Qu'est-ce que la vérité

Jean 18:33-40

Culte du 8 août 2021
Prédication de Béatrice Cléro-Mazire

Vidéo de la partie centrale du culte

Culte à l'Oratoire du Louvre

Dimanche 8 août 2021
« Qu'est-ce que la vérite »


Culte par la pasteure Béatrice Cléro-Mazire
Musique : Alexandre Korovitch, organiste suppléant

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Salutation
La grâce et la paix vous sont données, de la part de Dieu notre Père, et de Jésus-Christ, notre Sauveur et notre frère.

Accueil :
Chers amis, bienvenue dans ce lieu de prière, que vous soyez habitués à y venir où que vous veniez ce matin pour la première fois, vous êtes ici chez vous. Bienvenue aussi à toutes celles et ceux qui nous rejoignent par le biais des réseaux sociaux, nous sommes en communion les uns avec les autres. Et dans la même communion, je vous invite à la prière :

Prière :
Éternel, nous voici rassemblés à ton écoute. Nos coeurs pleins de ce que nous vivons hors de ce temple. Accorde nos coeurs à ta parole. Permets que nous puissions y discerner ce qu’il est juste que nous fassions dans nos vies. Fais-nous entrer dans la communion fraternelle avec ceux qui sont ici, mais aussi avec le prochain que tu mettras sur notre route. Bénis ce temps que nous t’offrons.
Amen.

Répons : Bénissons Dieu le seul Seigneur (Psaume n°134).

Louange : Psaume 19
Du répertoire du chef de chorale. Psaume de David.
Les cieux proclament la gloire de Dieu,
la voûte étoilée révèle ce qu'il a fait.
Chaque jour en parle au jour suivant
et chaque nuit l'annonce à celle qui la suit.
Ce n'est pas un discours, ce ne sont pas des mots,
l'oreille n'entend aucun son.
Mais leur message parcourt la terre entière,
leur langage est perçu jusqu'au bout du monde
Dieu a dressé dans les cieux une tente pour le soleil.
Le matin, celui-ci paraît,
tel un jeune marié qui sort de sa chambre,
un champion tout heureux de prendre son élan.
Il surgit à une extrémité des cieux,
sa course le mène à l'autre extrémité,
rien n'échappe à ses rayons.
L'enseignement du Seigneur est parfait,
il redonne la force de vivre.
Les ordres du Seigneur sont sûrs,
ils rendent prudents les gens ignorants.
Les exigences du Seigneur sont justes,
elles remplissent le cœur de joie.
Les commandements du Seigneur sont limpides,
ils aident à y voir clair.
10  Reconnaître l'autorité du Seigneur est une chose pure
qui persiste à travers les siècles.
Les décisions du Seigneur sont fondées,
toutes, sans exception, sont justifiées.
11  Elles sont plus attirantes que l'or, qu'une quantité de métal précieux,
et plus agréables que le miel, que le miel le plus doux.
12  Seigneur, moi qui suis ton serviteur, j'y trouve un avertissement ;
on a tout avantage à suivre tes avis.
13  Tout le monde fait des erreurs sans le percevoir pardonne-moi les fautes qui m'ont échappé.
14  Préserve-moi aussi des insolents,
qu'ils n'aient aucune prise sur moi.
Ainsi je serai sans reproche, et préservé d'une faute grave.
15  Ce que j'ai dit, ce que j'ai médité devant toi,
j'espère que cela te sera agréable,
Seigneur, mon rocher, mon défenseur !

Chant d'Assemblée : Psaume n°100 B dans le Psautier français, strophes 1, 2 et 3

Volonté de Dieu
Si ce n'est le SEIGNEUR qui bâtit la maison,
ceux qui la bâtissent travaillent inutilement ;
si ce n'est le SEIGNEUR qui garde la ville,
celui qui la garde veille inutilement.
C'est inutilement que vous vous levez tôt,
que vous vous couchez tard
et que vous mangez le pain de la peine :
Il en donne autant à son bien-aimé pendant qu'il dort.

Répons : Parle, parle Seigneur (L&P n°193).

Confession du péché
Seigneur Dieu,
J’ai besoin de déposer devant toi le poids lassant de mon péché.
J’ai besoin que cessent les alibis et les excuses 
      qui ne trompent personne et surtout pas moi.
J’ai besoin que cessent les regrets et les tourments
      qui ne délivrent personne et surtout pas moi.
J’ai besoin de déposer entre tes mains
      ce sac de nœuds où je m’étouffe en vain.
J’ai besoin de quelqu’un auprès de qui
      je puisse confesser mon trouble et mon secret.
J’ai besoin d’en finir avec les soucis
      qui m’assaillent du dehors et avec les tourments qui me rongent du dedans.
J’ai besoin de la tranquillité de ta bonté.
Oh Dieu, j’ai besoin de toi.
André Dumas

Répons : J’aime mon Dieu car il entend ma voix (Psaume 116 b)

Annonce de la grâce
L’Éternel Dieu vit en nous.
Que son Esprit nous anime ! 
Sa force transforme notre faiblesse,
Sa miséricorde nous relève de notre misère,
Sa vérité confond nos mensonges,
Sa liberté ouvre nos différentes prisons.
C'est pourquoi le dernier mot à notre sujet ne sera pas le nôtre, mais le sien,
Celui de son pardon et de son amour.

Il nous redit ce matin : « Ma grâce te suffit »
Chantons notre reconnaissance :

Répons : Ô que c’est chose belle (Psaume 92)

Confession de foi
Je crois en Dieu sans pouvoir le définir,
il est la transcendance qui donne une autre dimension à ma vie.
Je ne connais pas son nom je n’ai de lui aucune image,
mais toujours dans ma vie il est là, comme une lumière qui éclaire mon chemin, un vis à vis dans la solitude des jours.
Je crois que si ma foi vacille, il croit en moi sans se désespérer et c’est mon espérance.
Je crois en Jésus et je crois qu’il est le Christ.
Dieu s’est révélé à lui et l’a pris pour fils.
il a cru en l’amour de Dieu et a aimé son prochain inconditionnellement,
il a été fidèle jusqu’au bout, loyal jusqu’à en mourir.
Son exemple me conduit,
Jésus est pour moi un maître de sagesse.
Sa résurrection a lieu chaque foi que nous marchons dans ses pas.
Je crois en l’Esprit Saint,
Et je ressens son action entre les hommes qui veulent faire advenir le royaume de Dieu.
Il nous réunit dans la communion fraternelle,
Il me reprend quand je m’égare et il éclaire les ténèbres de ma vie.
J’ai confiance en son souffle, il m’a tant de fois sauvé(e).
Je crois en l’homme, quand il transforme le monde pour le rendre plus juste, plus beau et habitable pour tous.
Je crois que nous faisons ce que nous pouvons même si ce n’est pas assez et j’ose croire que la foi, l’espérance et l’amour président à l’action de beaucoup sur cette terre.
Je crois qu’il me faut ressusciter chaque jour de ma vie.
[Pasteure Béatrice Cléro-Mazire]

Répons : Grand Dieu nous te bénissons (Louange et Prière n°69)

Doxologie : « Gloire à Dieu dans les cieux et sur la Terre et d’éternité en éternité »

Lecture de la Bible : Evangile de Jean, chapitre 18, versets 33-40

Chant d'assemblée : Cantique 297, 1, 2, 3

Prière d'illumination
Eternel, apprends-nous à écouter ta Parole.
Qu’elle entre dans nos coeurs et nous inspire aujourd’hui
comme elle inspira les hommes et les femmes d’hier
qui ont transmis leur témoignage de foi dans la Bible.
Que ta Parole anime nos pensées et nos actes,
pour que nous devenions des Évangiles pour ce monde. Amen.

Jeu d’orgue

Prédication : Qu'est-ce que la vérité ?

« Qu’est-ce que la vérité ? » Est-ce une question purement provocatrice que pose Pilate à Jésus ? Ou bien est-il en train de dévoiler la vérité même de notre condition humaine ?
Cette question hautement sceptique nous plonge dans un abîme d’où ne peut sortir aucune réponse satisfaisante.
Jésus ne répond pas à cette question mais il dit, avant que Pilate ne la pose, qu’il est né pour rendre témoignage à la vérité et que quiconque est de la vérité entend sa voix. La vérité selon Jésus serait donc une langue particulière dans laquelle on pourrait trouver son origine et qui permettrait de le comprendre, d’entendre sa voix.
À entendre Jésus, la vérité serait une sorte de terre de communion dans laquelle tous ceux qui y seraient nés pourraient se comprendre entre eux immédiatement, et partager ce qu’ils sont, ce qu’ils pensent, ce qu’ils disent, sans besoin d’autre explication. Dans l’Évangile de Jean, cette vérité entourant le Christ est liée à une nouvelle naissance qui peut avoir lieu dans la foi. La vérité est alors croyance plutôt que savoir.
À chaque étape de l’échange entre Pilate et Jésus, le procurateur romain est renvoyé à ses propres paroles : « est-ce de toi-même que tu dis cela ? » ou encore : « c’est toi qui dis que je suis roi ». Jésus semble mettre Pilate en demeure d’assumer sa parole. Jusqu’à ce que Pilate pose la question : « qu’est-ce que la vérité ? » Et que Jésus ne réponde rien, en attendant la décision de Pilate, et l’acte qu’il choisit de poser dans cette situation où il a un pouvoir.

Comment trancher ? Que peut penser Pilate de Jésus avec les éléments qui lui sont donnés ? C’est le problème de toute vérité : comment la connaître ? quel critère peut nous permettre de déceler ce qui est vrai ou ne l’est pas ?
Une parole, même dite sincèrement, peut s’avérer fausse par le cours même des circonstances. Les sciences évoluent en nous faisant découvrir que les vérités d’hier sont devenues des erreurs aujourd’hui. Et, du côté théologique, le défi semble plus difficile encore, puisque personne n’a jamais vu Dieu et que les spéculations les plus diverses cohabitent dans la même religion, faisant de toutes nos prédications des déclarations à haut risque de fausseté.
Sommes-nous alors contraints au scepticisme, même en religion, c’est-à-dire dans la sphère la plus indiquée pour défendre avec force nos convictions ?
Chaque fois qu’il est question de connaissance, on peut dire qu’il y a une part de doute, car celui qui cherche à comprendre ou à connaître l’objet d’étude qu’il se donne, doit faire preuve de prudence et s’en remet, au moins dans un premier temps, à un doute raisonnable sur les hypothèses qu’il avance pour mener son enquête. Il s’agit là de l’esprit critique dans son usage le plus sage. Cette démarche mène certains chercheurs à des certitudes qu’ils choisissent parfois d’avancer comme des vérités absolues. Malheureusement, le temps, l’expérience, ou une science plus élaborée permettent souvent de remettre en question les vérités les mieux établies du monde, et c’en est fait de la stabilité du savoir.
Devant cette réalité, les sceptiques de l’Antiquité, cherchant comment l’homme pouvait trouver la vie heureuse dans cette instabilité, défendirent une philosophie de l’abstention de tout jugement. Selon le philosophe Pyrrhon d’Elis, la méthode qui évite tout trouble de l’esprit, c’est de n’avoir d’opinion sur rien, ni sur le bien, ni sur le mal, car, comme l’écrit son disciple Sextus Empiricus : « Celui qui est dans l’incertitude de la nature des biens ou des maux ne fuit rien, ne poursuit rien avec effort ; aussi jouit-il de l’ataraxie. » [Hypotyposes pyrrhoniennes, 1, chap.12.§ 25-29, trad.de J. Grenier et G.Goron, Paris, Éd. Aubier-Montaigne, 1948, pp. 163-164].
Si le Christ recommandait : « Ne jugez pas », c’était sans doute davantage dans un souci d’éviter tout orgueil que par scepticisme. Car enfin, même si nous ne disposons que des apparences pour juger si une chose est vraie ou fausse, peut-on vivre en cet état de suspension de jugement ?
Ne faut-il pas se déterminer et agir ? Que faire si l’on s’abstient de juger vraies ou fausses les connaissances qui nous sont utiles pour vivre ?

Pour illustrer ces limites du scepticisme, Molière, dans sa pièce : Le Mariage Forcé, introduit un dialogue entre un philosophe sceptique nommé Marphurius et Sganarelle qui vient le trouver pour qu’il l’aide à se déterminer quant à son éventuel mariage :
« Marphurius— Que voulez-vous de moi, Seigneur Sganarelle ?
Sganarelle— Seigneur Docteur, j’aurais besoin de votre conseil sur une petite affaire dont il s’agit, et je suis venu ici pour cela. Ah ! Voilà qui va bien : il écoute le monde celui-ci.
Marphurius—Seigneur Sganarelle, changez, s’il vous plaît, cette façon de parler. Notre philosophie ordonne de ne point énoncer de proposition décisive, de parler de tout avec incertitude, de suspendre toujours son jugement ; et, par cette raison, vous ne devez pas dire : « Je suis venu » ; mais : « il semble que je suis venu. »
Sganarelle— Il semble !
Marphurius— Oui.
Sganarelle— Parbleu ! Il faut bien qu’il me le semble puisque cela est.
Marphurius— Ce n’est pas une conséquence ; et il peut vous sembler , sans que la chose soit véritable.
Sganarelle— Comment ? il n’est pas vrai que je suis venu ?
Marphurius— Cela est incertain et nous devons douter de tout.
Sganarelle— Quoi ? Je ne suis pas ici, et vous ne me parlez pas ?
Marphurius— Il m’apparaît que vous êtes là, et il me semble que je vous parle ; mais il n’est pas assuré que cela soit. (…)
Sganarelle— Me voilà, et vous voilà bien nettement, et il n’y a point de « ce me semble » à tout cela. Laissons ces subtilités, je vous prie, et parlons de mon affaire. Je viens vous dire que j’ai envie de me marier.
Marphurius—Je n’en sais rien.
Sganarelle— Je vous le dis. (…) La fille que je veux prendre est fort jeune et fort belle.
Marphurius—Il n’est pas impossible. (…)
Sganarelle— Que me conseillez-vous de faire ?
Marphurius— Ce qui vous plaira.
Sganarelle— J’enrage.
Marphurius— Je m’en lave les mains.  »
À ce moment-là, Sganarelle, dans sa rage, se met à frapper le philosophe et il reprend :
« Sganarelle—Te voilà payé de ton galimatias et me voilà content.
Marphurius— Comment ? Quelle insolence ! M’outrager de la sorte ! Avoir eu l’audace de battre un philosophe comme moi !
Sganarelle— Corrigez, s’il vous plaît, cette manière de parler. Il faut douter de toutes choses, et vous ne devez pas dire que je vous ai battu, mais qu’il vous semble que je vous ai battu.
Marphurius— Ah! Je m’en vais faire ma plainte au commissaire du quartier des coups que j’ai reçus.
Sganarelle— Je m’en lave les mains. »
[Molière, Le mariage forcé, Scène V, in Œuvres complètes, tome 2, Paris, Éd. Garnier-Flammarion, 1965, pp. 189-191].

On aura reconnu le geste de Pilate de se laver les mains, comme signe de l’abstention.
Dans l’Évangile de Jean, Pilate ne se lave pas les mains devant la décision qu’il a à prendre : Il sort et emploie une stratégie pour pousser la foule à décider elle-même ce qu’il espère secrètement. Il est probable que la foule choisisse de relâcher Jésus comme la coutume le permet. Mais la foule choisit Barabbas. Pilate a tenté d’agir dans une situation où il ne savait pas la vérité, ni sur les intentions de la foule, ni sur l’identité de Jésus, ni sur son propre intérêt dans l’affaire. Pilate a fait un calcul d’espérance.
N’en sommes-nous pas tous réduits à agir de la sorte ? Puisque nous ignorons où est la vérité, ne sommes-nous pas sans cesse en train de calculer le moins mauvais, selon les apparences, pour pouvoir agir ? Car il est impossible de ne pas agir dans la vie. La vie implique des choix constants et ces choix se font souvent dans une grande obscurité, du moins dans la pénombre de la raison.
Mais un calcul de probabilité ne peut remplacer la vérité, et l’intelligence humaine ne peut se contenter d’une telle méthode pour remplacer ce bien précieux. C’est pourquoi l’humanité cherche la vérité au-delà du savoir scientifique, et projette l’accès à l’inconnaissable dans l’imagination et parfois dans la foi.
Pierre Bayle, philosophe protestant, pose ce problème de la connaissance du vrai et déduit des limites mêmes de notre raison, l’importance de la religion. Il écrit : « C’est un grand pas vers la religion chrétienne [que de s’être confronté aux contradictions de la raison] ; car elle veut que nous attendions de Dieu la connaissance de ce que nous devons croire et de ce que nous devons faire : elle veut que nous captivions notre entendement à l’obéissance de la foi. Si un homme s’est convaincu qu’il n’a rien de bon à se promettre de ses discussions philosophiques, il se sentira plus disposé à prier Dieu, pour lui demander la persuasion des vérités que l’on doit croire, que s’il se flatte d’un bon succès en raisonnant et en disputant ».
[Pierre Bayle, « Pyrrhon » in Dictionnaire historique et raisonné, op. cit. t. XII, p. 106].

Doit-on renoncer à la raison pour rechercher la vérité, pour passer du côté de la religion ? L’auteur du dictionnaire critique, ne saurait le dire ainsi. Mais il est une attitude chère aux penseurs les plus humbles devant la difficulté de trouver la vérité, c’est celle qui consiste à accepter que notre raison ne suffit pas à rendre compte de toutes les vérités de ce monde. Cette prudence et cette part de scepticisme agacent parfois, parce qu’elles obligent à renoncer au savoir ultime sur les choses. Dans cette perspective en effet, l’homme devient moins puissant dans le monde qui l’entoure et ne peut être la mesure de toutes choses, parce que certaines choses le dépassent.
Doit-on le déplorer ? Peut-être la vérité la plus utile à notre humanité n’est-elle pas celle qui nous donne pouvoir sur tout ce qui nous entoure, ni celle qui nous apprend ce que sont les choses une fois pour toutes ; mais celle qui nous permet d’agir avec justesse, tout en sachant que certaines choses nous sont cachées et que nous courrons toujours le risque de l’erreur.
N’est-ce pas là le lieu où la conscience humaine peut s’exprimer, et faire des choix qui nous engagent et qui donnent du prix à la vie que nous vivons ?
N’est-ce pas la vérité sur notre juste place de garder à l’esprit cette question : « qu’est-ce que la vérité ? » toujours ouverte sur notre vie, entre scepticisme et courage. AMEN.


Jeu d'orgue

Chant d'Assemblée : Psautier français Psaume n° 107 , versets 1,2,3 et 4

Annonces
Collecte
Orgue

Prière d’intercession
...
et ensemble, nous pouvons dire avec confiance :

Notre Père
Notre Père qui es aux cieux,
Que ton nom soit sanctifié,
Que ton règne vienne,
Que ta volonté soit faite
Sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd'hui
Notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
Comme nous pardonnons aussi
À ceux qui nous ont offensés.
Ne nous laisse pas
Entrer en tentation,
Mais délivre-nous du mal,
Car c'est à toi qu'appartiennent
Le règne, la puissance et la gloire,
Pour les siècles des siècles.
Amen.

Exhortation et bénédiction
Allez, sans cesse dans la confiance Dieu vous bénit et vous garde. Amen.

Répons : Confie à Dieu ta route

Jeu d'Orgue

Paroles des cantiques du dimanche 8 août 2021

Psaume : Psautier Français n° 100B « Vous qui sur la terre habitez », strophes 1, 2 et 3

Strophe 1
Vous qui sur la terre habitez,
Chantez à haute voix, chantez !
Réjouissez-vous au Seigneur,
Egayez-vous à son honneur.

Strophe 2
Lui seul est notre souverain,
C'est lui qui nous fit de sa main :
Nous, le peuple qu'il mènera,
Le troupeau qu'il rassemblera.

Strophe 3
Présentez-vous tous devant lui
Dans sa maison dès aujourd'hui ;
Célébrez son nom glorieux,
Exaltez-le jusques aux cieux.

Strophe 4
Pour toi, Seigneur, que notre amour
Se renouvelle chaque jour ;
Ta bonté, ta fidélité
Demeurent pour l'éternité.

Cantique : Louange et Prière n° 297 « O Dieu des grâces éternelles » Strophes 1, 2 et 3

Strophe 1
O Dieu des grâces éternelles !
Le temps est proche où ton amour
Fera toutes choses nouvelles,
Prépare-nous pour ce grand jour.
Au vrai bonheur tu nous appelles,
O Dieu des grâces éternelles !

Strophe 2
Auprès des sources de la vie,
Jésus fait paitre ses troupeaux,
Du berger la voix est suivie,
Par les brebis et les agneaux ;
Allons à lui nous qu’il convie,
Auprès des sources de la vie.

Strophe 3
Celui-là vit, ô Dieu qui t'aime,
Car ne pas t'aimer, c'est la mort ;
Il vit, et son heure suprême
Est sa paisible entrée au port,
Puisqu'en aimant tu vis toi-même,
Celui-là vit, ô Dieu qui t'aime.

Strophe 4
La foi doit se changer en vue,
Une autre aurore suit le soir :
Ainsi la grâce est attendue,
Ainsi la gloire est notre espoir.
Regardons plus haut que la nue,
Et que la foi se change en vue !

Psaume : Le Psautier français n° 107 « Louez Dieu pour sa grâce » Strophes 1, 2, 3 et 4

Strophe 1
Louez Dieu pour sa grâce, Célébrez son amour,
Qui jamais ne se lasse, qui demeure à toujours.
Vous qu’il a sauvés des mains de l’adversaire,
Vous qu’il a rassemblés des confins de la terre !

Strophe 2
Ils erraient solitaires dans le désert sans fin
Aveuglés de poussière, privés d’eau et de pain.
Vers toi ils ont crié, Seigneur, dans leur déroute ;
Tu les as délivrés, les guidant sur la route.

Strophe 3
Dans les prisons obscures, des hommes enchainés
Aux peines les plus dures étaient abandonnés.
Vers toi ils ont crié, Seigneur, dans leur misère ;
Tu les as délivrés des fers qui les enserrent.

Strophe 4
Au Seigneur rendez grâce, Au Dieu libérateur ;
Chacun de ses miracles émerveille nos cœurs.
Que tous les rachetés, les hommes qu’il fait vivre,
S’unissent pour chanter l’amour qui les délivre.

Paroles des répons du temps de l'Église

Après la salutation
Répons : « Bénissons Dieu le seul Seigneur » (Ps. 134, str.1).

Bénissons Dieu le seul Seigneur,
Nous qu’il choisit pour serviteurs.
Levons nos mains dans sa maison,
Pour bénir et louer son nom.

Après la volonté de Dieu
Répons : « Parle, parle Seigneur, ton serviteur écoute » (L&P n°193, str.1)

Parle, parle Seigneur, ton serviteur écoute :
Je dis ton serviteur, car enfin je le suis.
Je le suis, je veux l’être, et marcher dans ta route,
Et les jours et les nuits.

Après la prière de repentance
Répons : « J’aime mon Dieu, car il entend ma voix ». (Ps. 116, str.1)

J’aime mon Dieu car il entend ma voix,
Quand la frayeur ou le tourment m’oppresse,
Quand j’ai prié au jour de ma détresse,
Dans sa bonté, il s’est tourné vers moi.

Après l’annonce de la grâce
Répons : « Combien grande est ta gloire » (Ps 92 selon L&P n° 38 str.2).

Combien grande est ta gloire, en tout ce que tu fais, 
Et combien tes hauts faits sont dignes de mémoire !
Tes œuvres sans pareilles ont réjoui mon cœur,
Je veux chanter, Seigneur, tes divines merveilles !

Après la confession de foi 
Répons : « Grand Dieu, nous te bénissons » (L&P n°69, str.1)

Grand Dieu, nous te bénissons, nous célébrons tes louanges,
Éternel, nous t’exaltons, de concert avec les anges,
Et prosternés devant toi, nous t’adorons, ô grand Roi !
Et prosternés devant toi, nous t’adorons, ô grand Roi !

Après la bénédiction
Répons : « Confie à Dieu ta route » (L&P n°309, str.5)

Bénis ô Dieu nos routes, nous les suivrons heureux,
Car toi qui nous écoutes, tu les sais, tu les veux.
Chemins riants ou sombres, j’y marche par la foi,
Même au travers des ombres, ils conduisent à toi.

Lecture de la Bible

Evangile de Jean, chapitre 18, versets 33 à 40

33  Alors Pilate entra encore dans le prétoire, et appela Jésus, et lui dit : « Toi, es-tu le roi des Juifs ? »
34  Jésus répondit : « Dis-tu cela de toi-même ou d'autres te l'ont-ils dit de moi ? » 35  Pilate répondit : « Suis-je Juif, moi ? Ta nation et les principaux sacrificateurs t'ont livré à moi. Qu'as-tu fait ? »
36  Jésus répondit : « Mon royaume n'est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu afin que je ne sois pas livré aux Juifs. Mais maintenant, mon royaume n'est pas d'ici. »
37  Alors Pilate lui dit : « Toi, tu es donc roi ? » Jésus répondit : « Tu le dis, toi, que je suis roi. Moi, je suis né pour cela et c'est pour cela que je suis venu dans le monde, pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix. »
38  Pilate lui dit : « Qu'est-ce que la vérité ? » Et ayant dit cela, il sortit encore vers les Juifs et leur dit : « Moi, je ne trouve aucun motif de le condamner.
39  Mais c'est une coutume parmi vous que je vous relâche quelqu'un lors de la Pâque. Voulez-vous donc que je vous relâche le roi des Juifs ? »
40  Alors ils s'écrièrent1 encore, en disant : « Pas celui-ci mais Barabbas. » Or Barabbas était un bandit.


Vidéo du culte entier

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