Un jubilé pour la vie – Jérémie 31:31-34 – Jean 12:20-33 – Hébreux 5:7-9

Jérémie 31:31-34 , Jean 12:20-33 , Hébreux 5:7-9

Culte du 18 mars 2018
Prédication de Jean-Pierre Rive

Vidéo de la partie centrale du culte

2018 est une année riche pour les mémoires. Il y a 100 ans se terminait une guerre qui avait opposé des nationalismes mortels et contribué à ce que certains avaient qualifié de suicide de l’Occident. Un suicide auquel seuls quelques grands industriels avaient échappé puisque leurs profits s’étaient massivement envolés pendant que d’autres étaient sacrifiés sur l’autel de la religion du commerce et de l’industrie. Seuls quelques chrétiens rapidement châtiés avaient des Noël 1914 résisté à cette folie, avant que d’autres ne les suivent, en célébrant la venue du Prince de la Paix au milieu des ruines et des cadavres mutilés, dans une communion fraternelle qui abolissait les frontières.
Plus près de nous, il y a cinquante ans, un autre témoin de la justice et de la fraternité mourrait assassiné pour avoir cru que l’évangile viendrait à bout de la religion de la race et de la discrimination. Martin Luther King, pour le nommer, inscrivait son nom dans la longue liste des témoins d’un rêve qu’il avait fait, nourri par un texte qui alimentait sa vie de pasteur Baptiste, non violent, pacifiste, militant de l’égalité des droits et de l’éradication de la misère économique et sociale.

Il y a 50 ans, c’était aussi l’année 68, abondamment commentée, en France, ou une jeunesse privée d’horizon et une classe ouvrière inquiète, pressentant le pire, affichaient leur refus du non sens d’une réalité sociale envahissante, qu’ils résumaient sous les termes de « métro, boulot, dodo ». Une réalité à laquelle finalement nous nous sommes bien habitués, comme la grenouille qui, plongée dans une eau tiède, ne réagit plus lorsque l’eau bouillonne et finalement la tue.

On a tout dit sur 68 ; il y a les nostalgiques, les attardés, les contempteurs qui y voient l’origine de tous nos maux. Pour ma part, je garde gravé dans ma mémoire un des derniers slogans inscrits sur les murs, lorsque les stations d’essence ont recommencé à fonctionner et que toutes choses se sont remises en place ; on a pu lire et parfois entendre : « l’essence nous a dérobé l’existence ». Comme si derrière ce clin d’œil un peu Sartrien, certains dans une intuition prophétique avaient perçu à quel point nous allions être petit à petit enfermés dans les serres d’un « divin marché » toujours plus consommateur d’énergie qui consumerait nos existences, nos vies, dans un non sens difficilement réversible.

Et puis, il y a 50 ans, mourrait Karl Barth, le grand théologien protestant du 20ème siècle ; néo-orthodoxe pour les ultra libéraux, libéral pour les purs calvinistes, en tout cas admiré et reconnu par des penseurs aussi divers que Paul Tillich, Dietrich Bonhoeffer, ou les théologiens de la libération. Théologien de la révolution de Dieu, contre celle de Lénine, mais aussi dénonciateur de la dérive idolâtre d’une société occidentale minée par le culte de la réussite et des œuvres. De lui, je ne souhaiterais retenir que deux choses, il croyait en La Parole, la parole humaine, la prédication, qui enracinée dans la vie, les gestes, les mots de Jésus-Christ signifiait toujours un appel exigeant pour mettre en crise, toutes les certitudes confortables, les autorités convenues, les pouvoirs orgueilleux ; et dans le même mouvement il croyait que si l’Eglise n’était qu’un pauvre instrument pour dire cette parole, dans sa persévérance fidèle, elle avait à faire vivre la juste réconciliation de tous avec tous, dans le temps, de telle sorte que s’inaugurent toujours des espaces de paix et de justice, prémices d’une communion dont aucune parcelle de la création ne serait exclue.

Alors aujourd’hui, ce matin, cette mémoire, ces jubilés que nous célébrons, sont un dialogue avec ces temps immémoriaux, qui nous ont laissé ces traces, ces textes qui se présentent à nous sans que nous les ayons choisis. Des textes qui sont le miroir aux multiples facettes de nos vies d’aujourd’hui. Cette bible, en fait une bibliothèque, dont nous avons décidé de faire notre livre de chevet, se présente à nous et questionne notre présent, comme elle a questionné les hommes et les événements qui nous ont précédé et nous ont construits.

Alors commençons par Jérémie. Jérémie le prophète qui, au milieu des ruines, annonce la fin de la peur. La peur originelle, vous savez, celle qui prend aux tripes Adam, lorsque la culpabilité l’envahit : « j’ai eu peur, dit-il », à peine sorti du dessein de Dieu. Cette peur, non seulement est mauvaise conseillère, mais elle a ouvert les portes à cette religiosité envahissante qui conduit l’humanité à sans cesse tenter de la juguler par des artifices de toutes pièces, à l’instar du veau d’or et, par lesquels elle espère s’en affranchir. Ces artifices, on les trouvera aussi bien dans les mythes anciens et les rites sacrificiels qui les accompagnent, que dans les idéologies modernes, ces religions séculières qui derrière leurs promesses abusives maintiennent l’humanité dans un asservissement étouffant.

Jérémie a bien compris que tant qu’il y aura des hommes plutôt que la liberté, ils choisiront l’esclavage, l’esclavage des lois, des prescriptions, l’esclavage de la rétribution et du marchandage, fixé par des tablettes rigides qui dictent brutalement les codes d’une vide commune où la peur règne. Mais Jérémie annonce qu’au-delà de cette rigidité cadavérique, il y a un Appel, un Appel insistant qui jamais ne se lasse. Cet Appel, qu’on nomme parfois Dieu, ne laisse jamais l’homme tranquille, le sort de sa léthargie funeste, mais aussi lui ouvre une brèche dans ses murs sécurisants, en lui laissant entrevoir autre chose, en lui offrant une autre vie, La Vraie Vie. Celle où chacun dans son cœur et sa conscience, comme le traduit la Bible en Français courant, peut être assuré que tôt ou tard, demain certainement, aujourd’hui peut être, il est possible de choisir la Vie contre toutes les atteintes à la Paix, à la Liberté, à la Justice.

Jérémie proclame que l’histoire n’est pas un destin tragique fait de fautes et de punitions, mais un accomplissement persistant, persévérant, où les frontières sont abolies, les inimitiés anéanties, les injustices réparées, les dominations chassées de leurs trônes illusoires.

L’annonce faite à Jérémie qu’il reprend et transmet, c’est que l’humanité n’a pas besoin de se tourner vers un au-delà religieux ou métaphysique pour trouver une raison de vivre, un oubli de la peur, mais qu’elle a dans sa singularité même de quoi entendre par elle-même, en elle-même, l’appel qui toujours la remet debout dans l’adversité. Toujours, elle a la possibilité de rompre la désespérance qui la mine, toujours elle trouvera en elle, les ressources, les ressources humaines, non pour asservir, mais pour résister, s’indigner, s’insurger et mettre en œuvre la bienveillance, le souci de l’autre, la justice et la paix.

Quel contresens d’avoir inventé le mot « Jérémiades » pour qualifier les admonestations et exhortations du prophète, comme s’il s’agissait de gémissements stériles. Jérémie nous appelle à la liberté responsable, fondée sur une sortie, une évasion hors de nos prisons, une libération de nos chaînes qu’il signale d’ailleurs à la fin de son témoignage par ce symbole fort où l’on voit le roi d’Israël, prisonnier, être libéré et retrouver une place de choix. Aux captifs la liberté, voilà le maître mot que Jérémie nous offre et nous propose comme avenir.

Cette promesse, cet avenir annoncé, le second texte issu de l’Evangile de Jean, non seulement en précise les contours mais surtout nous affirme que désormais nous sommes entrés dans ce monde de liberté.
C’est tout le paradoxe de la pensée johannique ; dans ce monde assombri, la lucidité, la lumière projetée sur toutes choses, toutes réalités, sur chacun de nous autorise par delà les aléas nuisibles, comme les obscurités mensongères à croire qu’une parole vive peut démasquer les menteurs, qu’un regard clair peut désarçonner les désespoirs, qu’un geste juste peut abattre les dominations.

Tôt ou tard, chacun de nous peut être relevé, tôt ou tard les petits comme les grands tyrans sont jetés à terre, leur sort est déjà scellé, tôt ou tard, les peuples peuvent soulever les jougs qui les écrasent.

Aussi dans ce passage, nous sommes non seulement dans l’imminence, mais dans la présence même de la réalisation de ces promesses. Le passé de la prophétie, la présence, la proximité du ministère de Jésus, l’avenir envisagé, entrent en collision, deviennent contemporains ; cela évoque cette parole de Paul « le temps est raccourci ».
Et au passage, permettez-moi de faire une allusion, bien que je veuille me garder de tout concordisme, aux plus récents travaux de nos astrophysiciens pour qui le temps qui s’étire n’est qu’une illusion construite par nos savoirs limités. Ainsi pour l’Evangéliste, le royaume n’est pas un accomplissement futur, ni une apocalypse catastrophique à redouter, ni d’ailleurs une origine sans tâches, un paradis originel perdu. Le temps du royaume est en train de s’accomplir, il vient même de s’accomplir sous nos yeux.

Dans ce temps qui se contracte chacun de nous est aujourd’hui même contemporain de cette chasse au mal qui met un terme à la puissance du dominateur, à toutes dominations. Chacun de nous est contemporain de cette présence vivante de Jésus-Christ qui voyait Satan tomber du ciel, au fur et à mesure que ses disciples lui rapportaient les effets de sa parole.

Il y a chez nous chrétiens de longue histoire, protestants en particulier, une propension, une tentation à confiner, à clôturer ces temps apostoliques dans un passé enfermé dans le principe mal compris du Sola Scriptura comme si après ce temps béni de l’œuvre de Jésus-Christ et la rédaction des textes qui en témoigne, par tous ces récits de libération, il n’y avait plus qu’à attendre le retour du Christ gloire pour que de nouvelles pages de la bonne nouvelle s’écrivent.

Mais cela, l’évangile de Jean le contredit formellement, dès aujourd’hui le Christ revient. Le retour du Christ n’est pas un lendemain lointain, il est une actualité que beaucoup voudrait refouler parce qu’elle dérange, mais qui pourtant comme une présence vivante, insistante, ne se lasse pas de nous appeler à la confiance à l’espérance et à l’amour débordant de compassion pour tous ceux qui sont affligés et souffrent de l’oppression et meurent, les uns sous les bombes des dictateurs et de leurs complices, les autres à petit feu dominés par des géants d’une économie et d’une finance qui les écrasent.

« Voici que maintenant j’attire tous les hommes à moi », dit Jésus ; vous souffrez peut être encore, mais n’ayez crainte j’ai vaincu ce monde de terreur et de malheur. De la promesse dont Jérémie était le porte- parole, nous sommes entrés avec Jean dans ce temps de l’accomplissement, dans ce présent qui est le nôtre. Et souvenons-nous du double sens du mot présent. Ce temps dans lequel nous vivons, qui est le même que celui que Jésus a parcouru, est le temps d’un cadeau, d’un don qui nous est offert pour le mettre à profit. Un profit qui n’est pas un gain égoïste pour notre petite destinée personnelle, mais une occasion à ne pas manquer pour que tous sans exception en soit au bénéfice.

« J’attire maintenant tous les hommes à moi ». Pas un ne sera laissé pour compte, abandonné en route, et si l’église, cet objet mal identifié, aux frontières évanescentes, est entre autre là pour le dire, pour faire mémoire de cette brèche, de cette ouverture de toutes les prisons que Jésus a provoqué, elle est là aussi pour le faire. Et ce faisant, elle rassemble des hommes et des femmes qui n’offrant plus de résistances à l’appel de la bonne nouvelle se mettent en mouvement pour que tous soient effectivement rassemblés dans un bonheur simple, paisible et juste.

Et j’en viens maintenant à ce troisième texte, tiré de l’Epitre aux Hébreux. Les hébreux, ce peuple incertain, aux contours mal connus, part de tous les pèlerins qui se battent pour la justice, résistent à l’iniquité, à la cupidité, mais aussi de tous ceux qui attendent une délivrance, un exode libérateur, une terre promise accueillante et généreuse : voilà que nous sommes nous aussi ces hébreux d’hier et d’aujourd’hui, qui comme a voulu l’indiquer l’auteur inconnu de ce texte, se sont mis volontairement sous l’autorité du roi de justice « Melkisedek ». Cette autorité n’est pas celle d’un prince cynique ou pragmatique composant avec toutes les puissances du moment mais celle d’un serviteur animé par une conviction sereine, inébranlable, irrévocable.

La conviction que la justice est le bien qui sans cesse doit être cherché, tant pour résister aux oppressions et à ceux qui les nourrissent, que pour soutenir ceux qui patiemment, avec détermination, avec persévérance se soulèvent, soulèvent leur croix, ébranlent leurs chaînes, désarticulent leurs jougs, pour rester debout, se remettre debout, et parcourir inlassablement le chemin de vie qui leur a été offert ; une vie qu’ils croient plus forte que la mort, que toutes les morts qui les assiègent.

Alors quant à nous ici rassemblés ce matin, ici autour de ces textes, et de ce Vivant, dont nous allons bientôt célébrer la présence par cette sainte cène déjà préparée, nous joignant ainsi à cette cohorte innombrable, à cette multitude disparate, il nous reste à dire et à redire sans cesse que ce combat des justes n’est pas vain, qu’il est d’ailleurs déjà gagné d’avance. Ainsi nous pouvons le mener, sans haine, sans ressentiment, mais avec courage, car il est inscrit, nous le savons, comme une loi intime dans les cœurs et les consciences. Il n’est pas le combat des uns contre les autres, il est le combat pour que tous soient rassemblés dans un monde juste et apaisé. Certes, il y aura des souffrances à affronter, il y aura des conversions à accepter, à susciter, à provoquer aussi.

Pour les uns cela sera un aboutissement, pour d’autres ce sera plus douloureux. Vous connaissez la parole du poète « La vie c’est comme une dent, ça fait mal quand il faut vous l’arracher, la vie ». Le poète faisait allusion à la douleur de la mort. Pour ma part, dans un renversement total, j’y vois au contraire la peur dont il faut nous dégager, la peur de la Vie ; vous vous souvenez déjà le peuple Hébreu renâclait devant la vie libre, celle de l’exode et de la terre promise ; il préférait la soupe distribuée à compte gouttes, pour une survie frileuse dans cette Egypte d’esclavage. Et bien, il en est de même pour certains et pour nous-mêmes parfois, pour accéder à la vie, il faut vaincre parfois de nombreuses résistances, l’une après l’autre, il faut arracher ces petites morts éphémères, et sécurisantes qui nous tentent, nous paralysent, dans la peur, la nostalgie, les plaisirs sans lendemain, les petits privilèges, ou les pouvoirs mystifiants. La vie libre est un long chemin. Or cette vie nous est offerte à chaque instant, elle ne se mérite pas, elle est là toujours prête à surgir au cœur même de ceux qui en sont les plus éloignés, aussi bien victimes que bourreaux.

J’évoquais au début de cette prédication ces jubilés que nous célébrons en cette année 2018, ces personnages et ces événements qui ont marqué notre histoire récente. C’est le peuple Hébreu qui a inventé ces jubilés, où tous les 50 ans on remettait à plat tous les enfermements, toutes les injustices, tous les ensevelissements que l’histoire avait provoqué, ternissant et voilant son espérance vivante. Ainsi on affranchissait les esclaves, on remettait les dettes, on rétablissait chacun dans sa dignité de fils de la promesse.

Alors dans ce temps de jubilé, résonne pour nous aujourd’hui avec force cette phrase du Deutéronome que je m’autorise à compléter. J’ai mis devant toi la vie et la mort. La vie juste et libre à laquelle tu es appelé, la mort que tu préfères parfois parce que l’appel te fait peur. Alors, choisis la vie.

Amen

Lecture de la Bible

Jérémie 31:31-34
31 Les jours viennent — déclaration du SEIGNEUR — où je conclurai avec la maison d'Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle,
32 non pas comme l'alliance que j'ai conclue avec leurs pères, le jour où je les ai saisis par la main pour les faire sortir d'Egypte, alliance qu'ils ont rompue, bien que je sois leur maître — déclaration du SEIGNEUR.
33 Mais voici l'alliance que je conclurai avec la maison d'Israël, après ces jours-là — déclaration du SEIGNEUR : Je mettrai ma loi au dedans d'eux, je l'écrirai sur leur cœur ; je serai leur Dieu, et eux, ils seront mon peuple.
34 Celui-ci n'instruira plus son prochain, ni celui-là son frère, en disant : « Connaissez le SEIGNEUR ! » Car tous me connaîtront, depuis le plus petit d'entre eux jusqu'au plus grand — déclaration du SEIGNEUR. Je pardonnerai leur faute, je ne me souviendrai plus de leur péché.

Jean 12:20-33
20 Il y avait quelques Grecs parmi les gens qui étaient montés pour adorer pendant la fête.
21 S'étant approchés de Philippe, qui était de Bethsaïda, en Galilée, ils lui demandaient : Seigneur, nous voudrions voir Jésus.
22 Philippe vient le dire à André ; André et Philippe viennent le dire à Jésus.

23 Jésus leur répond : L'heure est venue où le Fils de l'homme doit être glorifié.
24 Amen, amen, je vous le dis, si le grain de blé ne tombe en terre et ne meurt, il demeure seul ; mais s'il meurt, il porte beaucoup de fruit.
25 Celui qui tient à sa vie la perd, et celui qui déteste sa vie dans ce monde la gardera pour la vie éternelle.
26 Si quelqu'un veut me servir, qu'il me suive, et là où moi, je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu'un veut me servir, c'est le Père qui l'honorera.

27 Maintenant je suis troublé. Et que dirai-je ? Père, sauve-moi de cette heure ? Mais c'est pour cela que je suis venu en cette heure.
28 Père, glorifie ton nom ! Une voix vint donc du ciel : Je l'ai glorifié et je le glorifierai encore.
29 La foule qui se tenait là et qui avait entendu disait que c'était le tonnerre. D'autres disaient : Un ange lui a parlé.
30 Jésus reprit : Ce n'est pas à cause de moi que cette voix s'est fait entendre, mais à cause de vous.
31 C'est maintenant le jugement de ce monde ; c'est maintenant que le prince de ce monde sera chassé dehors.
32 Et moi, quand j'aurai été élevé de la terre, j'attirerai tous les hommes à moi.
33 Il disait cela pour signifier de quelle mort il allait mourir.

Hébreux 5:7-9
7 Aux jours de sa chair il a offert, à grands cris et dans les larmes, des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et il a été exaucé en raison de sa piété.
8 Tout Fils qu'il était, il a appris l'obéissance par ce qu'il a souffert.
9 Une fois porté à son accomplissement, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l'auteur d'un salut éternel,

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