Pâques : C'est aujourd'hui qu'on ressuscite

Jean 20:1-18

Culte du 4 avril 2021
Prédication de Agnès Adeline-Schaeffer

Vidéo de la partie centrale du culte

Culte à l'Oratoire du Louvre

Dimanche de Pâques
4 avril 2021
« C'est aujourd'hui qu'on ressuscite »


Culte présidé par les pasteures Agnès Adeline-Schaeffer et Béatrice Cléro-Mazire
Prédication par la pasteure Agnès Adeline-Schaeffer
 
Musique : David Cassan, organiste co-titulaire

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Musique d'entré : Orgue 

Salutation
Recevez de la part de Dieu la grâce, la paix et la joie, dans votre cœur et dans votre vie. Nous célébrons aujourd’hui la fête de la Résurrection du Christ. Que la joie du Seigneur ressuscité soit toujours avec vous !

Accueil
Nous vous souhaitons la bienvenue pour ce culte de Pâques. Nous accueillons avec joie et reconnaissance la famille et les amis de Gérard, membre de l’Armée du Salut, qui nous a demandé de célébrer son baptême. Nous répondrons ensemble à sa demande, tout à l’heure. Bienvenue à celles et ceux qui nous rejoignent par le direct du site internet. Bienvenue à celles et ceux qui nous regardent de l’étranger. Nous sommes en communion les uns avec les autres.

Méditons ensemble :

Que fêtons-nous à Pâques ?
Nous fêtons le passage de Jésus-Christ de la mort à la vie !
Il nous ouvre la route, il nous ouvre à la vie !
Toute sa vie, Jésus n’a fait que passer,
Il est passé de ville en ville, De visage en visage,
De rencontre en rencontre.Il est passé aussi par le désert,
Il est passé par la faim et la soif, le doute, la tentation.
Il est passé par la solitude, la prière et l’amitié.
Vendredi, l’heure était venue pour lui de passer par la mort,
Pour aimer les siens et le monde, jusqu’à l’extrême.
Samedi, il est passé par le temps du silence de Dieu.
Aujourd’hui, il passe de la mort à la vie.
Pâques veut dire passage et victoire de la vie sur la mort.
Pâques est toujours un mouvement qui rappelle que nous sommes vivants !

Après la salutation : Répons [cliquer ici]
« Ô Seigneur, ta fidélité » (Ps. 36, str.1)

Louange

Il est beau, le matin de Pâques, où Dieu s’est levé
Pour rouler les pierres qui retiennent celles et ceux qui ont faim de vivre !
Pour ouvrir les portes qui enferment à celles et ceux qui ont soif de justice !
Pour rendre l’espérance à tous les êtres humains
Et tracer devant eux le chemin qui mène à la vie !

Il est beau, le matin de Pâques, où Dieu relève l’homme,
Des ténèbres qui écrasent les élans d’espoir,
Des maladies qui ébranlent l’envie de vivre,
De la peur de l’autre qui attise la haine,
Du regard soupçonneux qui brise la confiance et la dignité,
Des idées arrêtées qui divisent les êtres humains.

Il est beau, le matin de Pâques, où moi aussi je me lève
Pour me dresser contre ce qui opprime et proclamer la liberté,
Pour m’élever contre le désespoir et partager l’espérance,
Pour protester contre le non-sens et communiquer l’amour,
Qui relève et donne la vie,
Pour annoncer la joie d’être ressuscité et le bonheur de vivre debout.
Pâques est ce matin où Dieu relève l’homme
Et lui permet de regarder son avenir en face.
Amen ! Alléluia ! (Chemins de Pâques).

Cantique [cliquer ici]
Chant du cantique : Louange et Prière N°144, strophes 1,v2 et 3: « Jésus sort de la tombe »

Volonté de Dieu :
Écoutons encore la volonté de Dieu pour nous :  

Ce matin, nous recevons la mission d’apporter au monde un bouquet d’espoir !
Dites-lui que la clarté l’emporte sur la nuit !
Donnez-lui des gestes d’amitié, des visages épanouis,
Montrez-lui vos portes ouvertes, celles de vos égoïsmes vaincus, celles des partages assumés,
Ce matin, en ce jour de Pâques, voici des graines d’Évangile déjà en fleurs !
Offrons au monde les fruits d’une Église vivante,
Sortie du tombeau, ouverte au printemps de la vie !
Offrons au monde la bonne nouvelle d’un peuple,
Distribuant la vie à la suite de Jésus Ressuscité !

Après la volonté de Dieu : Répons [cliquer ici]
« Seigneur en ta victoire » (Arc-en-Ciel n°484, str.3)

Confession du péché :
Au matin de Pâques, les femmes arrivent au tombeau de Jésus en s’interrogeant : qui nous roulera la pierre devant le tombeau ?
Mais lorsqu’elles arrivent, elles sont bouleversées. Le tombeau est ouvert et la pierre a été roulée. (Luc 24:1-2)

Prions ensemble :
Dieu, notre Père,
Nous confessons devant toi qu’il y a encore en nous des pierres trop lourdes à rouler :
Des pierres de rancune, d’orgueil, de convoitise et d’incrédulité.
Elles ferment le tombeau de nos blessures secrètes et les cavernes obscures de nos souffrances cachées.
S’il est vrai qu’au matin de Pâques, la pierre a été roulée, nous t’en prions, viens maintenant ôter la pierre qui ferme notre cœur.
Dieu, notre Père, roule la pierre de nos tombeaux, que ta lumière transperce nos obscurités.
Roule la pierre de notre maison, de notre cellule, que ton souffle balaye nos inquiétudes et nos timidités.
Roule la pierre de nos peurs, que nos esprits s’ouvrent à la confiance.
Roule la pierre de notre indifférence, que notre cœur s’élargisse à l’accueil et à l’amour du prochain.
Roule la pierre de nos enfermements, que notre marche nous conduise sur des chemins d’espérance.
Roule la pierre de notre incrédulité, que l’annonce de Jésus ressuscité devienne la grande rencontre de notre vie. Amen. (Chemins de Pâques)

Après la prière de repentance : Répons [cliquer ici]
«Mon Rédempteur est vivant » (L&P n°149 ou Arc-en-Ciel n°475, str.1)

Annonce du pardon 

Frères et Sœurs, Amis,
Face à nos détresses et à nos interrogations, le Seigneur nous répond :
Jésus-Christ, par sa mort et sa résurrection est venu nous rejoindre au fond de nos abîmes. Il est venu partager nos interrogations et nos désespoirs, nos doutes et nos révoltes, nos souffrances et nos rejets.
Il nous rejoint, là où personne d’autre ne peut nous rejoindre.
Il nous accompagne, là où personne d’autre ne peut marcher avec nous.
Il nous accepte là où nous ne nous acceptons pas.
Il nous pardonne là où d’autres nous jugent impardonnables.
Aujourd’hui, en ce jour de Pâques, Jésus-Christ vient nous chercher dans nos impasses, et dans nos tombeaux, il nous prend par la main et il nous tire vers lui, vers la lumière et vers la vie.
Recevons de lui, cette vie qu’il nous donne !

Après l'annonce du pardon : Répons [cliquer ici]
«Mon Rédempteur est vivant » (L&P n°149 ou Arc-en-Ciel n°475, str.2)

Liturgie de baptême

Nous vous présentons Gérard qui demande à être baptisé.
Je vous invite à vous lever, pour écouter la confession de foi, choisie par Gérard :

Confession de foi :

Je crois en Dieu,
Le Seigneur qui est, qui était et qui vient !

Je crois notre histoire habitée,
Soulevée, fécondée,
Par le Seigneur vivant !
Dans sa parole, heureuse nouvelle,
Dans les signes de l’eau et du pain,
Dans les cris du pauvre et de l’affamé,
Dans les gestes du prisonnier et du rejeté,
Il m’attend…il me parle, mystérieux visiteur,
Dont le souffle de vie me fouette le visage.
Avec mes frères, je sais
Qu’il habite notre aujourd’hui.
Je crois, avec tous les hommes d’hier,
Qui déchiffrèrent sa trace dans l’histoire.
Peuple libéré de la servitude,
Et tancé par les Prophètes,
Peuple chanteur des Psaumes
Et sage des Proverbes !
Avec les foules de Palestine,
Et les apôtres témoins de sa voix humaine,
J’entre dans ce grand cortège
Qui suit le Nazaréen :
Paul de Tarse, Saint François d’Assise, Luther, Jean XXIII,
Qui n’ont pas cru en vain.
Je crois, dans le bruissement du monde,
Entendre les coups qu’il frappe à la porte,
Discerner les pas silencieux
De Celui qui vient.
C’est pourquoi, au chevet des malades
Et des agonisants : je prie,
Avec tous les opprimés et les torturés : je crie,
Avec tous les passionnés, je cherche,
Et les lutteurs : je milite.
Car il vient…Celui-là,
Qui rompt tous les destins
Et ouvre les chemins,
Qui désarme toutes les résignations
Et suscite les responsabilités,
J’attends le Vivant,
Dont la Résurrection a nom : espérance.
Je crois au Seigneur :
Celui d’aujourd’hui, d’hier et de demain.

(Michel Wagner, extrait de « Le matin vient »).

Cantique [cliquer ici]
Chant du cantique : n°93 de l'Armée du Salut, strophes 1,2 et 3 : « Je veux dès ce jour »

Institution du baptême

Gérard, L’Eglise, aujourd’hui, accueille ton désir avec joie.
Elle obéit à la volonté de Jésus-Christ qui a dit à ses disciples :
“Toute autorité m’a été donnée dans le ciel et sur la terre.
Allez, de toutes les nations, faites des disciples.
Baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit
et apprenez-leur à garder tout ce que je vous ai enseigné.
Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde.”

Dialogue
-          Gérard, que demandes-tu ?
-          Je demande le baptême.
-          Avec l’Eglise universelle veux-tu confesser la foi chrétienne ?
-          Oui, Jésus-Christ est le Seigneur….
J’invite les témoins de Gérard, Denise, Sœur Christine, Anne-Sophie, Sœur Germaine, à s’approcher et à étendre leurs mains :

Baptême : Gérard, je te baptise au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
Pour toi aussi, cette parole est vraie : Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, afin que quiconque croie en lui, ne meure pas mais ait la vie éternelle. (Jean 3:16).

Lecture biblique : Evangile de Jean, chapitre 20, versets 1 à 18 [cliquer ici]

Cantique [cliquer ici]
Chant du cantique : Louange et Prière N°146, strophes 1, 2 et 3: « Vainqueur de l'enfer et du monde »

Prière d’illumination

Toi, Père du Ressuscité,
Dans la communion de l’Esprit,
Accorde-nous la grâce de nous laisser atteindre par le message de Pâques.
Tu sais les tombeaux qui nous emmurent,
Les peurs qui nous retiennent,
Les conformismes qui nous étouffent.
Viens toi-même nous lancer des mots
Qui se ficheront dans nos cœurs de pierre, pour les changer en cœur de chair.
Tu sais les images dans lesquelles nous t’enfermons,
Faisant de toi un Dieu lointain et indifférent,
Ou encore un divin despote, prêt à nous broyer.
Viens toi-même te faire reconnaître, comme l’inconnu qui nous rencontre,
Et nous remplit d’étonnement.
Ouvre en nous, des brèches, dans nos certitudes les plus définitives,
Rappelle-nous que ta gloire réside dans nos renaissances, notre envie de vivre,
Insuffle en nous ta force de relèvement,
Alors nous serons un peuple, ton peuple, rayonnant de ta bénédiction, porté par ta vie.
Amen (Pasteur Guilhem Antier).

Interlude musical : Hosanna to the Son of David de G.P. Telemann par le Chœur de l'Oratoire

Prédication : c'est aujourd'hui qu'on ressuscite !

Dans les faubourgs de Jérusalem, ce dimanche-là, tôt le matin, alors qu’il fait encore sombre, une femme se rend sur une tombe. On ne sait pas pourquoi, mais c’est sans doute pour se recueillir en mémoire d’un homme, nommé Jésus, crucifié, comme tant d’autres, ce vendredi.
Cette femme s’appelle Marie de Magdala. Il n’y a pas d’autres femmes dans ce récit raconté dans l’Évangile de Jean.
Marie de Magdala, ou Marie-Madeleine, c’est la pécheresse pardonnée, identifiée peut-être, avec la pécheresse de l’onction chez Simon, dans l’Évangile de Luc. C’est la femme qui était aux pieds de la croix, ce vendredi-là, avec d’autres femmes, comme la mère de Jésus. C’est la femme qui aime Jésus, quelle que soit sa manière à elle de vivre son amour, c’est la femme qui pleure, envahie par la douleur d’avoir perdu dans des conditions tragiques et ignominieuses celui qu’elle aimait. C’est la femme inconsolable qui est là de bonne heure au tombeau. 
Contrairement à ses compagnes, dans les autres évangiles, Marie de Magdala ne se pose pas la question : « Qui roulera la pierre devant le tombeau ? ». Lorsqu’elle arrive sur le lieu de la sépulture, au milieu de ses larmes, elle voit quelque chose d’inattendu : la pierre a été enlevée du tombeau. Cela tient en quelques mots, pas plus. Pas d’explication, mais une réaction rapide et immédiate : Marie de Magdala éprouve le besoin de partager sa stupeur avec les disciples. Il faut qu’elle leur dise sa découverte ! Commence alors un va et vient qui prend l’allure d’un marathon. Pierre et le disciple que Jésus aimait, et que la tradition assimile à Jean lui-même, courent au tombeau. Les deux hommes courent dans la pénombre du jour qui se lève à peine, l’un devançant l’autre, puis l’autre se faisant rattraper par le premier. Les deux disciples courent pour vérifier cette affirmation curieuse que Marie de Magdala est venue leur dire : « Ils ont enlevé du tombeau le Seigneur et nous ne savons pas où ils l’ont mis ». C’est une autre manière de dire que le tombeau est ouvert. Il faut juste en faire le constat. Mais… si le tombeau est ouvert et qu’en plus, supposons qu’il soit vide, alors c’est que l’incroyable se serait produit ? s’est produit ? On peut imaginer que beaucoup de choses se bousculent dans leur raison et dans leur cœur, dans tout leur être. Et quoique nous en pensions, quelle que soit l’idée que nous nous fassions de la résurrection, quelle que soit l’idée avec laquelle nous sommes venus ce matin écouter ce culte, les récits que les Évangiles nous font de cet événement étonnant, tout d’abord un questionnement auquel il n’y a pas encore de réponse, si toutefois il y en a une. Les deux hommes sont devant le tombeau. Le disciple bien aimé regarde mais n’entre pas. Mais il constate que tout est en ordre. Puis Pierre arrive, il entre, il constate cet ordre méticuleux : les bandelettes et les linges soigneusement pliés. Pourquoi cette précision ? peut-être pour indiquer aux lecteurs que le corps de Jésus n’a pas été enlevé. Si le corps avait été dérobé, il y a peu de chances que les « voleurs » aient pris soin de plier les différents linges.

Puis le disciple bien aimé entre à son tour, voit et croit. Que voit-il ? Rien. Que croit-il ? Quelque chose qu’il ne voit pas. Sa foi repose sur un vide, provoqué par un corps qui n’est plus à la place où il devrait être. Personne dedans, mais apparemment, personne dehors non plus. La foi qu’ils vont proclamer plus tard jaillit de ce qu’ils ne voient pas maintenant et qui fait naître en eux une espérance insensée. C’est exactement la situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui. Ceux qui croient, proclament quelque chose qu’ils n’ont pas vue mais qui donne un sens à leur vie, un amour à leur vie, une espérance à tout ce qu’ils entreprennent. Juste l’espace d’un instant, ces personnes font l’expérience indicible d’une présence. Cela peut paraître improbable, et cela peut heurter les esprits les plus rationnels. Pour un instant, il nous faut abandonner la recherche de preuve, il faut momentanément lâcher prise avec la raison, ce qui ne nous rend pas idiots pour autant ; mais cela permet de se libérer d’un trop plein de savoir, pour accueillir une présence. Mais avant que cela ne se produise, il va falloir faire un peu de chemin. Ce chemin, ils vont le faire en compagnie d’un autre, d’une autre, de tous les autres. Et cela va prendre du temps. On ne sait pas exactement combien de temps, comme pour toi, Gérard, où finalement, un événement inattendu, presqu’ultime, en ce qui te concerne, t’ouvre un chemin de foi contre toute attente. Un chemin qui t’a donné la possibilité de reconnaître l’invisible. Quelque chose a fait dans ta vie qui a bousculé tous tes repères soigneusement ordonnés, et qui a tout redéfini sous l’angle de la nouveauté et de la reconnaissance. Tu as fait la rencontre avec le Christ vivant, selon ton expérience personnelle, ton chemin de vie dans l’ordinaire de ton existence. Tu rejoins aujourd’hui, par ton baptême, le cortège des témoins, visibles ou invisibles, qui sont au bénéfice d’une expérience personnelle et de tout façon unique, que chacun est invité à accueillir. Tu nous dis que l’amour de Dieu est pour toi une surprise, comme pour nous tous !

De la même façon que Marie de Magdala, qui revenue au tombeau ouvert pleure sur le passé encore trop présent et parce que, le corps de Jésus ayant disparu, elle réalise que son geste d’adieu restera inachevé. Elle se penche et voit deux anges, assis aux extrémités de l’endroit où le corps de Jésus avait été déposé. Petit clin d’œil aux autres Évangiles, sans insistance. Ils l’invitent juste à dire son chagrin, sa plainte, toujours la même : « Ils ont enlevé mon Seigneur et je ne sais pas où ils l’ont mis ».
Marie se retourne. Elle voit quelqu’un. Elle lui parle, mais ne le reconnaît pas tout de suite, aveuglée par son chagrin. Le prenant pour le jardinier, qui nous rappelle que dans l’Évangile de Jean, « à l’endroit où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin » (Jean 19:41), elle lui demande de lui dire où il a mis le corps de Jésus, pour qu’elle puisse le prendre. Mais cet homme lui répond en l’appelant par son prénom « Marie » ; et là seulement elle le reconnaît. Elle se tourne à nouveau vers lui et lui : « Maître ». C’est ce dialogue intime, d’une simplicité désarmante, qui marque l’instant de la reconnaissance. Marie se tourne deux fois. La première fois, elle s’était tournée vers le tombeau vide. Elle s’était logiquement tournée vers le passé, vers la mort. En se tournant une seconde fois, elle se tourne vers la vie. Nous pouvons comprendre son geste comme celui de la conversion, du changement de direction ; ce mouvement l’arrache à la mort de Jésus, à sa tombe, à tout ce qui pouvait l’empêcher de le reconnaître.
Marie en se retournant, est invitée à choisir la vie, sans être tenue coupable de renoncer au passé, aussi beau soit-il ! Jésus est debout, près d’elle, et Marie à son tour, est remise debout. Elle est projetée dans le concret de la vie par le témoignage qu’elle doit rendre aux autres. Elle est envoyée vers les disciples, pour leur annoncer « J’ai vu le Seigneur et voilà ce qu’il m’a dit ».
Elle devient la messagère de la vie. C’est sa mission. C’est aujourd’hui qu’elle ressuscite ! Avec un message à transmettre qui ouvre une relation nouvelle : « Va dire à mes frères ». Pour la première fois dans tout l’Évangile, il n’y a plus de disciples, mais seulement et avant tout des frères. Jésus souligne le fait que son Père est aussi leur Père. Tout le ministère de Jésus est condensé en ces quelques mots ! C’est l’accomplissement du but de sa venue : une fraternité aux dimensions du monde est en train de naître à partir du vide d’un tombeau, avec une mission confiée à une femme, puis à une poignée de disciples encore peu sûrs d’eux-mêmes, peu sûrs de l’amour du Christ. Il faut encore un peu de temps.
La résurrection du Christ, ne s’enseigne pas. Elle se dit, elle se témoigne. On pourra passer autant de temps qu’il le faudra à étudier les textes bibliques dans les moindres détails, en mettant à profit les meilleures exégèses du monde, on pourra entendre les prédications les plus brillantes, des plus traditionnelles aux plus innovantes, la résurrection, que nous la croyions véridique ou symbolique,  restera toujours quelque chose d’inattendu, parce qu’elle n’est pas de l’ordre de l’acquisition d’un savoir, mais qu’elle naît d’une rencontre qui met en mouvement, qui nous oblige à chercher, à approfondir.

Les quatre Évangiles nous offrent quatre récits apparemment convergents, mais dans le fond, très différents, l’Évangile de Jean encore plus que les autres. Ce sont en fait quatre témoignages qui disent comment la résurrection du Christ est bel et bien de l’ordre de la rencontre personnelle et non de l’affirmation doctrinale ou de la démonstration scientifique. Lorsque nous entendons ces mots : « Christ est ressuscité », il faut juste faire attention à ce que cela produit en nous, comme réactions négatives ou positives, comme agacement ou comme quiétude.  Ces réflexes sont là comme thermomètre de notre confiance, de notre foi.  Au fond ces récits sont là pour nous enseigner quelque chose : simplement que la résurrection ne se prouve pas. Marie de Magdala découvre un tombeau vidé de son occupant, mais elle se trouve finalement rencontrée et rassurée par la présence de Celui qui ne l’a jamais quittée. C’est tellement difficile à croire que chacun y va de sa vérification personnelle, volontaire comme Pierre, même s’il reste encore un certain scepticisme au fond de lui. Ou alors, il s’agit d’une démarche confiante, comme celle du disciple bien aimé, qui court, voit et croit.  Autrefois, du vivant terrestre de Jésus, la Parole se frayait difficilement un chemin. Ce jour-là, elle est accueillie et reçue en plénitude. Et chacun, chacune, s’imprègne de l’enseignement et des paroles de Jésus. Chacun fait personnellement la rencontre du Ressuscité, occasion d’un départ inattendu, libérant d’un passé qui retenait prisonnier. Marie de Magdala puis les disciples se mettent en mouvement. Ils font ainsi leurs premiers pas de croyants, leurs premiers pas dans la foi. Ils ne prouvent rien. Ils sont, tout simplement. Ils disent seulement comment la joie de la vie a remplacé le deuil et la tristesse de la mort. Ils témoignent de ce qu’ils ont compris et reçu de Jésus, tel que l’Évangile de Jean nous le rapporte.
La résurrection ne s’enseigne pas. Elle s’annonce, elle se dit, elle se proclame. Elle nous rend attentifs à une rencontre, toujours ouverte, qui nous renverra à la bonne nouvelle de l’Évangile, comme la source authentique de l’amour que Jésus a donné, du pardon qu’il a offert, de la liberté qu’il a fait naître, de la vie qu’il a révélée, de la nouvelle relation à Dieu qu’il est venu inaugurer.

C’est déjà ce que nous partageons aujourd’hui pendant ce culte, au moment où nous avons accueilli Gérard à l’occasion de son baptême.
Nous avons entendu tout ce que le mot « résurrection » évoquait pour lui.  Son expérience et son témoignage nous réveillent peut-être d’un engourdissement.
Et c’est là toute l’étymologie du mot « résurrection » qui vient du grec : « se réveiller », « se lever », « être, se tenir debout ». Rien d’autre. Juste un mot qui nous fait passer du sommeil au réveil, de la stupeur à l’enthousiasme, de la faiblesse au courage. Mais c’est à nous d’être honnêtes avec nous-mêmes, d’oser regarder notre cœur en face, et d’exprimer de quoi avons-nous besoin d’être réveillés ? De quoi avons-nous besoin d’être relevés, délivrés, re-suscités ?
Ce récit de Pâques s’adresse à nous, aujourd’hui, dont la vie ressemble souvent à des tombeaux, pour les seules raisons qui nous appartiennent. Il nous encourage à nous remettre debout après une épreuve ; à ne pas nous laisser enfermer dans des situations stériles, à ne pas nous contenter de relations fades, à ne pas nous satisfaire d’une vie personnelle, professionnelle ou d’Église qui ronronne. Il nous interpelle à ne pas abdiquer devant les humiliations que nous sommes amenés à subir ou qui sont infligées à d’autres. Elle nous pousse aussi à ne pas nous laisser hypnotiser par des images de guerre, ou paralyser par des discours qui nous accablent, parfois jusqu’à l’anesthésie, ou nous laisse dans l’indifférence, comme c’est peut-être le cas, en ce moment si perturbant de la pandémie.
Le récit de la résurrection de Jésus nous propulse, comme Marie de Magdala, parmi les vivants, qui réagissent, s’indignent et résistent, mais qui savent aussi se rencontrer, s’engager, s’encourager, s’unir, dans le but de mieux vivre ensemble et libres, dans le souci d’une fraternité réciproque.

Pâques nous invite à faire sans cesse le pari de la lumière sur la nuit de nos angoisses, de nos manques et sur le chaos de nos trahisons, de nos reniements, de nos abandons.
Pâques, c’est aller vers l’autre, ou encore accueillir l’autre qui vient vers nous, porteur d’un geste de tendresse ou d’une lettre d’amour, inaugurée par le Christ lui-même, ou d’une parole de vie et de libération, prononcée par le Christ lui-même, sur nos épreuves, nos séparations et nos terrifiantes solitudes peuplées de larmes, souvent le plus secrètes.
C’est, avec le temps dont nous avons besoin, oser reconstruire nos vies, en acceptant de nous laisser rejoindre, là où nous en sommes, dans le clair-obscur de nos existences, par Celui qui nous aime au-delà de ce que nous pouvons imaginer et qui appelle, chacun, chacune, par notre propre prénom, comme Marie de Magdala. Et comme elle, nous reconnaîtrons sa voix, et nous n’aurons plus peur de le suivre, puisque plus jamais, il ne sera un étranger pour nous.
Bonne nouvelle, c’est aujourd’hui que nous ressuscitons, que nous sommes re-suscités. Suscités à nouveau de notre vivant !
Joyeuses Pâques !
Amen.


Chœur de l'Oratoire : Christian, shout for joy and gladness  de J.S. Bach

Cantique [cliquer ici]
Chant du cantique : N°66 de l'Armée du Salut, strophes 1, 2, 3 et 4 : « Quand le vol de la tempête »

Annonces :
Offrande destinée à l’église (APEROL).
Musique d'orgue

Liturgie de Sainte-Cène

Préface
Louons Dieu !

Au moment où nous célébrons la résurrection de Jésus-Christ, nous nous souvenons aussi des derniers jours de sa vie et de sa Passion.
Nous te louons de nous accueillir à ce repas que tu as voulu pour nous.
Nous te bénissons de nous rassembler, avant que de nous envoyer et de nous disperser dans le monde.
Avec ce pain et ce vin que nous allons partager ensemble, c’est ton amour et le don de ta vie que nous allons recevoir.
Aussi, avec tous tes enfants, celles et ceux que tu as déjà appelés, ou que tu appelleras, qui vivent ici ou qui vivent au loin, nous célébrons ton nom !

Rappel de l'Institution
Dans la Cène, le Christ est l'invité qui frappe pour que nous lui ouvrions notre porte. C'est pourtant lui qui préside le repas.
Nous nous souvenons que, la nuit où il fut livré, il a pris le pain, il a rendu grâces, il l'a rompu et il l'a donné à ses disciples, en disant : « Prenez et mangez, ceci est mon corps. Faites ceci en mémoire de moi » !
Nous nous souvenons qu'il a fait de même avec la coupe, il l’a élevée en disant : « Prenez et buvez, ceci est mon sang, le sang de la nouvelle alliance versé pour la multitude. Faites cela en mémoire de moi » !

Prière de communion et d'intercession
Prions ensemble :

En ce dimanche de Pâques,
Ouvre nos yeux, Seigneur, à ta présence.
Donne-nous de te reconnaître dans le pain rompu
et la coupe de ton sang que tu répands chaque jour pour l’humanité en attente.
Ouvre notre intelligence à ta Parole.
Donne-nous de comprendre ton message d’amour,
Et de devenirs tes témoins,
Nous qui te rencontrons sur nos propres chemins, même les plus sombres.
Nous te confions les personnes qui ont demandé le secours de notre prière,
Celles qui traversent une période difficile, éprouvante sur le plan de la santé.
Nous te remettons les familles en deuil, autour de nous, et loin de nous. Nous te prions pour les proches de Pierre Rey et de Guy Caron.
Ouvre notre cœur, enfin à ton cœur,
Et donne-nous la force d’accorder nos vies sur ta vie de Ressuscité,
Pour que nous marchions à tes côtés, sur les chemins joyeux comme les routes arides de nos vies inquiètes, où nous croyons que tu nous rejoins pour le meilleur et pour le pire, pour nous accompagner de ton Amour, nous soutenir dans notre foi et nous redonner l’espérance.

Et ensemble nous te disons :

NOTRE PÈRE

Notre Père, qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour ;
Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Ne nous laisse pas entrer en tentation
mais délivre-nous du mal,
car c’est à toi qu’appartiennent
le règne, la puissance et la gloire,
aux siècles des siècles. Amen.

Invitation spéciale
Aujourd’hui, pour préserver la santé de chacun, nous ne pouvons partager avec toute l’assemblée le pain et le vin. Aussi, pour que Gérard puisse vivre pleinement son accueil à la cène, nous avons décidé avec notre Conseil Presbytéral que, pendant qu’il communiera avec le pain et le vin, nous invitons toute l’assemblée à communier spirituellement en chantant le cantique de résurrection : A toi la gloire (cantique n°150 dans le recueil Louange et Prière).

Fraction
Le pain que nous partageons est communion au corps de notre Seigneur Jésus-Christ, donné pour nous.
La coupe de bénédictions pour laquelle nous rendons grâces est communion au sang de notre Seigneur Jésus-Christ, versé pour nous.

Cantique [cliquer ici]
Chant du cantique : Louange et Prière N°150, strophes 1, 2 et 3 : « A toi la gloire »

Communion

Prière d'action de grâce
Père, nous te remercions pour ce repas. Tu nous as rendus proches de toi. Élargis l'espace de notre vie. Donne-nous de cueillir, d’accueillir, de recueillir les êtres et les événements qui surviennent sur nos chemins. Nous ne pouvons pas faire cela sans toi. Accorde-nous, Seigneur, ta force et ton amour.

Chœur de l'Oratoire : Alléluia de W. Boyce

Exhortation : lecture du Psaume 23
Bénédiction

Poursuivez donc votre route dans le Christ, Jésus le Seigneur, tel que vous l’avez reçu. Soyez enracinés et fondés en lui, affermis dans la foi et débordants de reconnaissance.
Et que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu le Père et la communion du Saint-Esprit, soit avec nous tous. Amen.

Cantique [cliquer ici]
Chant du cantique : Louange et Prière N°401, strophes 1, 2 et 4 : « Si vous saviez quel Sauveur je possède »

Musique de sortie : Orgue

Paroles des cantiques du dimanche de Pâques 4 avril 2021

Cantique : Louange et Prière n° 144 « Jésus sort de la tombe », strophes 1, 2 et 3 [ version avec mp3, cliquer ici ]

Strophe 1

Jésus sort de la tombe,
Il vit, il est vainqueur.
Enfin la mort succombe
Devant le seul Seigneur.
Chrétiens, chantons sa gloire,
Célébrons sa grandeur.
Saluons la victoire
Du Christ libérateur.

Strophe 2

Pourrions-nous craindre encore
Le sommeil du tombeau ?
Non, la mort est l’aurore
D’un jour clair et nouveau.
Christ est la délivrance,
Le seul consolateur,
Triomphante assurance
Pour qui croit au Sauveur.

Strophe 3

Que la ferme espérance
D’un éternel bonheur
Domine les souffrances,
Rassure tous les cœurs
Et qu’à la dernière heure
Jésus soit notre appui
Car son amour demeure
Et nous garde avec lui.

Cantique : n° 93 du Recueil de l'Armée du Salut « Je veux dès ce jour », strophes 1, 2 et 3

Voir le livret du culte (cliquer ici)

Cantique : Louange et Prière n°146 « Vainqueur de l'enfer et du monde », strophes 1, 2 et 3

Strophe 1

Vainqueur de l’enfer et du monde,
Le Fils de Dieu sort du tombeau !
Aux terreurs d'une nuit profonde
Succède le jour le plus beau.
La joie a fait fuir la tristesse :
Peuple heureux, peuple racheté,
Qu'aujourd'hui la sainte allégresse
Chante Jésus ressuscité !

Strophe 2

Oh ! Dans cet auguste mystère,
Quels trésors, quels divins bienfaits !
Faibles habitants de la terre,
Pour nous quelle source de paix !
La mort n'est plus de sa puissance,
Jésus triomphe, il est vainqueur.
A sa voix la douce espérance
Renaît au fond de notre cœur.

Strophe 3

Il vient, ce jour, joie indicible !
Où le corps se relèvera,
Où, semé faible et corruptible,
En gloire il ressuscitera.
Oui, de son état méprisable
Il sortira tout radieux,
Par ton pouvoir rendu semblable,
Jésus, à ton corps glorieux !

Strophe 4

O Jésus, toi dont la tendresse
Egale en tout temps le pouvoir,
Remplis envers nous ta promesse
En répondant à notre espoir ;
Qu’un jour, ayant part à ta gloire,
Nos voix célèbrent à jamais
Et ton amour et ta victoire,
Dans le royaume de la paix.

Cantique : n° 66 du Recueil de l'Armée du Salut « Quand le vol de la tempête », strophes 1, 2, 3 et 4

Voir le livret du culte (cliquer ici)

Cantique : Louange et Prière n°150 « A toi la gloire » Strophes 1, 2 et 3 [ version mp3, cliquer ici ]

Strophe 1

A toi la gloire, O ressuscité !
À toi la victoire Pour l’éternité.
Brillant de lumière, L’ange est descendu ;
Il roule la pierre Du tombeau vaincu.
À toi la gloire, O ressuscité !
À toi la victoire Pour l’éternité.

Strophe 2

Vois-le paraître : C’est lui, c’est Jésus,
Ton Sauveur, ton Maître ; Oh ! ne doute plus !
Sois dans l’allégresse, Peuple du Seigneur,
Et redis sans cesse Que Christ est vainqueur.
À toi la gloire, O ressuscité !
À toi la victoire Pour l’éternité.

Strophe 3

Craindrais-je encore ? Il vit à jamais,
Celui que j’adore, Le prince de paix.
Il est ma victoire, Mon puissant soutien,
Ma vie et ma gloire : Non, je ne crains rien.
À toi la gloire, O ressuscité !
À toi la victoire Pour l’éternité.

Cantique : Louange et Prière n°401 « Si vous saviez », strophes 1, 2, 3 et 4

Strophe 1

Si vous saviez quel Sauveur je possède !
Il est l'Ami le plus tendre de tous.
Il sympathise, il prie, il intercède.
Oh ! je voudrais qu'il fût aussi pour vous !
Refrain :
Mon Sauveur vous aime,
Ah ! cherchez en lui
Votre Ami suprême,
Et votre seul appui.

Strophe 2

Si vous saviez quelle douce espérance
Le Dieu de paix fat rayonner des cieux !
Combien sa voix sait calmer la souffrance
Et son regard rendre le cœur joyeux !
Refrain : Mon Sauveur vous aime,
Ah ! cherchez en lui
Votre Ami suprême,
Et votre seul appui.

Strophe 3

Si vous saviez la paix douce et profonde
Le Dieu de paix fait rayonner des cieux !
Céleste paix que méconnaît le monde,
Elle jaillit pour vous de Golgotha.
Refrain :
Mon Sauveur vous aime,
Ah ! cherchez en lui
Votre Ami suprême,
Et votre seul appui.

Strophe 4

Quand vous saurez combien Jésus vous aime,
Quand vous saurez combien son joug est doux,
Ne gardez pas ce trésor pour vous-même,
Mais proclamez ce qu'il a fait pour vous !
Refrain :
Mon Sauveur vous aime,
Ah ! cherchez en lui
Votre Ami suprême,
Et votre seul appui.

Paroles des répons du temps de Pâques

Après la salutation
Répons : « Ô Seigneur, ta fidélité » (Ps. 36, str.1).

Ô Seigneur, ta fidélité
Remplit les cieux et ta bonté
Dépasse toute cime.
Ta justice est pareille aux monts,
Tes jugements sont plus profonds
Que le plus grand abîme.
De la puissance du néant,
Tu veux sauver tous les vivants,
Toute chair, toute race ;
Les hommes se rassembleront,
Autour de toi ils trouveront
Leur paix devant ta face.

Après la volonté de Dieu
Répons : « Seigneur en ta victoire » (Arc-en-Ciel n°484, str.3)

Proclame ta Parole,
Lumière pour nos vies;
Rassemble tous tes membres,
En un seul corps unis,
Et fais de tous les hommes
Tes instruments de paix
Pour restaurer le monde
Selon ta volonté !

Après la prière de repentance
Répons : «Mon Rédempteur est vivant » (L&P n°149 ou Arc-en-Ciel n°475, str.1).

Mon Rédempteur est vivant,
C’est en lui seul que j’espère.
La mort le tenait gisant
Dans l’étreinte de la terre.
Mais Dieu reste le plus fort,
Jésus a vaincu la mort.

Après l’annonce de la grâce
Répons : «Mon Rédempteur est vivant » (L&P n°149 ou Arc-en-Ciel n°475, str.2).

Je ne craindrai désormais
Aucun pouvoir de ce monde
Car tu nous donnes ta paix
Où toute autre paix se fonde.
Garde-nous dans ta clarté,
O Jésus ressuscité.

Après la confession de foi 
Répons : «Mon Rédempteur est vivant » (L&P n°149 ou Arc-en-Ciel n°475, str.3).

Dans ma vie de chaque jour,
Je partagerai ta gloire ;
Je vivrai dans ton amour
Le bonheur de ta victoire
Et dans ton éternité,
Nous chanterons ta beauté.

Après la bénédiction
Répons : « Ô Seigneur, tu nous as fait voir » (Ps. 68, str.5).

O Seigneur, tu nous as fait voir
Et ton amour et ton pouvoir
Dans mainte délivrance.
Fais-nous voir encore aujourd’hui
L’œuvre que ton amour construit
Et quelle est ta puissance.
Toute la terre et tous les cieux
Ensemble tournés vers leur Dieu
Célèbrent sa présence :
A toi qui fais notre bonheur,
A toi, grand Dieu, soient tout honneur,
Force et magnificence.

Lecture de la Bible

Evangile de Jean, chapitre 20, versets 1 à 18


1  Le premier jour de la semaine, Marie de Magdala se rendit au sépulcre dès le matin, comme il faisait encore obscur ; et elle vit que la pierre était ôtée du sépulcre.
2  Elle courut vers Simon Pierre et vers l'autre disciple que Jésus aimait, et leur dit : Ils ont enlevé du sépulcre le Seigneur, et nous ne savons où ils l'ont mis.
3  Pierre et l'autre disciple sortirent, et allèrent au sépulcre.
4  Ils couraient tous deux ensemble. Mais l'autre disciple courut plus vite que Pierre, et arriva le premier au sépulcre ;
5  s'étant baissé, il vit les bandes qui étaient à terre, cependant il n'entra pas.
6  Simon Pierre, qui le suivait, arriva et entra dans le sépulcre ; il vit les bandes qui étaient à terre,
7  et le linge qu'on avait mis sur la tête de Jésus, non pas avec les bandes, mais plié dans un lieu à part.
8  Alors l'autre disciple, qui était arrivé le premier au sépulcre, entra aussi ; et il vit, et il crut.
9  Car ils ne comprenaient pas encore que, selon l'Écriture, Jésus devait ressusciter des morts.
10  Et les disciples s'en retournèrent chez eux.
11  Cependant Marie se tenait dehors près du sépulcre, et pleurait. Comme elle pleurait, elle se baissa pour regarder dans le sépulcre ;
12  et elle vit deux anges vêtus de blanc, assis à la place où avait été couché le corps de Jésus, l'un à la tête, l'autre aux pieds.
13  Ils lui dirent : Femme, pourquoi pleures-tu ? Elle leur répondit : Parce qu'ils ont enlevé mon Seigneur, et je ne sais où ils l'ont mis.
14 En disant cela, elle se retourna, et elle vit Jésus debout ; mais elle ne savait pas que c'était Jésus.
15  Jésus lui dit : Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? Elle, pensant que c'était le jardinier, lui dit : Seigneur, si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et je le prendrai.
16  Jésus lui dit : Marie ! Elle se retourna, et lui dit en hébreu : Rabbouni ! c'est-à-dire, Maître !
17  Jésus lui dit : Ne me touche pas ; car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Mais va trouver mes frères, et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu.
18  Marie de Magdala alla annoncer aux disciples qu'elle avait vu le Seigneur, et qu'il lui avait dit ces choses.

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