Il n'est jamais trop tard

Matthieu 20:1-16

Culte du 3 juillet 2022
Prédication de Agnès Adeline-Schaeffer

Vidéo de la partie centrale du culte

Culte à l'Oratoire du Louvre

3 juillet 2022
130ème jour de la guerre en Ukraine
Baptême d'Agathe
« Il n'est jamais trop tard... »

Culte présidé par la Pasteure Agnès Adeline-Schaeffer
A l'orgue : Aurélien Peter, organiste suppléant
Au chant : Hyun-Mee Han

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Orgue 

Annonce de la grâce 

Mon frère, ma sœur, mon ami,
Toi qui es venu ce matin, prendre le temps d’écouter la Parole de Dieu, renouveler tes forces physiques et spirituelles, par le chant, la prière, rencontrer ton prochain au milieu de ton activité familiale ou de ton travail, sois sans crainte !
Le Seigneur est là, il t’appelle, il t’invite à l’écouter et à le recevoir ici et maintenant.
La grâce et la paix nous sont données de la part de Dieu notre Père en son Fils Jésus-Christ, notre frère.

Accueil

Bienvenue à chacun, chacune pour ce temps de culte. Bienvenue à celles et ceux qui nous rejoignent par le site internet et qui sont en communion avec nous. C’est encore un jour de fête ce dimanche, pour notre Église, parce que nous avons la grande joie d’accueillir aujourd’hui dans l’Église, Katty et Damien qui demandent le baptême pour leur troisième enfant, venue agrandir leur famille. Chère famille, chers amis, soyez les bienvenus dans ce temple de l’Oratoire du Louvre, ainsi que tous les paroissiens fidèles, et les personnes de passage qui sont là peut-être pour la première fois. Bienvenue à celles et ceux qui nous regardent de l’étranger, par le biais du site internet. Pour nous accompagner merci à Aurélien Peter, qui est à l’orgue ce matin. Merci à Hyun-Mee Han qui chantera tout à l’heure.

Prière
Prions : Dieu notre Père, nous sommes rassemblés dans ce lieu de prière et de communion. Permets que nous soyons une communauté de prière et de joie, autour de celle qui va recevoir le signe de ta grâce. Envoie ton Esprit-Saint sur chacun, chacune de nous, et notre foi fera grandir notre amour du prochain. Béni sois-tu pour ta présence fidèle. Amen.

Répons : Bénissons Dieu le seul Seigneur, Nous qu’il choisit pour serviteurs, Levons nos mains dans sa maison, Pur bénir et louer son nom. [cliquer ici]

Louange :

Béni sois-tu, Sauveur des humains !
Tu viens, pour nous ouvrir les cieux ;
Et dans ta lumière tu nous fais une place pour accueillir ta nouveauté.

Béni sois-tu, Sauveur des humains !
Tu viens ôter de nos cœurs le voile.
Par ta vie donnée, tu chasses l’obscurité, tu exerces nos regards à la foi.

Béni sois-tu, Sauveur des humains !
Tu viens murmurer à nos oreilles une parole de commencement.
Notre esprit tressaille à ta sagesse, en faisant l’apprentissage de ton Nom.

Béni sois-tu, Sauveur des humains!
Tu viens féconder notre histoire en faisant corps avec nos fragilités.
Ton amour s’élargit aux dimensions du monde : il est temps de faire route vers Toi !
Amen.

Psaume : Psautier Français n°136 « Louez Dieu, car il est bon », strophes 1, 3, 8, 9 et 10 [cliquer ici]

Volonté de Dieu
Écoutons ce que Dieu veut pour nous et nous donne la force de faire :

Des gens amenèrent des enfants à Jésus, pour qu’il leur imposât les mains en disant une prière. Mais les disciples les rabrouèrent. 
Jésus dit : « Laissez faire ces enfants, ne les empêchez pas de venir à moi, car le Royaume des cieux est à ceux qui sont comme eux. » (Mt 19:13-14).

Répons : Parle, parle Seigneur, ton serviteur écoute, Je dis ton serviteur, car enfin je le suis, Je le suis, je veux l’être, Et marcher dans ta route, Et les jours et les nuits.[cliquer ici]

Prière de repentance :
Prière pour les jours difficiles (Béatrice Cléro-Mazire)

Seigneur, les jours où tout est dur,
donne-nous le courage de continuer.
Les jours où tout semble compliqué,
donne-nous la simplicité de te demander ton aide.
Les jours où nous sommes dans l’impasse,
donne nous la force d’inventer des chemins.
Qu’au milieu des difficultés, nous sachions voir les belles choses,
les bonnes volontés et les solutions les plus improbables mais les plus justes.
Il n’était écrit nulle part que ce serait facile de vivre, Seigneur.
Mais partout, il est écrit que tu ne nous laisses jamais tomber,
Nous, tes enfants bien aimés.                                   

Répons : J’aime mon Dieu, car il entend ma voix, Quand la frayeur ou le tourment m’oppresse, Quand j’ai prié au jour de ma détresse, Dans sa bonté, il s’est tourné vers moi. [cliquer ici]

Pardon

Il n’est jamais trop tard, pour Dieu
Il ne fait jamais trop sombre, pour Dieu
Nul n’est jamais perdu, pour Dieu
Rien ni personne ne prendra jamais notre place en sa maison.
Il nous attend, il nous attendra encore, le temps qu’il faudra !
Cette fois nous savons où aller, nous mettrons nos pas dans ceux du Ressuscité !
Et déjà la fête commence, elle durera pour l’éternité.
Car c’est moi, dit Dieu, c’est moi qui vous réconforte afin que votre joie soit parfaite. Je vous donne mon Esprit, je vous donne mon souffle !
[D’après Lytta Basset in "Traces Vives"]

Chantons à Dieu notre reconnaissance !
Répons :
Combien grande est ta gloire, en tout ce que tu fais,
Et combien tes hauts faits sont dignes de mémoire !
Tes œuvres sans pareilles ont réjoui mon cœur,
Je veux chanter Seigneur, tes divines merveilles ! [cliquer ici]

Baptême d’Agathe

Dans notre Église, on peut demander le baptême à tous les âges.
Katty et Damien ont demandé le baptême pour leur fille. Veuillez vous approcher avec vos enfants, parrain et marraine :

Institution

Chers amis,
L’Église, aujourd’hui, accueille votre désir avec joie Elle obéit ainsi à la volonté de Jésus-Christ qui a dit à ses disciples : “Toute autorité m’a été donnée dans le ciel et sur la terre. Allez, de toutes les nations faites des disciples. Baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit Et apprenez-leur à garder tout ce que je vous ai enseigné.
Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde.” (Mt 2:18-20)
Nous croyons que cela est vrai pour chacun, chacune, petit ou grand, même pour ceux qui ne le savent pas encore. En effet, “nous aimons Dieu parce qu’Il nous a aimés le premier”. (1Jn4:19)

Cantique :  Louange et Prière n°101 « O Peuple fidèle », strophes 1 et 3 [cliquer ici]

Dialogue
Quel nom avez-vous donné à votre enfant ?
     Réponse des parents : Agathe
Agathe, je te baptise au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
Pour toi aussi, cette parole est vraie : Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son fils unique, afin que quiconque croit en lui, ait la vie éternelle.

Témoignages des parents, marraine et parrain
 
Cantique : Louange et Prière n° 204 « Seigneur, dirige et sanctifie », strophe 1 [cliquer ici]

Accueil – Présentation à l’assemblée :

Amis, Frères et Sœurs, voici Agathe.
Elle est ici chez elle, vous êtes sa famille spirituelle. Vous prierez pour elle et pour sa famille. Aucune contrainte ne la retiendra dans la communauté chrétienne, et si elle venait à s’en séparer, vous affirmerez qu’elle peut toujours y retrouver sa place.
Vous serez pour elle les témoins de l’amour de Dieu.

Dites avec moi : Que Dieu nous soit en aide !
     Réponse de l’assemblée : Que Dieu nous soit en aide !

Cantique : Louange et Prière n° 204 « Soumets leur âme à l'Évangile », strophe 2 [cliquer ici]

Doxologie : Gloire à Dieu dans les cieux et sur la terre, d’éternité en éternité !

Lecture biblique :  Matthieu chapitre 20, versets 1 à 16 (T.O.B.) [cliquer ici]

1 « Le Royaume des cieux est comparable, en effet, à un maître de maison qui sortit de grand matin, afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. 
2 Il convint avec les ouvriers d’une pièce d’argent pour la journée et les envoya à sa vigne. 
3 Sorti vers la troisième heure, il en vit d’autres qui se tenaient sur la place, sans travail, 
4 et il leur dit : “Allez, vous aussi, à ma vigne, et je vous donnerai ce qui est juste.” 
5 Ils y allèrent. Sorti de nouveau vers la sixième heure, puis vers la neuvième, il fit de même. 
6 Vers la onzième heure, il sortit encore, en trouva d’autres qui se tenaient là et leur dit : “Pourquoi êtes-vous restés là tout le jour, sans travail ?” – 
7 “C’est que, lui disent-ils, personne ne nous a embauchés.” Il leur dit : “Allez, vous aussi, à ma vigne.” 
8 Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : “Appelle les ouvriers, et remets à chacun son salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.” 
9 Ceux de la onzième heure vinrent donc et reçurent chacun une pièce d’argent. 
10 Les premiers, venant à leur tour, pensèrent qu’ils allaient recevoir davantage ; mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’argent. 
11 En la recevant, ils murmuraient contre le maître de maison : 
12 “Ces derniers venus, disaient-ils, n’ont travaillé qu’une heure, et tu les traites comme nous, qui avons supporté le poids du jour et la grosse chaleur.” 
13 Mais il répliqua à l’un d’eux : “Mon ami, je ne te fais pas de tort ; n’es-tu pas convenu avec moi d’une pièce d’argent ? 
14 Emporte ce qui est à toi et vas t’en. Je veux donner à ce dernier autant qu’à toi. 
15 Ne m’est-il pas permis de faire ce que je veux de mon bien ? Ou alors ton œil est-il mauvais parce que je suis bon ?” 
16 Ainsi les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. »

Cantique : Ailes de la Foi n°045 « Quand le vol de la tempête » [Compte les bienfaits de Dieu], strophes 1 & 4 [cliquer ici]

Prière d'illumination
Seigneur,
Quand nous risquons une parole, Que nous puisions à ta source ! Quand nous risquons une parole, Qu’elle nous relie à l’unité de ceux qui te prient ! Quand nous risquons une parole, Qu’elle s’élève en louange
Comme un souffle d’espérance ! Quand nous risquons une parole, Qu’elle soit parole de vie !
[Suzanne Schell]

Orgue

Prédication : Il n'est jamais trop tard


Amis, frères et sœurs,

Si je faisais un sondage, ici et maintenant sur ce que vous pensez en ayant entendu cette histoire, c’est le mot injustice qui l’emporterait !
Oui, à première vue, cette histoire est injuste, parce qu’elle va à l’encontre de notre logique rationnelle, de notre organisation du travail. Finalement cette histoire réveille en nous le petit fond de syndicaliste qui s’ignore ! Comment ? Les ouvriers embauchés à la dernière heure sont payés pareil que ceux qui ont travaillé depuis le matin ? Mais ce sont ceux qui ont travaillé toute la journée qui sont lésés ! Que dis-je ! C’est le travail même qui est dévalorisé ! Autant venir tous à la dernière heure, finalement ça fera de la fatigue en moins ! J’ai entendu ces réflexions chaque fois que j’ai entrepris d’étudier cette parabole de Jésus. La parabole est un procédé narratif utilisé dans le judaïsme pour faire comprendre les situations du quotidien. La parabole, c’est une histoire qui permet de mieux saisir ce que nous n’arrivons pas à comprendre. Et cela nécessite parfois de passer par des détours insoupçonnés. Et quand elle semble irrecevable, il faut alors la transposer.

Celle qui nous est transmise ce matin par l’Évangile de Matthieu, et qui a été choisie par les parents d’Agathe, se situe dans un contexte bien précis. Nous nous acheminons vers la fin de l’Évangile. Jésus monte à Jérusalem, où il sera arrêté et condamné.

Matthieu écrit son Évangile pour les juifs de son époque. Il s’adresse à des judéo-chrétiens, juifs tout nouvellement convertis au message de Jésus, mais qui restent fidèles, de façon plus ou moins radicale, à la loi de Moïse. On peut donc comprendre que ce sont eux « les ouvriers de la première heure » de la parabole, qui ne ménagent pas leur peine pour être des témoins crédibles.

Dans le même temps, il y a ces nouveaux convertis au Christ, qui viennent du monde païen, les pagano-chrétiens, qui viennent donc du monde non juif. Ce sont des personnes qui n’ont pas la même tradition, ni la même culture, ni la même éducation, et qui ne sont pas attachées à la loi juive. Pourtant, ils sont accueillis comme nouveaux chrétiens autant que les juifs. Ce sont eux les ouvriers de la 11ème heure. Ils sont accueillis dans la nouvelle alliance, sans distinction des autres, même des plus vénérables. Et pour beaucoup, cette situation était un vrai scandale et une souffrance. La souffrance de la comparaison et de la jalousie, exacerbée ici par ce détail du texte : le maître rémunère en premier ceux qui ont été embauchés les derniers.

Ceux qui ont travaillé à « la vigne du Seigneur » ne se sentent pas récompensés comme ils le souhaitent. Alors qu’ils ont fait la majeure partie du travail, alors qu’ils ont souffert de la chaleur, ils ne reçoivent rien de plus que ce qui a été convenu, eux qui ont eu la faiblesse secrète de rêver de recevoir tout de même un peu plus.

Cette parabole est irritante. Elle fait la part belle aux derniers venus, mais aussi aux laisser pour compte. Dans l’histoire, on remarque l’insistance du maitre de la vigne à aller chercher les ouvriers, tout le temps, jusqu’à la dernière heure. On peut imaginer l’exaspération que devaient ressentir les pharisiens et les scribes, lorsqu’ils entendaient l’enseignement de Jésus, lorsqu’ils voyaient l’accueil qu’il réservait aux personnes de mauvaise vie, aux collecteurs d’impôts comme Zachée, aux femmes adultères ou hémorragiques, aux handicapés et aux exclus de toutes sortes.

« Les prostituées et les collecteurs d’impôts vous précédent dans le royaume de Dieu ». Contre toute attente, quand Jésus sera entré à Jérusalem, au chapitre suivant, il prend les deux catégories de personnes les plus méprisées selon la Loi, pour en faire l’éloge devant les grands-prêtres et les anciens.

Jésus persévèrera jusqu’au bout, en disant à l’homme crucifié en même temps que lui à Golgotha, que l’Évangile retiendra comme étant « le bon larron » : « Tu seras aujourd’hui même avec moi dans le Paradis ».

Tel est la Bonne Nouvelle, l’Évangile du renversement. Là où certains se sentent légitimement les premiers, à cause de l’histoire, de l’âge, de l’ancienneté ou de l’engagement, il est annoncé qu’ils seront les derniers. Mais le vrai renversement, c’est que tous ceux qui s’étaient résignés à être à la dernière place, quelle qu’en soit la raison, se trouvent promus au premier rang. Ce renversement est déjà annoncé dans l’enseignement de Jésus : Qu’on se rappelle : le grain de moutarde devient le plus grand arbre du royaume, cinq pains et deux poissons nourrissent une foule innombrable, un petit enfant devient la plus grande personne du royaume, un verre d’eau au bord d’un puits devient le plus grand critère d’amour, un pêcheur de lac devient un témoin connu du monde entier. Et même, un prophète assis sur un âne devient un crucifié, reconnu comme « Fils de Dieu », par un centurion romain.

Tous ces exemples sont là pour nous faire réfléchir, pour savoir où nous en sommes nous aussi. Et comme l’écrit Marion Muller-Colard, « Je vous souhaite d’être un peu dérangés. Tout du moins, je vous souhaite le petit inconfort, la pointe d’impatience, le frémissement qu’il faut, pour reprendre la route millénaire qui étire la pâte humaine et la révèle à elle-même » (« L’intranquillité, p.25).

La parabole nous parle bien d’autre chose que la simple rémunération des ouvriers par rapport à leur temps de travail. Tous les personnages ont une signification. Le maître de la vigne représente Dieu. La parabole parle de la caractéristique première de Dieu, qui n’est pas de rendre à chacun selon ses mérites, mais plutôt de donner à chacun ce dont il a besoin pour vivre. Bien sûr, la logique maniaque aurait voulu que les derniers ne reçoivent que quelques centimes. Ce qui serait tout à fait juste du point de vue humain. Mais ils n’auraient pas eu de quoi vivre tout simplement.

Or la caractéristique de ce maître, c’est d’être bon. A cause de sa bonté, la justice prend un nouveau visage. La justice du maître de la vigne, ou la justice de Dieu ne consiste pas à donner selon le rendement de la personne mais selon ses besoins. C’est pour cela que les derniers ouvriers sont rémunérés autant que les premiers. Pour qu’ils puissent se nourrir et nourrir les autres autant que ceux qui ont travaillé depuis le début de la journée. Au sens propre de la parabole comme au sens figuré de nos existences.
Chers amis, Agathe est la dernière-née de votre famille. Elle est évidemment la plus petite, mais étant donnée sa propre histoire, elle est habitée par une force et une vitalité qui redynamisent votre foi et votre vie, comme vous l’avez si bien exprimée dans vos témoignages. Elle est, pour nous aussi, la dernière arrivée dans notre famille spirituelle, mais sa présence dans l’Église contribuera d’une façon ou d’une autre au renouvellement de notre propre témoignage. Elle le fait déjà, toute petite soit-elle.

Cette parabole s’adresse à nous aujourd’hui, et nous pouvons décliner tous les personnages de la parabole par rapport à nous-mêmes et à notre entourage. Ouvriers de la première heure, en Église, nous le sommes sûrement. Fidèles et consciencieux nous le sommes aussi. Garants de la loi, de l’histoire de nos bâtiments, dépositaires de la Parole et propriétaires d’une tradition et d’une liturgie, défenseurs de notre identité, nous le sommes. Comment accueillons-nous les croyants de la dernière heure, qui arrivent tout frais avec leurs idées toutes neuves qui viennent bousculer nos habitudes et qui s’interrogent sur nos façons de faire ?

Peut-être faisons-nous le constat de la Parole, que j’appellerai une parole de confiance, qui ne nous touche plus comme avant, à cause des aléas de la vie, de ses déceptions ou des épreuves que nous subissons. Pourtant nous l’avons reçue dès notre jeunesse. Comment réagissons-nous lorsque nous entendons des confessions de foi, à certains baptêmes ou certaines confirmations qui disent avec une spontanéité et une fraicheur liée au contexte d’aujourd’hui, les mots que nous aurions tant aimés prononcer ?

Il y a bien sûr cette vigne à s’occuper mais personne n’en a le courage. Nous ressemblons alors aux ouvriers qui sont restés sur la place sans être embauchés. Et puis un jour, inattendu, Dieu fait appel à nous, par l’intermédiaire d’hommes et de femmes qui ont pensé à nous pour tel ou tel engagement, pour telle ou telle présence ou telle ou telle urgence, à cause de nos compétences humaines, intellectuelles, notre savoir-faire, qui va servir au plus grand nombre. Alors qu’on ne s’y attendait plus, nous voilà embauchés dans la vigne, autrement dit, embauchés pour travailler dans le monde, au plus près des besoins de celles et ceux qui nous entourent.

Travailler à la vigne du Seigneur, qui est une image très ancienne dans la Bible, c’est travailler à notre témoignage, c’est participer à la construction d’une société plus fraternelle et plus juste, c’est être artisans de paix et de réconciliation, créateurs d’unité et transmetteurs de la parole de Dieu et de la bonté de Dieu. Nous ne savons pas toujours comment faire, mais l’essentiel de l’histoire d’aujourd’hui, c’est de répondre à l’appel, pour être mis au service des uns et des autres, et non pour se servir. Et le reste nous sera donné, exactement comme la pièce d’argent a été donnée aux derniers comme aux premiers ouvriers de la vigne. La pièce d’argent, c’est l’amour de Dieu, non compartimenté, et donc indivisible. C’est aussi sa grâce, que l’on peut traduire de cette façon : l’autre, y compris le pire ou le moins aimable, est aimé de Dieu autant que je le suis.

Merci chers amis, de nous avoir donné à méditer cette parabole pour le baptême de votre fille. Que cette histoire nous rejoigne là où nous en sommes aujourd’hui.

Puissions-nous entendre l’invitation du Dieu de Jésus-Christ à travailler à sa vigne et d’y répondre avec empressement quelle que soit l’heure de notre vie où sa Parole nous touche. Si elle nous touche encore aujourd’hui, alors nous serons heureux d’être les ouvriers embauchés, donc de nouveau aimés à la dernière heure, comme nous l’avons été à la première heure.

Puissions-nous aussi nous réjouir du travail qui a été fait avant nous, indépendamment de nous, et surtout, puissions-nous nous réjouir sans arrière-pensée, de la présence de Dieu en chacun de nos frères, où qu’ils soient, et quel que soit leur origine, leur spiritualité, leur mode de vie.

Que nous puissions encore et toujours recevoir l’amour de Dieu pour nous-mêmes sans nous sentir jaloux de ce que les autres reçoivent aussi. Car c’est tous ensemble que nous sommes le peuple dont il est le Berger, « le troupeau que sa main conduit », comme dit le psaume. Il a besoin de chacun, chacune de nous dans l’immensité de sa vigne. Chacun, chacune y a sa place. Pour Dieu et en particulier le Dieu de la foi de Jésus-Christ, il n’y a ni premier, ni dernier, nous sommes tous au bénéfice de son abondance et de ses largesses pour que nos vies soient nourries durablement, jusqu’au dernier jour. Il nous faut sans cesse apprendre à être ouverts et réceptifs, pour se sentir accueillis et même aimés par « Quelqu’un que nous pensions bien connaître » selon notre logique humaine, (cf. Lytta Basset, « aimer sans dévorer »), mais qu’au fond, nous ne connaissons absolument pas, et qui reste pour toujours, de l’ordre de l’inattendu. Et sa parole est là, toujours fidèle, non pour nous sécuriser, mais pour nous dérouter, nous bousculer. Ce faisant, elle nous fait réagir. Ainsi, nous ne resterons pas prisonniers de nos certitudes. Certes, elle nous plonge dans un inconfort, mais elle est toujours prometteuse d’une vie nouvelle. La Parole nous signale que nous sommes en vie, tout simplement. Il n’est jamais trop tard pour en prendre conscience.

Amen.

Pour aller plus loin :
- Joachim Jérémias, Les Paraboles de Jésus, Le Puy, 1962
- Wilfrid Harrington, Il parlait en paraboles, Le Cerf, Lire la Bible n°10, 1967
- Lytta Basset, Aimer sans dévorer, Albin Michel, 2010 
- Marion Muller-Colard, l’intranquillité, Bayard « J’y crois », 2015




Musique : au piano, Amazing Grace – Hyun-Mee Han

Cantique : Louange et Prière n°250 « Mon Dieu, mon Père, écoute-moi », strophes 1 à 3 [cliquer ici]

Annonces

Offrande :
Voici le moment de l’offrande.
Consacrée à la vie de l’Entraide. Elle exprime notre solidarité.
Notre Église comme notre Entraide ne vit que de nos dons, et rien d’autre.

Orgue

Prière d’intercession & Notre Père

Éternel, Dieu de la vie, nous voici tels que nous sommes et nous te présentons la vérité de nos vies personnelles. Apprends-nous à nous contenter de discerner ton Esprit, dans le souffle qui nous nous pousse à croire, à espérer, à aimer, encore et encore. Apprends-nous à nous contenter de discerner ton Esprit, dans la respiration difficile de ton Église essoufflée, qui t’aime et te sert, encore et encore. Apprends-nous à entendre ton souffle dans les petits événements sans que nous ne désespérions jamais d’en voir de grands. [Alain Arnoux, passages]

Nous te disons notre joie profonde pour le baptême d’Agathe. Nous te confions ses parents, ses sœurs, son parrain, sa marraine, l’ensemble de sa famille charnelle et spirituelle. Nous te rendons grâce pour ta Parole qui nous rejoint là où nous en sommes. Elle provoque en nous un changement tel que nous en sommes renversés et que, de derniers, que bien souvent nous croyons, nous voici tous promus au premier rang de la vie, grâce à ton amour. Merci pour ce renversement qui nous gratifie, chacun pour notre part.

Éternel, Dieu de la vie, tu es toujours là, pour éclairer le chemin de chacun, pour lui éviter de dévier, pour l’aider à rester ouvert à la nouveauté, à rester bienveillant à ce qui peut surprendre, et même agacer, irriter. Dieu de la vie, nous remettons à ta grâce et à ton amour, la semaine qui s’ouvre aujourd’hui, avec tout d’abord, cette journée de repos, la rencontre avec notre famille, la rencontre avec nos amis, ce culte que nous partageons. Nous te remettons celles et ceux qui prennent un temps de vacances. Qu’ils puissent se reposer en toute quiétude, et se décharger de ce qui est lourd à porter. Nous remettons à ta grâce et à ton amour les jours prochains, chargés d’engagements divers. Guide nos échanges et assure de ta bienveillance les regards que nous portons sur les uns et sur les autres. Bénis l’ensemble de nos relations fraternelles, qu’elles soient en tout temps, le signe de la communion de ton Église au témoignage de l’Évangile et au service de notre prochain. Nous te confions celles et ceux qui n’ont pas pu se joindre à nous, quelle qu’en soit la raison. Nous te présentons celles et ceux qui sont dans le deuil. Nous e présentons celles et ceux qui viennent te confier leur bénédiction de mariage. Nous te confions celles et ceux qui ont demandé le secours de notre prière. Nous te les nommons dans le profond de nos cœurs. Nous te présentons encore celles et ceux qui dans le monde, proclament ta Parole au risque de leur vie. Nous t’en prions, sois aussi avec toute l’Église universelle, visible et invisible, en particulier celles et ceux qui souffrent des conflits et de la guerre, permets que nous sachions leur témoigner notre solidarité et notre amour. En communion avec tous les frères et sœurs chrétiens, mais aussi en communion avec tous les frères et les sœurs en humanité, et celles et ceux qui vivent leur foi autrement que nous, nous te disons maintenant cette prière que Jésus nous a laissés :

Notre Père
Notre Père qui es aux cieux,
Que ton nom soit sanctifié,
Que ton règne vienne,
Que ta volonté soit faite
Sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd'hui
Notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
Comme nous pardonnons aussi
À ceux qui nous ont offensés.
Ne nous laisse pas entrer en tentation,
Mais délivre-nous du mal,
Car c'est à toi qu'appartiennent
Le règne, la puissance et la gloire,
Pour les siècles des siècles.
Amen.

Exhortation
L’Esprit de Dieu, c’est que nous pouvons sentir Comme une force et une joie, Comme une réponse et une lumière, Comme une présence apaisante. Dans nos temps de lassitude, et de découragement, Il est ce qui nous pousse
A reprendre comme malgré nous, Les mêmes combats, Et il est cette volonté d’aimer encore. Et ce « malgré », c’est le souffle ! Bénédiction
Recevons la bénédiction de la part de Dieu :
Dieu vous bénit et vous garde.
Il vous accorde sa grâce.
Il tourne sa face vers vous et vous donne la paix.
Qu’il vous remplisse de tout son souffle ! Amen.

Cantique : Louange et Prière n° 150 « A toi la gloire », strophes 1 à 3 [cliquer ici]

Sortie - Orgue

Paroles des chants du dimanche 3 juillet 2022

Psaume : Psautier Français n° 136 « Louez Dieu, car il est bon », strophes 1, 3, 8, 9 & 10

Strophe 1
Louez Dieu, car il est bon,
Louez-le pour tous ses dons.
Sa bonté dure à toujours,
Éternel est son amour.

Strophe 2
Gloire au Seigneur des Seigneurs,
Au tout puissant Créateur
Sa bonté dure à toujours,
Éternel est son amour.


Strophe 3
Ses ouvrages sont parés,
De sagesse et de beauté.
Sa bonté dure à toujours,
Éternel est son amour.
Strophe 8
Il nous donne d'habiter
Le pays de sa bonté.
Sa bonté dure à toujours,
Éternel est son amour.

Strophe 9
Pour tout homme il multiplie,
Un pain de force et de vie.
Sa bonté dure à toujours,
Éternel est son amour.

Strophe 10
Rendes grâce au Dieu des cieux,
Tous ses dons sont merveilleux.
Sa bonté dure à toujours,
Éternel est son amour.

Cantique : Louange et Prière n° 101 « O Peuple fidèle », Strophes 1 & 3

1 - O peuple fidèle,
Jésus vous appelle.
Venez, triomphants, joyeux,
Venez en ces lieux !
O peuple fidèle,
Venez voir le roi des cieux.
Que votre amour l'implore,
Que votre foi l'adore
Et qu'elle chante encore
Ce don précieux !
3 - C'est le Roi des anges,
Captif dans les langes,
Splendeur pure et sans déclin
Du Père divin.
C'est le Roi des anges,
Voilé sous un corps humain.
Que votre amour l'implore,
Que votre foi l'adore
Et qu'elle chante encore
Sa gloire en ce jour !

Cantique : Louange et Prière n°204 « Seigneur, dirige et sanctifie », Strophes 1 et 2

Écouter l'enregistrement en cliquant ici

Strophe 1
Seigneur, dirige et sanctifie
Toute la vie
De ces enfants.
Que ta lumière
Sur leur carrière
Brille en tout temps !
Que, sous ta garde et sous tes ailes,
Ils soient fidèles,
Forts et constants !

Strophe 2
Soumets leur âme à l’Évangile,
Au joug facile,
Plein de douceur.
Fais-leur entendre
L’appel si tendre
De leur Sauveur.
Que, pour répondre à sa promesse,
Ils aient sans cesse
Le même cœur !

Cantique : Ailes de la Foi n°045 « Quand le vol de la tempête » [Compte les bienfaits de Dieu], strophes 1 & 4

Strophe 1
Quand le vol de la tempête
Vient assombrir ton ciel bleu,
Au lieu de baisser la tête,
Compte les bienfaits de Dieu.
Refrain :
Compte les bienfaits de Dieu,
Mets-les tous devant tes yeux,
Tu verras en adorant,
Combien le nombre en est grand.
Strophe 4
Bénis donc, bénis sans cesse
Ce Père qui chaque jour
Répand sur toi la richesse
De son merveilleux amour.
Refrain :
Compte les bienfaits de Dieu,
Mets-les tous devant tes yeux,
Tu verras en adorant,
Combien le nombre en est grand.

Cantique : Louange et Prière n°250 « Mon Dieu, mon Père, écoute-moi », strophes 1, 3 & 4

Strophe 1
Mon Dieu, mon Père, Écoute-moi,
Car ma prière S'élève à toi.
En Jésus-Christ, Tu nous l'as dit,
Je puis, Seigneur, T'ouvrir mon cœur.
Ah ! fais-moi grâce, Dieu tout-puissant !
Tourne ta face Vers ton enfant.

Strophe 2
Viens, je te prie, Change mon cœur ;
Guide ma vie Loin de l'erreur.
Mon seul désir Est de choisir
La bonne part Sous ton regard.
Que mon offense Ne lasse plus
Ta patience, Seigneur Jésus !

Strophe 3
Fais-moi comprendre Ta charité
Et bien entendre Ta vérité.
Oui, que ta main, Sur mon chemin,
Soit, ô Dieu fort, Mon seul support !
Que ta puissance Soit chaque jour
Ma délivrance, O Dieu d'amour !

Strophe 4
Rends-moi fidèle Par ton secours,
Et sous ton aile Tiens-moi toujours ;
Loin du danger, O bon Berger !
Conduis mes pas Jusqu'au trépas.
Vois ma faiblesse Et me soutiens
 Par ta tendresse : Je t'appartiens.

Cantique : Louange et Prière n°150 « A toi la gloire », Strophes 1 à 3

[Pour écouter l'enregistrement, cliquer ici]

Strophe 1
À toi la gloire, O ressuscité !
À toi la victoire Pour l’éternité.
Brillant de lumière, L’ange est descendu ;
Il roule la pierre Du tombeau vaincu.
À toi la gloire, O ressuscité !
À toi la victoire Pour l’éternité.

Strophe 2
Vois-le paraître : C’est lui, c’est Jésus,
Ton Sauveur, ton Maître ; Oh ! ne doute plus !
Sois dans l’allégresse, Peuple du Seigneur,
Et redis sans cesse Que Christ est vainqueur.
À toi la gloire, O ressuscité !
À toi la victoire Pour l’éternité.

Strophe 3
Craindrais-je encore ? Il vit à jamais,
Celui que j’adore, Le prince de paix.
Il est ma victoire, Mon puissant soutien,
Ma vie et ma gloire : Non, je ne crains rien.
À toi la gloire, O ressuscité !
À toi la victoire Pour l’éternité.

Paroles des répons du temps de l'Église

Après la salutation
Répons : « Bénissons Dieu le seul Seigneur » (Ps. 134, str.1)

Bénissons Dieu le seul Seigneur,
Nous qu’il choisit pour serviteurs.
Levons nos mains dans sa maison,
Pour bénir et louer son nom.

Après la volonté de Dieu
Répons : « Parle, parle Seigneur, ton serviteur écoute » (L&P n°193, str.1)

Parle, parle Seigneur, ton serviteur écoute :
Je dis ton serviteur, car enfin je le suis.
Je le suis, je veux l’être, et marcher dans ta route,
Et les jours et les nuits.

Après la prière de repentance
Répons : « J’aime mon Dieu, car il entend ma voix ». (Ps. 116, str.1)

J’aime mon Dieu car il entend ma voix,
Quand la frayeur ou le tourment m’oppresse,
Quand j’ai prié au jour de ma détresse,
Dans sa bonté, il s’est tourné vers moi.

Après l’annonce de la grâce
Répons « Combien grande est ta gloire » (Ps 92 selon L&P n° 38 str.2)

Combien grande est ta gloire, en tout ce que tu fais, 
Et combien tes hauts faits sont dignes de mémoire !
Tes œuvres sans pareilles  ont réjoui mon cœur,
Je veux chanter, Seigneur, tes divines merveilles !

Après la confession de foi 
Répons : « Grand Dieu, nous te bénissons » (L&P n°69, str.1)

Grand Dieu, nous te bénissons, nous célébrons tes louanges,
Éternel, nous t’exaltons, de concert avec les anges,
Et prosternés devant toi, nous t’adorons, ô grand Roi !
Et prosternés devant toi, nous t’adorons, ô grand Roi !

Après la bénédiction
Répons : « Confie à Dieu ta route » (L&P n°309, str.5)

Bénis ô Dieu nos routes, nous les suivrons heureux,
Car toi qui nous écoutes, tu les sais, tu les veux.
Chemins riants ou sombres, j’y marche par la foi,
Même au travers des ombres, ils conduisent à toi.

Lecture de la Bible

Évangile de Matthieu chapitre 20, versets 1 à 16

[Nouvelle Bible Segond]

Car le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui sortit dès le matin, afin de louer des ouvriers pour sa vigne.
Il convint avec eux d'un denier par jour, et il les envoya à sa vigne.
Il sortit vers la troisième heure, et il en vit d'autres qui étaient sur la place sans rien faire.
Il leur dit : Allez aussi à ma vigne, et je vous donnerai ce qui sera raisonnable.
Et ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers la sixième heure et vers la neuvième, et il fit de même.
Étant sorti vers la onzième heure, il en trouva d'autres qui étaient sur la place, et il leur dit : Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journée sans rien faire ?
Ils lui répondirent : C'est que personne ne nous a loués. Allez aussi à ma vigne, leur dit-il.
Quand le soir fut venu, le maître de la vigne dit à son intendant : Appelle les ouvriers, et paie-leur le salaire, en allant des derniers aux premiers.
Ceux de la onzième heure vinrent, et reçurent chacun un denier.
10 Les premiers vinrent ensuite, croyant recevoir davantage ; mais ils reçurent aussi chacun un denier.
11 En le recevant, ils murmurèrent contre le maître de la maison,
12 et dirent : Ces derniers n'ont travaillé qu'une heure, et tu les traites à l'égal de nous, qui avons supporté la fatigue du jour et la chaleur.
13 Il répondit à l'un d'eux : Mon ami, je ne te fais pas tort ; n'es-tu pas convenu avec moi d'un denier ?
14 Prends ce qui te revient, et va-t'en. Je veux donner à ce dernier autant qu'à toi.
15 Ne m'est-il pas permis de faire de mon bien ce que je veux ? Ou vois-tu de mauvais œil que je sois bon ?
16 Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers.

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