Portable, pas portable, telle est la question

Matthieu 11:28-30

Culte du 2 juillet 2023
Prédication de Agnès Adeline-Schaeffer

Vidéo de la partie centrale du culte

Culte à l'Oratoire du Louvre

 2 juillet 2023
493ème jour de la guerre en Ukraine

« Portable, pas portable, telle est la question »


Culte présidé par la Pasteure Agnès ADELINE SCHAEFFER
avec Sarah Kim, organiste co-titulaire, à l'orgue

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Salutation :
La grâce et la paix vous sont données, ici et maintenant, de la part de Dieu notre Père et de Jésus-Christ, son fils, notre Sauveur et notre frère.

Accueil
Bienvenue à chacun, chacune pour ce temps de culte. Bienvenue à celles et ceux qui nous rejoignent par le site internet et qui sont en communion avec nous.
Bienvenue à celles et ceux qui nous regardent de l’étranger.
Bienvenue à tous les paroissiens fidèles, et aux personnes de passage qui sont là peut-être pour la première fois.
Pour nous accompagner à l’orgue aujourd’hui, bienvenue à Sarah Kim.

Ce matin, nous nous arrêtons. Nous n’oublions pas les soucis de notre vie ni les angoisses du monde, nous ne les mettons pas de côté.
Au contraire, nous les portons avec nous et venons les présenter à celui que, dans la foi, nous appelons Dieu.
Pendant un moment, nous arrêtons de nous agiter car il faut prendre le temps du silence et du repos.
Nous arrêtons de courir car il faut prendre le temps de la réflexion et du partage.
Nous arrêtons d’oublier Dieu, car Lui ne nous oublie pas et il faut prendre le temps de se l’entendre rappeler.
Le Seigneur ressuscité est présent parmi nous.
Il est vivant. Il nous rassemble, il nous unit.
[ERF Région Ouest. Équipe Régionale Culte et Liturgie]

Répons : Bénissons Dieu le seul Seigneur
Bénissons Dieu le seul Seigneur
Nous qu’il choisit pour serviteurs
Levons nos mains dans sa maison
Pour bénir et louer son nom.

 
Louange 

Béni sois-tu, Sauveur des humains !
Tu viens, pour nous ouvrir les cieux ;
Et dans ta lumière tu nous fais une place pour accueillir ta nouveauté.
Béni sois-tu, Sauveur des humains !
Tu viens ôter de nos cœurs le voile.
Par ta vie donnée, tu chasses l’obscurité, tu exerces nos regards à la foi.
Béni sois-tu, Sauveur des humains !
Tu viens murmurer à nos oreilles une parole de commencement.
Notre esprit tressaille à ta sagesse, en faisant l’apprentissage de ton Nom.
Béni sois-tu, Sauveur des humains!
Tu viens féconder notre histoire en faisant corps avec nos fragilités.
Ton amour s’élargit aux dimensions du monde : il est temps de faire route vers Toi !
Amen.

Psaume : Le Psautier Français N° 67 B « Que Dieu nous bénisse et nous garde », strophes 1 et 2 [cliquer ici]

Volonté de Dieu
Écoutons maintenant comment Dieu révèle sa volonté, son amour aux hommes :

Selon le prophète Ésaïe :
« Ne crains rien, car je suis avec toi ; ne promène pas des regards inquiets, car je suis ton Dieu ; Je te fortifie, je viens à ton secours, Je te soutiens de ma droite triomphante ». (Ésaïe 41:10).
Et selon le prophète Jérémie :
« Moi, je sais les projets que j’ai formés à votre sujet – oracle du SEIGNEUR –, projets de prospérité et non de malheur : je vais vous donner un avenir et une espérance. 
Vous m’invoquerez, vous ferez des pèlerinages, vous m’adresserez vos prières, et moi, je vous exaucerai. 
Vous me rechercherez et vous me trouverez : vous me chercherez du fond de vous-mêmes, 
et je me laisserai trouver par vous – oracle du SEIGNEUR »
(Jérémie 29:11-13).
« Je t'aime d'un amour éternel »  (Jérémie 31:3)

Répons : Parle, parle Seigneur, ton serviteur écoute
Parle, parle Seigneur, ton serviteur écoute :
Je dis ton serviteur, car enfin je le suis.
Je le suis, je veux l’être, et marcher dans ta route,
Et les jours et les nuits.

 
Repentance
Prions ensemble

Éternel,
Il y a des jours comme cela,
Des jours où tout va mal.
Où la nuit du monde rôde autour de moi,
Et pire, distille son néant en moi.
Où que je me tourne,
Ce ne sont que murs d’indifférence,
Concours de malchances.
Mon premier réflexe, est de t’en rendre responsable,
Puisque tu es censé tout diriger.
Ou de penser que tu t’es endormi,
Que tu m’as oublié,
Toi dont la tâche est de veiller sur moi.
Jésus lui-même, à Gethsémani, ployant sous le complot,
Lança au mont Golgotha le Psaume de l’abandon.
Et moi, Éternel, qui ne suis pas Jésus,
Mais seulement ce petit être fragile et vite découragé,
Écoute-moi, et prends pitié.
Envoie quelqu’un vers moi,
L’un de tes anges,
Ou simplement un ami.
Qu’il vienne de ta part rallumer mon courage
Et me découvrir un coin de ton ciel.
Pour toi, c’est sans doute peu de chose,
Mais pour moi, ce peu est beaucoup.
Amen.
[Michel Wagner, prières qui n’en ont pas l’air]
 
Répons : J’aime mon Dieu car il entend ma voix
J’aime mon Dieu car il entend ma voix,
Quand la frayeur ou le tourment m’oppresse,
Quand j’ai prié au jour de ma détresse,
Dans sa bonté, il s’est tourné vers moi.

Grâce 
Pour accueillir le pardon de Dieu je vous invite à vous lever :

« Ne soyez pas tristes et sans espérance, Parole de Dieu !
Dans le visage de Jésus, le Fils en qui j’ai mis toute ma tendresse pour vous, je vous ouvre un chemin et un demain. Écoutez et vous vivrez !
Là où vous êtes agités, je vous donne la Paix.
Là où vous avez peur de manquer, je vous ouvre au Don.
Là où vous vous absentez, je suis Présence.
Ne soyez pas tristes et sans espérance, Parole de Dieu !
Mon pardon déjà vous a rejoints.
Écoutez et vous vivrez ! Amen.
[Francine Carrillo, Traces vives]

Répons : Combien grande est ta gloire en tout ce que tu fais
Combien grande est ta gloire en tout ce que tu fais
Et combien tes hauts faits sont dignes de mémoire !
Tes œuvres sans pareilles ont réjoui mon cœur,
Je veux chanter Seigneur, tes divines merveilles.

 
Confession de foi
Je vous propose de vous associer à cette confession de foi écrite par le Pasteur Pierre Fath :

Dieu, je le cherche, sans jamais le trouver.
Quand je m’adresse à lui,
J’espère qu’il m’entend, mais je n’en sais rien.
On m’a dit qu’il est lumière, nourriture et vie, Amour, Justice et Paix.
Je voudrais le croire. Mais ce sont des hommes qui m’ont dit tout cela.
Comment une parole d’homme peut-elle devenir Parole de Dieu ?
Pourtant je crois que les hommes de la Bible, Moïse et les Prophètes
N’auraient jamais parlé comme ils l’ont fait,
S’ils n’avaient pas été inspirés par la puissance de l’Esprit de Dieu.

C’est le même esprit qui anima Jésus de Nazareth et lui fit prendre conscience,
Dès son enfance, que Dieu était son Père.
Jamais ses actes n’ont contredit ses paroles.
Il est mort pour ne pas se renier.
Je crois que Jésus est le Christ, l’envoyé de Dieu.
Il est pour moi le chemin qui conduit à Dieu.
C’est encore l’Esprit qui témoigne à notre esprit
Que nous sommes enfants de Dieu.
Je crois l’amour plus fort que la mort.
Amen.
[Pasteur Pierre Fath]
 
Répons : Grand Dieu nous te bénissons
Grand Dieu nous te bénissons,
Nous célébrons tes louanges,
Éternel, nous t’exaltons,
De concert avec les anges,
Et prosternés devant toi,
Nous t’adorons, ô grand Roi !
Et prosternés devant toi,
Nous t’adorons, ô grand Roi !

 
Doxologie : Gloire à Dieu dans les cieux et sur la terre, d’éternité en éternité !

Lecture biblique : Matthieu 11 : 28 - 30 [cliquer ici]

28 « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi je vous donnerai le repos. 
29 Prenez sur vous mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos de vos âmes. 
30 Oui, mon joug est facile à porter et mon fardeau léger. »

Cantique: Louange et Prière n° 250 « Mon Dieu, mon Père, écoute-moi », strophes 1, 3 et 4 [cliquer ici]

Prière :
Seigneur,
Quand nous risquons une parole,
Que nous puisions à ta source !
Quand nous risquons une parole,
Qu’elle nous relie
à l’unité de ceux qui te prient !

Quand nous risquons une parole,
Qu’elle s’élève en louange
Comme un souffle d’espérance !

Quand nous risquons une parole,
Qu’elle soit parole de vie !
[Suzanne Schell]
 
Orgue

Prédication : Portable, pas portable, telle est la question

Chers frères et sœurs,

« Venez à moi qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai le repos ».

La première fois que j’ai découvert ce verset, c’était sur le fronton du temple de mon enfance. Chaque dimanche, nous franchissions le seuil du temple, encouragés par cette parole. J’ignore si les autres paroissiens y faisaient attention, mais moi, en lisant ce verset, je me disais : « Dans quel état suis-je en venant au culte ? Est-ce que je suis fatiguée ? Chargée ? » Lorsque j’étais petite, je n’avais pas l’impression d’être fatiguée, du moins physiquement. Mais parfois, je prenais conscience qu’il y avait des lourdeurs dans ma vie, comme des disputes dans mon entourage, ou cet étrange sentiment de ne pas être comprise, ou ces questions dont je n’avais pas la réponse, l’incertitude de mon avenir, et même un sentiment lancinant de solitude.  Et parfois un sentiment de découragement qui allait grandissant. Alors, certains dimanches, je franchissais le seuil du temple, en m’imprégnant de ces paroles : « Venez à moi qui êtes fatigués et chargés et je vous donnerai le repos ». Et cette parole apparaissait alors comme un cadeau. Et j’espérais bien, coûte que coûte, sortir du temple, une heure plus tard, avec l’esprit et le cœur reposés.
Je vous propose ce matin cette bonne nouvelle, et de la recevoir comme un cadeau, là où vous en êtes maintenant. Cette parole est de l’ordre de l’inattendu. C’est une exhortation à faire autrement, qui oblige à s’arrêter, qui nous invite à prendre conscience du temps présent, et à faire la coupure d’avec le temps passé. Cette parole est là pour nous aider à souffler un peu, nous examiner personnellement, et repérer maintenant ce qui nous manque.
« Venez à moi qui êtes fatigués et chargés et je vous donnerai le repos ».
Dans une autre traduction on peut lire aussi : « Et je vous soulagerai ». Autrement dit, je vais rendre plus léger ce que vous êtes en train de porter et qui est finalement, trop lourd pour vous.
Ce qui est extraordinaire avec les mots de la Bible, c’est qu’on peut toujours les comprendre au sens propre comme au sens figuré. Lorsque nous entendons cette parole, nous pouvons la visualiser. Nous pouvons repérer comment cette parole résonne en nous et quelles images elle fait surgir en cet instant précis. Et de là, nous pouvons personnellement identifier le fardeau que nous portons et que nous découvrons trop lourd.

Si nous entrons dans le détail du texte, nous trouvons donc cette formulation : « Venez à moi »…et un peu plus loin : « Prenez mon joug » !
Deux verbes à l’impératif ! Cet impératif qui nous renvoie à l’incontournable et à l’urgence de la situation.
Cet impératif, avant d’être un ordre, est d’abord une invitation. « Venez à moi… » Il s’agit ici d’un mouvement à faire, d’un déplacement à effectuer. C’est une invitation à se décentrer de nous-mêmes ; c’est un appel à ne plus porter le regard que sur nous-mêmes, autrement dit sur un espace plus ou moins restreint qu’est notre personne, mais au contraire, de porter notre regard au loin, d’élargir notre ligne d’horizon et de fixer notre attention sur un homme nommé Jésus.
Lorsque nous sommes plongés au cœur du quotidien, agressés par les soucis de tous ordres, nous n’avons pas forcément la possibilité de prendre le recul nécessaire pour analyser la situation qui nous préoccupe.
Au cœur des événements douloureux de notre existence, il arrive que toute relation avec autrui soit brisée, détruite, et il arrive que l’on ne sache plus comment la rétablir.
Il en est de même avec Dieu, lorsqu’un matin, nous nous réveillons, et que nous ne pouvons plus lui parler, nous ne savons plus comment le prier.
Alors retentit alors à nos oreilles cette phrase peut-être oubliée : venez à moi, qui êtes fatigués et chargés et je vous soulagerai, je vous donnerai du repos.
Cette invitation à tout déposer peut offrir un véritable réconfort, dans notre monde moderne où il n’y a plus guère de répit pour personne. Le quotidien est une lutte sans merci, où l’être humain doit être tellement performant qu’il en perd sa santé mentale, sa santé physique.
Pas question de se laisser aller.

Alors on commence à paraître, à porter un masque, à jouer le jeu, car c’est notre place qui finalement en jeu. Il faut travailler pour vivre. Alors il faut donner le change.
Si le monde semble impitoyable sur le plan de la performance et de la rentabilité, sans oublier la beauté du corps, nous jouons le jeu d’une façon parfaite en ne se laissant jamais aller. Et cela vaut non seulement dans le monde du travail, mais aussi dans le contexte de nos engagements personnels, en famille, en couple, ou dans la vie associative. Et l’église en fait partie. Mais notre société actuelle aussi avec son flot de violence qui déborde.
L’accumulation se fait sentir. Il faut faire face à tout, mais le fardeau s'amoncelle sur nos épaules. Et c’est le déséquilibre. Nous sommes prêts à tomber, tout simplement. Une fois à terre, se relever n’est pas aussi simple.
« Venez à moi, les fatigués de ce monde, les déçus de la vie, les écrasés de chagrin, les accablés de culpabilité, les vidés de tout espoir, les infirmes de la foi et de l’amour, et je vous donnerai le repos ».
Mais ce n’est pas tout.
Si nous sommes invités à déposer aux pieds de Jésus tout ce qui nous encombre, tout ce qui est trop lourd, tout ce qui nous fait mal, nous sommes invités en contrepartie, à prendre le joug. Mais pas n’importe lequel.
Prenez mon joug sur vous, recevez mes instructions. Littéralement : « Apprenez de moi ». Mettez-vous à mon école, pouvons-nous lire dans une autre traduction.

Alors que nous avons envie de déposer le fardeau, voilà qu’il nous faut prendre le joug. Et nous entendons ce mot d’une façon négative et nous avons raison. Le joug est justement synonyme d’esclavage, de servitude. Il rappelle la pièce de bois qui sert à l’attelage des bœufs, rien de très réjouissant !
C’est parce que nous ignorons peut-être, sûrement, une autre signification du mot joug.
Le mot joug, en grec, désigne la vraie relation qui existe entre un maître et un serviteur, autrement dit, entre deux personnes de classes sociales différentes. Cette relation se noue dans une sagesse et une réflexion authentiques.
Alors, ce qui vaut pour deux personnes de classes sociales différentes vaut aussi pour deux personnes de sexes différents, de cultures différentes, de races différentes, de religions différentes, et même à l’intérieur d’une confession avec des positions théologiques différentes. Porter le joug ensemble, c’est oser une relation vraie avec l’autre, avec les difficultés éprouvées dans le moment présent.
C’est parler, discuter, s’affronter peut-être aussi, mais également éclaircir, prendre du recul pour une meilleur décision, une meilleur orientation. Et cette parole « venez à moi » dite par Jésus, me semble jouer le rôle du « tiers protecteur », un élément philosophique que j’emprunte à Emmanuel Lévinas, comme étant un élément qui permet de voir la réalité en face, qui permet de confronter nos idées à celles de l’autre, qui permet de se mettre à distance, de prendre du recul, et de recevoir le discernement d’une parole à dire ou d’une action à entreprendre, fruits d’une réflexion ou d’une discussion. Cette attitude permet à la fois de garder les pieds sur terre, de conserver la raison, de prendre nos responsabilités, autrement dit de donner notre réponse.  C’est ce rôle-là que joue la foi, si nous croyons.  Et que nous retrouvons dans cette invitation à venir tout déposer auprès du Christ-Jésus. Au fond, ce que Jésus cherche à dire à ses disciples, à ceux qui l’entourent et à nous aujourd’hui, c’est ceci : déposez à mes pieds vos propres fardeaux et portez à la place quelque chose d’autre qui vient de moi, quelque chose qui de toute façon, sera plus léger que ce que vous êtes en train de porter.
« Mettez-vous à mon école ». C’est l’image de l’enseignement qui apparaît ici. Nous avons encore et toujours à apprendre de Jésus, dans notre vie de foi et nos engagements, dans notre construction personnelle et il n’y a pas d’âge pour cela. Nous avons tout à apprendre sur la relation authentique avec l’autre et l’Evangile nous en fournit des exemples infinis : Jésus ne cesse d’alléger les relations avec l’autre. Je pense à la femme adultère libérée de sa faute, au Samaritain libéré du poids de la loi, à Lazare libéré des liens de la mort, à Jaïrus libéré du chagrin de la mort de sa fille, à la femme hémorragique libérée du poids de la honte et de la culpabilité, à Thomas libéré de son doute et Pierre libéré de son reniement.

Frères et sœurs, tout au long de son ministère, Jésus n’aura de cesse de se tourner vers les petits, dans tous les domaines. Il s’approchera de celles et ceux qui souffrent, quelle que soit leur souffrance, de celles et ceux épris de liberté, de celles et ceux qui ont faim et soif de justice. Il n’aura de cesse de rencontrer les estropiés de la vie, les aveugles et les paralysés de l’existence, les malades d’amour et d’affection, les humiliés et les offensés, mis au ban de la société. Chacun à notre manière, nous en faisons partie.
Jésus est apparu pour témoigner en paroles et en actes qu’une relation plus simple est possible entre Dieu et l’être humain. Il est venu apporter une parole libératrice qui rétablit l’être humain dans sa dignité, qui l’aide à se relever s’il est à terre, à avancer s’il ne peut plus marcher, à aimer de nouveau si la haine le ronge, à pardonner si la rancune est tenace.
Il me semble que nous sommes invités à recevoir ces paroles « mon joug est facile et mon fardeau léger », dans ce sens. Recevoir cette parole, c’est recevoir le repos.

S’abandonner à lui, en toute confiance, tout en reconnaissant notre propre vulnérabilité, nous permettra de nous fortifier dans notre foi. Nous ne pourrons faire face à ce qui nous entoure que si nous acceptons à la fois d’être consolé et consolidé.
Nous sommes invités à faire ce mouvement vers lui, en nous souvenant que notre intégrité est préservée. Celui qui nous appelle est doux et humble de cœur. Il est avant tout respectueux de nos manières d’avancer, puisqu’il a choisi d’avancer au même pas que nous. Il est d’une patience infinie. Il sait que cela prendra du temps, peut-être toute une vie, mais il veut que nous croyions que cela est possible parce qu’il veut qu’aucun cheveu de notre tête ne soit perdu.
« Viens à moi, toi la fatiguée, toi le chargé, je te donnerai le repos, je te soulagerai »
Aux yeux du Christ, discerner en nous ce qui est portable de ce qui est insupportable, ce n’est jamais un aveu de faiblesse, mais une preuve de confiance et même…de bonne santé !  

Amen.

Orgue
 
Cantique : Louange et Prière N°190 «  Rois des anges, nos louanges », strophes 1, 2 et 3 [cliquer ici]

Annonces – Gilles Devaux, Président de l'Entraide
OFFRANDE

Voici le moment de l’offrande destinée à l’entraide, comme chaque 1er dimanche du mois.
La collecte d’argent à laquelle nous procédons est un signe de cette conviction que tout est à Dieu. Elle est de plus un moyen nécessaire à la vie de notre communauté.
Elle exprime notre solidarité.
Notre Église comme notre Entraide, ne vit que de nos dons, et rien d’autre.

Orgue

Merci, ô Éternel, pour tout ce que tu nous donnes
et merci pour la joie d’offrir.
Que cette offrande soit le signe de notre engagement à ton service. 

Sainte-Cène

Louange

Éternel, Dieu de la vie, nous qui sommes réunis ce matin pour ce temps de culte, nous cherchons ta présence dans notre vie, nous nous mettons à l’écoute de ta Parole dans la Bible, nous essayons de discerner les actes, les paroles, les engagements auxquels tu nous appelles.
Parfois tout cela nous paraît obscur et nous sentons monter en nous l’incompréhension, le doute, peut-être la peur.
Mais, Dieu notre Père, tu places aussi sur notre route des frères et des sœurs pour nous parler, pour nous aimer, pour nous encourager, pour être à nos côtés devant toi, pour partager avec nous le pain et le vin de la Cène.
Béni sois-tu Dieu notre Père, pour ta révélation en Jésus-Christ ! Donne-nous d’être miracle les uns pour les autres, annonciateurs de ton Royaume et signes de ton amour ! Amen

Répons : Pare-toi pour une fête,
Pare-toi pour une fête,
Ô mon âme, tiens-toi prête,
Monte plus haut que la terre,
Vers la céleste lumière.
Ton Seigneur t’offre une place,
Au grand banquet de sa grâce,
Ce maître au pouvoir immense,
Avec toi fait alliance.

 
Institution
Le soir venu, Jésus se mit à table avec les douze. Pendant le repas, il prit du pain,
et, après avoir rendu grâces, il le rompit et le leur donna en disant :
“Prenez, mangez, ceci est mon corps.”
Ayant aussi pris la coupe et rendu grâces,
il la leur donna en disant :
“Buvez-en tous, car ceci est mon sang,
le sang de l’alliance qui est répandu pour la multitude, pour le pardon des péchés.
Je vous le dis, désormais, je ne boirai plus de ce fruit de la vigne jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, avec vous, dans le Royaume de mon Père.”

Prière d’intercession

Éternel, Dieu de la vie, nous voici tels que nous sommes et nous te présentons la vérité de nos vies personnelles.
Apprends-nous à nous contenter de discerner ton Esprit, dans le souffle qui nous nous pousse à croire, à espérer, à aimer, encore et encore.
Apprends-nous à nous contenter de discerner ton Esprit, dans la respiration difficile de ton Église essoufflée, qui t’aime et te sert, encore et encore.
Apprends-nous à entendre ton souffle dans les petits événements sans que nous ne désespérions jamais d’en voir de grands. (Alain Arnoux, passages)

Éternel, Dieu de la vie, tu es toujours là, pour éclairer le chemin de chacun, pour lui éviter de dévier, pour l’aider à rester ouvert à la nouveauté, à rester bienveillant à ce qui peut surprendre, et même agacer, irriter.

Dieu de la vie, nous remettons à ta grâce et à ton amour, la semaine qui s’ouvre aujourd’hui, avec tout d’abord, cette journée de repos, la rencontre avec notre famille, la rencontre avec nos amis, ce culte que nous partageons.
Puissions-nous nous reposer en toute quiétude, et nous décharger de ce qui est lourd à porter.

Nous remettons à ta grâce et à ton amour les jours prochains, chargés d’engagements divers. Guide nos échanges et assure de ta bienveillance les regards que nous portons sur les uns et sur les autres.
Bénis l’ensemble de nos relations fraternelles, qu’elles soient en tout temps, le signe de la communion de ton Église au témoignage de l’Évangile et au service de notre prochain.

Nous te confions celles et ceux qui n’ont pas pu se joindre à nous, quelle qu’en soit la raison.
Nous te présentons celles et ceux qui sont dans le deuil.
Nous et présentons celles et ceux qui viennent de te confier leur bénédiction de mariage.
Nous te confions celles et ceux qui ont demandé le secours de notre prière.
Nous te les nommons dans le profond de nos cœurs.

Nous te présentons encore celles et ceux qui dans le monde, proclament ta Parole au risque de leur vie.
Nous t’en prions, sois aussi avec toute l’Église universelle, visible et invisible, en particulier celles et ceux qui souffrent des conflits et de la guerre, permets que nous sachions leur témoigner notre solidarité et notre amour.

En communion avec tous les frères et sœurs chrétiens, mais aussi en communion avec tous les frères et les sœurs en humanité, et avec celles et ceux qui vivent leur foi autrement que nous, nous te disons maintenant cette prière que Jésus nous a laissés :
 
Notre-Père
Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du mal.
Car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire, aux siècles des siècles, amen.

Invocation
Seigneur Dieu, au moment de nous approcher de cette table, nous faisons mémoire des paroles et des gestes de Jésus-Christ, de sa mort et de sa résurrection.
C’est toi qui nous rassembles et qui nous invites ; par ton Esprit, renouvelle notre foi afin que ce pain et ce vin soient les signes de la présence de ton Fils parmi nous.
Fais toutes choses nouvelles dans nos coeurs pour que nous portions à notre tour cette nouveauté dans le monde. Amen

Répons : Jésus ta voix nous convie
Jésus ta voix nous convie
A ce festin de la vie,
En ce lieu tout me retrace,
Les prodiges de ta grâce.
Fais qu’aujourd’hui je contemple,
Tes charités sans exemple,
Avant de me nourrir d’elles,
A tes tables éternelles.

Invitation et communion

« Voici, je me tiens à la porte et je frappe, dit le Seigneur. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je prendrai la Cène avec lui et lui avec moi. »
Venez car tout est prêt !

« Le pain que nous partageons est communion au corps du Seigneur Jésus-Christ, qui s’est donné pour nous.
« La coupe de bénédiction pour laquelle nous rendons grâces est communion au sang du Seigneur Jésus-Christ, versé pour la multitude.
 
Exhortation
Recevez maintenant l’exhortation et la bénédiction de la part du Seigneur :

« Dégage-toi dans la mesure où tu t’engages sans compter.
Prends de la distance dans la mesure où tu communies fraternellement à autrui. Le cœur humain même le plus généreux n’est pas inépuisable.
Dieu seul est illimité.
À exiger sans cesse le maximum de lui-même, l’être profond se dissocie et se perd.
La parole devient alors vide et la prière inquiète.
Pour retrouver un regard libre, il faut fuir et se tenir, tranquille et rassemblé, devant le Maître de tout.
Pars donc vers la source cachée de toute chose. ...
Quitte tout et tu trouveras tout... »
[Règle des Diaconesses de Reuilly].

Bénédiction 
Mon frère, ma sœur,
Que le SEIGNEUR te bénisse et te garde !
Que le SEIGNEUR fasse rayonner sur toi sa face et t'accorde sa grâce !
Que le SEIGNEUR porte sur toi son regard et te donne la paix !

Répons : Bénis, ô Dieu, nos routes
Bénis, ô Dieu, nos routes,
Nous les suivrons heureux,
Car toi qui nous écoutes,
Tu les sais, tu les veux.
Chemins riants ou sombres,
J’y marche par la foi,
Même au travers des ombres,
Ils conduisent à toi.

 
Sortie - Orgue

Paroles des chants du dimanche 2 juillet 2023

Psaume : Le Psautier français n° 67B «Que Dieu nous bénisse et nous garde», strophes 1 & 2.

Strophe 1
Que Dieu nous bénisse et nous garde,
Lui dont la joie est de donner ;
Dans son amour qu'il nous regarde,
Et nous serons illuminés.
Tous ceux qui espèrent
Verront sur la terre
S'ouvrir un chemin,
Car Dieu qui s'avance
Est la délivrance
De tous les humains.

Strophe 2
Que tout pays lui rendre grâce
Avec des chants, des cris de joie !
Il vient régner sur toute race
Et gouverner selon le droit.
La terre est féconde
Et ses fruits abondent,
Car Dieu nous bénit.
Oh ! Que Dieu bénisse
Ceux que sa justice
En tous lieux unit !

Cantique : Louange et Prière n°250 « Mon Dieu, mon Père, écoute-moi », Strophes 1, 3, 4

Strophe 1
Mon Dieu, mon Père, Écoute-moi,
Car ma prière S'élève à toi.
En Jésus-Christ, Tu nous l'as dit,
Je puis, Seigneur, T'ouvrir mon cœur.
Ah ! fais-moi grâce, Dieu tout-puissant !
Tourne ta face Vers ton enfant.

Strophe 2
Viens, je te prie, Change mon cœur ;
Guide ma vie Loin de l'erreur.
Mon seul désir Est de choisir
La bonne part Sous ton regard.
Que mon offense Ne lasse plus
Ta patience, Seigneur Jésus !

Strophe 3
Fais-moi comprendre Ta charité
Et bien entendre Ta vérité.
Oui, que ta main, Sur mon chemin,
Soit, ô Dieu fort, Mon seul support !
Que ta puissance Soit chaque jour
Ma délivrance, O Dieu d'amour !

Strophe 4
Rends-moi fidèle Par ton secours,
Et sous ton aile Tiens-moi toujours ;
Loin du danger, O bon Berger !
Conduis mes pas Jusqu'au trépas.
Vois ma faiblesse Et me soutiens
 Par ta tendresse : Je t'appartiens.

Cantique : Louange et Prière n°190 « Roi des anges », Strophes 1 à 3

[Pour écouter, cliquer ici]

Strophe 1
Roi des anges, nos louanges
Montent elles jusqu’à toi,
Et toi même, Dieu suprême,
Descends tu jusques à moi ?
O mystère, ô mystère,
Insondable sans la foi !

Strophe 2
Tendre Père! ma prière
Irait elle jusqu’à toi,
Si toi même, Dieu suprême,
Ne descendais jusqu’à moi ?
O mystère, ô mystère,
Adorable pour ma foi !

Strophe 3
De l’abîme, vers la cime,
Vers le trône de mon Roi,
Ma prière, ô mon Père,
S’élève jusques à toi. 
O Dieu tendre, daigne entendre
La requête de ma foi !

Strophe 4
C’est toi même, Dieu suprême,
Toi que je demande à toi. 
Ta présence, ton absence,
C’est vie ou c’est mort pour moi. 
Que ta grâce en moi fasse
A jamais régner mon Roi !

Paroles des répons du temps de l'Église (avec Cène)

Après la salutation
Répons : « Bénissons Dieu le seul Seigneur » (Ps. 134, str.1)

Bénissons Dieu le seul Seigneur,
Nous qu’il choisit pour serviteurs.
Levons nos mains dans sa maison,
Pour bénir et louer son nom.

Après la volonté de Dieu
Répons : « Parle, parle Seigneur, ton serviteur écoute » (L&P n°193, str. 1)

Parle, parle Seigneur, ton serviteur écoute :
Je dis ton serviteur, car enfin je le suis.
Je le suis, je veux l’être, et marcher dans ta route,
Et les jours et les nuits.

Après la prière de repentance
Répons : « J’aime mon Dieu, car il entend ma voix ». (Ps. 116, str. 1)

J’aime mon Dieu car il entend ma voix,
Quand la frayeur ou le tourment m’oppresse,
Quand j’ai prié au jour de ma détresse,
Dans sa bonté, il s’est tourné vers moi.

Après l’annonce de la grâce
Répons « Combien grande est ta gloire » (Ps 92 selon L&P n° 38 str. 2)

Combien grande est ta gloire, en tout ce que tu fais, 
Et combien tes hauts faits sont dignes de mémoire !
Tes œuvres sans pareilles  ont réjoui mon cœur,
Je veux chanter, Seigneur, tes divines merveilles !

Après la confession de foi
Répons : « Grand Dieu, nous te bénissons » (L&P n°69, str. 1)

Grand Dieu, nous te bénissons, nous célébrons tes louanges,
Éternel, nous t’exaltons, de concert avec les anges,
Et prosternés devant toi, nous t’adorons, ô grand Roi !
Et prosternés devant toi, nous t’adorons, ô grand Roi !

Cène
« Pare-toi pour une fête» (L&P n°205, str. 1&2)

Strophe 1
Pare-toi pour une fête
O mon âme tiens-toi prête
Monte plus haut que la terre
Vers la céleste lumière.
Ton Seigneur t'offre une place
Au grand banquet de sa grâce ;
Ce Maître au pouvoir immense
Avec toi fait alliance.

Strophe 2
Jésus, ta voix nous convie
A ce festin de la vie ;
En ce lieu tout me retrace
Les prodiges de ta grâce ;
Fais qu'aujourd'hui je contemple
Tes charités sans exemple,
Avant de me nourrir d'elles
A tes tables éternelles !

Après la bénédiction
Répons : « Confie à Dieu ta route » (L&P n°309, str. 5)

Bénis ô Dieu nos routes, nous les suivrons heureux,
Car toi qui nous écoutes, tu les sais, tu les veux.
Chemins riants ou sombres, j’y marche par la foi,
Même au travers des ombres, ils conduisent à toi.

Lecture de la Bible

Évangile selon Matthieu : Chapitre 11, versets 28 à 30 [Bible Segond]

28 Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos.
29 Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes.
30 Car mon joug est doux, et mon fardeau léger.

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