Sortir de nos aveuglements, à défaut de chez soi !

Jean 9:1-7

Culte du 22 mars 2020
Prédication de Agnès Adeline-Schaeffer

Culte du 22 mars, 6ème jour du confinement national

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Plan du culte

Musique : orgue (Sarah Kim, enregistré à l'Oratoire du Louvre)

Salutation


Amis, frères et sœurs,

La grâce et la paix vous sont données, ici et maintenant, de la part de Dieu notre Père, de la part de Jésus-Christ, son fils, notre frère.

Accueil

 
Soyez les bienvenus à l’écoute de ce culte, qui prendra aujourd’hui une forme radiophonique. Nous serons réunis, par les ondes, pour une période indéterminée. Nous sommes au jour 6 du confinement national, décrété par le gouvernement de notre pays pour lutter contre l’épidémie du Coronavirus, ou Covid-19 qui sévit à travers le monde entier. Le mot d’ordre est celui-ci :

Si vous voulez sauver des vies, restez chez vous !

En ce quatrième dimanche de Carême, nous voilà tous en quarantaine, pour de vrai, cette fois-ci ! Pas question d’y échapper. Comment passer de la théorie à la pratique ? Comment passer du facultatif à l’obligatoire ? Comment passer de notre insoutenable légèreté de notre être, au confinement responsable de notre personne ? Comment rester fidèle à la communion fraternelle sans se rencontrer, ou en restant à distance les uns des autres ? C’est ce que nous allons essayer d’inventer, au fur et à mesure des semaines qui arrivent.

Pour ouvrir ce culte, écoutons quelques versets du psaume 116.

Louange

J’aime le Seigneur,

Car il entend ma voix suppliante,
Il a tendu vers moi l’oreille
Et toute ma vie, je l’appellerai.

Les liens de la mort m’ont enserré,
Les entraves des enfers m’ont saisi ;
J’étais saisi par la détresse et la douleur,
Et j’appelais le Seigneur par son nom :
De grâce, Seigneur, libère-moi !

Le Seigneur est bienveillant et juste ;
Notre Dieu fait miséricorde.
Le Seigneur garde les gens simples :
J’étais faible et il m’a sauvé.

Retrouve le repos, mon âme,
Car le Seigneur t’a fait du bien.

Tu m’as délivré de la mort,
Tu as préservé mes yeux des larmes,
Et mes pieds de la chute,
Pour que je marche devant le Seigneur,
Au pays des vivants.

J’ai gardé confiance, même quand je disais :
« Je suis très malheureux » !
Désemparé, je disais : tous les hommes sont des menteurs !
Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait ?

Je lèverai la coupe de la victoire, et j’appellerai le Seigneur par son nom.
J’accomplirai mes vœux envers le Seigneur et en présence de tout son peuple.

Il en coûte au Seigneur de voir mourir ses fidèles.
De grâce, Seigneur, puisque je suis ton serviteur, ton serviteur, le fils de ta servante.

Tu as dénoué mes liens. Je t’offrirai un sacrifice de louange
Et j’appellerai le Seigneur par son nom.
J’accomplirai mes vœux envers le Seigneur,
Et en présence de tout le peuple, dans les parvis de la maison du Seigneur,
Au milieu de toi, Jérusalem ! Alléluia !

Repentance

Prions ensemble, avec les mots de la prière de Martin Luther, traduits et adaptés par Henri Capieu :
(Choral : Aus tiefer Not, schrei ich zu dir »)

Des profondeurs de mon tournent,
Mon Dieu, entends ma plainte.
Seigneur, devant ton jugement,
En moi, tout n’est que crainte.
Voici ma peine et mon péché,
Je ne puis m’en arracher,
Mais tu sais ma souffrance.
En toi j’ai mon espoir, Seigneur,

Que ton amour me garde.
En moi je n’ai que mon malheur,
Vers toi seul je regarde.
Toi seul, Seigneur, est mon soutien,
Toi seul es mon suprême bien,
Toi seul, mon espérance.
Le jour, la nuit, jusqu’au matin,
Vers toi va ma prière.
Mon Dieu, je sais que mon destin,
C’est vivre en ta lumière. ;
Car ta bonté est mon bonheur,
Car ton pardon est mon honneur,
Ma paix, c’est ta présence.

Amen

Voici comment Dieu nous redit son amour et sa fidélité :
Quand les montagnes s’effondreraient, dit Dieu, quand les collines chancelleraient, ma bonté pour toi ne faiblira pas et mon alliance de paix ne sera pas ébranlée. Je t’aime d’un amour éternel et je te garde ma miséricorde ».

Voici comment Dieu a manifesté son amour envers les hommes : il a envoyé son Fils unique dans le monde afin que, par lui, nous ayons la vie.

Que Dieu mette en nos cœurs l’assurance de son pardon et qu’il nous donne de marcher, ensemble, vers son royaume. Amen.

Confession de foi

Nous affirmons maintenant notre foi :

Pour le monde et pour moi, j'ai confiance en Jésus de Nazareth.
Il est le seul sauveur et maître.
Il a été l'homme véritable comme nul homme ne peut l'être par lui même.
Il est mort sur une croix pour les autres et pour le monde, comme pour moi.
Il est ressuscité,
il est présent parmi les hommes et, pour les servir, il recrute son Église sans tenir compte de nos distinctions.
Il agit par les hommes et les femmes dans l'histoire pour l’amener à son but : un univers réconcilié dans l'amour.

Aussi, je ne crois à la fatalité, ni de la guerre, ni de la haine, ni de la catastrophe, ni de la mort,
parce que je crois que Jésus nous libère pour des décisions libres.

Grâce à lui, Dieu a un visage,
Il a un nom, celui de Père.
Grâce à lui, ma vie a un sens, l'univers aussi.
Pour le monde et pour moi, j'espère en Jésus de Nazareth.
Il vient.

Amen (Michel Boutier)


Prédication


Chers amis, chers frères et sœurs,

Il y a trois semaines, nous débutions notre entrée dans le temps de la Passion par le texte de la tentation de Jésus au désert. Jouant sur les mots entre quarantaine de Jésus et mise en quarantaine de certains pays du monde, surtout la Chine, nous rentrions nous aussi, en quarantaine, spirituellement du moins.

Nous étions loin de nous imaginer que nous y serions pour de vrai, à notre tour, en ce quatrième dimanche de Carême. Depuis lundi dernier, notre quotidien a basculé, en moins de temps qu’il a fallu pour le dire. Nous n’avons pas vraiment eu le temps d’anticiper. Peut-être pensions-nous échapper de façon providentielle à cette période de confinement imposé...

D’une certaine façon, nous ne voulions pas voir la réalité en face. Pourtant, depuis quelques semaines, certaines personnes, plus fragiles, ou sortant d’une opération, s’étaient décommandées de nos réunions ou de la célébration des cultes, faisant ainsi appel à leur vertu personnelle de prudence, et devenant pour nous des lanceurs d’alerte. Bien sûr, nous étions inquiets des mauvaises nouvelles des autres pays, mais c’était encore trop loin. Aujourd’hui, il faut nous résoudre à admettre que tout le monde est touché par cette épidémie. Cette fois-ci, le malheur ne passe pas à coté, comme si nous étions invincibles.

Notre pays est totalement à l’arrêt, pour une durée indéterminée. La situation est très grave, le nombre de malades augmente de jour en jour, ainsi que le nombre de morts. Le seul moyen de résister et de contrôler l’épidémie, c’est le confinement, qui permet de limiter la propagation du virus « Covid-19 ».

En obéissant à cet ordre du gouvernement, en respectant les distances entre nous, ainsi que les règles sanitaires, en limitant nos sorties au strict nécessaire, nous aimons notre prochain et nous allégeons la charge des soignants, à tous les niveaux que ce soit. Il nous faut redoubler de vigilance. L’ennemi est invisible mais virulent et nous en sommes tous les porteurs involontaires. Le pic de l’épidémie est attendu dans les prochaines heures. Nous faisons l’expérience d’une maladie qui n’a pas de remède et qui s’étend aux dimensions du monde.

Alors, à qui la faute ? Qui est responsable de cette pandémie ? Lorsque l’impensable se produit, la question se pose toujours. Parce qu’il faut un responsable, voire un coupable, pour ne pas dire un bouc émissaire, afin que le malheur que l’on subit soit moins lourd à supporter, et parce qu’il faut une explication, une justification, même au prix d’un mauvais raisonnement, même au prix d’une erreur de jugement, même au prix d’un aveuglement. Notre question, « à qui la faute », rejoint exactement la question que les disciples posent à Jésus, d’entrée de jeu, dans le passage de l’Evangile de Jean que nous venons d’entendre : « Rabbi ? Qui a péché ? Lui ou ses parents » ?

Il faut se rappeler que, dans le contexte de notre récit, la maladie ou l’infirmité étaient considérées comme une punition divine. D’où la question des disciples. Il faut imaginer la culpabilité immense dans laquelle les infirmes et les malades étaient plongés, ainsi que leur famille. Il faut imaginer la chape de plomb que la religion de l’époque faisait porter sur les épaules de ces personnes.

Cela ne facilitait pas vraiment la relation à Dieu, qui serait le Dieu de la rétribution, en ce sens que, si nous agissons bien, il nous récompense, si nous sommes en bonne santé, il nous bénit, mais si nous agissons mal et si nous sommes malades, il nous punit. Encore aujourd’hui, certaines dénominations religieuses, chrétiennes ou non chrétiennes, ont du mal à se libérer de cette conception de Dieu que l’on imagine sans peine assis sur un nuage et portant une barbe. On ne s’en sortira donc jamais ?

« Souvenons-nous », comme l’écrit le philosophe Olivier Abel, dans son article « Qu’est ce qui nous arrive », paru dans l’hebdomadaire Réforme de cette semaine : « Souvenons-nous que le malheur n’est la punition de rien, qu’il est juste absurde et bête à pleurer ». Il continue ainsi : « Mais aussi, combien nous sommes tout bêtes face à cela, à la fois impuissants face au mal, et entièrement responsables de ce que nous en faisons ».

La question posée à Jésus par ses disciples, a du plonger l’aveugle qui écoutait, dans une culpabilité plus grande encore.
Et Jésus répond : Personne n’a péché, cela n’a rien à voir avec une faute commise antérieurement, il est aveugle pour que, par lui, on voit la gloire de Dieu. Et là, je me demande ce que l’aveugle a du comprendre…

Car les paroles de Jésus sont à l’opposé de tous les lieux communs que nous connaissons, encore aujourd’hui. Par cette réponse, d’une part, Jésus libère l’homme aveugle de tout ce qui rendait sa foi obscure, et d’autre part, Jésus libère Dieu « de tout ce qui nous le rend étranger, absurde ou impossible » (cf Raphaël Picon, un Dieu insoumis, p.41).

La bonne question que je vous propose de retenir pour aujourd’hui est celle-ci : « Qu’est ce que je fais de ce qui m’arrive » ? Et quand cette question touche le monde entier, il y a de quoi réfléchir. Depuis longtemps, chacun avait le sentiment que tout allait trop vite et que nous étions en train de foncer dans le mur. Nous le heurtons de plein fouet, ce mur, et le temps du confinement est là pour nous aider à prendre le recul obligé, puisque que nous sommes stoppés, qu’on le veuille ou non, dans la cavalcade, la frénésie du toujours plus, au détriment et au mépris des plus petits.

Mais Jésus est formel dans sa réponse : le malheur qui s’est abattu sur l’homme aveugle de naissance n’est pas une punition de Dieu. Nous pouvons faire la transposition, en disant : le malheur qui s’abat sur nous, par cette épidémie, en ce moment, n’est pas une punition de Dieu.

Par contre, cette épidémie nous oblige à regarder les choses en face et sortir de nos différentes cécités. Elle révèle le dysfonctionnement de toutes nos formes de société et de tous les systèmes politiques, à travers le monde. Elle fait prendre conscience de façon radicale, de l’importance de tous les appels, si mal reçus, et pourtant relayés de différentes façons et à tous les niveaux, par tous les prophètes de notre temps, ceux que nous appelons les lanceurs d’alerte à commencer par la terre elle-même en souffrance. Alors posons-nous aussi cette question : qu’est ce qui, en nous, a besoin d’être guéri ?

Nous avançons dans ce temps de la Passion, unis les uns aux autres, par la souffrance humaine qui nous entoure, qui nous atteint, par nos plus proches, atteints eux aussi par ce virus impitoyable, qui se fiche éperdument de savoir si on est croyant ou athée, qui se moque de notre sexualité ou notre couleur de peau, qui ignore si nous sommes riches ou pauvres, seul ou chargé de famille. Il nous oblige à regarder le réel en face, à sortir de nos aveuglements, à défaut de chez soi, à nous retrouver les uns les autres, en vérité sur l’essentiel. A entendre le chant des oiseaux en plein cœur de la ville, au repos forcé, certes, mais au repos tout de même.

Tout cela est d’une violence inouïe.

Mais, dans le récit évangélique de ce matin, un autre s’est avancé sur le chemin de l’homme aveugle. Jésus venait à sa rencontre. En guérissant cet homme, Jésus l’a remis debout, entièrement et lui a permis de faire face au réel de sa propre existence. De même, il avance avec nous, sur nos propres chemins. Il accompagne notre humanité fragile, par sa Parole, il nous tient debout, et c’est peut-être ainsi qu’il tisse entre nous et de façon universelle, tous les liens du cœur, cette fraternité invisible et sans frontières, alors que nous sommes aujourd’hui, obligés de nous tenir à distance les uns des autres.

N’allons pas trop vite. Prenons le temps de réfléchir ensemble, comment sortir de nos croyances, qui nous immobilisent, prenons le temps, nous y sommes obligés, d’inventer l’avenir, mais pas les uns sans les autres, sinon, ça ne marchera pas. C’est Jésus qui tire la conclusion : il est venu pour donner la lumière et révéler à chacun que la véritable cécité n’est pas celle de cet homme aveugle, mais de prétendre que l’on sait. « C’est pour un discernement que je suis venu dans le monde : pour que ceux qui ne voient pas, voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles ». (Jean 9/39)

Une façon de brouiller les pistes, afin que chacun /chacune puisse se découvrir, nouveau. Et tout recommencer, à Sa lumière, pourquoi pas, en regardant le monde, notre monde en face.

Amen


Musique

Annonces et offrande


Pour tout savoir comment votre paroisse de l’Oratoire du Louvre garde le contact avec chacun et chacune d’entre vous, n’hésitez pas à consulter notre site internet de la paroisse.

Vous y trouverez des méditations, des prières, des prédications que vous pourrez imprimer.
Vous trouverez également des informations complémentaires sur le bulletin trimestriel de la paroisse, la Feuille Rose.
Vous pouvez envoyer un message sur l’adresse mail accueil@oratoiredulouvre.fr

Le temple et la maison presbytérale sont fermées au public jusqu’à nouvel ordre. Merci de rester solidaire de votre paroisse, par vos dons, que vous pouvez faire en ligne, en toute sécurité. Soyez déjà remerciés pour tous les messages de soutien que nous recevons par différents canaux et qui encourage l’équipe du Conseil presbytéral et les pasteurs.


Prière d’intercession 

(à partir d’un texte envoyé par le pasteur Denis Heller)

Eternel, Dieu, quel que soit le nom par lequel nous t’appelons, ou pas,
En cette période inédite et insolite de pandémie, nous voilà amenés à traverser l’épreuve du confinement et de l’isolement.
Puissions-nous être préservés de la tentation du découragement, du recroquevillement, du repli sur nous-mêmes et du sauve qui peut.

Qu’il nous soit donné de savoir garder la tête froide et le cœur chaud, de garder raison, de garder confiance, de garder humanité.

Que nos cœurs restent largement ouverts aux besoins de nos proches, de nos voisins et des plus fragiles.

Nous pourrions être saisis par la peur de lendemains incertains, et par l’angoisse du vide.
Aide-nous à habiter pleinement le présent, en ta présence, dans l’attention à ce qu’il convient de faire pour nous-mêmes, et pour les autres.

Fais nous emprunter toujours et encore des chemins de vie.
Donne-nous d’imaginer de nouvelles formes d’activités, de fraternité, de solidarité.

Nous te confions, chacun à notre manière, celles et ceux que le virus a sévèrement atteints et luttent pour la vie, nous te confions leurs familles inquiètes et dans l’impossibilité de les entourer.
Nous te remettons le personnel soignant, admirable de courage et de dévouement. Renouvelle leurs forces.
Nous pensons à celles et ceux que ce temps trouble et troublant, fragilise, angoisse et même égare.
Nous portons dans notre prière les personnes soucieuses de leur devenir, de leur revenu, de leur travail, de leur vie professionnelle, les entrepreneurs comme les salariés.

Nous intercédons pour celles et ceux qui dans ces moments particuliers, sont les premiers oubliés : les SDF, les plus précaires, les immigrés, mais aussi les familles en danger par cet isolement forcé, conjoints battus, enfants maltraités.
Nous te présentons toutes les familles actuellement en deuil, qui ne peuvent bénéficier que d’un accompagnement réduit et à distance.

Nous te présentons toute personne malade, isolée, incarcérée, pour qui une visite n’est momentanément possible.
Prier pour eux tous, c’est, à la mesure de nos moyens et de nos possibilités, agir pour eux, avec la force que tu nous donneras, jour après jour.

Que ces jours à venir, qui correspondent à la période de Carême, ou du temps de la Passion, deviennent pour chacun, chacune d’entre nous, l’occasion de se retrouver lui-même, devant toi, en vérité sur l’essentiel.
Que ce temps soit propice au partage sous d’autres formes, aux échanges, à l’écoute mutuelle.

Eternel, Dieu, Toi, quelque soit le nom par lequel nous t’appelons, ou pas,
Comme toute épreuve, celle-ci peut être négative ou positive.
Ne nous laisse pas entrer en tentation, mais donne-nous force et foi pour la traverser en restant debout, dans la confiance.

Ensemble, liés les aux autres, malgré les distances qui nous séparent, nous te disons :

Notre Père, qui es aux cieux,
Que ton nom soit sanctifié,
Que ton règne vienne,
Que ta volonté soit faite, sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour,
Pardonne-nous nos offenses
Comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du mal.
Car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire,
Pour les siècles des siècles,

Amen

Bénédiction 


Amis, frères et sœurs, recevez la bénédiction de la part du Seigneur : 
« Rien ne pourra nous séparer de l’amour que Dieu a manifesté pour nous, en Jésus-Christ ». (Rm 8 / 38).
Amen

Musique


Lecture de la Bible

Jean 9/1:7

1 En passant, il vit un homme aveugle de naissance.
2 Ses disciples lui demandèrent : Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu'il soit né aveugle ?
3 Jésus répondit : Ce n'est pas que lui ou ses parents aient péché ; c'est pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui.
4 Tant qu'il fait jour, il faut que nous accomplissions les œuvres de celui qui m'a envoyé ; la nuit vient où personne ne peut faire aucune œuvre.
5 Pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde.
6 Après avoir dit cela, il cracha par terre et fit de la boue avec sa salive. Puis il appliqua cette boue sur les yeux de l'aveugle
7 et lui dit : Va te laver au bassin de Siloam — ce qui se traduit « Envoyé ». Il y alla et se lava ; quand il revint, il voyait.


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