De l'hypocrisie en religion

Matthieu 23:1-28

Culte du 22 août 2021
Prédication de Béatrice Cléro-Mazire

Vidéo de la partie centrale du culte

Culte à l'Oratoire du Louvre

Dimanche 22 août 2021
« De l'hypocrisie en religion »


Culte par la pasteure Béatrice Cléro-Mazire
Musique : Pierre Farago, organiste invité

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Orgue

Salutation
La grâce et la paix vous sont données, de la part de Dieu notre Père, et de Jésus-Christ, notre Sauveur et notre frère.

Accueil :
Chers amis, bienvenue dans ce lieu de prière, que vous soyez habitués à y venir où que vous veniez ce matin pour la première fois, vous êtes ici chez vous. Bienvenue aussi à toutes celles et ceux qui nous rejoignent par le biais des réseaux sociaux, nous sommes en communion les uns avec les autres. Ce matin, Pierre Farago accompagnera nos chants et nos méditations à l’orgue. Merci à lui d’avoir répondu à notre invitation. Je salue particulièrement l’église de Château-Thierry où nous étions avec quinze paroissiens de l’Oratoire hier pour une journée riche en découvertes et en amitié. Merci encore pour ce beau moment. Et dans la même communion, je vous invite à la prière :

Prière :
Éternel, nous sommes rassemblés ce matin dans ton église. Nous allons méditer l’enseignement que tu nous offres en ton fils Jésus Christ. Bénis ce temps dans notre vie et que la communion visible que nous allons vivre ce matin soit le reflet fidèle de l’amour mutuel que nous avons dans nos cœurs.
Amen.

Spontané : Bénissons Dieu le seul Seigneur . (Psaume 134) [cliquer ici]

Louange :
Père aux cieux, vaste est ton infini royaume,
Toi qui portes le poids des globes célestes et gouvernes les forces du monde dans l’énormité des espaces ; innombrable comme le sable est la multitude de ceux qui ne vivent et n’existent que par toi. Et pourtant tu écoutes le cri de tous, aussi de l’homme que tu as formé particulièrement pour toi, tu écoutes le cri de tous, et cela sans te prendre au désordre de leur clameur ni au préjudice d’aucun d’eux, comme si tu faisais des différences. Non seulement tu entends la voix du responsable d’un grand nombre, au nom de qui il pourrait te prier, comme s’il t’était plus proche parce qu’il est au sommet ; et non seulement la voix de celui qui prie pour ses aimés, comme s’il était mieux à même d’attirer sur lui ton attention, lui qui a cet avantage du bonheur d’avoir ses aimés : non, le dernier des hommes, le plus abandonné, le plus seul… Au désert ou dans le tourbillon des foules, tu l’écoutes. Quand bien même l’oubli l’aurait séparé de quiconque, et fût-il dans la foule devenu méconnaissable, néanmoins tu le discernes, tu ne l’as pas oublié, tu te rappelles son nom, tu sais où il est caché, s’il est au désert ou perdu de vue dans la foule ; et serait-il au fond des ténèbres de l’angoisse, avec d’horribles pensées, abandonné des hommes et presque de la langue que parlent ses semblables: tu ne l’as pas oublié, tu comprends son Langage, tu sais vite trouver le chemin pour le rejoindre, aussi vite que le son ou que l’éclair de la lumière ; et si tu traînes, ce n’est pas lenteur mais sagesse ; et si tu traînes, ce n’est pas lenteur mais seulement parce que tu connais la vitesse de ton secours ; et si tu traînes, ce n’est pas mesquine lésinerie, mais parcimonie paternelle qui garde le meilleur pour l’enfant dans le plus sûr des lieux pour l’instant le plus opportun. Seigneur Dieu ! Vers toi cri L’homme au jour de détresse, il te rend grâce au jour de joie.
[Soren KIERKEGAARD, Journal]

Cantique Chanté : Louange et Prière n°135 « Entonnons un saint cantique », strophes 1 et 2 [cliquer ici]

Volonté de Dieu
6  Le jeûne tel que je l'aime, le voici, vous le savez bien : c'est libérer les hommes injustement enchaînés, c'est les délivrer des contraintes qui pèsent sur eux, c'est rendre la liberté à ceux qui sont opprimés, bref, c'est supprimer tout ce qui les tient esclaves.
7  C'est partager ton pain avec celui qui a faim, c'est ouvrir ta maison aux pauvres et aux déracinés, fournir un vêtement à ceux qui n'en ont pas, ne pas te détourner de celui qui est ton frère.
8  Alors ce sera pour toi l'aube d'un jour nouveau, ta plaie ne tardera pas à se cicatriser. Le salut te précédera et la glorieuse présence du Seigneur sera ton arrière-garde.
9  Quand tu appelleras, le Seigneur te répondra ; quand tu demanderas de l'aide, il te dira : « J'arrive !
[Ésaïe 58:6-9]

Spontané : Parle Parle Seigneur (Louange et prière 193) [cliquer ici]

Confession du péché :
Délivre-moi, Seigneur, de la paresse qui s’agite, déguisée en activité, de la lâcheté qui accomplit ce qu’on ne demande point, afin d’éluder un sacrifice.
Mais donne-moi l’humilité en qui seule est le repos,
et délivre-moi de l’orgueil qui est le plus lourd fardeau.
Pénètre mon cœur, toute mon âme, de la simplicité de l’amour. AMEN.

Spontané : J’aime mon Dieu car il entend ma voix ( Psaume 116 b) [cliquer ici]

Annonce de la grâce
Voici que la grâce de l’Évangile, si difficile à comprendre aux gens pieux, nous met en face de la vérité et nous dit : tu es un pécheur, un très grand pécheur, incurablement, mais tu peux aller, tel que tu es, à Dieu qui t’aime. Il te veut tel que tu es, sans que tu fasses rien, sans que tu donnes rien, il te veut toi-même, toi seul...Dieu est venu jusqu’à toi, pécheur, pour te sauver. Réjouis-toi ! En te disant la vérité, ce message te libère. Devant Dieu, tu ne peux pas te cacher. Le masque que tu portes devant les hommes ne sert à rien devant lui. Dieu veut te voir tel que tu es pour te faire grâce. Tu n’as plus besoin de te mentir à toi-même et de mentir aux autres en te faisant passer pour sans péché ; non, ici il t’est permis d’être un pécheur, remercie Dieu.
[Dietrich Bonhoeffer, De la vie communautaire, Cerf et Labor et Fides 1988, p.113-114].

Spontané : Ô que c’est chose belle ( Psaume 92) [cliquer ici]

Confession de foi :
Nous ne sommes pas seuls,
Nous vivons dans le monde qui appartient à Dieu.
Nous croyons qu’il fait le monde pour le bonheur et pour la vie ; 
malgré les limites de notre raison et les révoltes de notre cœur,
Nous croyons en Dieu.
Nous croyons qu’il travaille en nous par son Esprit 
pour nous apporter la réconciliation et le renouveau,
Nous avons confiance en lui.
Il nous appelle à nous rassembler : 
pour célébrer sa présence, pour aimer et servir les autres, 
pour rechercher ce qui est juste et résister au mal.
Nous proclamons le Royaume de Dieu,
Dans la vie, dans la mort, dans la vie après la mort, 
il est avec nous. Nous ne sommes pas seuls.

Spontané : Grand Dieu nous te bénissons (Louange et prière 69) [cliquer ici]

Doxologie : « Gloire à Dieu dans les cieux et sur la Terre et d’éternité en éternité »

Lecture de la Bible : Matthieu (23:1-28) [cliquer ici]

Cantique chanté : Louange et Prière n°202 « Nos cœurs, peins de reconnaissance », strophes 1, 2 et 3 [cliquer ici]

Prière d'illumination
....

Jeu d’orgue

Prédication : De l'hypocrisie en religion

Jésus est en colère : « hypocrites ! Vous purifiez le dehors de la coupe et du plat, alors qu'au dedans ils sont pleins de rapacité et d'excès ». Comment ne pas entendre pour soi-même une telle charge alors que nous allons partager ensemble la Cène ce matin, en mémoire d’un homme qui est mort d’avoir dit jusqu’au bout ce que sa foi lui dictait de faire en conscience ? « Purifie d'abord l'intérieur de la coupe », recommande Jésus, sans ménagement, à ses coreligionnaires. Comment nous garder de toute hypocrisie ?

Quand on parle d’hypocrisie religieuse, comment ne pas penser au Tartuffe de Molière ? Mais un autre auteur, analysant ce qu’est l’hypocrisie des dévots de son temps, se propose de nuancer la peinture que Molière en avait faite en dressant le portrait d’un certain Onuphre. Voici le personnage créé par Jean de La Bruyère dans ses fameux Caractères : « Onuphre n'a pour tout lit qu'une housse de serge grise, mais il couche sur le coton et sur le duvet ; de même il est habillé simplement, mais commodément, je veux dire d'une étoffe fort légère en été, et d'une autre fort moelleuse pendant l'hiver, il porte des chemises très déliées qu'il a un très grand soin de bien cacher. Il ne dit point "ma haire et ma discipline" ; au contraire : il passerait pour ce qu'il est, pour un hypocrite, et il veut passer pour ce qu'il n'est pas, pour un homme dévot ; il est vrai qu'il fait en sorte que l'on croie, sans qu'il le dise, qu'il porte une haire et qu'il se donne la discipline. (…) S'il marche par la ville et qu'il découvre de loin un homme devant qui il est nécessaire qu'il soit dévot, les yeux baissés, la démarche lente et modeste, l'air recueilli lui sont familiers, il joue son rôle. S'il entre dans l'église, il observe d'abord de qui il peut être vu, et selon la découverte qu'il vient de faire il se met à genoux et prie, ou il ne songe ni à se mettre à genoux ni à prier.(…) Il évite une église déserte et solitaire, où il pourrait entendre deux messes de suite, le sermon, vêpres et complies, tout cela entre Dieu et lui, et sans que personne lui en sût gré ; il aime la paroisse, il fréquente les temples où se fait un grand concours, on n'y manque point son coup, on y est vu. Il choisit deux ou trois jours dans toute l'année, où à propos de rien il jeûne ou fait abstinence ; mais à la fin de l'hiver il tousse, il a une mauvaise poitrine, il a des vapeurs, il a eu la fièvre : il se fait prier, presser, quereller pour rompre le carême dès son commencement, et il en vient là par complaisance. » [Jean de la Bruyère, les Caractères].

Cet Onuphre porte le nom d’un anachorète d’Égypte du IVe siècle qui vivait dans un dénuement tel, qu’au bout de plusieurs années de privation, les poils de sa barbe et ses cheveux, par leur longueur, lui tenaient lieu de vêtements. Ce n’est donc pas un hasard si la vénération de ce saint s’est développée dans les églises de la contre-réforme comme modèle d’ascétisme contre les débordements d’un clergé mondain. L’ironie de La Bruyère quand il donne ce nom à son personnage se comprend donc d’autant mieux que son Onuphre est le contraire de l’anachorète du IVe siècle. Il montre une dévotion qu’il ne vit pas sincèrement, aime être entouré de spectateurs de son jeu et poursuit les richesses et les plaisirs.
La Bruyère démasque le jeu de représentations que met en place son Onuphre. Mais comment démasquer l’hypocrisie ? Qui peut distinguer la sincérité de l’hypocrisie ?
En grec, le mot désigne les acteurs de théâtre qui, cachés sous leur masque, représentent à la scène, une passion, grâce à une grimace, à l’inclinaison des sourcils, à l’expression de la bouche ou à l’impassibilité des traits. L’hypocrite masque ses passions et en même temps les révèle. Il choisit ce qu’il veut montrer en fonction de ce qu’il veut cacher, afin de poursuivre son but. Mais ne sommes-nous pas toujours pris dans des jeux de représentations qui fonctionnent comme des masques et qui nous permettent de vivre en société avec des codes qui pourront être déchiffrés et acceptés par nos contemporains ? Qui pourrait vivre dans notre société en disant comme Onuphre l’anachorète : « n’est-on pas nu devant le Seigneur, seul témoin de mon existence ? » Nous ne vivons pas en ermites et les rapports sociaux nous obligent à porter le masque de la sociabilité. Qui, sortant de chez lui en colère, ne mettra pas le masque de la gentillesse en croisant la voisine qui ignore tout des raisons de sa colère ? Qui, en entrant dans une église et redoutant de croiser celui qu’il n’a pas envie de rencontrer à cause de divergences de vues passées, ne mettra pas sur son visage l’expression de la plus grande politesse en l’apercevant dans les allées de l’église ?

Mais Jésus ne parle pas de ces masques de la sociabilité tournés vers les autres, il parle des masques qui dissimulent la ruse et poursuivent une intention égocentriques. Car il s’agit bien de passer pour un saint à moindre coût. En religion comme en morale, l’hypocrisie se reconnaît à la façon de pointer les petites choses, celles qui ne nous coûtent rien, comme si elles étaient l’essentiel du problème, afin qu’elles masquent le véritable problème. Par exemple, reprendre un orateur sur sa diction ou son vêtement, pour ne pas parler de ce qu’il dit et qui dérange mon narcissisme parce qu’il a touché juste. C’est le point sur lequel Helvétius insiste dans son essai intitulé : « de l’Esprit », dans un contexte qui n’est pas exactement le contexte religieux, mais qui peut s’y transcrire aisément : « J’entends par hypocrite celui qui, n’étant point soutenu dans l’étude de la morale par le désir du bonheur de l’humanité, est trop fortement occupé de lui-même. Il est beaucoup d’hommes de cette espèce : on les reconnaît, d’une part, à l’indifférence avec laquelle ils considèrent les vices destructeurs des empires ; et de l’autre, à l’emportement avec lequel ils se déchaînent contre les vices particuliers ». [Claude Adrien Helvétius, De l’Esprit, éd. Marabout université, Chap. XVI, p 140]. L’accent est mis, ici, sur le dévoiement de l’intérêt général, par l’intérêt privé.

N’est-ce pas précisément dans un contexte politique, ce que Jésus reproche aux scribes et aux pharisiens dans un contexte religieux, quand il leur dit : « Guides aveugles, qui retenez au filtre le moucheron et qui avalez le chameau ! » ? Combien de fois ces interlocuteurs zélés viennent-ils reprocher à Jésus des choses de l’ordre du détail, comme par exemple : pourquoi tes disciples ne se lavent-ils pas les mains pour manger ? Ou encore, pourquoi tes disciples arrachent des épis le jour du sabbat ? Mais pendant ce temps, se soucient-ils de ce qui prive les plus pauvres de nourriture ? Se demandent-ils ce qu’il faut faire pour accueillir les rejetés de leur société et manger avec eux ? Ont-ils oublié l’esprit de la Loi de Moïse ?

Martin Luther, dans sa Préface à l’épître aux Romains définit ainsi la loi dont parle Paul : « Le petit mot « Loi », tu ne dois pas le comprendre de manière humaine, à savoir que c’est un enseignement sur les œuvres à faire ou à ne pas faire. C’est ainsi qu’il en va des lois humaines où l’on satisfait la loi par des œuvres même si le cœur n’y est pas. Dieu juge d’après le tréfonds du cœur, c’est pourquoi sa loi exige aussi le tréfonds du cœur. Il ne se contente pas des œuvres, il condamne bien plus les œuvres qui ne sont pas faites du fond du cœur comme étant de l’hypocrisie et du mensonge. » [M. Luther, Préface à l’épître de Saint Paul aux Romains, in Œuvres de Martin Luther Tome XX, p. 205-206]. Quand le réformateur écrit, il s’adresse à son lecteur en le tutoyant, car il parle à sa sincérité, à sa conscience, à ce qu’il est devant Dieu quand il sait que Dieu voit au travers de ses masques. Il n’est donc pas en train de condamner quiconque, ni en train de porter un jugement moral sur un hypocrite, il remet la loi dans la perspective de la confiance entre l’humain et son Dieu.

Quand agissons-nous par amour de Dieu et du prochain ? Quand nos prières et nos chants sont-ils habités par cette foi confiante qui nous dispense de remettre les masques que nous avons fabriqués pour nous offrir à bon compte une image de piété ?
Lorsque le respect de la règle occulte l’esprit de la règle, alors, l’hypocrisie nous guette. En grec, le jeu de l’acteur se dit upocrisis, c'est-à-dire la crise sous-jacente. Quelle est cette crise que nous ne voulons pas voir éclater au grand jour ? Quelle est cette division intime que nous voulons cacher sous nos masques quand nous faisons passer le détail d’un rituel avant la grandeur de la grâce, quand nous nous accrochons à des pratiques circonstancielles en les élevant au rang de traditions pour mieux juger ceux qui ne les respecteraient pas ?

Ne sommes-nous pas, comme Onuphre en Égypte ou Adam au jardin d’Éden, tous nus devant Dieu ? Quelle ruse pourrait bien l’abuser ce Dieu qui connaît notre condition humaine ?
L’hypocrisie est un défaut de grâce, une misère spirituelle. Et il n’est pas simple de pouvoir y échapper. La largesse de cœur que Dieu nous commande, à son égard, mais aussi à l’égard de notre prochain est d’abord une largesse à notre égard. Car si nous ne sommes pas convaincus que Dieu nous aime malgré le mal que nous faisons et le bien que nous ne faisons pas, alors nous restons dans la peur d’un Dieu qui condamne ce qu’il est précisément venu sauver.
Nous restons sous le régime de la loi sans vivre jamais la grâce. C’est précisément ce que Jésus reproche à ces spécialistes de la loi qui la comprennent si mal. Et il dit à ceux qui veulent le suivre : « Les scribes et les pharisiens se sont assis dans la chaire de Moïse. Faites et observez donc tout ce qu'ils vous diront, mais n'agissez pas selon leurs œuvres, car ils disent et ne font pas ».

Jésus nous aide à obéir à l’esprit du christianisme, sans nous laisser duper par ces masques. Et ceux qu’il traitait d’abord d’hypocrites, il les appelle, dans sa miséricorde, « aveugles » ; aveugles sur leur péché, aveugles sur l’amour inconditionnel de Dieu pour eux, aveugles sur ce qui leur est offert. Comme ce personnage de parabole qui accueillit le fils prodigue, Dieu ouvre les bras pour nous accueillir et nous bénir. De quoi manquerions-nous ? La cène que nous allons partager ensemble, est la sincérité que Jésus le Christ nous propose de vivre : une communauté d’hommes et de femmes en communion les uns avec les autres, toutes et tous aimés de Dieu et partageant le même pain, le même vin, le cœur nu devant Dieu.

AMEN

Silence, puis Orgue

Psaume chanté : Le Psautier Français n°72 « Revêts, Seigneur, de ta justice », strophes 1, 2 et 3

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Collecte
Orgue

Liturgie de la Cène

Préface
Louons Dieu :
Seigneur notre Dieu et notre Père, quel bonheur de t'adorer partout et à tout moment. Quelle joie de te dire merci pour Jésus-Christ ton Fils Sa venue dans le monde a fait lever l'aube de ton règne d'amour. Humain parmi les humains, vivant jusqu'au bout ton pardon et ta paix, il nous a fait découvrir notre véritable humanité. Condamné au supplice de la croix, il s'est dépouillé de tout pouvoir et de tout prestige, pour nous rendre libres de te servir. Ressuscité, il est le messager d'un monde nouveau, d'où toute oppression, toute larme et tout mal disparaîtront. C'est pourquoi, avec celles et ceux qui ont vécu et proclamé cette espérance pendant tant de siècles, avec ton peuple assemblé ici et partout, nous célébrons ton nom et nous te chantons.

Répons : Pare-toi pour une fête

Institution
Le soir venu, Jésus se mit à table avec les douze. Pendant le repas, il prit du pain et, après avoir rendu grâces, il le rompit et le leur donna en disant : “Prenez, mangez, ceci est mon corps.” Ayant aussi pris la coupe et rendu grâces, il la leur donna en disant : “Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de l’alliance qui est répandu pour la multitude, pour le pardon des péchés. Je vous le dis, désormais, je ne boirai plus de ce fruit de la vigne jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, avec vous, dans le Royaume de mon Père.”

Prière de communion et d’intercession
Père invités à ta Sainte cène, nous faisons mémoire des paroles et des gestes de Jésus-Christ, de sa mort, de sa résurrection, et dans la confiance nous te présentons notre monde. Nous te prions pour tous ceux que tu nous mets en mémoire.
...

Notre Père
Notre Père qui es aux cieux,
Que ton nom soit sanctifié,
Que ton règne vienne,
Que ta volonté soit faite
Sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd'hui
Notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
Comme nous pardonnons aussi
À ceux qui nous ont offensés.
Ne nous laisse pas
Entrer en tentation,
Mais délivre-nous du mal,
Car c'est à toi qu'appartiennent
Le règne, la puissance et la gloire,
Pour les siècles des siècles.
Amen.

Exhortation et bénédiction : ...

Spontané : Confie à Dieu ta route [cliquer ici]

Orgue

Paroles des cantiques du dimanche 22 août 2021

Cantique : Louange et Prière n° 135 « Entonnons un saint cantique », strophes 1 et 2

Strophe 1
Entonnons un saint cantique
A la gloire du Fils unique,
Fils éternel du Dieu des cieux.
De lui vient la délivrance ;
Sa mort nous donne l’assurance
De notre salut glorieux.

Louange, empire, honneur
A ce puissant Sauveur !
Alléluia !
Gloire à Jésus, au roi des rois,
Qui pour nous mourut sur la croix !

Strophe 2
Que tout en nous glorifie
Jésus, le prince de la vie ;
Que tout proclame son amour !
Sa paix, sa grâce éternelle,
Sur son peuple se renouvelle
Et se répand de jour en jour.

Louange, empire, honneur
A ce puissant Sauveur !
Alléluia !
Gloire à Jésus, au roi des rois,
Qui pour nous mourut sur la croix !

Cantique : Louange et Prière n° 202 « Nos cœurs, peins de reconnaissance » Strophes 1, 2 et 3

Strophe 1
Nos cœurs, pleins de reconnaissance,
Vers toi s'élèvent, Dieu d'amour.
Des bienfaits de ton alliance,   
Nous te bénissons en ce jour.
Dans ta bonté toujours la même,
C'est toi qui nous a prévenus ;
Marqués du sceau de ton baptême,
Nous t'appartenons en Jésus.

Strophe 2

Quel bonheur, quelle sainte joie
D'être à toi, de t'appartenir,
De marcher en paix dans ta voie,
De t'aimer et de te servir !
Mais hélas ! dans notre faiblesse,
Nous ne pouvons suivre ta loi,
Si par ton esprit, ta sagesse,
Tu ne raffermis notre foi.

Strophe 3
Partout le pêché nous menace,
Partout il veut nous assaillir ;
Viens donc, Seigneur, viens, par ta grâce,
Nous délivrer et nous bénir.
O bon Berger qui nous appelle,
Ton Saint-Esprit nous conduira,
Et son amour tendre et fidèle,
Dans son bercail nous gardera.

Psaume : Le Psautier Français n° 72 « Revêts, Seigneur, de ta justice » Strophes 1, 2 et 3

Strophe 1
Revêts, Seigneur, de ta justice
Le Prince de la paix
Et parmi nous qu’il établisse
Son royaume à jamais.
En lui, les plus humbles du peuple
Trouvent un défenseur,
Délivrant les fils de la veuve
Et brisant l’oppresseur.

Strophe 2
Qu’il règne sur toute la terre,
Sur tous les océans,
Tant que le soleil les éclaire
Jusqu’à la fin des temps.
Des sommets qu’il fasse descendre
La paix et la bonté,
Sur les coteaux qu’il vienne étendre
Le droit et l’équité.

Strophe 3
Comme l’ondée il renouvelle,
Il reverdit nos prés.
Il donne au droit vigueur nouvelle ;
Le monde en est paré.
Dans son royaume sans frontières
Les grands s‘inclineront ;
Et tous les peuples qu’il libère
En paix le serviront.

Strophe 4
Il est l’appui dans leur détresse
Des plus abandonnés.
Sa main guérit, son bras redresse
Le faible méprisé.
Il vient sauver dans son épreuve
L’esprit du malheureux ;
Plus que le sien, le sang du pauvre
A du prix à ses yeux.

Paroles des répons du temps de l'Église

Après la salutation
Répons : « Bénissons Dieu le seul Seigneur » (Ps. 134, str.1).

Bénissons Dieu le seul Seigneur,
Nous qu’il choisit pour serviteurs.
Levons nos mains dans sa maison,
Pour bénir et louer son nom.

Après la volonté de Dieu
Répons : « Parle, parle Seigneur, ton serviteur écoute » (L&P n°193, str.1)

Parle, parle Seigneur, ton serviteur écoute :
Je dis ton serviteur, car enfin je le suis.
Je le suis, je veux l’être, et marcher dans ta route,
Et les jours et les nuits.

Après la prière de repentance
Répons : « J’aime mon Dieu, car il entend ma voix ». (Ps. 116, str.1)

J’aime mon Dieu car il entend ma voix,
Quand la frayeur ou le tourment m’oppresse,
Quand j’ai prié au jour de ma détresse,
Dans sa bonté, il s’est tourné vers moi.

Après l’annonce de la grâce
Répons : « Combien grande est ta gloire » (Ps 92 selon L&P n° 38 str.2).

Combien grande est ta gloire, en tout ce que tu fais, 
Et combien tes hauts faits sont dignes de mémoire !
Tes œuvres sans pareilles ont réjoui mon cœur,
Je veux chanter, Seigneur, tes divines merveilles !

Après la confession de foi 
Répons : « Grand Dieu, nous te bénissons » (L&P n°69, str.1)

Grand Dieu, nous te bénissons, nous célébrons tes louanges,
Éternel, nous t’exaltons, de concert avec les anges,
Et prosternés devant toi, nous t’adorons, ô grand Roi !
Et prosternés devant toi, nous t’adorons, ô grand Roi !

Cène
Répons : « Pare-toi pour une fête» (L&P n°205, str.1&2)

Strophe 1
Pare-toi pour une fête
O mon âme tiens-toi prête
Monte plus haut que la terre
Vers la céleste lumière.
Ton Seigneur t'offre une place
Au grand banquet de sa grâce ;
Ce Maître au pouvoir immense
Avec toi fait alliance.

Strophe 2
Jésus, ta voix nous convie
A ce festin de la vie ;
En ce lieu tout me retrace
Les prodiges de ta grâce ;
Fais qu'aujourd'hui je contemple
Tes charités sans exemple,
Avant de me nourrir d'elles
A tes tables éternelles !

Après la bénédiction
Répons : « Confie à Dieu ta route » (L&P n°309, str.5)

Bénis ô Dieu nos routes, nous les suivrons heureux,
Car toi qui nous écoutes, tu les sais, tu les veux.
Chemins riants ou sombres, j’y marche par la foi,
Même au travers des ombres, ils conduisent à toi.

Lecture de la Bible

Évangile de Matthieu, chapitre 23, versets 1 à 28

[Bible Louis Segond]

Alors Jésus, parlant à la foule et à ses disciples, dit :
Les scribes et les pharisiens sont assis dans la chaire de Moïse.
Faites donc et observez tout ce qu'ils vous disent ; mais n'agissez pas selon leurs œuvres. Car ils disent, et ne font pas.
Ils lient des fardeaux pesants, et les mettent sur les épaules des hommes, mais ils ne veulent pas les remuer du doigt.
Ils font toutes leurs actions pour être vus des hommes. Ainsi, ils portent de larges phylactères, et ils ont de longues franges à leurs vêtements ;
ils aiment la première place dans les festins, et les premiers sièges dans les synagogues ;
ils aiment à être salués dans les places publiques, et à être appelés par les hommes Rabbi, Rabbi.
Mais vous, ne vous faites pas appeler Rabbi ; car un seul est votre Maître, et vous êtes tous frères.
Et n'appelez personne sur la terre votre père ; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux.
10  Ne vous faites pas appeler directeurs ; car un seul est votre Directeur, le Christ.
11  Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.
12  Quiconque s'élèvera sera abaissé, et quiconque s'abaissera sera élevé.
13  Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous fermez aux hommes le royaume des cieux ; vous n'y entrez pas vous-mêmes, et vous n'y laissez pas entrer ceux qui veulent entrer.
14  Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous dévorez les maisons des veuves, et que vous faites pour l'apparence de longues prières ; à cause de cela, vous serez jugés plus sévèrement.
15  Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous courez la mer et la terre pour faire un prosélyte ; et, quand il l'est devenu, vous en faites un fils de la géhenne deux fois plus que vous.
16  Malheur à vous, conducteurs aveugles ! qui dites : Si quelqu'un jure par le temple, ce n'est rien ; mais, si quelqu'un jure par l'or du temple, il est engagé.
17  Insensés et aveugles ! lequel est le plus grand, l'or, ou le temple qui sanctifie l'or ?
18  Si quelqu'un, dites-vous encore, jure par l'autel, ce n'est rien ; mais, si quelqu'un jure par l'offrande qui est sur l'autel, il est engagé.
19  Aveugles! lequel est le plus grand, l'offrande, ou l'autel qui sanctifie l'offrande ?
20  Celui qui jure par l'autel jure par l'autel et par tout ce qui est dessus ;
21  celui qui jure par le temple jure par le temple et par celui qui l'habite ;
22  et celui qui jure par le ciel jure par le trône de Dieu et par celui qui y est assis.
23  Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous payez la dîme de la menthe, de l'aneth et du cumin, et que vous laissez ce qui est plus important dans la loi, la justice, la miséricorde et la fidélité : c'est là ce qu'il fallait pratiquer, sans négliger les autres choses.
24  Conducteurs aveugles ! qui coulez le moucheron, et qui avalez le chameau.
25  Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, et qu'au dedans ils sont pleins de rapine et d'intempérance.
26  Pharisien aveugle ! nettoie premièrement l'intérieur de la coupe et du plat, afin que l'extérieur aussi devienne net.
27  Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au dehors, et qui, au dedans, sont pleins d'ossements de morts et de toute espèce d'impuretés.
28  Vous de même, au dehors, vous paraissez justes aux hommes, mais, au dedans, vous êtes pleins d'hypocrisie et d'iniquité.

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