Pâques, un passage à vide

Marc 16:9-20

Culte du 19 avril 2020
Prédication de Agnès Adeline-Schaeffer

Vidéo de la partie centrale du culte

Dimanche 19 avril 2020
34ème jour du confinement national
Premier dimanche après Pâques

Culte à destination du site Internet

Musique par David Cassan, organiste titulaire

Accès direct à la prédication, cliquer ici

Salutation

Amis, frères et sœurs, où que vous soyez confinés,
La grâce et la paix vous sont données, ici et maintenant, de la part de Dieu notre Père, en Jésus-Christ, son fils, notre frère, mort et ressuscité pour nous donner la vie.

Accueil

Bienvenue pour ce temps de culte, toujours placé sous le signe du confinement. Nous continuons de nous unir les uns aux autres, par l’intermédiaire de ce culte en vidéo. Grâce à votre présence et à votre écoute, nous ne sommes pas seuls. Nous sommes en communion par la musique, le partage de la Bible et la prière. Nous sommes au 34ème jour de confinement. Notre rapport au temps a changé. Nous tentons de trouver de nouvelles habitudes de vie, marqués par ce mot d’ordre : Si vous voulez sauver des vies, restez chez vous ! Il nous faut tenir dans la durée et sans cesse réinventer notre quotidien à la maison, mais aussi en église. Les liens internet, les réseaux sociaux et le téléphone nous aident à maintenir un contact, à dialoguer à distance, à nous soutenir dans cette épreuve. Nombreux sont ceux qui sont touchés par cette pandémie, par la mort de leurs proches ou de leurs amis. Nombreux sont les soignants et les personnes de l’ombre,  aux prises avec la fatigue et le découragement, qui aident à maintenir notre quotidien, même au ralenti.
Ne comptons pas les jours afin que chaque jour compte vraiment !
Pendant ce temps, le printemps continue son destin, les feuilles des arbres poussent partout, les fleurs  surgissent, y compris dans des endroits bitumés improbables, la vie est là. Nous avons fêté Pâques dimanche dernier, l’Église orthodoxe fête Pâques aujourd’hui, et chacun à sa  manière est en train de dire : Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité ! Osons la résurrection !

Musique

Les apôtres ont tout quitté pour suivre Jésus.
Ils sont à son école,
Ils écoutent sa voix,
Ils découvrent son amour.
Ils assistent à ses guérisons,
Ils sont témoins de ses rencontres.
Eux aussi sont envoyés dans le monde
Pour proclamer cette bonne nouvelle.
Avec Jésus, ils découvrent une nouvelle forme de relation à Dieu.

Mais en chemin, ils découvrent qu’être à l’école de Jésus,
C’est être à l’école de l’humilité.
C’est découvrir que,  plus ils apprennent, plus ils réalisent qu’ils ne savent pas.
Ils ne savent toujours pas dire aux autres, qui est Jésus
Et qui est le Dieu de Jésus-Christ.
Jésus n’est pas leur propriété.
Jésus est quelqu’un qui se cherche, jour après jour,
Et le miracle, c’est que Jésus se laisse chercher et découvrir.

Au commencement de ce culte,
Essayons de ne pas aborder Dieu, en propriétaire,
Forts de nos bonnes actions et fermes, voire enfermés,  dans nos certitudes.
Essayons de nous tenir devant lui dans la pauvreté,
Avec nos manques et même, notre incrédulité.

Prions ensemble :
Père, nous voici devant toi, les mains ouvertes et le cœur abandonné à ton invisible présence.
Augmente en nous la foi, la confiance et la fidélité.
Augmente en nous l’amour, la compassion et la gratuité.
Augmente en nous l’espérance, la patience et l’humilité.
Remets en nous cette parole :
« Là où deux ou trois sont rassemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux »
Merci, parce que tu es au milieu de nous. Amen.
 
Louange

Loué sois-tu, Dieu de la vie !
Malgré l’épreuve que nous sommes en train de traverser,
Loué sois-tu,
pour la joie que tu nous donnes,
pour l’attente qui fait de nous des hommes et des femmes en éveil.
Loué sois-tu, Seigneur notre Dieu,
pour les matins ensoleillés,
pour les couleurs et les senteurs du printemps
pour les petits bonheurs donnés,
pour les solitudes portées,
pour les larmes effacées,
pour les angoisses passées,
pour tous ceux qui se dévouent aux autres,
pour tous ceux qui prient pour ceux qui n’en ont pas toujours le temps,
pour tous ceux qui se réjouissent
et pour cette immense espérance qui nous habite.
Loué sois-tu, Dieu de la vie !
Amen.

Musique - Cantique : Psaume 92
Oh que c'est chose belle de te louer Seigneur,
De chanter ta splendeur au milieu des fidèles ;
Quand le jour vient à naître, d'annoncer ta bonté
Et ta fidélité, quand le nuit va paraître.

Tes œuvres surprenantes ont réjoui mon cœur
Et je dirai Seigneur leur sagesse étonnante.
Tes pensées sont profondes ; Plus il les étudie,
Plus l'homme est interdit : Ta main garde le monde.

Tu oins d'une huile fraîche le front de ton enfant ;
On le voit rayonnant, vigoureux comme un cèdre.
Sa gloire et sa richesse sont d'orner ta maison;
Tes fruits, chaque saison, combleront sa vieillesse.

Confession du péché
Je vous invite à la prière
 
Éternel, Dieu et père de tous les hommes,
Nous voulons nous tenir devant toi, maintenant,
Dans la vérité de notre humanité.
Nous déposons devant toi tout le poids de nos épreuves,
de nos deuils et de nos chagrins.
Tu sais tout le poids d’un cœur chargé de nos oublis, de nos impatiences,
De nos jugements hâtifs, et souvent sans appel,
Et de nos propos désordonnés.
Tu connais nos lâchetés, nos lassitudes et nos paresses,
Tu vois notre manque d’imagination à innover  ou  à prendre des risques,
pour que soit annoncé ton Évangile d’amour, en particulier en ce temps de confinement.
Éternel, Dieu et père de tous les hommes,
tels que nous sommes, nous nous abandonnons à toi,
Viens à notre aide !
Amen.

Annonce du pardon
Recevons le pardon de Dieu :

 
Peut-être avons-nous le sentiment que Dieu est loin,
Et pourtant le prophète Ésaïe nous rappelle que
notre nom est gravé dans la paume de sa main.
 
Quels que soient nos égarements,
Quelles que soient nos fautes ou nos chutes,
Notre nom est gravé dans la paume de sa main.

Quels que soient les fossés, les barrières, ou les murs
Que nous mettions entre Dieu et nous,
Notre nom est gravé dans la paume de sa main.
 
Au-delà de nos fautes et de nos ténèbres,
Notre nom est gravé dans la paume de sa main.
Mon frère, ma sœur,
Tu es aimé de Dieu. Amen.
 
Confession de foi
Relevés par le pardon et la grâce de Dieu, nous confessons notre foi :

Seigneur, tu m'as toujours donné le pain du lendemain
et, bien que pauvre, aujourd'hui je crois.
 
Seigneur, tu m'as toujours donné la force du lendemain
et, bien que faible, aujourd'hui je crois.

Seigneur, tu m'as toujours donné la paix du lendemain
et, bien qu'angoissé, aujourd'hui je crois.

Seigneur, tu m'as toujours gardé dans l'épreuve
et, bien que dans l'épreuve, aujourd'hui je crois.

Seigneur, tu m'as toujours tracé la route du lendemain
et, bien qu'elle soit cachée, aujourd'hui je crois.

Seigneur, tu m'as toujours éclairé mes ténèbres
et, bien que sans lumière, aujourd'hui je crois.

Seigneur, tu m'as toujours parlé quand l'heure était propice
et, malgré ton silence, aujourd'hui je crois.
Amen.

Doxologie : Gloire à Dieu, dans les cieux et sur la terre et d’éternité en éternité.
Musique
 
Prière d’illumination

Toi, Père du Ressuscité,
Dans la communion de l’Esprit,
Accorde-nous la grâce de nous laisser atteindre par le message de Pâques.
Tu sais les tombeaux qui nous emmurent,
Les peurs qui nous retiennent,
Les conformismes qui nous étouffent.
Viens toi-même nous lancer des mots
Qui se ficheront dans nos cœurs de pierre, pour les changer en cœur de chair.
Tu sais les images dans lesquelles nous t’enfermons,
Faisant de toi un Dieu lointain et indifférent,
Ou encore un divin despote, prêt à nous broyer.
Viens toi-même te faire reconnaître, comme l’inconnu qui nous rencontre,
Et nous remplit d’étonnement.
Ouvre en nous, des brèches,  dans nos  certitudes les plus définitives,
Rappelle-nous que ta gloire réside dans nos renaissances, notre envie de vivre,
Insuffle en nous ta force de relèvement,
Alors nous serons un peuple, ton peuple, rayonnant de ta bénédiction, porté par ta vie.
Amen   
(Guilhem ANTIER, pasteur)
 
Lecture  biblique : Marc 16, versets 9 à 20

Musique

Prédication : Pâques, un passage à vide

Amis, frères et  sœurs,

Depuis le dimanche des Rameaux, il y a deux semaines, jusqu’à aujourd’hui, premier dimanche après la fête de Pâques, nous cheminons avec l’Évangile de Marc.
Le jour de Pâques, nous avons entendu le récit de la résurrection de Jésus avec l’histoire du tombeau ouvert. Au petit matin du premier jour de la semaine, lorsque le sabbat est passé, trois femmes prennent le chemin du cimetière, portant des aromates afin d’embaumer le corps de Jésus. En arrivant, elles découvrent que la pierre a déjà été roulée. Ce n’est que le début de leur frayeur. A l’intérieur du tombeau, un jeune homme en blanc  leur dit que Jésus de Nazareth, celui qui a été crucifié, a été ressuscité et qu’il n’est pas ici. Les femmes reçoivent alors une mission, celle d’aller dire aux disciples et à Pierre qu’il les précède en Galilée, c’est là qu’ils le verront.
Les femmes sont tellement bouleversées et toutes tremblantes de peur, qu’elles s’enfuient et qu’elles en oublient la mission. Elles ne dirent rien à personne, pas même aux disciples.
Initialement, l’Évangile de Marc s’arrêtait à cet endroit, sur la peur, le mutisme et la fuite  des femmes. Si elles n’ont rien dit à personne, alors, comment cette bonne nouvelle nous est-elle parvenue ? C’est une bien étrange conclusion, qui laisse chacun dans une profonde frustration.
Cette finale a laissé les premiers chrétiens  dans la perplexité. Comment continuer l’histoire ? Comment devenir les témoins de quelqu’un qui a disparu, non seulement parce qu’il est mort et enterré, mais surtout parce que son corps n’est plus dans la tombe ?
Le caractère surprenant de la fin de l’Évangile de Marc a suscité diverses tentatives pour compléter le texte, en particulier dès le 2ème siècle de notre ère. Il existe une finale, dite courte, constituée de deux phrases, sans aucune logique avec ce qui précède : « Tout ce qui leur avait été prescrit, elles l’annoncèrent  rapidement à l’entourage de Pierre. Après cela, Jésus lui-même envoya par leur intermédiaire, de l’Orient et jusqu’en Occident, la prédication sainte et incorruptible du salut éternel. Amen. »

Nous pouvons remarquer ici un changement radical de position : les femmes de l’entourage de Jésus sont présentées comme ayant rendu possible l’intervention directe du Ressuscité pour diffuser la grande nouvelle.
Cette finale n’est pas plus satisfaisante que la première. C’est sans doute pourquoi nous trouvons dans nos Bibles, une autre finale, plus longue, celle que nous avons entendu à l’instant. Elle prendra place dans cet Évangile seulement autour du 5ème siècle de notre ère. Pourquoi si tard ? Certainement pour que les autres Évangiles aient le temps d’être écrits.  On peut le supposer. En effet, cette finale consiste en une compilation de récits d’apparitions du Ressuscité, puisés dans les Évangiles de Matthieu, Luc et Jean. Ces apparitions se présentent comme une chronologie bien organisée.
Jésus apparaît d’abord à Marie de Magdala, dont le récit se trouve dans l’Évangile de Jean (Jean 20, 11-18)  le plus tardif des quatre Évangiles, puis il apparait ensuite à deux disciples « qui se rendent à la campagne », ce qui renvoie au récit des disciples d’Emmaüs, dans  l’évangile de Luc  (Luc 24, 13-35),  il apparaît enfin aux onze disciples, qui sont à table, toujours dans Luc (Luc 24, 36-49).
Les disciples reçoivent à leur tour, la mission d’évangéliser le monde entier, qui rappelle la finale de l’Évangile de Matthieu (Matthieu 28, 16 à 20). Jésus  leur donne le pouvoir de guérir, comme précédemment dans l’évangile de Marc (Marc 10,8) et il les quitte par son ascension comme on peut le lire aussi dans l’évangile de  Luc (24, 50-53) ou  dans les actes des Apôtres (Actes 1,9). Nous sommes là devant un concentré des meilleurs moments de Jésus, après sa résurrection.
La rédaction de tous les évangiles a pris du temps. Nous le savons maintenant grâce aux travaux exégétiques qui permettent, non seulement d’approfondir la question de l’authenticité des textes, mais aussi de vérifier l’exactitude de leur contenu.

Seulement, plus on approfondit son savoir et ses connaissances, plus on se heurte à une série d’invraisemblances, voire de contradictions, ne serait-ce qu’entre les quatre évangiles. Tout dépend comment nous abordons la Bible et les récits qui s’y trouvent, dans le premier comme dans le second testament. Si nous prenons toute la Bible comme un compte-rendu d’historien ou si nous menons notre découverte des évangiles à la manière d’une enquête policière, alors, cette façon de procéder nous mènera dans une impasse. La Bible est le récit a posteriori  d’hommes et de femmes, qui témoignent de leur perception de Dieu, qui racontent l’histoire d’un peuple, à travers la rencontre de Dieu. La Bible présente l’histoire de l’humanité, en tout cas celle qui était connue au moment de la mise par écrit, par le prisme de la foi. C’est la même chose pour les quatre évangiles. Nous sommes devant un témoignage a posteriori, produit d’abord oralement par les témoins oculaires du Christ. Le temps passé avec leur maître a été dense et intense. Les hommes, comme les femmes, qui le suivaient, ont été témoins de l’irrémédiable. Sur le mont Golgotha,  les femmes ont assisté,  impuissantes, à la mort de Jésus, apostrophant le silence de Dieu, sur un « pourquoi ? » (Marc 15/34). La mort était un point final.
Et voilà que le corps introuvable de Jésus projette ces hommes et ces femmes dans une nouveauté de vie, qu’ils n’avaient en aucun cas envisagée. Car dans l’Évangile de Marc, le silence des femmes rejoint la difficulté des disciples à croire la résurrection. Quand Marie de Magdala revient dire aux disciples qu’il est vivant, personne ne la croit. Quand les deux disciples reviennent d’Emmaüs, annoncer à ceux qui étaient restés à Jérusalem, que Jésus leur est apparu, personne ne les croit.
Alors, qu’est ce que cette nouvelle à laquelle personne n’accorde immédiatement de crédit ? Une nouvelle pourtant toute simple, trop simple, peut-être ?  « Il a été relevé ». Cette parole, livrée au risque du silence dans un premier temps,  silence surmonté  dans un second temps, est d’abord  une source de malentendu, de doute et même de refus.
Alors, on peut imaginer le temps dont chacun, chacune aura eu besoin, pour faire sien, l’enseignement de Jésus, pour se souvenir de ses paroles et de ses gestes. Ils croyaient avoir compris, ils pensaient savoir, ils s’étaient positionné en propriétaire de Dieu, par Jésus et ses miracles, constituant autant de preuves de l’irréfutable toute puissance de Dieu, balayée en quelques heures par la mort sur la  croix infâme.  Le temps était venu de tout reprendre, refaire le chemin inverse, repartir en Galilée, tout décrypter, transposer, traduire, interpréter pour que leur témoignage soit au plus près de ce qu’ils avaient vécu. Trouver les mots pour dire l’indicible, à savoir que Dieu continue de se dire à travers une parole humaine, qui pourra rejoindre celui ou celle qui l’entendra, même 2020 ans après. C’est cela à mon sens, l’enjeu de la rédaction des évangiles, et de toute la Bible. Les Évangiles sont  une relecture des événements, mis par écrit, à la lumière de la résurrection.

Dans ces derniers versets de l’évangile de Marc, on ne nous dit rien de ce que pensent les disciples quand Jésus leur reproche la dureté de leur cœur en ne croyant pas ceux qui l’ont vu ressuscité.  Par contre, c’est la personne qui entendra à son tour  cette parole, qui est appelée à prendre position. L’auditeur que nous sommes aujourd’hui, par exemple, est appelé à prendre position. Et tout est possible, l’accueil comme le refus.  C’est notre plus belle liberté humaine.
Il manque une parole importante dans le récit de Marc, c’est cette question : comment s’est passée la résurrection ? Il n’y a aucune information. Dans les autres évangiles non plus, pas plus que dans la prédication de l’apôtre Paul, qui, rappelons-le, précède la rédaction des Évangiles. Si la résurrection pouvait être démontrée, expliquée,  alors Dieu serait quelqu’un qui s’impose, et non qui se propose, et cela en serait justement fini de notre liberté.
Alors, la résurrection commence par un deuil, celui de l’absence de preuves. Nous ne saurons pas, pas plus que les disciples de l’époque, comment ça s’est passé.  Mais au fond, est-ce important de le savoir ? Qu’est ce qui est le plus important ? De le savoir ou de le croire ?  En fait, on n’est sûr de rien sur les modalités de la résurrection. C’est encore une question de confiance. Et pas la moindre. Ces récits nous parlent bien d’une toute puissance, mais pas celle à laquelle on pense. C’est à chacun de la chercher.
Pourtant nous avons un besoin irrésistible de signes, que nous pourrions prendre pour des preuves. Le seul signe qui nous est donné est tout à fait inattendu : « Il n’est pas ici ».
Il faut faire avec.
Faire avec…. et si justement il n’y avait rien à faire…. juste à être… Mais c’est très difficile. Être, c’est comme un passage à vide. Nous les connaissons ces passages à vide, quand on ne sait plus quoi faire et qu’il nous faut être dans la vérité de nous-mêmes, sans faux-fuyants. C’est certainement le plus dur à supporter. Sans nul doute que les disciples, devenus les apôtres d’un maitre disparu, et qui n’avait rien écrit,  ont eu ce passage à vide. Les chrétiens des premiers siècles ont eu aussi ce passage à vide, qu’ils ont tenté de combler par les récits des apparitions, jusqu’à ce que Jésus disparaisse pour de bon, les laissant organiser leur témoignage avec ce qu’ils avaient enfin reçus et compris de Jésus, le Christ, un Christ pas comme les autres, qui nous parle d’un Dieu qui renvoie inlassablement à la vie.
« Les évangiles ne tentent pas de prouver la résurrection, ils en racontent les effets ». (A. Bassac, éditorial E&L avril 2020).


Beaucoup de notions différentes sur la résurrection circulent dans les récits du Nouveau Testament. Chacun se positionne en fonction de ce que  cette annonce de la résurrection de Jésus a produit en lui.
La mort travaille toute vie  humaine, mais la résurrection aussi. Y a-t-il une résurrection après la mort ? Et qu’en est-il de la vie éternelle ? Vaste question.
On peut croire que la résurrection désigne le retour à la vie, après l’étape de la mort biologique.  Mais est-ce de cela que les évangiles nous parlent ?
Les femmes et les disciples n’ont pas été immédiatement rejoints par la parole de résurrection du Christ. Il a fallu beaucoup de temps pour qu’ils soient transformés et remis debout, à leur tour, par cette annonce inimaginable,  et qu’ils trouvent les mots pour dire l’impensable de la résurrection, pour leurs contemporains. Au fond, ce sont des  vivants qui ressuscitent, et non des morts.
En ce temps de confinement obligé, et au moment où nous comptons le nombre de décès, causés chaque jour, par l’épidémie du Covid 19,  ne pourrions-nous pas prendre le temps de remarquer comment l’annonce de résurrection nous rejoint ?  Résonne-t-elle comme une provocation ?  Comme un malentendu ? Fait-elle apparaître nos doutes, nos résistances, nos refus ? Nous conduit-elle au contraire, à une confiance et une espérance ?  Nous transforme-t-elle ? Nous remet-elle debout ? C’est à notre tour, en tant que témoins,  de donner notre réponse. Personne ne le fera à notre place.  Amen.

Musique 6
Musique 7 - cantique 149 : Mon Rédempteur est vivant

Mon Rédempteur est vivant, c'est en lui seul que j'espère.
Je l'ai contemplé mourant pour mes péchés au Calvaire ;
Mais, à la voix du Dieu fort, Jésus a vaincu la mort.

Je ne crains rien désormais : La tombe a rendu sa proie ;
Je puis m'endormir en paix pour m'éveiller avec joie.
Celui qui m'a racheté, Jésus, est ressuscité.

Ainsi, je remporterai, avec Jésus, la victoire.
Et je le contemplerai face-à-face dans sa gloire ;
J'exalterai sa bonté jusque dans l'éternité.

Annonces et Offrande

Pendant ce temps de confinement, l’Oratoire du Louvre reste en contact  avec vous.
Si vous souhaitez bénéficier des publications qui sont faites actuellement, n’hésitez pas à consulter régulièrement notre site internet : oratoiredulouvre.fr
Vous pouvez également rejoindre le fil WhatsApp, qui a pour nom : Nouvelles de l’Oratoire.
Vous pouvez aussi envoyer un message sur l’adresse mail suivante : accueil@oratoiredulouvre.fr et demander à être abonnés à la newsletter hebdomadaire.  La prochaine paraîtra le 24 avril.
 
Le temple et la maison presbytérale sont fermés au public jusqu’à nouvel ordre.  Mais les charges des ces bâtiments demeurent. Merci de rester solidaires de votre paroisse, par vos dons, que vous pouvez faire en ligne, en toute sécurité sur le site oratoiredulouvre.fr  en cliquant sur la rubrique  « Donner », ou que vous pouvez adresser  par chèque, à l’adresse postale : 4 rue de l’Oratoire 75001 Paris.
Merci infiniment de votre soutien.

Nous nous acheminons vers la fin de ce culte.
Je vous invite à la prière les uns pour les autres.

Prière d'intercession

Dieu de la vie, Dieu de Jésus-Christ,
En ce temps de confinement, donne-nous des cœurs confiants  et reconnaissants, pour continuer à faire attention aux vies des uns et des autres. Encourage-nous inlassablement dans la solidarité et la communion.

Nous te remettons les familles en deuil, donne-nous de les accompagner par la prière, puisqu’il est impossible de les accompagner physiquement.

Nous te confions celles et ceux qui ont du mal à faire face à la solitude, celles et ceux qui ont peur dans leur vie, qui sont inquiets pour leur santé, nous te demandons pour eux  la sécurité et la sérénité,  que la foi peut donner.
 
Nous te confions celles et ceux qui peinent à continuer d’exercer leur emploi, là où ils se trouvent, nous te demandons pour eux la confiance et la patience nécessaires à la bonne entreprise de leur métier.
 
Nous te prions pour celles et ceux qui ont demandé le secours de notre prière, et que nous te nommons dans le profond de nos cœurs.

Notre Père
Ensemble, reliés les uns aux autres, malgré les distances qui nous séparent, nous te disons :

Notre Père,  qui es aux cieux,
Que ton nom soit sanctifié,
Que ton règne vienne,
Que ta volonté soit faite, sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour,
Pardonne-nous nos offenses
Comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du mal.
Car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire,
Pour les siècles des siècles,
Amen.

Bénédiction 
Chers amis, chers frères et sœurs, recevez la bénédiction de la part de Dieu :

Mon ami, mon frère, ma sœur,
Que le SEIGNEUR te bénisse et te garde !
Que le SEIGNEUR fasse rayonner sur toi sa face et t'accorde sa grâce !
Que le SEIGNEUR porte sur toi son regard et te donne la paix !

Musique

Lecture de la Bible

Marc 16:9-20

9 Jésus, étant ressuscité le matin du premier jour de la semaine, apparut d'abord à Marie de Magdala, de laquelle il avait chassé sept démons.

10 Elle alla en porter la nouvelle à ceux qui avaient été avec lui, et qui s'affligeaient et pleuraient.

11 Quand ils entendirent qu'il vivait, et qu'elle l'avait vu, ils ne le crurent point.

12 Après cela, il apparut, sous une autre forme, à deux d'entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne.

13 Ils revinrent l'annoncer aux autres, qui ne les crurent pas non plus.

14 Enfin, il apparut aux onze, pendant qu'ils étaient à table; et il leur reprocha leur incrédulité et la dureté de leur coeur, parce qu'ils n'avaient pas cru ceux qui l'avaient vu ressuscité.

15 Puis il leur dit: Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création.

16 Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné.

17 Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru: en mon nom, ils chasseront les démons; ils parleront de nouvelles langues;

18 ils saisiront des serpents; s'ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur feront point de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades, seront guéris.

19 Le Seigneur, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel, et il s'assit à la droite de Dieu.

20 Et ils s'en allèrent prêcher partout. Le Seigneur travaillait avec eux, et confirmait la parole par les miracles qui l'accompagnaient.

Audio

Écouter le culte entier (Télécharger au format MP3)

À Voir également