Devenir apôtres de la Grâce

Jean 20:19-23

Culte du 24 mai 2020
Prédication de Agnès Adeline-Schaeffer

Vidéo du culte entier

Dimanche 24 mai 2020
14ème jour du dé-confinement progressif

Culte à destination du site internet  

Liturgie par le Pasteur Béatrice Cléro-Mazire
Prédication par le Pasteur Agnès Adeline-Schaeffer
Musique par David Cassan, organiste titulaire 

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Musique

Salutation 

La grâce et la paix vous sont données, ici et maintenant, de la part de Dieu, notre Père, et de la part de Jésus-Christ, son fils, notre frère, mort, ressuscité pour nous donner la vie,  élevé au ciel pour nous rendre libres.

Accueil

Amis, frères et sœurs, soyez les bienvenus pour ce culte, en ce jour 14 du dé-confinement progressif.
Ce matin, nous nous arrêtons. Nous n’oublions pas les soucis de notre vie, ni les angoisses du monde, nous ne les mettons pas de côté.
Au contraire, nous les portons avec nous et venons les présenter devant Dieu.
Mais nous nous arrêtons.
Pour prendre le temps de faire une pause dans l’agitation de nos vies, dans le tumulte de nos préoccupations.
Des questions, nous en avons. Des deuils, nous en avons. Des peurs et des appréhensions, nous en avons.
Mais nous avons aussi des sujets de joie et de reconnaissance, des raisons de rendre grâce, nous avons aussi.
Nous nous arrêtons pour nous rassembler au nom du Seigneur, grâce à ce culte virtuel sur le site internet, et nous croyons, chacun à notre manière, que le Seigneur ressuscité est présent parmi nous.  Il entre dans nos espaces fermés, calfeutrés, protégés, et il donne à chacune son souffle de vie.
(d’après un texte de l’ERF Région Ouest. Equipe Régionale Culte et Liturgie)

 
Louange
Adressons à Dieu cette prière de louange :
 
On dit que tu nous parles, mais je n’ai jamais entendu ta voix de mes propres oreilles ;
Les seules voix que j’entends, ce sont des voix fraternelles qui me disent les paroles essentielles.
On dit que tu fais route avec nous, mais je ne t’ai jamais surpris à mêler tes pas à ma propre marche.
Les seuls compagnons que je connaisse, ce sont des êtres fraternels qui partagent la pluie, le vent, le soleil.
On dit que tu nous aimes, mais je n’ai jamais senti ta main se poser sur mes propres épaules.
Les seules mains que j’éprouve, ce sont des mains fraternelles qui consolent et accompagnent.
Mais, si c’est Toi, O mon Dieu, qui m’offres ces voix, ces compagnons, ces mains, alors,
Au cœur du silence et de l’absence, tu deviens par tous ces frères, Parole et Présence.
Béni sois-tu, ô mon Dieu ! 
(Jacques Mussset)

Chant
Avec le Psautier français, nous vous proposons de vous unir par le chant du
Psaume 33, « Réjouis-toi peuple fidèle », strophes, 1, 2 et 5.

1 - Réjouis-toi, peuple fidèle,
Acclame Dieu à pleine voix !
Sa louange est séante et belle
Dans la bouche des hommes droits.
Sur un air de fête
Sonnent les trompettes
Pour un chant nouveau ;
Les cors, les cithares,
Les voix les plus rares,
Les sons les plus beaux.

2 - Ta parole agit sur la terre
Avec droiture et vérité.
Partout son œuvre de lumière
Y fait rayonner ta bonté.


Que ta voix résonne,
Le chaos s’ordonne,
Le ciel resplendit ;
Sources et rivières
Arrosent la terre,
Le désert fleurit.

5 - Seigneur, notre âme est confiante,
Ta parole est son bouclier ;
En toi elle a mis son attente
Et sur ton nom veut s’appuyer.
Ton amour habite
L’homme qui médite
Ta promesse, ô Roi,
Et ta bonté garde
Qui vers toi regarde,
Qui espère en toi.

Repentance
Prions, avec ces mots du Pasteur Michel Wagner :

Ce n’est pas tellement ton regard,
Seigneur, que je crains,
mais d’abord celui des autres.

Tu n’as pas d’illusions sur moi,
et j’essaye de ne pas en avoir non plus.
Entre nous les choses sont claires.
Hors de la grâce, je suis perdu.

Mais les autres…
Tous ces autres qui me voient vivre
Et trouvent que j’ai piètre mine
A me déclarer des tiens,
Alors que je vis comme eux.

J’ai honte, Seigneur, de me comporter si souvent
Comme si tu ne m’avais pas pardonné,
De retourner sans cesse à ce dont tu m’as délivré.

Jusques à quand ?
Jusques à quand me faudra-t-il être chrétien misérable,
Mendiant ta grâce quand personne ne me regarde,
Alors que j’aimerais tant la refléter dans mon quotidien ?

Tout est grâce,
Tu me l’as dit et répété,
Mais le remords, qui n’est pas le pardon, a la vie dure.

Alors la grâce que je te demande aujourd’hui,
C’est que ton pardon change ma vie.
Que ces autres, qui me savent pêcheur,
Puissent aussi me reconnaître pécheur-pardonné.

Ainsi seront mes premiers pas
Sur le chemin de la liberté.
(Pasteur Michel Wagner, Prières qui n’en ont pas l’air, « Le regard des autres », p.39)

Annonce du pardon

Quand les montagnes s’éloigneraient,
Quand les collines chancelleraient,
Mon amour ne s’éloignera pas de toi,
Et mon alliance ne sera pas ébranlée,
Dit celui qui a compassion de toi, l’Éternel.
(Jérémie 54:10)

Confession de foi
Rassemblés par cet amour sans conditions, nous confessons notre foi :

Nous croyons en Dieu, notre Père,
De qui vient toute chose et par qui nous sommes.
Nous croyons en Jésus-Christ,
Son Fils unique, notre Sauveur,
Mort et ressuscité pour nous.
Nous croyons en l’Esprit-Saint
Qui nous éclaire, nous console,
Nous régénère et nous sanctifie.
Amen.

Doxologie
« Gloire à Dieu dans les cieux et sur la terre, et d’éternité en éternité »

Musique

Prière d'illumination

Éternel, Dieu de la vie,
Nous avons faim et soif de ton pardon,
Nous avons faim et soif de ta présence,
Nous avons faim et soif de ton amour.
Nous sommes devant toi, prêts à écouter ta Parole,
qui rassasie, qui vivifie, qui renouvelle nos forces.
Envoie sur chacun et chacune de nous le souffle de ton Esprit,
afin que nous prenions conscience de ta présence dans nos vies,
et que nous puissions accueillir la Parole que tu nous destines aujourd’hui.
Amen

Musique

Lecture de la Bible
Évangile de Jean, chapitre 20, versets 19 à 23 (traduction T.O.B.)
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Prédication

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Amis, frères et sœurs,

Nous cheminons depuis six semaines dans l’ensemble des Évangiles, pour nous imprégner des récits qui suivent la mort et la résurrection de Jésus-Christ. Nous suivons les disciples tour à tour à Jérusalem, sur le chemin d’Emmaüs ou en Galilée, au bord du lac de Tibériade. Nous les découvrons en relation avec leur Maître, ressuscité, et chaque rencontre est originale. Le Ressuscité les rejoint dans leur marche, se fait reconnaître par le geste du partage du pain, ou encore par une pêche miraculeuse, puis disparaît. Indépendamment de l’Ascension dont nous venons de nous souvenir il y a quelques jours, qui vient conclure la série des différentes apparitions de Jésus, nous retrouvons aujourd’hui les disciples le soir de Pâques, qui vont faire l’expérience de cette nouvelle proximité de Jésus à leurs côtés.

Selon la tradition évangélique, les différentes apparitions de Jésus ressuscité, d’abord aux femmes, puis au groupe des disciples rassemblés, jouent un rôle fondateur pour l’existence et l’avenir de l’église primitive. Même si les récits évangéliques se veulent apparemment soucieux d’une certaine chronologie, nous pouvons avoir la sensation d’une histoire discontinue. Cela nous rappelle que les Évangiles ne sont pas un journal de bord écrit au quotidien, mais un témoignage tardif, a posteriori et pluriel, écrit par des disciples, tous différents, qui ont pris le recul suffisant pour partager, de nombreuses années après les événements, l’affirmation de leur foi naissante.

Dans cette courte narration que nous venons d’entendre, Jésus ressuscité vient rendre visite à ses disciples, sans doute au nombre de 10, ce soir-là, puisque Judas est mort et il est précisé, un peu plus loin dans le récit, que Thomas est absent. Les portes de leur maison sont verrouillées. Les disciples se sentent menacés. C’est une caractéristique des juifs qui n’osaient pas encore se déclarer en faveur de Jésus. Ils sont donc doublement enfermés, dans leur maison et dans leur angoisse. C’est dans ce milieu calfeutré que surgit Jésus. Aucune explication n’est donnée de cette situation extraordinaire. Jésus est là, tout simplement. Il salue ses disciples par ces mots : « La paix soit avec vous ». Ce sont les premiers mots que le Ressuscité adresse à ses disciples rassemblés. Ce n’est pas une salutation de politesse ni un vœu, mais plutôt l’accomplissement de cette promesse, qu’il avait faite précédemment dans son discours d’adieu : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. » (Jean 14:27). La paix comme don de Dieu traverse les récits de la Bible, comme étant un projet que Dieu poursuit inlassablement, et s’accomplit à ce moment-là, dans le Ressuscité, par sa présence insolite.

Tout en leur parlant, Jésus leur montre ses mains et son côté. Il leur montre les traces de sa crucifixion. Jésus est là, avec son propre corps, rappelant son humanité, mais transfiguré par la résurrection inaugurant sa part divine. Il semble bien que cette façon de voir Jésus ne soit réservée qu’aux disciples. Ils sont les témoins privilégiés de la promesse faite encore par Jésus avant de mourir : « Encore un peu de temps et le monde ne me verra plus. Mais vous, vous me verrez, parce que je vis et que vous vivrez aussi ». (Jean 14:19). C’est la réalisation de cette promesse qui remplit les disciples de joie, de cette joie parfaite (Jean 15:11), que nul ne leur ravira (Jean 16:22). La joie est ici synonyme d’un épanouissement lié à une expérience unique, qui rejoint et comble les disciples dans leur attente.

Cette apparition du Ressuscité débouche sur une mission : « Comme le Père m’a envoyé, à mon tour je vous envoie. » Pourtant, lors de son ministère terrestre, Jésus avait déjà envoyé les disciples en mission, pour proclamer le Règne de Dieu, guérir et chasser les démons, (Luc 9:1-2) ; ils sont les ouvriers envoyés pour la moisson, (Mt 9:38). Mais ici, cet envoi prend une autre dimension : leur mandat s’enracine dans la mission que le Père a confiée à Jésus. Jésus étend aux disciples sa propre mission. C’est une seule et même mission, qui se continue, d’abord par les disciples, qui sont en train de devenir des apôtres, et qui se continuera par la suite, à travers toutes les générations de croyants. Et les disciples d’hier comme les croyants d’aujourd’hui sont au bénéfice de la même promesse faite par Jésus : celle de ne pas être seuls dans l’accomplissement de leur mission.

C’est alors que Jésus souffle sur ses disciples, il insuffle ses disciples, et leur dit : « Recevez l’Esprit Saint ». C’est déjà la Pentecôte pour les disciples, le soir de la résurrection. Jésus envoie l’Esprit Saint à ses disciples dans un geste simple, celui du souffle, qui rappelle le geste primordial de la création de l’être humain dans le livre de la Genèse. D’ailleurs, le verbe grec pour traduire «souffler » (enephysesen) est employé seulement trois fois dans la traduction grecque de la Bible, la Septante :

- la première fois dans le livre de la Genèse : « Dieu façonna l’homme, poussière tirée du sol, il insuffla dans ses narines une haleine de vie et l’homme devint un être vivant » (Gn (2:7) ;
- La seconde fois dans le livre de la Sagesse, rappelant que « Le Créateur a insufflé en l’homme un souffle qui fait vivre » (Sg 15:11), faisant allusion à la vision des ossements desséchés qui reprennent vie, selon le livre d’Ézéchiel (Ez 37:5-9 et ss) ;
- La troisième fois dans ce passage de l’Évangile de Jean, où les disciples sont, en quelque sorte, créés « nouveaux ». Ce souffle est celui qui les régénère d’une part, c’est leur résurrection, et leur permet de partir en mission, d’autre part, c’est leur Pentecôte. 

Les disciples ne le savent pas encore, mais ils vont devoir apprendre à vivre sans la présence physique du Ressuscité. L’Esprit est ce qui restera par la suite. Quand Jésus aura disparu de leurs yeux, qu’il sera devenu absent, c’est l’Esprit qui prendra le relais. En soufflant sur eux, il les ouvre à une liberté et à une confiance pleine et entière. C’est le Ressuscité qui fait confiance à ses disciples, et en disant cela, c’est Dieu qui fait confiance à l’homme. Et c’est sans doute cela la radicale nouveauté de l’Évangile, ainsi que l’écrivait le pasteur Louis Simon :
« Dans toutes les religions du monde, même chrétienne, même protestante, Dieu est toujours là, où que l’on aille, omniprésent, inévitable, oppressant, incontournable. Rien ne lui échappe, il sait tout. Il surveille tout, il contrôle tout. Or pour Jésus, ce Dieu là, c’est le faux-dieu. Car le Dieu véritable, c’est celui qui veut prendre du recul, non parce qu’il aurait cessé de nous aimer, mais au contraire parce qu’il veut nous faire confiance et nous exercer à l’usage d’une liberté responsable. Il creuse devant nous une liberté possible et il nous fait confiance totalement »*

Tel est le paradoxe de l’Évangile. C’est la parole prêchée, l’écriture des évangiles et le témoignage des disciples qui vont remplacer le fait d’avoir vu le Christ. Les disciples croient parce qu’ils ont vus. Il va falloir continuer de croire, même quand ils ne le verront plus, et qu’ils trouvent le moyen de transmettre ce qu’ils auront compris du Christ à des générations nouvelles qui, par la force des choses, ne connaîtront jamais physiquement le Christ. Le témoignage va donc reposer sur l’expérience spirituelle, qui elle-même va reposer sur la confiance, l’autre mot de la foi. Et cette confiance est de taille. Elle réside dans les mots qui suivent : « Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis, ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. »

Cette mission peut paraître radicale, au premier abord, mais elle n’a pas d’autre but que de rappeler que la mission des disciples, puis celle de l’Église, est d’annoncer le pardon de Dieu à tous et pour tous, sans condition. Et les disciples devront apprendre à vivre de ce pardon, pour eux-mêmes.
C’est un pardon qui prendra du temps, qui sera renouvelé autant de fois qu’il y aura besoin, parce que tous les êtres humains sont pécheurs sans exception, que malgré notre adhésion à la grâce, dans la foi, nous sommes des récidivistes du péché, peut-être parce que nous avons du mal à croire à ce pardon pour nous-mêmes. Cette mission s’enracine dans la parole du Christ : « Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements » qui est un écho de ce que Dieu disait déjà à son peuple, par la voix de Moïse, tout au long du livre du Deutéronome : « S’ils m’aiment, ils suivront mes commandements ». (Dt 10).

Jésus maintenant va partir. Il va laisser les disciples prendre leurs responsabilités petit à petit. Et par voie de conséquence, il nous laisse prendre nos responsabilités, en particulier de rechercher, ici et maintenant, dans le monde qui est le nôtre, avec ses bouleversements liés à la pandémie, comment résonnent les paroles de Jésus, quand il dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. » ou « Je suis la résurrection et la vie » ou encore « Va, tes péchés sont pardonnés ». Comment ces paroles vont-elles aider aujourd'hui au renouvellement de notre société. Mais au fond c’est avec l’ensemble de la Parole, que nous avons toutes les cartes en mains.

La voix de Jésus va se taire, mais il laisse les paroles de la vie éternelle. Et comme l’écrit le pasteur Gérard Delteil : «D’autres voix vont naître, en écho de sa propre parole. Non pas pour répéter, reproduire, ce qu’il a dit, -qui le pourrait d’ailleurs, mais pour que résonne ce que sa parole a suscité, pour que se déploie le monde nouveau qu’il a ouvert. Ce n’est jamais sans lui qu’ils vont parler, et pourtant c’est bien leur parole à eux, leurs accents à eux, à chacun, chacune d’entre eux qui vont se faire entendre. Sans lui, et pourtant avec lui, grâce à lui. »

Dans la foi qui est la nôtre, nous ne pourrons rien entreprendre sans nous relier à la Parole, ni au témoignage intérieur du Saint Esprit, comme le précisait Jean Calvin. L’Esprit Saint est cette force invisible, qui se manifeste de tant de façons, à la fois extraordinaires et éclatantes, voire aveuglantes comme un jour, pour Paul sur le chemin de Damas (Actes 9) ou de façon discrète, douce, sensible, voire dans la fragilité de chacun, faisant naître chacun, chacune, à une vie nouvelle, autrement dit à une vie dans le discernement et une nouvelle compréhension des êtres et des événements, comme chemins nouveaux de la grâce.
Amen.

Références :
- Louis Simon, « L’Église du Disparu de Pâques », Études, mars 1999, p.357-364, cité dans le livre de Gérard Delteil, p.161
- Gérard Delteil, « Par-delà le silence », Quand Dieu se tait, éditions Olivétan, p.162-163.

Chant
Dans le recueil Louange et Prière, nous vous invitons à vous unir par le chant du
Cantique 424, "Ô Saint-Esprit, Esprit de vie", strophes 1, 2, 3 et 4

1 - O Saint-Esprit, esprit de vie,
De lumière et de foi,
Source de puissance infinie,
Dans ma faiblesse à toi je crie :
Accomplis tout en moi.

2 - J’ai compris que, sans ta présence,
Tout est sombre ici-bas.
Je veux, dans chaque circonstance,
Me placer sous ta dépendance :
Tu me dirigeras.


3 - Conduis-moi selon ta promesse,
En toute vérité.
Sois mon secours, sois ma sagesse,
Et que je marche sans faiblesse,
A ta sainte clarté.

4 - Inspire-moi chaque prière,
Garde-moi de l’erreur ;
Éclaire-moi de ta lumière,
Viens transformer ma vie entière :
En tout, rends-moi vainqueur !


Annonces

L’Oratoire du Louvre reste en contact avec vous.
N’hésitez pas à consulter régulièrement notre site internet : oratoiredulouvre.fr
Vous y trouverez des méditations, des prières, des contenus pour les enfants et chaque semaine, le culte en version audio ou vidéo et en texte imprimable.
Vous pouvez aussi envoyer un message sur l’adresse mail suivante : accueil@oratoiredulouvre.fr et demander à être abonnés à la Newsletter.
Le temple et la maison presbytérale sont fermés au public jusqu’à nouvel ordre.

Collecte : En ce dimanche, nous  vous invitons à faire votre offrande à votre église, comme si vous étiez au temple, en cliquant sur « faire un don »,  en haut de la page d'accueil ou en bas de toutes les pages du site oratoiredulouvre.fr
Car le dé-confinement  progressif ne doit pas nous priver de la joie de donner et de faire communauté.

Prière d'intercession et Notre-Père :
Pour terminer ce culte, je vous invite à la prière.

Éternel, Dieu de la vie,
Nous te remercions pour ce culte qui nous rassemble dans un même élan,  un même souffle.
Merci pour ta Parole de vie qui nous rejoint fidèlement au cœur d’un monde incertain.
Nous te confions les familles en deuil d’un être cher sans avoir pu l’accompagner comme elles le souhaitaient. Donne-leur ton souffle.
Nous te confions les malades, les isolés, les personnes détenues, celles et ceux qui sont obligés de vivre à l’écart, cloitrés, confinés. Donne-leur ton souffle.
Nous te confions celles et ceux qui travaillent, sans se relâcher,  à soigner, guérir, écouter, accompagner, nourrir, rassurer, consoler, encourager. Donne-leur ton souffle.
Nous te confions celles et ceux qui pensent à une nouvelle manière de vivre ensemble, celles et ceux recherchent un vaccin et celles et ceux qui réfléchissent à une autre économie solidaire des hommes et de la terre. Donne-leur ton souffle.
Nous te confions les personnes qui ont demandé le secours de notre prière. Nous te les nommons dans le profond de nos cœurs. Donne-leur ton souffle.
Rappelle-nous que ce souffle que Jésus a donné à ses disciples calfeutrés, nous est donné à nous aujourd’hui, afin que nous soyons les témoins de ton amour et les innovateurs de ton règne, là où tu nous as placés.

Ensemble, liés les uns aux autres, malgré les distances qui nous séparent, nous te disons d’un même cœur la prière que Jésus nous a enseignée :


Notre Père qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Ne nous soumets pas à la tentation
Mais délivre-nous du mal,
car c’est à toi qu’appartiennent
Le règne, la puissance et la gloire, aux siècles des siècles.
Amen.


Exhortation et Bénédiction

Ne crains rien, dit l’Éternel,
car je suis avec toi ;
Ne promène pas des regards inquiets, car je suis ton Dieu ;
Je te fortifie, je viens à ton secours,
Je te soutiens de ma droite triomphante. (Ésaïe 41:10).

Mon frère, ma sœur, mon ami,
Que le SEIGNEUR te bénisse et te garde !
Que le SEIGNEUR fasse rayonner sur toi sa face et t'accorde sa grâce !
Que le SEIGNEUR porte sur toi son regard et te donne la paix !

Musique

Jean 20:19-23

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Lecture de la Bible

Jean 20:19-23

19 Le soir de ce jour, qui était le premier de la semaine, les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient fermées, par la crainte qu'ils avaient des Juifs ; Jésus vint, et debout au milieu d'eux, il leur dit : Que la paix soit avec vous !
20 Quand il eut dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples se réjouirent en voyant le Seigneur.
21 Jésus leur dit de nouveau : Que la paix soit avec vous ! Comme le Père m'a envoyé, moi aussi, je vous envoie.
22 Après ces paroles, il souffla sur eux et leur dit : Recevez l'Esprit Saint.
23 Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés, et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus.

Audio

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