Le nom de la vierge était Marie

Luc 1:26-38

Culte du 15 août 2021
Prédication de Béatrice Cléro-Mazire

Vidéo de la partie centrale du culte

Culte à l'Oratoire du Louvre

Dimanche 15 août 2021
« Le nom de la vierge était Marie »


Culte par la pasteure Béatrice Cléro-Mazire
Musique : Sarah Kim, organiste co-titulaire

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Orgue

Salutation
La grâce et la paix vous sont données, de la part de Dieu notre Père, et de Jésus-Christ, notre Sauveur et notre frère.

Accueil
Chers amis, bienvenue dans ce lieu de prière, que vous soyez habitués à y venir où que vous veniez ce matin pour la première fois, vous êtes ici chez vous. Bienvenue aussi à toutes celles et ceux qui nous rejoignent par le biais des réseaux sociaux, nous sommes en communion les uns avec les autres. Ce matin, nous avons une pensée spéciale pour nos amis de St Eustache qui fêtent l’assomption de Marie, un personnage biblique important qui nous fait réfléchir ce matin sur la condition féminine. Et dans la même communion, je vous invite à la prière :

Prière
Éternel, nous sommes rassemblés ce matin dans la communion fraternelle pour te rendre un culte. Chacun est venu ici ce matin, avec ses joies et ses soucis. Accorde nos cœurs à ta parole. Que ce temps de halte nous offre le recul et le ressourcement dont nos vies ont besoin pour être des bonnes nouvelles pour ce monde. Bénis ce temps que nous mettons à part pour toi.
Amen.

Spontané : Bénissons Dieu le seul Seigneur . (Psaume n°134)

Louange
Et Marie dit : Je magnifie le Seigneur,
je suis transportée d'allégresse en Dieu, mon Sauveur,
parce qu'il a porté les regards sur l'abaissement de sa servante.
Désormais, en effet, chaque génération me dira heureuse,
parce que le Puissant a fait pour moi de grandes choses. Son nom est sacré,
et sa compassion s'étend de génération en génération sur ceux qui le craignent.
Il a déployé le pouvoir de son bras ;
il a dispersé ceux qui avaient des pensées orgueilleuses,
il a fait descendre les puissants de leurs trônes, élevé les humbles,
rassasié de biens les affamés, renvoyé les riches les mains vides.
Il a secouru Israël, son serviteur, et il s'est souvenu de sa compassion
— comme il l'avait dit à nos pères — envers Abraham et sa descendance, pour toujours.
[Luc 1:46-55]

Psaume Chanté : Le Psautier Français n°47 "Frappez dans vos mains", strophes 1, 2 et 3

Volonté de Dieu
Vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair; mais rendez-vous, par la charité, serviteurs les uns des autres.Car toute la loi est accomplie dans une seule parole, dans celle-ci: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. [Galates 5:13-14]

Spontané : Parle Parle Seigneur ( Louange et prière n°193)

Confession du péché
Dieu est assise et pleure,
La merveilleuse tapisserie de la création
Qu'elle avait tissée avec tant de joie
Est mutilée, déchirée en lambeaux, réduite en chiffons.
Sa beauté saccagée par la violence.
Dieu est assise en pleurant.
Mais voyez, elle rassemble les morceaux
Pour tisser à nouveau.
Elle rassemble les lambeaux de nos tristesses,
Les peines, les larmes, les frustrations
Causées par la cruauté, l'écrasement,
L'ignorance, le viol, les tueries.
Elle rassemble les chiffons du dur travail,
Des essais de plaidoyers,
Des initiatives pour la paix,
Des protestations contre l'injustice,
Toutes ces choses qui semblent petites et faibles,
Les mots et les actions offertes en sacrifice
Dans l'espérance, la foi et l'amour.

Spontané : J’aime mon Dieu car il entend ma voix ( Psaume 116 b)

Annonce de la grâce
Et voyez !
Elle retisse tout cela
Avec les fils d'or de l'allégresse
En une nouvelle tapisserie,
Une création encore plus riche, encore plus belle
Que ne l'était l'ancienne !
Dieu est assise, tissant
Patiemment, avec persistance
Et un sourire qui rayonne comme un arc-en-ciel 
Sur son visage baigné de larmes.
Et elle nous invite
Non seulement à continuer à lui offrir
Les lambeaux et les chiffons de notre souffrance
Et de notre travail,
Mais bien plus que cela :
à prendre place à ses côtés,
devant le métier de l'allégresse
et à tisser avec elle
la Tapisserie de la création nouvelle.
[M. Riensiru]

Spontané : Ô que c’est chose belle ( Psaume n°92)

Confession de foi
Aujourd’hui, je crois en Toi, source de vie
Qui enfantes le monde et te manifestes de
diverses manières, au coeur de nos expériences
de femmes, d’hommes et d’enfants.
 
Aujourd’hui, je crois en Toi, parole de vie,
qui te dis dans nos quêtes de sens,
nos recherches spirituelles, nos remises
en question et dans les non-savoir qui
habitent les femmes, les hommes et les enfants.
 
Aujourd’hui, je crois en Toi, effusion de vie,
qui épouses nos désirs de mutualité, de
réciprocité, de communion dans nos
engagements de femmes, d’hommes et d’enfants.
 
Aujourd’hui, je crois en Toi qui suscites une
Ekklesia où femmes, hommes et enfants,
reçoivent, vivent et célèbrent librement leur foi.
 
Aujourd’hui, je crois en toi qui accueilles le don
suprême de chaque femme, homme et enfant,
dans la plénitude de ta vie.
Amen.
 
[Monique Massé, Léona Deschamps, Thérèse Hachette, Céline Lafrenière, Pauline Maheux : "L’autre Parole : collective, féministe et chrétienne"]

Spontané : Grand Dieu nous te bénissons (Louange et prière 69)

Doxologie : « Gloire à Dieu dans les cieux et sur la Terre et d’éternité en éternité »

Lecture de la Bible : Evangile de Luc chapitre 1, versets 26 à 38

Chant d'Assemblée : Louange et Prière n°218 « Que toute la terre », strophes 1 et 2

Prière d'illumination

Jeu d’orgue

Prédication: Le nom de la vierge était Marie

En ce jour où nos frères et sœurs catholiques fêtent l’Assomption de la vierge, ce dogme tiré de plusieurs récits apocryphes, c’est-à-dire qui sont de tradition chrétienne mais ne figurent pas parmi les livres retenus dans le canon de la Bible. Ces récits racontent comment Marie a été enlevée au ciel, soit vivante, soit morte, selon les récits. L’Église catholique, très soucieuse de garder Marie loin de la corruption du tombeau afin d’en faire une femme hors du commun des mortels, puisque mère de Dieu, définit le dogme de l’assomption en 1950. C’est un dogme récent, donc, qui arrive bien après que les traditions populaires aient fêté cet enlèvement angélique. Les fidèles n’avaient pas attendu les conciles pour imaginer la mère de Dieu d’une autre nature que les femmes d’ici-bas.

Dans le texte que nous avons lu dans l’Évangile bien canonique selon Luc, nous retrouvons tous les mots qui ont contribué pour une part aux maux de la condition féminine jusqu’à ce jour : Marie est vierge et sa virginité est montrée comme une caractéristique déterminante pour cette jeune fille. Marie est fiancée à Joseph, ce qui en soi n’est pas un mal, mais on parle de l’ascendance de Joseph comme une caractéristique qui le relie, lui, à la lignée des rois. Marie n’a qu’à bien se tenir si elle ne veut pas souiller la réputation de son futur mari. Elle existe donc au deuxième rang derrière un homme qui est plus important qu’elle. Marie est enjointe par l’ange qui fait irruption dans son intérieur, pour ne pas dire dans son intimité, de ne pas avoir peur alors qu’elle demande seulement ce qu’une telle salutation pouvait bien vouloir dire. Marie apparait d’emblée comme une victime potentielle d’un personnage qui entre chez elle.

Marie apprend qu’elle va être enceinte et que c’est cet état futur qui manifeste qu’elle a trouvé grâce aux yeux de Dieu. Ce qui veut dire que la grossesse, même non désirée, est une grâce de Dieu. La femme est donc considérée comme pleine de grâce lorsqu’elle porte un enfant. Son existence est de nouveau mise au troisième rang, d’abord derrière son fiancé, puis derrière l’enfant qu’elle va porter et à qui l’on promet un destin exceptionnel, puisqu’il sera Fils du Très Haut. Marie doit se tenir dans la passivité puisque c’est l’Esprit Saint qui la couvrira de son ombre et qu’elle n’aura rien d’autre à faire que subir. Alors que Marie pose la question - comment cela se produira-t-il puisque je n’ai pas de relation avec un homme ? -, l’ange lui répond qu’elle n’a pas à comprendre se qui lui arrive ; elle n’est pas un sujet qui pense, mais l’outil de la providence divine.

Marie a de surcroît l’exemple de sa parente Élisabeth qui cumule tout ce qui disqualifie une femme, c’est-à-dire la stérilité et la vieillesse, autre image de femme assez caricaturale. Élisabeth est elle aussi le jouet de la providence divine puisqu’elle doit servir de motif de l’arrivée du Messie en montrant que : lorsque l’enfant Jésus paraît, les femmes ménopausées et stériles accouchent de Fils extraordinaires. Et - en apothéose de l’éternel féminin dans ce passage de l’Évangile de Luc - Marie répond : Je suis l’esclave du Seigneur, qu’il m’advienne selon ta parole. Et bien sûr, c’est à ce moment-là que l’ange la quitte….

Pauvre Marie ! Mais pauvres femmes à sa suite, qui sont encore victimes de ces représentations, même quand les théologiens trouvent des justifications pour nier leur caractère sexiste. Selon certains d’entre eux, Marie serait très libre parce qu’elle se soumettrait d’elle-même, ou encore, elle serait l’image glorifiée de la femme qui est porteuse de Dieu lui-même. La belle affaire. La réalité de la théologie mariale, c’est que, les penseurs qui ont cherché à systématiser la divinité de Jésus, réfléchissant à son origine et au ventre qui avait dû le porter pour qu’il soit humain, lui, le Fils de Dieu, ont trouvé très judicieux de faire de sa mère une sorte de déesse qui, par ses caractéristiques, apparaissait comme l’antithèse de la femme des origines, Ève. Éve, tentatrice, obéissant au diable et non à l’ange de Dieu, faisant déchoir l’homme d’où elle avait été tirée, était à l’origine de tous les maux humains alors que Marie rassemblait toutes les qualités requises pour être l’objet de vénération d’une femme imaginaire, sans volonté propre, obéissant à Dieu pour réaliser les projets des messieurs qui l’entouraient. C’est sans doute pour cela qu’il y a tant de dogmes autour du personnage de Marie, mère de Jésus et que le plus ancien, celui que le Concile d’Éphèse imagina au cinquième siècle fut celui qui installa Marie à la place unique de mère de Dieu (théotokos en grec). Dans une ville païenne où l’on vénérait toujours une déesse mère aux multiples mamelles : Artemis Ephesia, la chose était politiquement utile. Et comme on se demandait comment une vierge allait rester vierge pour rester vénérable aux yeux des fidèles en mal de merveilleux, on trouva un autre dogme : celui de la virginité perpétuelle de la vierge (Concile de Latran en 649). Vierge avant l’enfantement, pendant l’enfantement, et après l’enfantement. Tant pis pour les frères et les soeurs de Jésus dont parlent les Évangiles, eux qui étaient nés de la même mère, restée vierge, selon le dogme, n’auraient pas le privilège d’être considérés comme des dieux et des déesses. Ce dogme, comme celui de l’assomption, est inspiré, lui aussi, de récits apocryphes. Si l’on ajoute le dogme de l’immaculée conception, qui date, lui, de 1854, à tous ces dogmes concernant Marie, on s’aperçoit qu’il faut qu’elle soit là, dans sa chair, pour que l’homme Jésus trouve son origine terrestre, et que sa chair ne soit pas remise en question, sans pour autant qu’elle soit une femme vraiment humaine, puisqu’il faut un miracle pour assurer le statut de Dieu à son fils. Comment voulez-vous, qu’en se référant à une telle représentation féminine, les filles des siècles qui suivirent trouvent leur place dans la société autrement, qu’auprès des hommes, à leur service et parfois même à leur merci, pour leur assurer leur descendance ?

Cette représentation miraculeuse de Marie a eu une autre conséquence, absolument liée à la première : toutes les femmes qui étaient humaines, et qui ne cherchaient pas à ressembler à la Marie miraculeuse, devenaient par contraste des Ève en puissance dont il fallait réprimer les penchants pour le péché. La divinisation de Marie démonise les autres femmes. On pourra se consoler en remarquant que, chez les protestants, les choses ne marchent pas ainsi puisqu’il n’y a pas dans notre confession de culte marial. Si seulement les choses étaient aussi simples ! Il ne s’agit pas là d’une question confessionnelle mais d’une structure patriarcale qui organise le monde et reproduit sans cesse le même schéma que celui qui donna l’idée à l’auteur de l’Évangile de Luc de faire de Marie une mère, qui, certes, sait comment on fait les enfants, mais n’est pas assez autonome pour faire de sa propre histoire une Bonne Nouvelle pour le monde.

Les textes bibliques, dans leur immense majorité, sont le reflet des représentations sexistes des cultures qui les ont vu naître . A la pointe des propos machistes, on trouve dans la première Épître aux Corinthiens : "Que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d'y parler; mais qu'elles soient soumises, selon que le dit aussi la loi. Si elles veulent s'instruire sur quelque chose, qu'elles interrogent leurs maris à la maison ; car il est malséant à une femme de parler dans l’Église" (I Cor 14:34-35). On pourra toujours essayer de sauver l’honneur de Paul en notant que ce passage n’est pas dans tous les manuscrits, et notamment pas dans le Codex Vaticanus : il n’empêche qu’il est dans toutes les Bibles et qu’il inspire encore aujourd’hui des hommes qui pensent qu’une femme ne devrait pas prendre part à la parole publique.

Agnès, ma consœur, et moi, ici même, avons quelques exemples qui montrent que deux femmes pasteures dans une Église déclenchent parfois des réactions étonnantes au vingt et unième siècle. Qualifiées de « femelles », de « bizarreries » du protestantisme et pour ma part, soupçonnée de faire écrire mes prédications par mon mari, qui, il faut bien le dire, est quand même bien plus qualifié que moi pour écrire des discours parce qu'il y a plus longtemps que moi qu'il a une âme….. Vous voyez que, même quand les institutions permettent aux femmes de prendre leur juste place, au nom de leurs compétences, de leur savoir être et de leur vocation, les stéréotypes ont la vie dure. Et je ne vous parle pas des remarques sur la tenue vestimentaire ou sur l’apparence physique qu’on se permet avec une femme alors qu’il y a fort à parier qu’on n’oserait pas le faire avec un homme. Évidemment, je vous parle ici de réactions qui ne sont pas représentatives de toute une assemblée, loin s’en faut, et les faits parlent d’eux-mêmes dans ce sens : nous sommes quand même deux femmes pasteurs ici à l’Oratoire et heureuses d'être ici. Ce sexisme ordinaire se porte aussi sur les hommes. Combien de réflexions font d’une activité traditionnellement réservée aux femmes et accomplies par un homme, un objet de surprise, et souvent d’admiration, comme si un homme, accomplissant une tâche traditionnellement réservée aux femmes, était héroïque de s’abaisser au niveau de sa servante.

Dans un article paru dans un magazine féminin, Barack Obama, abordant le problème du sexisme, insistait sur l’éducation en notant que « Nous devons mettre fin aux limites entre hommes et femmes. Nous devons continuer à changer notre façon d’apprendre à nos filles à être sages et à nos garçons à être sûrs d’eux, notre façon de critiquer nos filles lorsqu’elles s’affirment et nos garçons lorsqu’ils versent une larme. Nous devons continuer à changer notre façon de punir les femmes pour leur sexualité et de récompenser les hommes pour la leur ». La société doit changer, en cessant de féliciter « un homme qui change une couche » ou de stigmatiser « les pères au foyer » et les « mères au travail ». « Combattre le sexisme est aussi la responsabilité des hommes ».

Il est temps, dans notre société et dans nos églises - et beaucoup d’hommes et de femmes l’ont d’ores et déjà compris -, que les hommes s’emparent de la question du sexisme avec les femmes et ne cherchent ni à les sauver ni à les défendre, mais qu’ils sortent avec elles de ces schémas qui ont fait leur temps et qui ne sont acceptables ni pour les femmes, ni pour les hommes. Il est temps que Marie et Joseph se libèrent ensemble des rôles qui leur sont assignés, et déménagent de la crèche où ils étaient figés. Demandons-nous : quel était l’intérêt de ceux qui les ont installés dans ces rôles ? Marie Gratton, professeur associé à la Faculté de théologie, d'éthique et de philosophie de l'Université de Sherbrooke au Québec, prêtait à Marie cette prière intitulée "En attendant l’enfant", qui ressemble à une expérience de pensée :
Dieu fidèle, toi qui, pour créer ton peuple et assurer sa marche dans l’histoire, suscita des femmes de foi et de courage comme Sarah, Myriam, Ruth, Esther ;
toi qui me fis naître d’Anne, qu’on croyait stérile,
accorde-moi une heureuse grossesse
et fais surgir de moi une femme forte
à qui j’apprendrai à célébrer ton nom
et à témoigner dans tous ses gestes
de la constance et de la profondeur de ton amour.
Et s’il te plaisait de me confier plutôt un fils,
donne-moi de lui former un cœur
qui sache rendre visible ta miséricorde et ta tendresse,
comme je m’efforce moi-même de le faire au jour le jour.

AMEN.
Et si Marie avait eu …. Une fille ?


Jeu d' orgue

Chant d'Assemblée : Louange et Prière n°250 « Mon Dieu, mon Père, écoute-moi », strophes 1, 2 et 3

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Collecte
Jeu d’orgue

Prière d’intercession
(proposée par la Pasteure)
Éternelle Dieue, aujourd’hui je rajouterai un « e » au mot qui tente de te dire. Une fois n’est pas coutume. Quelle importance ? C’est que dans ce petit « e », se concentre l’histoire de l’inégalité entre les deux parts du genre humain, l’histoire d’une violence, l’histoire d’une discrimination. Alors aujourd’hui nous prions, femmes et hommes rassemblés dans la même confiance devant toi, qui n’est sans doute ni homme ni femme, mais dont on nous a dit ton amour et ta solidarité avec ceux qui souffrent de l’inégalité et de la violence. Au 1er juillet de cette année, 48 femmes avaient été tuées sous les coups de leur conjoints. Qu’en sera-t-il en décembre ? Aide-nous à désamorcer cette violence dans les plus petits indices que nous percevons. Dans les propos ordinaires comme dans les situations dramatiques. Dans notre pays, 87 % des victimes d’actes sexistes sont des femmes et 91 % des mis en cause sont des hommes. Aide-nous à lutter, par l’éducation mais aussi par un courage de la parole contre l’hypocrisie, contre les stéréotypes qui parcourent nos sociétés, nos médias, nos discours politiques et parfois aussi nos discours scientifiques. Dans notre pays, Les femmes qui travaillent gagnent en moyenne 15, 5 % de moins que les hommes. Ce qui revient à 39 jours de travail gratuit par an. A défaut de leur donner 39 jours de vacances bien méritées pour la traditionnelle double journée, aide-nous à lutter pour le droit de toutes les femmes dans notre société. Et ensemble, en t'imaginant pour une fois comme une mère qui regarde ses fils et ses filles, nous te prions : Notre Mère...

Notre Père
Notre Mère qui es aux cieux,
Que ton nom soit sanctifié,
Que ton règne vienne,
Que ta volonté soit faite
Sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd'hui
Notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
Comme nous pardonnons aussi
À ceux qui nous ont offensés.
Ne nous laisse pas
Entrer en tentation,
Mais délivre-nous du mal,
Car c'est à toi qu'appartiennent
Le règne, la puissance et la gloire,
Pour les siècles des siècles.
Amen.

Exhortation et bénédiction
Femmes et hommes
allez d’un pas égal dans la vie qui vous est donnée,
vous vous êtes bénis. Amen.

Spontané : Confie à Dieu ta route

Orgue

Paroles des cantiques du dimanche 15 août 2021

Psaume : Psautier Français n° 47 « Frappez dans vos mains », strophes 1, 2 et 3

Strophe 1
Frappez dans vos mains,
Vous, tous les humains !
À cris redoublés,
Peuples assemblés,
Exultez de joie
Car voici le Roi.
Redoutable et doux,
Dieu veille sur vous ;
Son bras souverain,
Sa puissante main
Étend à jamais
Son règne de paix.

Strophe 2
Si Dieu a choisi
Israël pour fils,
S’il l’a secouru,
S’il l’a maintenu,
C’est pour proclamer
Par son bien-aimé :

“En moi s’uniront
Toutes les nations ;
Il faut maintenant
Que s’ouvre tout grand
Partout, pour toujours,
Mon règne d’amour !”

Strophe 3
Peuple racheté,
Viens ici chanter !
De tes oppresseurs  
Voici le vainqueur !
Fais sonner du cor,
Dieu est juste et fort.
Chantez tous, chantez
Sa grande bonté.
Il vient rétablir,
Il fait resplendir
Plus haut que les cieux
Le règne de Dieu.

Cantique : Louange et Prière n° 218 « Que toute la terre » Strophes 1 et 2

Strophe 1
Que toute la terre acclame ton nom,
Jésus notre frère, Christ notre rançon !
Que tout genou plie devant ta grandeur,
Prince de la vie, ô notre Sauveur !

Strophe 2
Tu laissas ta gloire, tu pris nos douleurs,
Et par ta victoire tu taris nos pleurs.
Parole éternelle, verbe créateur,
Une chair mortelle voile ta splendeur.

Strophe 3
Céleste victime de tous nos péchés,
À ta croix sublime tiens-nous attachés. Maître de nos âmes, fais brûler nos coeurs
De tes saintes flammes, et rends-nous vainqueurs.

Cantique : Louange et Prière n° 250 « Mon Dieu, mon Père, écoute-moi » Strophes 1, 2 et 3

Strophe 1
Mon Dieu, mon Père, Écoute-moi,
Car ma prière S'élève à toi.
En Jésus-Christ, Tu nous l'as dit,
Je puis, Seigneur, T'ouvrir mon cœur.
Ah ! fais-moi grâce, Dieu tout-puissant !
Tourne ta face Vers ton enfant.

Strophe 2
Viens, je te prie, Change mon cœur ;
Guide ma vie Loin de l'erreur.
Mon seul désir Est de choisir
La bonne part Sous ton regard.
Que mon offense Ne lasse plus
Ta patience, Seigneur Jésus !

Strophe 3
Fais-moi comprendre Ta charité
Et bien entendre Ta vérité.
Oui, que ta main, Sur mon chemin,
Soit, ô Dieu fort, Mon seul support !
Que ta puissance Soit chaque jour
Ma délivrance, O Dieu d'amour !

Strophe 4
Rends-moi fidèle Par ton secours,
Et sous ton aile Tiens-moi toujours ;
Loin du danger, O bon Berger !
Conduis mes pas Jusqu'au trépas.
Vois ma faiblesse Et me soutiens
Par ta tendresse : Je t'appartiens.

Paroles des répons du temps de l'Église

Après la salutation
Répons : « Bénissons Dieu le seul Seigneur » (Ps. 134, str.1).

Bénissons Dieu le seul Seigneur,
Nous qu’il choisit pour serviteurs.
Levons nos mains dans sa maison,
Pour bénir et louer son nom.

Après la volonté de Dieu
Répons : « Parle, parle Seigneur, ton serviteur écoute » (L&P n°193, str.1)

Parle, parle Seigneur, ton serviteur écoute :
Je dis ton serviteur, car enfin je le suis.
Je le suis, je veux l’être, et marcher dans ta route,
Et les jours et les nuits.

Après la prière de repentance
Répons : « J’aime mon Dieu, car il entend ma voix ». (Ps. 116, str.1)

J’aime mon Dieu car il entend ma voix,
Quand la frayeur ou le tourment m’oppresse,
Quand j’ai prié au jour de ma détresse,
Dans sa bonté, il s’est tourné vers moi.

Après l’annonce de la grâce
Répons : « Combien grande est ta gloire » (Ps 92 selon L&P n° 38 str.2).

Combien grande est ta gloire, en tout ce que tu fais, 
Et combien tes hauts faits sont dignes de mémoire !
Tes œuvres sans pareilles ont réjoui mon cœur,
Je veux chanter, Seigneur, tes divines merveilles !

Après la confession de foi 
Répons : « Grand Dieu, nous te bénissons » (L&P n°69, str.1)

Grand Dieu, nous te bénissons, nous célébrons tes louanges,
Éternel, nous t’exaltons, de concert avec les anges,
Et prosternés devant toi, nous t’adorons, ô grand Roi !
Et prosternés devant toi, nous t’adorons, ô grand Roi !

Après la bénédiction
Répons : « Confie à Dieu ta route » (L&P n°309, str.5)

Bénis ô Dieu nos routes, nous les suivrons heureux,
Car toi qui nous écoutes, tu les sais, tu les veux.
Chemins riants ou sombres, j’y marche par la foi,
Même au travers des ombres, ils conduisent à toi.

Lecture de la Bible

Evangile de Luc, chapitre 1, versets 26 à 38


26  L'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée du nom de Naza
27  chez une vierge fiancée à un homme du nom de Joseph, de la maison de David ; le nom de la vierge était Marie.
28  Il entra chez elle et dit : Réjouis-toi, toi qui es comblée par la grâce ; le Seigneur est avec toi.
29  Très troublée par cette parole, elle se demandait ce que pouvait bien signifier une telle salutation.
30  L'ange lui dit : N'aie pas peur, Marie ; car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
31  Tu vas être enceinte ; tu mettras au monde un fils et tu l'appelleras du nom de Jésus.
32  Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père.
33   Il régnera pour toujours sur la maison de Jacob ; son règne n'aura pas de fin.
34  Marie dit à l'ange : Comment cela se produira-t-il, puisque je n'ai pas de relations avec un homme ?
35  L'ange lui répondit : L'Esprit saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C'est pourquoi l'enfant qui naîtra sera saint ; il sera appelé Fils de Dieu.
36  Elisabeth, ta parente, a elle aussi conçu un fils, dans sa vieillesse : celle qu'on appelait femme stérile est dans son sixième mois. 
37  Car rien n'est impossible de la part de Dieu.
38  Marie dit : Je suis l'esclave du Seigneur ; qu'il m'advienne selon ta parole. Et l'ange s'éloigna d'elle.

Vidéo du culte entier

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