Jésus-Christ, Dieu annule toute forme de malédiction liée à la maladie ou à l’infirmité.
  • D’autre part, faire découvrir une nouvelle notion de la foi. Avec l’ensemble des guérisons opérées par Jésus, tout au long de son ministère, avoir foi en Dieu et je cite Raphaël Picon : « c’est avoir foi en une force de résurrection et de transformation créatrice à l’œuvre dans le monde. La foi est cette expérience par laquelle nous sommes saisis par une parole, un geste, un événement qui nous raccrochent à la vie, et ré-enchantent notre existence ». [Raphaël Picon, Un Dieu insoumis, page 69]

La journée qui a commencé lors du sabbat, c’est-à-dire la veille au soir, selon la manière de compter le temps à cette époque : il y eut un soir, il y eut un matin, selon la formule du livre de la Genèse, s’est poursuivie dans la maison de Pierre dans la journée, jusqu’au coucher du soleil. Maintenant, le sabbat est terminé. Dans la nuit, une nouvelle journée commence et Jésus peut continuer son œuvre de guérison jusqu’à l’aube.  On lui amène les malades et les démoniaques de toute la ville. Toute la ville était à la porte, que je suppose être celle de la maison de Pierre. Nous sommes sensibles à cette exagération qui symbolise la renommée de Jésus qui s’est faite en quelques heures seulement. L’évangéliste Marc insiste sur la guérison de nombreux malades souffrant de maux divers et variés. Jésus chasse encore de nombreux démons, avec la même consigne de silence afin qu’ils ne révèlent pas qui il est, car, contre toute attente, leur dysfonctionnement mental leur donne cette intuition plus sensible que les autres.  Au petit matin, alors qu’il fait encore nuit, nous dirions entre chien et loup, Jésus s’éloigne de Capharnaüm. Il se retire dans un lieu désert, pour prier. Prier pour lâcher prise, prier pour se reconnecter à la source, prier pour ne pas céder, peut-être à la tentation de la toute-puissance, prier pour rendre grâce, prier pour son propre discernement, prier pour recevoir le courage d’être lui-même, et rester fidèle à sa mission. Et prier pour se rappeler que ce qu’il donne, il le reçoit d’un autre, celui qu’il appelle son Père. Plus tard, il nous invitera à faire de même. Cela dure un moment, suffisamment long, pour que les disciples se mettent à sa recherche. « Tout le monde te cherche », lui disent-ils. Les disciples voudraient bien que Jésus accède constamment à la demande de la foule. Mais Jésus ne répond pas à l’appel pressant de la foule. Il doit aller plus loin dans de nouvelles contrées. Sa mission de proclamer la bonne nouvelle continue ailleurs.  Elle ne fait que commencer.  Les villages voisins sont à portée de main pour recevoir la bonne nouvelle, et ce n’est qu’un début.

En écoutant ce texte confié à notre méditation aujourd’hui, posons-nous la question de savoir comment il nous rejoint, en cet instant précis. Dans les Évangiles, les miracles, les guérisons de Jésus sont souvent appelées des signes. Ce sont toujours des actions, des gestes à interpréter dans le but de mieux connaître le Dieu de Jésus-Christ. En écoutant le récit de cette journée de guérison à Capharnaüm, ce texte nous rejoint-il ?  Nous avons plutôt la tête sur les épaules et les pieds sur terre. Nous ne sommes pas possédés par des démons, en tout cas, pas par ceux qui ont cette intuition sensible de savoir et de proclamer qui est le Christ !  Pourtant, nos vies sont loin d’être un long fleuve tranquille. Que faisons-nous de ce qui nous arrive, comme malheurs, comme déceptions, comme souffrances ? Que faisons-nous de ce qui nous arrive dans notre quotidien depuis un an avec cette pandémie ? Nous sommes en train de vivre des mutations immenses à l’échelle planétaire.  Le monde est sens dessus dessous. Notre société comme nos Églises, toutes dénominations confondues, sont sens dessus dessous. Nos relations humaines, fraternelles et familiales, sont fragilisées. Quels esprits impurs est-ce que cette épreuve a mis en place dans notre tête et dans notre cœur ? Quelles sont les sécurités, les idées toute faites, les préjugés, les suffisances, ou encore les dépendances, les addictions, les histoires personnelles, qui parlent à notre place, plus ou moins consciemment ? N’y aurait-il pas tout de même quelque chose en nous à guérir ? Par quoi nos contemporains, en politique, en société ou en église, sont-ils possédés, lorsqu’ils ne prennent pas le recul nécessaire pour examiner telle ou telle situation ?  Ou qu’ils cultivent leur méfiance à l’égard de celles et ceux qui sont dotés de compétences différentes des leurs ? Qu’est-ce qui se joue en eux, dans leur volonté insatiable d’avoir toujours raison, au risque de la mauvaise foi, du mensonge, de la diffamation ou du multiple langage ? N’y aurait-il pas, là aussi, quelque chose à guérir ?

Aujourd’hui, bien sûr, Jésus de Nazareth, n’est plus physiquement avec nous. Mais le Dieu de Jésus-Christ demeure présent, par sa Parole, relayée par la Bible d’une part, et par les témoins qui l’ont interprétée de génération en génération d’autre part. Pour les chercheurs de Dieu que nous sommes, en ces temps incertains de pandémie, ce que nous appelons la Bonne Nouvelle, est-ce encore quelque chose qui nous émerveille ou qui nous étonne ? Et pour les croyants, voire les pratiquants que nous sommes, est-elle le moteur de nos engagements et le filtre pour conserver des relations respectueuses ? Pour qu’elle soit toujours vivante, il faut prendre le temps de la lire, de la relire, de la décoder pour notre contexte actuel, et pour nos vies d’aujourd’hui, surtout si nous croyons bien la connaître. Gardons à l’esprit l’exigence de l’interprétation et de l’actualisation, avec toutes les sciences, sans négliger celles qui pourraient nous guérir en mettant des mots, m.o.t.s. sur nos maux, m.a.u.x.

Si nous réalisons qu’il y a quelque chose en nous à guérir, alors, nous sommes déjà sur le chemin de la guérison. Ce qui est interrogé aujourd’hui par ce texte, c’est notre foi, par laquelle nous accueillons la Parole qui ne condamne pas, mais qui restaure et qui réconcilie.
Amen.

Pour aller plus loin  :

  • Christine Prieto, Jésus thérapeute : quels rapports entre ses miracles et la médecine antique ? Labor et Fides, collection le monde de la Bible n°69, janvier 2015
  • Christine Prieto, Guérir les corps et les âmes, selon l’Évangile de Luc, Cabedita, collection Parole en liberté, février 2017
  • Raphaël Picon, Un Dieu insoumis, Labor et Fides, septembre 2017.


Musique d'orgue : Amazing Grace, Aurélien Peter

Chant du Cantique : Louange et Prière n°202 "Nos cœurs pleins de reconnaissance", strophes 1 et 2 [Cliquer ici]

Annonces

Offrande pour l’Entraide
Que chacun donne ce qu’il a décidé en son cœur, sans regrets ni contraintes.
Nous recueillerons votre offrande pour la vie de l’Entraide, afin qu’elle puisse continuer de rendre témoignage en manifestant sa solidarité avec les plus petits.
 
Musique d'orgue

Prière d’intercession
Prions ensemble :

Dieu notre Père, Dieu de la vie,
Nous te rendons grâces d’être venu te mêler à notre histoire, de venir là où nous en sommes, et de rester, tout près, jusqu’au bout.
Nous te rendons grâce de chercher à parler à nos cœurs, de les ouvrir à ta compréhension, de ne jamais te lasser de nous convertir à toi, de nous guérir.

Dieu notre Père, nous te présentons notre monde, notre pays, notre société, notre église, en souffrance.
Nous te présentons dans le profond de nos cœurs, celles et ceux qui restent sur le rivage, parce qu’ils n’ont plus la force, parce qu’ils ont perdu confiance… parce que, d’une façon ou d’une autre, leur histoire s’est détachée de toi et qu’ils se sont fermés à ta Parole.

Nous te prions pour celles et ceux qui sont écrasés de fatigue et d’inquiétudes, pour celles et ceux dont l’histoire vacille et pour celles et ceux dont l’histoire prend fin.
Nous te prions aussi pour celles et ceux qui portent leur histoire à bout de bras, pour celles et ceux qui construisent une histoire meilleure et pour celles et ceux qui aident à l’histoire des autres.

Viens te mêler à leur vie, viens leur redire que ton Royaume est pour eux, qu’Il ne se dérobera pas,
qu’aussi sûr qu’un grain peut donner du fruit, ta Parole peut ressusciter leur confiance et leur espérance, que rien, pas même la mort, ne peut séparer de toi. (d’après un texte de Céline Rohmer)

Notre-Père
Ensemble nous te disons :

Notre Père qui es aux cieux,
que ton Nom soit sanctifié,
que ton Règne vienne,
que ta Volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas en proie à la tentation, mais délivre-nous du Mal.
Car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire, aux siècles des siècles, amen.
 
Envoi 

Amis, sœurs et frères, partageons encore cette exhortation de la lettre aux Ephésiens :
Soyez toujours humbles, doux et patients.
Supportez-vous les uns les autres avec amour.

Efforcez-vous de maintenir l’unité que donne l’Esprit Saint par la paix qui vous lie les uns aux autres. (Eph 4/2,3)

Bénédiction
Rien ne peut nous séparer de l’amour que Dieu nous a manifesté en Jésus-Christ, notre Seigneur (Rm 8/39)

Que sa Parole nous éclaire,
Que son Amour nous guérisse,
Que sa Paix soit au milieu de nous, en famille, en église, en amitié, au travail, quelles que soient nos épreuves,
Que sa Présence nous accompagne, chaque jour,
Amen.

Chant spontané : « Confie à Dieu ta route » (L&P n°309, str.5) [cliquer ici]

Sortie - Orgue

Paroles des cantiques du dimanche 7 février 2021

Psaume : Psautier Français ou Arc-en-Ciel n° 130 « Du fond de ma détresse », strophes 1, 2, 3 et 4

Strophe 1
Du fond de ma détresse Dans l’abîme où je suis,
A toi seul je m’adresse Et les jours et les nuits ;
Mon Dieu, prête l’oreille Au cri de ma douleur
Et que ma plainte éveille Ta pitié, Dieu sauveur.

Strophe 2
Si tu comptes nos fautes, Qui pourra subsister ?
Ta justice est trop haute, Qui pourra résister ?
Mais le pardon se trouve, Seigneur, auprès de toi
Pour que nos cœurs éprouvent La crainte de leur Roi.

Strophe 3
J’espère en ta parole, Je compte, ô mon Sauveur,
Qu’elle éclaire et console Mon âme en sa frayeur.
J’attends plus que la garde N’attend l’aube du jour ;
Mon cœur vers toi regarde Et cherche ton secours.

Strophe 4
Qu’Israël sur Dieu fonde En tout temps son appui ;
En lui la grâce abonde Et jamais ne tarit.
De toutes nos offenses Il nous rachètera,
De toutes nos souffrances Il nous délivrera.

Cantique : Louange et Prière n°179 « Nous t'invoquons, ô grand Dieu », Strophes 1, 2 et 3

1. Nous t’invoquons, ô grand Dieu,
Nous cherchons ta face.
Fais sur nous, dans ce saint lieu,
Descendre ta grâce.
Prête l’oreille à nos chants,
Reçois nos prières,
Et répands sur tes enfants
Tes dons salutaires.

2. Que ta parole, Seigneur,
Remplisse  de zèle,
De piété, de ferveur,
Ton peuple fidèle !
Fais qu’éprouvant de la foi
La sainte influence,
Il fonde à jamais sur toi,
Sa ferme espérance.

3. Ouvre nos cœurs à la voix
De ton Évangile,
Rends à tes divines lois
Notre âme docile.
Fais qu’avec humilité,
Tout mortel t’honore,
Qu’en esprit, en vérité,
L’univers t’adore

Cantique : Louange et Prière n°202 « Nos cœurs, pleins de reconnaissance », Strophes 1, 2 et 3

Strophe 1
Nos cœurs, pleins de reconnaissance,
Vers toi s'élèvent, Dieu d'amour.
Des bienfaits de ton alliance,   
Nous te bénissons en ce jour.
Dans ta bonté toujours la même,
C'est toi qui nous a prévenus ;
Marqués du sceau de ton baptême,
Nous t'appartenons en Jésus.

Strophe 2
Quel bonheur, quelle sainte joie
D'être à toi, de t'appartenir,
De marcher en paix dans ta voie,
De t'aimer et de te servir !
Mais hélas ! dans notre faiblesse,
Nous ne pouvons suivre ta loi,
Si par ton esprit, ta sagesse,
Tu ne raffermis notre foi.

Strophe 3
Partout le pêché nous menace,
Partout il veut nous assaillir ;
Viens donc, Seigneur, viens, par ta grâce,
Nous délivrer et nous bénir.
O bon Berger qui nous appelle,
Ton Saint-Esprit nous conduira,
Et son amour tendre et fidèle,
Dans son bercail nous gardera.


Paroles des répons du temps de l'Église

Après la salutation
Répons : « Bénissons Dieu le seul Seigneur » (Ps. 134, str.1).

Bénissons Dieu le seul Seigneur,
Nous qu’il choisit pour serviteurs.
Levons nos mains dans sa maison,
Pour bénir et louer son nom.

Après la volonté de Dieu
Répons : « Parle, parle Seigneur, ton serviteur écoute » (L&P n°193, str.1)

Parle, parle Seigneur, ton serviteur écoute :
Je dis ton serviteur, car enfin je le suis.
Je le suis, je veux l’être, et marcher dans ta route,
Et les jours et les nuits.

Après la prière de repentance
Répons : « J’aime mon Dieu, car il entend ma voix ». (Ps. 116, str.1)

J’aime mon Dieu car il entend ma voix,
Quand la frayeur ou le tourment m’oppresse,
Quand j’ai prié au jour de ma détresse,
Dans sa bonté, il s’est tourné vers moi.

Après l’annonce de la grâce
Répons « Combien grande est ta gloire » (Ps 92 selon L&P n° 38 str.2).

Combien grande est ta gloire, en tout ce que tu fais, 
Et combien tes hauts faits sont dignes de mémoire !
Tes œuvres sans pareilles  ont réjoui mon cœur,
Je veux chanter, Seigneur, tes divines merveilles !

Après la confession de foi
Répons : « Grand Dieu, nous te bénissons » (L&P n°69, str.1)

Grand Dieu, nous te bénissons, nous célébrons tes louanges,
Éternel, nous t’exaltons, de concert avec les anges,
Et prosternés devant toi, nous t’adorons, ô grand Roi !
Et prosternés devant toi, nous t’adorons, ô grand Roi !

Après la bénédiction
Répons : « Confie à Dieu ta route » (L&P n°309, str.5)

Bénis ô Dieu nos routes, nous les suivrons heureux,
Car toi qui nous écoutes, tu les sais, tu les veux.
Chemins riants ou sombres, j’y marche par la foi,
Même au travers des ombres, ils conduisent à toi. 

Lecture de la Bible

Évangile de Marc, chapitre 1, versets 29 à 39


29 En sortant de la synagogue, ils se rendirent avec Jacques et Jean à la maison de Simon et d'André.
30 La belle-mère de Simon était couchée, ayant la fièvre; et aussitôt on parla d'elle à Jésus.
31 S'étant approché, il la fit lever en lui prenant la main, et à l'instant la fièvre la quitta. Puis elle les servit.
32 Le soir, après le coucher du soleil, on lui amena tous les malades et les démoniaques.
33 Et toute la ville était rassemblée devant sa porte.
34 Il guérit beaucoup de gens qui avaient diverses maladies; il chassa aussi beaucoup de démons, et il ne permettait pas aux démons de parler, parce qu'ils le connaissaient.
35 Vers le matin, pendant qu'il faisait encore très sombre, il se leva, et sortit pour aller dans un lieu désert, où il pria.
36 Simon et ceux qui étaient avec lui se mirent à sa recherche;
37 et, quand ils l'eurent trouvé, ils lui dirent: Tous te cherchent.
38 Il leur répondit: Allons ailleurs, dans les bourgades voisines, afin que j'y prêche aussi; car c'est pour cela que je suis sorti.
39 Et il alla prêcher dans les synagogues, par toute la Galilée, et il chassa les démons.

Vidéo du culte entier

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À Voir également