Se jeter dans le vide ?

Matthieu 4:5-7

Culte du 14 mars 2021
Prédication de Béatrice Cléro-Mazire

Vidéo de la partie centrale du culte

Culte à l'Oratoire du Louvre

Dimanche 14 mars 2021
Filles et Fils de Dieu
Trois provocations au désert (2/3)
« Se jeter dans le vide ? »

Culte présidé par les pasteures Agnès Adeline-Schaeffer et Béatrice Cléro-Mazire
Prédication par la pasteure Béatrice Cléro-Mazire
Musique : David Cassan, organiste co-titulaire, Choeur de l'Oratoire dirigé par Fabien Aubé, Soprano soliste (Thaïs)

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Entrée – Orgue : La grâce et la paix vous sont données, ici et maintenant, de la part de Dieu notre Père, et de Jésus-Christ, son fis, notre sauveur et notre frère.

Accueil et Prière
Bienvenue pour ce culte.
Prions ensemble :
Seigneur nous te remettons ce temps.
Permets que nous soyons ensemble dans la même communion fraternelle.
Que cette église rayonne de tout l'amour que tu peux apporter à chacun de nous dans la foi.
Que nous soyons capables tous ensemble de faire rayonner cet amour sur ce monde fatigué, meurtri, épuisé par tant d'attentes, épuisé par tant de deuils aussi.
Seigneur nous te prions pour tous ceux qui luttent contre la maladie aujourd'hui et notamment pour tous ceux qui soignent les malades dans les hôpitaux avec l'inquiétude de l'urgence.
Donne-leur le courage et la santé pour continuer à aider ceux qui ont été touchés par la maladie.
Nous te demandons ton secours. Nous te demandons la foi pour continuer à annoncer ton évangile avec l'audace que tu nous commandes
Amen
 
Réunissons-nous dans la communion fraternelle avec le 1er chant du livret inséré au début du Psautier.
Répons : Seigneur que tous s’unissent pour chanter ton amour.
Ton soleil de justice se lève sur nos jours.
Le Fils de Dieu est homme, avec nous désormais,
C’est sa vie qu’il nous donne, et nous marchons en paix.

Louange : Psaume 8

2 Ô Seigneur, notre maître,
ta renommée est grande sur toute la terre !
Ta majesté surpasse la majesté des cieux.
3 C'est la voix des petits enfants, des tout petits enfants,
que tu opposes à tes adversaires.
Elle est comme un rempart que tu dresses
pour réduire au silence tes ennemis les plus acharnés.
4 Quand je vois les cieux que tu as créés,
la lune et les étoiles, que tu y as placées,
5je me demande :
L'être humain a-t-il tant d'importance pour que tu penses à lui ?
Mérite-t-il vraiment que tu t'occupes de lui ?
6 Or tu l'as fait presque l'égal des anges,
tu le couronnes de gloire et d'honneur.
7 Tu le fais régner sur tout ce que tu as créé :
tu as tout mis à ses pieds,
8 les moutons, les chèvres et les bœufs,
et même les bêtes sauvages,
9 les oiseaux, les poissons,
et tout ce qui va son chemin dans les mers.
10 Ô Seigneur, notre maître,
ta renommée est grande sur toute la terre !

Chant du psaume n°107, strophes 1, 2, 3 et 4 : Revêts, Seigneur, de ta justice

Volonté de Dieu
Ecoutons maintenant comment Dieu nous révèle sa volonté.
Il nous dit en son Fils  : « N’aies pas peur, crois seulement. » [Marc 5:36]

Répons : Dieu d’amour tu fais connaître, au plus humble tes secrets,
Et pour lui tu es un maître qui te plais à l’enseigner.
Ta Parole est son appui, le bonheur son héritage,
Et ses enfants comme lui auront la terre en partage.

Confession du péché

Seigneur, excusez-moi si je vous dérange …
Il m’est venu tout à l’heure à l’idée que vous aviez besoin d’un saint.
Alors je suis venu pour la place.
Je ferai très bien l’affaire.
Quoi qu’on en dise, le monde est rempli de gens parfaits.
Il y en a qui vous offrent tant de sacrifices.
Pour que vous ne vous trompiez pas en les comptant,
ils les marquent avec une petite croix sur un carnet !
Moi, je n’aime pas les sacrifices.
Ça m’ennuie énormément.
Ce que je vous ai donné, Seigneur,
Vous savez bien que vous l’avez pris sans permission.
Tout ce que j’ai pu faire, c’est de ne pas rouspéter.
Il y a aussi des gens qui se corrigent d’un défaut par semaine.
Ils sont forcément parfaits au bout d’un trimestre.
Moi, je n’ai pas assez confiance en vous pour faire ça.
Qui sait si je vivrai encore au bout de la première semaine ?
Vous êtes si imprévisible, si impulsif, mon Dieu !
Alors j’aime autant garder mes défauts …
En m’en servant le moins possible.
[Prière anonyme du XXème siècle,
issue du recueil de Michael Lonsdale « Et ma bouche dira ta louange »]

Répons : Seigneur, reçois, Seigneur pardonne, notre misère et nos péchés.
Et ce pardon que tu nous donnes, enseigne-nous à le donner.
Ô mon Seigneur, mon Dieu, mon roi, Aie pitié, aie pitié de moi.

Annonce du pardon
Le Seigneur nous redit ce matin :
« Ta foi t’a sauvé, va en paix », « Ma grâce te suffit »

Répons : Louez Dieu pour sa grâce, célébrez son amour,
Qui jamais ne se lasse, qui demeure à toujours.
Que tous les rachetés, les hommes qu’il fait vivre,
S’unissent pour chanter l’amour qui les délivre.

Confession de foi

Je crois en un Dieu unique, un Dieu d´Amour, libre et tout-puissant, 
Créateur des choses visibles et invisibles. 
Il parle à tous les coeurs et nous aime sans conditions.

Je crois en Jésus-Christ, notre Seigneur, Dieu et homme, 
venu pour annoncer la grâce que Dieu donne gratuitement à tous. 
Toujours vivant, Il nous appelle à construire, aux cotés de Dieu, 
un monde de justice, d´amour et de paix.

Je crois au Saint-Esprit, puissance créatrice, présence et sagesse de Dieu, 
qui atteste que nous sommes enfants de Dieu.

Je crois que la véritable nature de l´homme, image de Dieu, est de faire le bien.
Je crois que par l´Amour, la vie touche à la Vie éternelle 
et qu´en Dieu, nous demeurons dans la dignité et la liberté.

Amen.

Répons : Célébrez Dieu rendez-lui grâce, car éternel est son amour.
Inclinez-vous devant sa face, car éternel est son amour.
Avec ardeur que tous s’accordent pour discerner de jour en jour
Les dons de sa miséricorde, car éternel est son amour.

Doxologie : Gloire à Dieu dans les cieux et sur la terre, d’éternité en éternité !

Lecture biblique : Evangile de Matthieu, chapitre 4, versets 5-7

Evangile de Matthieu, chapitre 4, versets 5-7

Chant du Cantique n°218, strophes 1, 2 et 3 : « Que toute la terre »

Prière d’illumination
Seigneur Dieu, amour qui se propose à mon alliance,
Qui suscite en moi la vie,
Feu brûlant qui ne s’éteint jamais,
Consume mes passions pour qu’elles deviennent don.
Aide-moi à faire de moi, dans le silence et l’effacement absolu, un espace illimité,
Pour que ta présente infinie, de lumière et d’amour, y naisse et s’y révèle.
Apprends-moi à te découvrir sans cesse,
Et sois la respiration de ma vie, mon ciel intérieur,
Mon soleil caché, ma tendresse,
Et que je puisse, par ta grâce, refléter ton visage à tous mes frères.
[Maurice Zundel
issue du recueil de Michael Lonsdale « Et ma bouche dira ta louange »]

Jeu d’orgue

Prédication : Changer les pierres en pain

          « Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas ! »
Être Filles et Fils de Dieu nous donnerait-il le droit de braver la mort ?

            Qu’on ne se méprenne pas sur le problème que pose ce texte, « le diable » de l’Évangile de Matthieu ne demande pas à Jésus de se suicider. Il ne s’agit pas de se jeter dans le vide pour se donner la mort volontairement, mais bien plutôt d’aller vérifier qu’on est immortel parce qu’on a acquis le statut d’enfant de Dieu.
            Le diable n’a pas réussi à provoquer Jésus la première fois en l’incitant à combler immédiatement ses besoins. La faim n’a pas pu provoquer la chute de ce nouvel Adam adopté par Dieu lors de son baptême. C’est maintenant d’une autre façon qu’il provoque Jésus.
            L’arme de division, cette fois, est celle de la lecture littérale de l’Écriture et de la véracité de la Parole de Dieu. L’Évangile de Matthieu met dans la bouche de ce provocateur intime, les paroles du Psaume 91 qui décrivent la protection qu’octroie Dieu à ceux qui croient en lui. Dans ce psaume, celui qui aime Dieu, celui qui lui obéit, est déclaré  hors d’atteinte du mal, de la violence des hommes comme de la fatalité de la maladie ou de la catastrophe :
« Aucun malheur ne t'arrivera, aucun fléau n'approchera de ta tente.
Car il - Dieu - donnera pour toi des ordres à ses anges pour te garder dans toutes tes voies ; ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre.
Tu marcheras sur le lion et sur la vipère, tu piétineras le jeune lion et le dragon.
— Puisqu'il s'est épris de moi, je lui donnerai d'échapper ; je le protégerai, puisqu'il connaît mon nom.
Il m'invoquera, et je lui répondrai ; je serai moi-même avec lui dans la détresse, je le délivrerai et le glorifierai.
Je le rassasierai de la longueur des jours et lui ferai voir mon salut ». (Psaume 91, 10-16)

                Dans ce Psaume, l’élu de Dieu n’a rien à craindre car Dieu s’est épris de lui ; on y découvre une véritable déclaration d’amour, comme le dit aussi Dieu dans le livre d’Esaïe : « Ne crains rien car je suis avec toi ». (Es. 41,10)

            Nous savons tous, pour le vivre chaque jour, que la fidélité de Dieu n’est pas comptable de notre foi. Une épidémie ne tue pas que les mécréants et ceux que le Psaume nomme « les méchants » : nous sommes bien placés pour le savoir. Si le cancer ne frappait pas aussi ceux qui confessent leur foi en Dieu, les fidèles seraient encore plus nombreux dans cette église et s’y retrouveraient entre gens de bonne et pieuse compagnie sans jamais avoir à se rendre dans les hôpitaux ; les hommes comme Dietrich Bonhoeffer n’auraient pas été victimes de la barbarie nazie ; ils auraient échappé au pire par la seule foi qui les animait et par leur mérite aux yeux de Dieu. Les théologies de la prospérité qui cherchent à attirer, dans un acte prosélyte, les fidèles en mal de secours et de protection, utilisent volontiers cet argument « marketing » d’un Salut commensurable à la foi et à l’observance des règles morales indiquées par des spécialistes de la vie chrétienne. Celui qui s’y conforme le plus étroitement est alors déclaré le plus aimé de Dieu, et la prospérité de ses affaires, même matérielles, devient alors une preuve que Dieu le bénit et l’aime vraiment. 
            La provocation diabolique : « Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas » est une provocation à la preuve. Le diable incite Jésus a obtenir une preuve de l’amour de Dieu pour lui. Ainsi, la foi de Dieu en Jésus et la foi de Jésus en Dieu, cette alliance basée uniquement sur la confiance et sur l’amour mutuel, est pervertie par une faille qui vise à mettre en doute ce qui la fonde.
            Le diable ressemble à ces humains pervers qui, mettant en doute l’amour de l’autre, se mettent en danger pour vérifier combien l’autre tient à eux. Mais la foi n’a, par définition, rien à prouver. Et c’est ce qui la différencie de la superstition et de la perversion.
            Cette deuxième tentative de pervertir la foi de Jésus au désert est une mise à l’épreuve de l’amour de Dieu pour l’homme. « Me sauvera-t-il si je tombe ?  »
           
            Ils sont tellement nombreux les croyants qui cherchent des preuves de l’existence et de l’efficacité de Dieu sur cette terre, qu’il semble que toute religion soit enfermée dans cette fatalité de la preuve. On imagine des économies du salut dans lesquelles le prix à payer est plus ou moins accablant pour l’homme, plus ou moins matérialiste, plus ou moins pervers. Cela va des dévotions en tout genre dans lesquelles le fidèle s’acquitte de tâches qui sont censées plaire à Dieu : pèlerinages, sacrifices, ascétisme culpabilisant, renoncement au désir profond, renoncement à ce qui fait que nous sommes des êtres de chair. Les Sources Chrétiennes qui relatent les histoires des pères de l’Église, regorgent de récits étranges où les hommes martyrisent leur vie et leur corps pour plaire à un Dieu qui est pourtant révélé comme Dieu de la vie dès le récit des patriarches. C’est ainsi que l’on décrit Simon le Stylite passant sa vie sur une colonne, ou encore des femmes emmurées vivantes croupissant dans leur excréments pour plaire à Dieu. Et alors, quelle preuve de l’amour et du salut de Dieu auront-ils obtenus, ces saints de Dieu ?
            Cette culture de la preuve théologique a inspiré les tribunaux qui jugeaient les sorcières dans une chrétienté qui confondait le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel ; et ceux qui, aujourd’hui, jugent encore la véracité des miracles, semblent chercher des preuves matérielles de choses d’un autre ordre. Mais de quelle autorité se réclament-ils et aux critères de quel règne se réfèrent-ils pour juger l’authenticité d’un miracle ? Celui de Dieu ou celui des hommes ?
            La foi des saints de Dieu, comme les appelle la Bible, ceux qui mettent leur confiance en lui, ne suffit-elle pas à reconnaitre la présence salutaire de Dieu à leurs côtés ? Où est la fidélité à cette grâce divine qui calme nos peurs et nous dit : « Ma grâce  te suffit, elle s’accomplit dans ta faiblesse » ( 2 Cor 12:9).
           
            À cette mise à l’épreuve de Dieu, Jésus répond par une autre citation de l’Écriture qui introduit du jeu dans la lecture littérale pour accéder à l’interprétation. Il répond à la provocation par ces mots : « Tu ne provoqueras pas le Seigneur ton Dieu » ( Deutéronome 6, 16).
            Les Évangiles nous racontent l’itinéraire de Jésus comme un chemin qui va inéluctablement vers la mort au nom de la foi en Dieu. On pourrait voir en ce cheminement, mis en scène par les auteurs des Évangiles, comme une tragédie dans laquelle il faut que le Fils de l’homme périsse, et donc une apologie du sacrifice de la vie humaine. Jésus alors serait la victime nécessaire pour que tous soient sauvés.
            Le Christ apparaîtrait alors, comme ces suicidaires qui cherchent la sanctification dans l’anéantissement de leur propre vie dont parle le philosophe Schopenhauer : « S’infliger une pénitence volontaire au milieu de lents et terribles supplices, en vue d’une mortification complète de la volonté, poussée finalement jusqu’à la mort par la faim, ou jusqu’à celle qu’on trouve en allant se jeter au-devant des crocodiles, en se précipitant de la roche sacrée du haut de l’Himalaya, ou en se faisant enterrer vivant, ou enfin en se plaçant sous les roues de l’immense chariot qui promène les statues des Dieux, parmi les chants, les cris de joie et les danses des bayadères. Et ces prescriptions, dont l’origine remonte à plus de quatre mille ans, sont encore observées aujourd’hui, (…) Des préceptes observés si longtemps par un peuple qui compte des millions d’individus, imposant des sacrifices si lourds, ne peuvent pas être une fantaisie inventée à plaisir, mais ils doivent avoir leur racine dans le fond même de l’humanité. Ajoutons qu’on ne peut assez admirer l’accord qu’il y a entre la conduite d’un ascète chrétien ou d’un saint et celle d’un Hindou, lorsqu’on lit leur biographie. » [Arthur Schopenhauer, Le monde comme volonté et comme représentation]
           Dans les cas décrits par le philosophe allemand du 19e siècle, le martyr, celui qui sacrifie sa vie dans un geste au comble du romantisme, le fait pour sa propre sanctification et ne travaille en rien au salut de tous. Il choisit le suicide religieux pour son propre intérêt, (il n’est pas question ici de confondre la question du suicide avec celle du martyre, le problème est trop grave pour qu’on les confonde) et si l’acte semble forcer l’admiration pour le courage qu’il semble requérir, ce désir de pénitence, aussi spectaculaire soit-il, n’en est pas moins problématique : pourquoi ce qui fait la condition humaine même, devrait-il être anéanti au nom de Dieu ? Quel Dieu ami des hommes pourrait vouloir leur anéantissement ?
            Dans le cas de Jésus, les récits évangéliques tendent, par le biais d’une réécriture a posteriori, à faire comme si Jésus s’attendait à sa mort prochaine et la sublimait. Nous ne saurons jamais ce qu’il en était car lui-même ne semble pas avoir laissé de témoignage personnel autre que les paroles relatées dans les oeuvres de composition que sont les Évangiles.
            Mais le Dieu de Jésus est un Dieu qui adopte l’homme par ces mots : « Celui-ci est mon Fils bien aimé, en lui j’ai mis ma joie. » ( Matthieu 3:17)
Alors comment imaginer que Dieu veuille la mort de son enfant ? 

            Il nous faut entrer en résistance mes frères et soeurs ; en résistance contre cette tentation à laquelle tant de fois le discours religieux succombe : celle de douter de l’amour inconditionnel de Dieu et de remettre des conditions à l’amour que Dieu promet pourtant gratuitement à l’homme. Il nous faut résister au désir de preuves là où Dieu nous donne son amour, sans condition, par pure grâce. Il nous faut sortir de ce chantage affectif dans lequel les religions ont enfermé l’homme et ont imaginé Dieu.
            Le protestantisme lui-même, après avoir opéré cette réforme extraordinaire et affirmé le salut par pure grâce, a succombé à cette tentation. Il en est résulté un puritanisme culpabilisant dans bien des domaines, et une culture de la faute propre à donner de Dieu la représentation d’un Père pervers à l’égard de ses enfants.
            Ce Dieu-là n’est pas mon Dieu. Et quand des hommes et des femmes souffrent ou meurent à cause du témoignage qu’ils rendent au règne de Dieu, ils sont victimes de la bêtise humaine et non les victimes expiatoires que Dieu exigerait. Le Christ lui-même n’a-t-il pas demandé au seuil de son supplice que le   calice soit éloigné de lui si cela était possible ?
            Quand le Christ répond au diable avec les mots du Deutéronome : « tu ne mettras pas à l’épreuve ton Dieu », il rappelle le commandement : « Aime ton Dieu de tout ton être, de toute ta force et de toute ton intelligence ». Ce qui revient à dire : aime-le avec ce que tu es toi, humain, avec tes désirs et tes rêves, avec tes espoirs et tes désespoirs, avec tes craintes et tes fragilités. Mais ne doute pas un instant de son amour infini pour toi.
            Le Dieu de Jésus Christ est le Dieu de la vie, même si le Christ qu’on a reconnu comme son Fils est mort pour l’avoir enseigné, montré et vécu.
            Si nous sommes Filles et Fils de Dieu, alors plaçons notre foi dans cet amour sans ruse qui s’est épris de notre vie et a choisi notre corps  pour en faire son temple.
            La vie humaine est précieuse, frères et soeurs ; nous l’expérimentons chaque jour et nous n’avons aucune preuve à produire pour affirmer notre foi en un Dieu qui la bénit.
            Libérés de la tentation de la preuve, nous serons libres de servir avec fidélité celui qui a placé son amour en nous.
 

                                                          AMEN.

Choeur

Cantique n° 298, strophes 1, 2 et 3 : « Que ne puis-je, ô mon Dieu ! »

Annonces
...

Offrande pour la vie de l'Eglise (APEROL)
Musique d'orgue

Prière d’intercession
….

Notre-Père

Ensemble nous te disons  : Notre Père qui es aux cieux, que ton Nom soit sanctifié, que ton Règne vienne, que ta Volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laisse pas dans la tentation, mais délivre-nous du Mal.
Car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire, aux siècles des siècles, amen.

Bénédiction
Recevez maintenant la bénédiction de la part de Dieu :
....

Répons : Bénis ô Dieu nos routes, nous les suivrons heureux,
Car toi qui nous écoutes, tu les sais, tu les veux.
Chemins riants ou sombres, j’y marche par la foi :
Même au travers des ombres, ils conduisent à toi.

Sortie - orgue :

Paroles des cantiques du dimanche 14 mars 2021

Psaume : Psautier Français ou Arc-en-Ciel n° 107 « Louez Dieu pour sa grâce », strophes 1, 2, 3 et 4

Strophe 1

Louez Dieu pour sa grâce, Célébrez son amour
Qui jamais ne se lasse, Qui demeure à toujours,
Vous tous qu’il a sauvés Des mains de l’adversaire,
Vous qu’il a rassemblés Des confins de la terre.

Strophe 2

Ils erraient solitaires Dans le désert sans fin,
Aveuglés de poussière, Privés d’eau et de pain.
Vers toi ils ont crié, Seigneur, dans leur déroute ;
Tu les as délivrés Les guidant sur la route.

Strophe 3

Dans les prisons obscures Des hommes enchaînés
Aux peines les plus dures Étaient abandonnés ;
Vers toi ils ont crié, Seigneur, dans leur misère ;
Tu les as délivrés Des fers qui les enserrent.

Strophe 4

Au Seigneur rendez grâce, Au Dieu libérateur ;
Chacun de ses miracles Émerveille nos coeurs.
Que tous les rachetés, Les hommes qu’il fait vivre
S’unissent pour chanter L’amour qui les délivre.

Cantique : Louange et Prière n° 218 « Que toute la terre », strophes 1, 2, 3

Strophe 1

Que toute la terre acclame ton nom,
Jésus notre frère, Christ notre rançon !
Que tout genou plie devant ta grandeur,
Prince de la vie, ô notre Sauveur !

Strophe 2

Tu laissas ta gloire, tu pris nos douleurs,
Et par ta victoire tu taris nos pleurs.
Parole éternelle, verbe créateur,
Une chair mortelle voile ta splendeur.



Strophe 3

Céleste victime de tous nos péchés,
À ta croix sublime tiens-nous attachés. Maître de nos âmes, fais brûler nos coeurs De tes saintes flammes, et rends-nous vainqueurs.

Cantique : Louange et Prière n°298 « Que ne puis-je, ô mon Dieu ! » Strophes 1, 2 et 3

Strophe 1

Que ne puis-je, ô mon Dieu, Dieu de ma délivrance,
Remplir de ta louange et la terre et les cieux,
Les prendre pour témoins de ma reconnaissance.
Et dire au monde entier combien je suis heureux.

Strophe 2

Heureux quand je t'écoute, et que cette Parole
Qui dit : «Soit la lumière !» et la lumière fut,
S'abaisse jusqu'à moi, m'instruit et me console,
Et me dit : «C'est ici le chemin du salut.»

Strophe 3

Heureux quand je te parle, et que de ma poussière,
Je fais monter vers Toi mon hommage ou mon vœu,
Avec la liberté d'un fils devant son père,
Et le saint tremblement d'un pécheur devant Dieu.

Strophe 4

Heureux toujours heureux ! J'ai le Dieu fort pour Père,
Pour frère, Jésus-Christ, pour conseil, l'Esprit-Saint :
Que peut ôter l'enfer, que peut donner la terre
À qui jouit du ciel et du Dieu trois fois Saint ?

Paroles des répons du temps de la Passion

Après la salutation
Répons : « Seigneur que tous s'unissent » (Alleluia n°31/20 ou Arc en Ciel n°303, str.1).

Seigneur que tous s'unissent
Pour chanter ton amour.
Ton soleil de justice
Se lève sur nos jours.
Le fils de Dieu est homme,
Avec nous désormais.
C'est sa vie qu'il nous donne
Et nous marchons en paix.

Après la volonté de Dieu
Répons : « Dieu d'amour tu fais connaître » (Psaume 25, str.4)

Dieu d’amour, tu fais connaître
Au plus humble tes secrets ;
Et pour lui tu es un maître
Qui te plais à l’enseigner ;
Ta parole est son appui,
Le bonheur son héritage ;
Et ses enfants comme lui
Auront la terre en partage.

Après la prière de repentance
Répons : « Seigneur, reçois ; Seigneur, pardonne ». (Alleluia n°43/04 ou Arc-en- Ciel n°407, str. 1)

Seigneur, reçois ; Seigneur, pardonne
Notre misère et nos péchés
Et ce pardon que tu nous donnes,
Enseigne-nous à le donner.
O mon Seigneur, mon Dieu, mon roi,
Aie pitié, aie pitié de moi.

Après l’annonce de la grâce
Répons « Louez Dieu pour sa grâce » (Psaume 107, str.1).

Louez Dieu pour sa grâce, Célébrez son amour
Qui jamais ne se lasse, Qui demeure à toujours,
Vous tous qu’il a sauvés Des mains de l’adversaire,
Vous qu’il a rassemblés Des confins de la terre.

Après la confession de foi
Répons : « Célébrez Dieu, rendez-lui grâce » (Psaume 118, str.1)

Célébrez Dieu, rendez-lui grâce,
Car éternel est son amour.
Inclinez-vous devant sa face,
Car éternel est son amour.
Avec ardeur que tous s’accordent
Pour discerner de jour en jour
Les dons de sa miséricorde,
Car éternel est son amour.

Après la bénédiction
Répons : « Confie à Dieu ta route » (L&P n°309, str.5)

Bénis ô Dieu nos routes, nous les suivrons heureux,
Car toi qui nous écoutes, tu les sais, tu les veux.
Chemins riants ou sombres, j’y marche par la foi,
Même au travers des ombres, ils conduisent à toi. 

Lecture de la Bible

Matthieu chapitre 4, versets 5 à 7

5 Le diable le transporta dans la ville sainte, le plaça sur le haut du temple,
6 et lui dit: Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas; car il est écrit: Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet; Et ils te porteront sur les mains, De peur que ton pied ne heurte contre une pierre.
7 Jésus lui dit: Il est aussi écrit: Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu.

Vidéo du culte entier

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