Crimes contre l'humanité et reconstruction

Néhémie 8:1-12 , Luc 4:16-21

Culte du 23 octobre 2016
Prédication de pasteur Jean-Pierre Rive

Vidéo de la partie centrale du culte

film réalisé bénévolement par Soo-Hyun Pernot

Culte du dimanche 23 octobre 2016
prédication du pasteur Jean-Pierre Rive

En ce jour, où sont à nouveau évoqués les crimes contre l’humanité, qui se produisent entre autres à Alep, nous ne pouvons que retenir notre souffle dans un monde qui depuis les temps funestes du nazisme, a eu tant de mal à contenir les malheurs et les souffrances que les hommes qui peuplent la Création se sont infligés.

Ces derniers jours, et aujourd’hui même, nombreux sont les lieux où les larmes coulent, où les corps sont torturés, les innocents assassinés, les faibles opprimés.

Le sombre cortège des violences arbitraires, des injustices honteuses, nous frapperait de plein fouet s’il n’était masqué par des écrans dérisoires qui, pour nous anesthésier, multiplie les divertissements superficiels, dont le coût n’a d’égal que leur vacuité.

Pourtant, ici ou là des hommes et des femmes résistent, ici ou là des peuples relèvent la tête, nombreux sont celles et ceux qui, au cœur de l’adversité, contre vents et marées espèrent et agissent pour que ce monde au bord de l’éboulement, parfois en lambeaux, soit reconstruit.

Les textes que nous venons de lire nous appellent à rejoindre ceux qui, trouvant au plus profond de leur humanité la force d’espérer et de lutter, s’appliquent à désirer et à proposer un monde dont le Christ lui-même, évoquant le prophète Esaïe, a posé les fondements, écoutons-le encore : « Voici, l’Esprit m’a envoyé pour proclamer la délivrance aux prisonniers, pour libérer les opprimés. »

Mais c’est maintenant dans ce texte issu du livre de Néhémie, que je voudrais chercher maintenant quelques repères, pour cette tâche de reconstruction, de réconciliation, de libération, à laquelle nous devons dès maintenant, sans précipitation, mais avec ferveur et détermination nous atteler. Au passage, et sans m’attarder, je voudrais attirer votre attention sur l’importance de la lecture d’un texte dans un temps difficile. Jésus, à l’orée de son ministère, relit pour nous un texte.

Néhémie, en pleine action de reconstruction, suspend le temps, et demande à son compagnon de lutte Esdras de relire publiquement un texte. Dans les deux cas, il s’agit comme d’une halte, pour que les gestes ne deviennent pas gesticulation, mais s’inscrive dans une histoire qui traverse les crises et les dépasse. Nous y reviendrons.

Alors ce texte de Néhémie ; Néhémie, vous le savez peut être, est ce haut fonctionnaire juif, qui, à la cour du roi de Perse, alerté par des nouvelles alarmantes venues de la terre de ses ancêtres, la Judée, d’où son peuple a été exilé, fort de son expérience d’administrateur, décide audacieusement de renoncer à son confort de notable pour risquer l’aventure de la reconstruction. Sa démarche va s’articuler en trois temps.

Tout d’abord une prise de conscience, une révélation. Au-delà de toutes les nouvelles, soigneusement certifiées par les canaux officiels de transmission de l’information, qui sont en place dans le royaume Perse qui est à cette époque un des plus vastes de la terre. Au-delà de l’opinion formatée par des réseaux contraints et contraignants, en effet, il faut savoir fermer les yeux sur certaines réalités, il faut même les taire. Tout n’est pas bon à dire, si on veut garder sa place, protéger ses proches, ne pas inquiéter le souverain, et surtout lui plaire, il vaut mieux, dans un langage adapté, montrer que le réel est sous contrôle.

Eh bien donc au-delà de cette opinion que l’on veut publique, c’est-à-dire majoritaire donc incontestable Néhémie a cherché à savoir. Tout ne se passe pas là-bas, en Judée, comme on le dit à la cour.

Une ancienne ministre de la République, une grande dame de France, avait dit un jour dans un cercle restreint de quelques proches, que le malheur d’un homme ou d’une femme au pouvoir était de n’avoir d’informations que venant de courtisans ou d’opposants, et qu’une grande partie de son énergie était de savoir vraiment ce qui dans une situation était en jeu. Eh bien c’est ce à quoi Néhémie visiblement s’est employé.

Quelques hommes de confiance, une mission discrète, et voilà qu’une réalité lui saute à la figure. Néhémie, un peu prisonnier de sa fonction, formé au langage convenu, est en quête de lucidité. Néhémie, averti en songe peut être, doté d’une grande intuition, c’est probable, ou simplement inspiré pourquoi pas, est touché par une lumière nouvelle jetée sur une réalité qu’il méconnaissait. Néhémie alors s’indigne. S’indigne de l’humiliation dans laquelle un peuple, son peuple est plongé.

C’est là la première étape du chemin qu’il va parcourir, une première étape dans laquelle il va puiser la force de son audace. Lui, l’exilé haut placé par la seule volonté du prince, lui dont le statut, bien qu’envié est d’une redoutable précarité, va oser poser le premier pas de la libération et rejoindre au loin ceux qui attendent une bonne nouvelle. Et nous le voyons ensuite à l’œuvre, au sein de ce peuple décomposé, fait de rapatriés, encore étrangers sur la terre qui fut celle de leurs ancêtres, rapatriés au milieu de ceux qui étaient restés en Judée, livrés à eux-mêmes sans loi, sans temple, sans roi, désorienté, sans repères, et d’autres encore venus d’ailleurs, des colons, profitant du vide pour s’implanter et accaparer les biens abandonnés. Un peuple qui n’est pas un peuple, qui n’est plus un peuple, qui n’est pas encore un peuple.

Car, et c’est là la deuxième étape à laquelle Néhémie va s’attacher, au-delà du temple à rebâtir, au-delà des murailles à reconstruire, c’est un peuple qu’il faut faire renaître. Et pour cela Néhémie va s’adjoindre le compagnon ad hoc, la personne ressource incontournable, Esdras.

Personnage multiforme, prêtre, scribe, philosophe, théologien, en tous cas fin connaisseur de l’histoire de ce peuple, mémoire vivante, qui de l’origine à la fin en passant par le présent, peut donner à cette foule empressée, inquiète, humiliée, le sens qui lui manque, l’horizon qu’il attend. Et Esdras va raconter. Raconter encore, faire traduire pour ceux qui ne comprennent pas, pour ceux qui ont même perdu la langue commune, pour ceux qui ne l’ont jamais connue.

Esdras va relire ce vieux texte, le même peut-être qu’un lointain roi, Josias, avait relu pour remettre le peuple sur le droit chemin. Ce vieux texte, qui parle du passé, va éclairer le présent, et déjà quelques itinéraires d’égarement vont se rejoindre, et une route commune va commencer à se dessiner, une identité fragile se révéler. De manière inattendue, on peut dire miraculeuse, un évènement va se produire.

Cette foule hétéroclite traversée par des contradictions à vues humaines indépassables, va se retrouver unie dans une émotion commune, qui en la bouleversant va mettre comme un coup d’arrêt à cet effondrement qu’elle avait connu. Ou plutôt ces effondrements, car chacun ayant suivi des chemins différents, avait connu des chutes singulières, des chutes qui éloignent et séparent.

Dans les pleurs, car c’est bien de pleurs qu’il s’agit, tous vont se retrouver. Des pleurs qui signalent que chacun prend conscience des errements, des fautes des manquements dont chacun a été responsable. Et même si le mot est condamné aujourd’hui, c’est bien à une repentance que l’on assiste.

Chacun accepte de regarder là encore, avec lucidité, ce qui par le passé a manqué pour qu’on en arrive à ce désastre que l’on a subi, et dont on vit aujourd’hui encore les conséquences. Et il faut le noter, ces pleurs ne se laissent pas dominer par la tentation des accusations mutuelles. Ces pleurs ne divisent pas. Ces pleurs n’écrasent pas, ne culpabilisent pas. Ces pleurs sont le début du rassemblement, l’amorce de la réconciliation.

Esdras et Néhémie, dans leur coopération volontaire, esquissant les débuts d’un nouveau parcours commun, ou dans un retour lucide sur le passé, on se délivre les uns les autres de la culpabilité, il réouvre un peuple sans nom et sans avenir à l’espérance. C’est ainsi, il faut de la repentance partagée pour que surgisse l’espérance.

Chacun, chaque clan, chaque famille aurait pu rester sur son quant à soi d’une identité de secours, fabriquée pour survivre dans ces contextes douloureux qu’avaient été l’exil des uns, l’abandon des autres, des identités de secours qui auraient pu se rigidifier, se durcir, dans la confrontation accusatoire, qu’une histoire de souffrance aurait pu susciter.

Le génie de Néhémie et Esdras est de mettre un terme à ces impasses, et par la vertu d’une parole, qui, plongeant dans le passé lointain, l’histoire récente, restaure un possible avenir commun, là où les histoires particulières se croisent à nouveau et se tissent harmonieusement dans une alliance nouvelle. Au fond, c’est à un choc d’espérance que nous assistons.

Le choc où les cultures se trament entre elles, le choc où chacun renonce à entrer en compétition contre l’autre, pour s’exonérer de la responsabilité des erreurs passées. Le choc de l’espérance, c’est la promesse que demain dans la confiance, chacun trouve une juste place au sein d’un peuple, qui après la décomposition, se recompose pour se relever, et avancer.

Et ces pleurs, c’est le troisième temps, vont se transformer en pleurs de joie, en cris d’allégresse dans la ferveur des retrouvailles fraternelles. C’est cette joie qui va être le levier formidable pour que la misère des uns, le confort des autres, l’opulence de certains ne soit plus un obstacle incontournable générateur de divisions. Dans cette joie confiante, le grand projet de justice qu’envisage Néhémie va s’accomplir.

On ne peut partager vraiment que lorsqu’après la repentance, la joie d’être ensemble redresse les sentiers des égoïsmes et aplanit les montagnes d’orgueil. Allez, réjouissez-vous ensemble, faites un grand festin et partagez avec ceux qui n’ont rien.

Notons au passage, que Néhémie sera exemplaire.

Les exigences nouvelles de partage, de remise des dettes, de libération de ceux que la misère avait contraints à l’esclavage, Néhémie les assumera lui-même le premier, personnellement.

Au fond, nous-mêmes aujourd’hui qui venons de relire, de découvrir ou de redécouvrir ce texte, nous sommes en train de nous remettre comme ce peuple devant une histoire qui est aussi la nôtre.

L’histoire du peuple hébreu, si elle est singulière, n’est pas particulière. Elle est même tout à fait universelle, faite de replis ou de dispersions, d’émigrations ou d’immigrations, de métissage des cultures, de persécutions ou de dominations, de grandeur ou de lâcheté. L’histoire des peuples en somme, l’histoire des nations.

Alors que pouvons-nous en retenir ? Je dirais que nous apprenons tout d’abord qu’il nous faut de la lucidité. Une lucidité qui est un combat, un combat de tous les instants. Dans un monde qui pratique à grande échelle le clair-obscur, la dissimulation, l’humiliation de la parole, il est un préalable majeur à toute marche commune, c’est celui de la pratique de la vérité. Une vérité qui n’est pas seulement l’affichage de quelques valeurs ou convictions, avec l’arrogance et l’aplomb que certains cultivent. S’il est un mal dont nous souffrons universellement, c’est bien cet art du camouflage, qui gangrène les débats, les concertations, les informations.

Nous avons besoin d’air et de clarté, étouffés et aveuglés que nous sommes par la multiplicité des canaux de communication. Il nous faut, à la suite de celui qui est la lumière du monde, dire sans fard, sans détour, la vérité de notre monde. Une vérité qui ne veut pas être agressive, punitive ou donneuse de leçons, mais une vérité qui traque sans relâche les accommodements complaisants, les petits arrangements douteux.

C’est vrai dans de nombreux domaines, et cela nous touche tous, du simple citoyen au responsable de l’Etat. Il est urgent, par exemple, qu’en ce qui concerne l’argent et les richesses indécentes accumulées par certains, on s’interdise les louvoiements et les demi-mesures qui engendrent la défiance de ceux qui prêts à entendre la vérité de la crise que nous traversons, des efforts et des sacrifices qu’il faudra faire et subir, ne le feront dans la paix, que si tous sont concernés, solidaires et véridiques.

Alors, si en toute lucidité, l’amour de la vérité nous étreint, l’espérance sera possible. Une espérance qui, à distance du déni et de l’aveuglement, parfois hypocrites, comme de la désespérance et du renoncement, saura nous tenir droits devant les défis qui se présentent à nous. Mais tout cela ne sera vivable que si dans la joie de demeurer ensemble, dans la solidarité, dans une fraternité renouvelée, chacun aura la certitude que l’autre n’est pas un concurrent à redouter, mais un frère donné pour partager et construire.

Il est de bon ton vous savez, aujourd’hui de manière un peu légère, que nous ne sommes pas un monde de Bisounours. Est-ce à dire que certains, confortablement installés dans leur statut économique et social, jouissent de l’immorale satisfaction d’être dans le camp des vainqueurs ? C’est faire bien peu de cas de ceux qui se lèvent tôt pour prendre par exemple un transport en commun, qui 1h30 après les mènera sur un lieu de travail solitaire, victimes parfois d’un harcèlement qui ne dit pas son nom, et se heurteront ensuite aux incivilités programmées de certaines de nos institutions, qui font de l’obtention d’une aide ou d’un droit un parcours de combattant destructeur. Si nous ne sommes pas dans un monde de Bisounours, il y a néanmoins autour de nous des personnes assoiffées de tendresse, d’estime et d’amour.

On ne bâtit pas un monde sur le mode de la guerre de tous contre tous, mais sur celui de la bienveillance et de l’accueil inconditionnel de celui qui vient vers nous et qui appelle à l’aide. Ce n’est pas une utopie, c’est une nécessité.

Alors, soyons exemplaires, soyez exemplaires, du plus petit au plus grand, que chacun à la place qu’il occupe soit exemplaire, dans ses regards, dans ses paroles, dans ses gestes. C’est vrai pour celui qui a en charge la petite équipe matinale qui se met au travail, comme pour le citoyen qui dégrade ou dérobe un bien public, comme pour le parlementaire sur les bancs de l’Assemblée Nationale qui discrédite la mission qui lui a été confiée.

Soyons exemplaires.

Un dernier mot encore, lorsque Néhémie, on l’a vu, se jette avec audace dans cette œuvre immense de restauration d’un peuple abîmé, il fait appel à travers le prêtre Esdras, à ces récits fondateurs du vivre ensemble que le peuple juif avait négligemment oublié. Eh bien il est en France une certaine difficulté, vous le savez, à concevoir, au nom de la laïcité, que certaines paroles, certains gestes, certains récits fondateurs aient leur place dans l’espace public.

On comprend ceux qui craignent la nostalgie dissimulée des chrétiens en particulier, nostalgie de ce temps où ils contrôlaient le pouvoir. On comprend moins ceux qui par principe veulent refouler la foi chrétienne dans l’intime.

Serait-ce qu’ils craignent qu’au-delà des affrontements récents sur certaines lois, dont les médias se repaissent, serait-ce qu’ils craignent que des chrétiens soient aussi porteurs d’exigence de partage, de justice, d’accueil inconditionnel de l’étranger, de sobriété, qui menacerait les conforts établis, les inégalités criantes, les sécurités égoïstes.

Pourtant, il nous faudra bien tôt au tard faire le récit de notre vie commune.

Un récit qui plonge ses racines non seulement à Athènes, à Rome, dans la Gaule chrétienne, bien sûr, mais chez ces peuples dits barbares qui sont aussi nos ancêtres, et puis auprès de ce peuple juif, présent ici depuis plus de deux millénaires, depuis cet exil dont nous venons de parler.

Et puis encore auprès du peuple Arabe, qui a laissé bien avant les immigrations récentes, bien plus de traces et de richesses diverses qu’on ne veut bien le dire sur ce territoire qu’on appelle la France.

On ne demande pas à la République d’oublier la laïcité, mais de se souvenir au contraire que la foi, c’est avant tout la confiance, et que l’espérance appartient à ceux qui sont capables de faire route ensemble, dans cette confiance.

Amen.

 

Lecture de la Bible

Néhémie 8:1-12

Alors tout le peuple s’assembla comme un seul homme sur la place qui est devant la porte des eaux. Ils dirent à Esdras, le scribe, d’apporter le livre de la loi de Moïse, prescrite par l’Eternel à Israël.
2 Et le sacrificateur Esdras apporta la loi devant l’assemblée, composée d’hommes et de femmes et de tous ceux qui étaient capables de l’entendre. C’était le premier jour du septième mois.
3 Esdras lut dans le livre depuis le matin jusqu’au milieu du jour, sur la place qui est devant la porte des eaux, en présence des hommes et des femmes et de ceux qui étaient capables de l’entendre. Tout le peuple fut attentif à la lecture du livre de la loi.
4 Esdras, le scribe, était placé sur une estrade de bois, dressée à cette occasion. Auprès de lui, à sa droite, se tenaient Matthithia, Schéma, Anaja, Urie, Hilkija et Maaséja, et à sa gauche, Pedaja, Mischaël, Malkija, Haschum, Haschbaddana, Zacharie et Meschullam.
5 Esdras ouvrit le livre à la vue de tout le peuple, car il était élevé au-dessus de tout le peuple; et lorsqu’il l’eut ouvert, tout le peuple se tint en place.
6 Esdras bénit l’Eternel, le grand Dieu, et tout le peuple répondit, en levant les mains: Amen! amen! Et ils s’inclinèrent et adorèrent l’Eternel, le visage contre terre.
7 Josué, Bani, Schérébia, Jamin, Akkub, Schabbethaï, Hodija, Maaséja, Kelitha, Azaria, Jozabad, Hanan, Pelaja, et les Lévites, expliquaient la loi au peuple, et chacun restait à sa place.
8 Ils lisaient distinctement dans le livre de la loi de Dieu, et ils en donnaient le sens pour faire comprendre ce qu’ils avaient lu.
9 Néhémie, le gouverneur, Esdras, le sacrificateur et le scribe, et les Lévites qui enseignaient le peuple, dirent à tout le peuple: Ce jour est consacré à l’Eternel, votre Dieu; ne soyez pas dans la désolation et dans les larmes! Car tout le peuple pleurait en entendant les paroles de la loi.
10 Ils leur dirent: Allez, mangez des viandes grasses et buvez ce qui est doux, et envoyez des portions à ceux qui n’ont rien de préparé, car ce jour est consacré à notre Seigneur; ne vous affligez pas, car la joie de l’Eternel sera votre force.
11 Les Lévites calmaient tout le peuple, en disant: Taisez-vous, car ce jour est saint; ne vous affligez pas!
12 Et tout le peuple s’en alla pour manger et boire, pour envoyer des portions, et pour se livrer à de grandes réjouissances. Car ils avaient compris les paroles qu’on leur avait expliquées.

Luc 4:16-21

Jésus se rendit à Nazareth, où il avait été élevé, et, selon sa coutume, il entra dans la synagogue le jour du sabbat. Il se leva pour faire la lecture,
17 et on lui remit le livre du prophète Esaïe. L’ayant déroulé, il trouva l’endroit où il était écrit:
18 L’Esprit du Seigneur est sur moi, Parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le coeur brisé
19 Pour proclamer aux captifs la délivrance, Et aux aveugles le recouvrement de la vue, Pour renvoyer libres les opprimés, Pour publier une année de grâce du Seigneur.
20 Ensuite, il roula le livre, le remit au serviteur, et s’assit. Tous ceux qui se trouvaient dans la synagogue avaient les regards fixés sur lui.
21 Alors il commença à leur dire: Aujourd’hui cette parole de l’Ecriture, que vous venez d’entendre, est accomplie.

(Cf. Traduction NEG

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