Si nous nous taisons, les pierres crieront !

Luc 19:29-40

Culte du 10 avril 2022
Prédication de Béatrice Cléro-Mazire

Vidéo de la partie centrale du culte

Culte à l'Oratoire du Louvre

Dimanche 10 avril 2022
Dimanche des Rameaux
46ème jour de la guerre en Ukraine

« Si nous nous taisons, les pierres crieront ! »

Culte d'éducation biblique présidé par les Pasteures Béatrice Cléro-Mazire et Agnès Adeline-Schaeffer 
Prédication par la Pasteure Béatrice Cléro-Mazire
A l'orgue : David Cassan, organiste co-titulaire

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Orgue

Annonce de la grâce
La grâce et la paix nous sont données de la part de Dieu notre Père en son Fils Jésus notre frère.

Accueil

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue ce matin au temple de l’Oratoire du Louvre pour la fête des Rameaux. Vous toutes et tous qui êtes ici, mais aussi vous tous qui êtes au loin et qui partagez ce culte avec nous sur internet. Bonjour aux enfants de l’éducation biblique. Nous sommes très heureux de vivre ce moment avec vous toutes et tous. Nous nous retrouvons ce matin pour partager une parole qui fait vivre, et c’est cette parole qui fera du signe que nous allons vivre ensemble ce matin, le sacrement du baptême pour deux enfants : Un garçon de sept ans et une fille de deux ans et demie. Bienvenue aux familles de ces deux enfants, et aux amis venus spécialement pour ce grand moment. Quelque soient vos convictions religieuses, vous êtes ici chez vous et nous vous accueillons au nom de celui qui accueillait sans discrimination tous ceux qui cherchaient une parole d’amour pour leur vie : Jésus le Christ.
Réunissons-nous dans la communion fraternelle avec le 1er chant du livret inséré au début du psautier.

Chant spontané : Ton nom Seigneur est un nom magnifique [cliquer ici]
 
Louange

Ouvrez-moi les portes de la justice,
j’entrerai pour célébrer le SEIGNEUR.

– C’est la porte du SEIGNEUR ;
que les justes entrent !
Je te célèbre car tu m’as répondu,
et je te dois la victoire.
La pierre que les maçons ont rejetée
est devenue la pierre angulaire.
Cela vient du SEIGNEUR :
c’est une merveille à nos yeux !
Voici le jour que le SEIGNEUR a fait :
qu’il soit notre bonheur et notre joie !

Donne, SEIGNEUR, donne la victoire !
Donne, SEIGNEUR, donne le triomphe !
Béni soit celui qui entre, au nom du SEIGNEUR !

– Nous vous bénissons depuis la maison du SEIGNEUR.
Le SEIGNEUR est Dieu et il nous a donné la lumière :
Formez le cortège, rameaux en main,
jusqu’aux cornes de l’autel.

– Tu es mon Dieu ! et je te célèbre,
mon Dieu, et je t’exalte.
Célébrez le SEIGNEUR, car il est bon
et sa fidélité est pour toujours.

[Psaume 118 : 19-29]

Cantique de Louange : Psaume 92 1, 2, 3, 4 [cliquer ici]

Volonté de Dieu
Heureux l’homme qui ne suit pas les projets des méchants, qui ne s’arrête pas sur le chemin des pêcheurs, et qui ne s’assied pas parmi les insolents, mais qui trouve son plaisir dans la loi du Seigneur, et qui relit sa loi jour et nuit !
Il est comme un arbre planté près des canaux d’eau vive qui donne du fruit en son temps. [Psaume 1:1]

Chant spontané : Revêts Seigneur de ta justice [cliquer ici]

Repentance

C’est dans un vase d’argile frêle que nous autres hommes portons le Très Saint  ; mais toi, Ô Saint Esprit ! Quand tu habites un homme, tu habites bien alors dans ce qui est infiniment inférieur  : toi, esprit de sainteté, tu habites l’impureté et la souillure ; toi, esprit de sagesse , tu habites la sottise ; toi, esprit de vérité, tu habites la tromperie !
Et toi qui ne recherches pas les aises d’un logis désirable, qu’en vain tu chercherais, toi qui crées et régénères et te fais toi-même ta maison, Ô habite-moi à demeure ! Pour qu’un jour tu finisses par te complaire à cette maison que tu t’es préparée toi-même dans les souillure, les méchancetés et les tromperies de mon coeur.

Chant spontané : Tel que je suis bien vacillant [cliquer ici]

Annonce du pardon
Dieu nous redit aujourd’hui : « Ma grâce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse.» [2 Cor 12:9]

Chant spontané : Frappez dans vos mains [cliquer ici]
 
Liturgie du baptême

Accueil des familles des baptisés

Florence  et Laurent vous avez demandé avec votre fils qu’elle reçoive le baptême. Olivia et Nicolas  vous avez demandé que votre fille reçoive le baptême .
Avec les parrains et marraines, veuillez vous approcher..

Confession de foi

Je crois en Dieu 
qui est créateur de toutes les choses visibles et invisibles, 
et qui aime comme un père.
Dieu est Esprit, Dieu est Amour.

Je crois en Jésus-Christ, fils de Dieu et fils de l'homme, 
qui est venu pour nous annoncer la bonne nouvelle du salut, 
de la vie et de l'amour que Dieu offre gratuitement à tout homme, 
appelant à la foi et fondant notre espérance.

Je crois au Saint-Esprit, qui est Dieu, 
agissant dans son peuple et dans nos cœurs 
et nous conduisant vers son royaume.

Je crois à l'amour plus fort que la mort et à la vie éternelle
Amen.

Chant spontané : Hosanna Hosanna ! Chantons d’un coeur fidèle [cliquer ici]

Institution du baptême

Voici la volonté de Jésus-Christ pour son Église :
« Toute autorité m’a été donnée dans le ciel et sur la terre.
Allez de toutes les nations faites des disciples.
Baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit et apprenez-leur à garder tout ce que je vous ai enseigné.
Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde ».

Instruction

Votre enfant va être baptisé au nom du Père qui lui donne le souffle de vie.
au nom du Fils, Jésus-Christ, mort et ressuscité pour nous et qui, dans la foi, appelle chacun à son service.
Votre enfant  va être baptisé au nom du Saint-Esprit qui fera naître en son coeur, c’est notre souhait, la foi, l’espérance et l’amour.

L’eau qui est ici est de l’eau ordinaire, qui aurait pu servir à donner à boire à un ami, à laver les mains d’un enfant, à faire pousser une plante, mais avec la Parole de Dieu, cette eau devient l’eau du sacrement du baptême, eau d’une nouvelle naissance avec Dieu.

Chaque jour notre baptême nous rappelle que nous dépendons de Dieu seul et qu’ensemble nous vivons de son amour.
Nous croyons que cela est vrai pour nos enfants, même s’ils ne le savent pas encore. En effet, « nous aimons Dieu parce qu’il nous a aimés le premier ». 

J’invite l’assemblée à ce lever pour être témoin de ces baptêmes.

Baptême d’Héloïse
Dieu nous l’a promis : nous sommes à lui, il nous connaît chacun par notre nom.

Quel prénom avez-vous choisi pour votre enfant ?
     - Héloïse
Héloïse Je te baptise au nom du père, du fils et du saint-esprit.
 
Imposition des mains
Pour toi aussi cette parole est vraie : « Dieu a tellement aimé le monde qu’Il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle ».
 
Baptême de Timothée
Dieu nous l’a promis : nous sommes à lui, il nous connaît chacun par notre nom.

Quel prénom avez-vous choisi pour votre enfant ?
      Timothée
Timothée Je te baptise au nom du père, du fils et du saint-esprit.

Imposition des mains
Pour toi aussi cette parole est vraie : « Dieu a tellement aimé le monde qu’Il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle ».

Exhortation à l’assemblée

Frères et sœurs, voici Héloïse et Timothée
Par ce baptême, nous attestons qu’ils sont enfants de Dieu.
Ils sont ici chez eux vous êtes leur famille spirituelle.
Vous leur accorderez, ainsi qu’à leur famille, le soutien de votre prière.
Aucune contrainte ne les retiendra dans la communauté chrétienne mais si ils venaient à s’en séparer, vous affirmerez qu’ils peuvent toujours y retrouver leur place. Vous serez ainsi pour eux, des témoins de l’amour inconditionnel de Dieu.
C’est notre joie de savoir que Timothée  recherche déjà la présence de Dieu à travers son éducation biblique et religieuse et qu’Héloïse bénéficiera de ces témoignage dans cette communauté. 
 
Prière d’action de grâce
Père, nous te disons notre joie et notre reconnaissance pour ces enfants qui viennent de recevoir le signe de ta grâce. Nous te prions pour elle et pour sa famille. Nous te remercions pour notre propre baptême et pour la fidélité de ton amour. AMEN

Cantique : 204, 1, 2 Seigneur dirige et sanctifie [cliquer ici]

Lecture du passage de la Bible : Evangile de Luc, chapitre 19, versets 29-40

Lorsqu'il approcha de Bethphagé et de Béthanie, près du mont dit des Oliviers, il envoya deux de ses disciples, en disant : Allez au village qui est en face ; quand vous y serez entrés, vous trouverez un ânon attaché, sur lequel aucun homme ne s'est jamais assis ; détachez-le et amenez-le. Si quelqu'un vous demande : « Pourquoi le détachez-vous ? », vous lui direz : « Le Seigneur en a besoin. »
Ceux qui avaient été envoyés s'en allèrent et trouvèrent les choses comme il leur avait dit. Comme ils détachaient l'ânon, ses maîtres leur dirent : Pourquoi détachez-vous l'ânon ? Ils répondirent : Le Seigneur en a besoin. Et ils l'amenèrent à Jésus ; puis ils jetèrent leurs vêtements sur l'ânon et firent monter Jésus. A mesure qu'il avançait, les gens étendaient leurs vêtements sur le chemin. 
Il approchait déjà de la descente du mont des Oliviers lorsque toute la multitude des disciples, tout joyeux, se mirent à louer Dieu à pleine voix pour tous les miracles qu'ils avaient vus. Ils disaient : Béni soit celui qui vient, le roi, au nom du
Seigneur ! Paix dans le ciel et gloire dans les lieux très hauts !
Quelques pharisiens, du milieu de la foule, lui dirent : Maître, rabroue tes disciples ! Il répondit : Je vous le dis, si eux se taisent, ce sont les pierres qui crieront !

Psaume : Psaume 24, 1, 2, 5 La terre au Seigneur appartient [cliquer ici]

Prière d'illumination

Jeu d’orgue

Prédication : Si nous nous taisons, les pierres crieront !


Les disciples de Jésus acclament celui qu’ils ont choisi de suivre sur ce chemin qui descend du Mont des Oliviers. Ils ont peut-être reçu le baptême, comme Timothée et Héloïse ce matin ; ils ont peut-être écouté l’enseignement de Jésus, comme les enfants de l’éducation biblique aujourd'hui, ils attendent peut-être un être providentiel qui les sauvera de toutes les difficultés de leur vie qu’ils rencontrent dans leur société, comme tous ceux qui voteront aujourd’hui. Cette scène est pleine des espérances de chacun et de ce que représente Jésus pour ses disciples.

Cet épisode dit des rameaux, est souvent décrit comme un jeu de dupes, entre une population qui attend un nouveau roi David et Jésus qui sait déjà qu’il va à la mort et ne sera pas roi d’Israël comme David le fut.

Mais chez l’Évangéliste Luc, il ne s’agit pas d’une erreur ; c’est bien le don de la vie de Jésus pour tous les autres qui est la clé de l’épisode ; et ses disciples semblent bien savoir que c’est un règne d’un nouveau genre qui s’ouvre avec son entrée à Jérusalem.
De quel règne parle-t-on alors ici ?

Plusieurs indices nous permettent de le déterminer : d’abord la scène se situe à la descente du Mont des Oliviers, qui, à l’époque des prophètes, était le marché aux animaux pour les sacrifices ; selon l’Évangéliste Luc, Jésus descend donc comme un agneau qu’on va offrir en sacrifice au temple, et il le fait en conscience, sans contrainte particulière. Et puis cette multitude de personnes qui le suit n’est pas « une foule », comme dans l’Évangile de Matthieu, ni « beaucoup de gens », comme dans l’Évangile de Marc où Jésus est appelé : « Fils de David ».  Cette multitude de disciples connaît l’engagement de Jésus dans la proclamation d’une loi de Moïse pour l’Homme et donc dans l’annonce d’un Dieu pour l’Homme. C’est de la multitude des disciples, dont parle cet Évangile qui avait déjà fait voler en éclat les généalogies dans les récits de naissance, avec un recensement à Bethléem, dont Joseph et Marie semblaient être exclus, eux qui arrivaient en surnombre à l’hôtellerie du village. L’enfant qui est né alors, n’appartient plus à aucune lignée, il ne sera sur aucune ligne de recensement d’aucun empereur, il est d’une autre origine que celle qui pourrait se compter.  C’est une « multitude » qui suit Jésus ce jour-là, et l’expression n’est pas choisie au hasard par Luc qui pense, comme l’apôtre Paul, que le salut de Dieu est pour tous, ceux qui sont du peuple choisi par Dieu et ceux qui étaient, jusqu’ici, considérés comme des païens ; ceux qui ont comme référence les rois d’Israël et ceux qui ne connaissent pas leur histoire.

L’épisode de l’ânon nous en dit plus encore sur ces références bibliques choisies pour parler du règne de Jésus. Reprenant l’épisode de la transmission du trône de David à son fils Salomon, l’Évangile de Luc met en scène un nouveau roi sage, dans le premier Livre des Rois on peut lire : « David leur dit : Prenez avec vous les serviteurs de votre maître, faites monter Salomon, mon fils, sur ma mule, et faites-le descendre à Guihon. Là, le sacrificateur Tsadok et Nathan le prophète l'oindront pour roi sur Israël. Vous sonnerez de la trompette, et vous direz: Vive le roi Salomon! » (1 Rois 1:32). Le règne de Salomon, est connu pour les trente ans de paix qu’il connut ainsi que toutes les nations qui commerçaient avec Israël en lui apportant chaque année des trésors à dos de mulet. Dans le livre de Zacharie, on peut lire : « Sois transportée d'allégresse, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici, ton roi vient à toi ; Il est juste et victorieux, Il est humble et monté sur un âne, Sur un âne, le petit d'une ânesse. Je détruirai les chars d'Éphraïm, Et les chevaux de Jérusalem; Et les arcs de guerre seront anéantis. Il annoncera la paix aux nations, Et il dominera d'une mer à l'autre, depuis le fleuve jusqu'aux extrémités de la terre. » (Zc 9:9-10)

C’est donc un règne de paix qui est annoncé avec l’entrée de Jésus dans Jérusalem. De cette paix annoncée par les prophètes et chantée par les anges quand la naissance de Jésus fut annoncée aux bergers qui passaient dans les montagnes les veilles de la nuit : « Paix dans le ciel et gloire dans les lieux très hauts ! »

Et puis, dans cette marche symbolique vers Jérusalem, il y a le jeu des vêtements des disciples, ceux qu’ils « jettent » sur l’âne, et ceux qu’ils étendent à terre. Les vêtements des disciples ne sont pas à proprement parler « jetés » sur le dos de l’âne, mais en grec, ils sont laissés comme ce dont on se débarrasse, ce dont on se déleste. Ainsi les vêtements chargés sur l’âne, sont-ils comme un poids que les disciples n’auront plus à porter, comme une charge qu’un autre transportera pour eux. Jésus emmène sur son âne, le poids qui pesait sur les épaules des disciples : est-ce le poids de la culpabilité, du péché, de la misère d’une vie trop dure ? Nous n’en savons rien, mais l’écrivain nous décrit ce transfert de charge comme une bénédiction pour les disciples. Cet ânon, « le Seigneur en a besoin », ce qui veut dire que Jésus peut demander, comme un roi, ce dont il a besoin ; il est légitime à s’assoir sur cet ânon ; il est légitime parce que, des propriétaires de l’âne aux disciples, en passant par ceux pour qui il a fait des miracles, tous sont dans l’attente du Messie annoncé par les prophètes.

Tous ces disciples de Jésus qui sont disciples d’un libérateur, d’un sage, d’un homme de paix, vont pouvoir crier de joie sur ce chemin pour tous les miracles qu’ils ont vus et qui, pour eux, indiquent que le sauveur de leurs vies est enfin arrivé. Car c’est bien à cause des miracles de Jésus qu’on le loue à cette époque, et qu’on le loue encore : après tout, ne fait-il pas de la vie empêchée une vie libérée ? N’est-ce pas cela qui est annoncé dans les Évangiles ? Et qu’on lise ces miracles comme des faits ou comme des images symboliques de libération intérieure, ce sont bien eux, ces miracles, accompagnés des paroles de Jésus, qui font sens pour dire le salut incarné dans cet homme. « Pourquoi le détachez-vous : le Seigneur en a besoin ». Comme un ouvrier de la onzième heure, l’âne est délié puis mis au service du roi de paix qui vient. N’est-ce pas une image de serviteur fidèle à Jésus que nous offre cette image de l’âne qu’on vient chercher, qui est choisi pour servir ? Ne fait-il pas un peu partie des disciples, cet ânon qui est mis au service d’une entrée triomphale d’un roi juste ?

Les autres vêtements des disciples sont étalés à terre pour faire un tapis au roi qui est monté sur son âne, ce sont les vêtements de ceux qui l’honorent, ils préparent à leur manière, comme Jean-Baptiste avant eux, les chemins du Seigneur.
En tout cas, cette multitude qui accompagne Jésus dans l’Évangile de Luc est bien celle des fidèles disciples qui croient en Jésus comme au sauveur.

Tout semble donc réuni dans cette histoire pour faire de Jésus le Messie, celui qui a reçu l’onction de Dieu, celui qui peut porter son règne, celui qu’annonce le Psaume 118 cité dans ce texte : Béni soit celui qui vient, le roi, au nom du Seigneur !

Mais dans cette foule de disciples, des pharisiens ont rejoint le cortège et ils ne veulent pas que l’on crie trop fort la joie de la justice, de la paix, de la liberté. Le mot qui est utilisé à cet effet est très significatif : les pharisiens demandent à Jésus de rabrouer ses disciples ; c’est le terme qu’on utilise dans les Évangiles quand on fait reculer un esprit mauvais, ou quand Jésus crie à la tempête de se calmer. C’est un verbe qui évoque la lutte contre ce qui est dangereux.

Les rabat-joie n’ont pas tort : la sagesse de Jésus et son œuvre de paix ne feront pas crier de joie tout le monde. La violence, l’iniquité, l’inégalité, les discriminations en tout genre, le refus de l’autre, le repli sur soi sont, bizarrement, bien plus facilement acceptés que la joie de se mettre au service d’une parole qui fait vivre. Pourtant, les disciples qui suivent Jésus sur le chemin savent ce qu’il a fait pour eux ; ils savent que son engagement pour la vie de ceux qu’il a aidés est véritablement salutaire et ils veulent s’en réjouir.

Jésus répond aux pharisiens qui veulent calmer les ardeurs des disciples du Christ : « Je vous le dis, si eux se taisent, ce sont les pierres qui crieront ! »

Rien ne peut faire taire la vérité à propos du salut. Rien ne peut éteindre la conscience de ces gens qui se sont mis à la suite de celui qu’ils considèrent aujourd’hui comme un nouveau Salomon, mais qui n’a pas cherché à régner sur eux. Le règne que Jésus annonce est sans force. C’est pour cela qu’il est dangereux, pas pour ceux qui n’y croient pas ; non, mais pour ceux qui s’y exercent. Parce qu’en vivant dans la recherche du bien, ils s’exposent à la violence de ceux qui détestent le bien. Les disciples ont raison de crier, ce jour-là, leur joie pour l’amour de Dieu ; ils ont raison de se réjouir de cette foule bigarrée de gens tous différents mais qui vivent ensemble d’une espérance ; ils ont raison de se réjouir de ce roi sans arme et qui, en signe d’humilité, est monté sur un ânon. Loin du cynisme des accusateurs qui, bientôt, viendront le condamner, les disciples proclament la venue de la paix pour les hommes, et même si nous connaissons la fin, ils auront eu raison de crier de joie pour le bien.

Jésus n’a pas résolu tous les problèmes de son temps, loin de là ; il n’a pas guéri tous ceux qui en avaient besoin ; il n’a pas empêché l’occupation romaine, il n’a pas empêché la corruption de tous les collecteurs d’impôts ; il n’est pas l’homme providentiel dont on pourrait rêver quand on parle de pouvoir. Mais il a insufflé un esprit d’amour et de solidarité là où il est passé. Il a su refuser ce qui était inique quand les actes l’étaient ; il a eu le courage d’affronter les violents, les menteurs et ne les a pas imités. Il n’est donc pas l’homme providentiel qui règle tout à la place des autres, mais il inspire un climat de paix à ses disciples qui savent dorénavant où sont les lignes claires entre ce qui est mauvais pour l’homme et ce qui est bon pour lui.

Jésus a endossé ce jour-là sa responsabilité. Et il sait que contre le bien qui a été fait, on ne peut rien. Peut-être faudrait-il réapprendre à crier de joie pour la paix, pour la liberté, pour la justice, pour l’amour, tant que ces joies-là nous sont possibles. Car si nous nous taisons, un jour, peut-être seules les pierres se souviendront de toutes ces belles choses.
                                               AMEN.

Jeu d’orgue

Cantique : 69, 1, 8, 9  Grand Dieu nous te bénissons [cliquer ici]

Collecte

Prière d’intercession

Notre Père
Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour ; pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Ne nous laisse  pas entrer en  tentation mais délivre-nous du mal, car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire, aux siècles des siècles. AMEN

Bénédiction
Frères et soeurs, allez annoncer l’Evangile dans ce monde, allez proclamer sa grâce.
Recevons la bénédiction de Dieu :
Le Seigneur nous bénit et nous dit : « tu es ma fille et mon fils bien aimé, en toi j’ai mis ma joie »

Cantique : A toi la gloire 150 [cliquer ici]

Jeu d’orgue.

Paroles des chants du dimanche 10 avril 2022

Psaume : Psautier Français n°92 « Oh ! Que c'est chose belle », strophes 1 à 4.

1 - Oh ! que c'est chose belle
De te louer, Seigneur,
De Chanter ta splendeur
Au milieu des fidèles ;
Quand le jour vient à naître,
D'annoncer ta bonté,
Et ta fidélité
Quand la nuit va paraître.

2 - Tes œuvres surprenantes
Ont réjoui mon cœur,
Et je dirai, Seigneur,
Leur sagesse étonnante.
Tes pensées sont profondes ;
Plus il les étudie,
Plus l'homme est interdit :
Ta main garde le monde.
3 - Si le méchants fleurissent
Comme l'ivraie des champs,
Et si des arrogants
Les projets réussissent,
C'est pour qu'ils disparaissent
Par la mort emportés
Et que soient dévoilés
Les plans de ta sagesse.

 4 - Tu oins d'une huile fraîche
Le front de ton enfant ;
On le voit rayonnant,
Vigoureux comme un cèdre.
Sa gloire et sa richesse
Sont d'orner ta maison ;
Tes fruits, chaque saison,
Combleront ta vieillesse.

Cantique : Louange et Prière n°204 « Seigneur, dirige et sanctifie », Strophes 1 et 2

Écouter l'enregistrement en cliquant ici

Strophe 1
Seigneur, dirige et sanctifie
Toute la vie
De ces enfants.
Que ta lumière
Sur leur carrière
Brille en tout temps !
Que, sous ta garde et sous tes ailes,
Ils soient fidèles,
Forts et constants !

Strophe 2
Soumets leur âme à l’Évangile,
Au joug facile,
Plein de douceur.
Fais-leur entendre
L’appel si tendre
De leur Sauveur.
Que, pour répondre à sa promesse,
Ils aient sans cesse
Le même cœur !

Psaume : Psautier Français n°24 « La terre au Seigneur appartient  », strophes 1, 2 & 5.

Strophe 1
La terre au Seigneur appartient,
Dans l'univers son bras soutient
Tout ce qui foisonne et respire.
Sur les abîmes du néant
Il a posé les fondements
Et donné vie à son empire.

Strophe 2
Mais qui pourra dans ta cité,
Seigneur, devant ta sainteté,
Se lever pour te rendre grâce ?
C'est l'homme droit qui sans détour
Sert la vérité chaque jour
Et dont les mains restent sans tache.
Strophe 3
La main de Dieu le bénira,
L'esprit de Dieu l'affermira,
Dans sa justice et dans sa grâce,
Avec tous ceux dont le désir,
O Dieu d'amour, est de servir,
De chercher tous les jours ta face.


Strophe 5
Élevez-vous jusques aux cieux,
Portes de la cité de Dieu,
Laissez entrer le roi de gloire !
Quel est ce roi si glorieux ?
C'est le Seigneur, c'est notre Dieu ;
Voici le Roi, chantez sa gloire !

Cantique : Louange et Prière n°69 « Grand Dieu, nous te bénissons (Te Deum) », strophes 1, 8 & 9

1. Grand Dieu, nous te bénissons,
Nous célébrons tes louanges;
Éternel, nous t'exaltons
De concert avec les anges,
Et prosternés devant toi,
Nous t'adorons, ô grand Roi!
Et prosternés devant toi,
Nous t'adorons, ô grand Roi!

8. Veuille exaucer nos soupirs ;
Seigneur Jésus, fais-nous grâce !
Veuille accomplir nos désirs ;
Fais briller sur nous ta face :
Notre espérance est en toi,
En toi, Jésus, notre Roi.
Notre espérance est en toi,
En toi, Jésus, notre Roi.
9. Puisse ton règne de paix
S'étendre sur tout le monde,
Dès maintenant à jamais !
Que sur la terre et sur l'onde
Tous les peuples se saluent
Au nom du Seigneur Jésus !
Tous les peuples se saluent
Au nom du Seigneur Jésus !

10. Gloire soit au Saint-Esprit!
Gloire soit à Dieu le Père!
Gloire soit à Jésus-Christ
Notre Sauveur, notre Frère !
Son immense charité
Dure à perpétuité.
Son immense charité
Dure à perpétuité.

Cantique : Louange et Prière n°150 « A toi la gloire », Strophes 1 à 3

[Pour écouter, cliquer ici]

Strophe 1
À toi la gloire, O ressuscité !
À toi la victoire Pour l’éternité.
Brillant de lumière, L’ange est descendu ;
Il roule la pierre Du tombeau vaincu.
À toi la gloire, O ressuscité !
À toi la victoire Pour l’éternité.

Strophe 2
Vois-le paraître : C’est lui, c’est Jésus,
Ton Sauveur, ton Maître ; Oh ! ne doute plus !
Sois dans l’allégresse, Peuple du Seigneur,
Et redis sans cesse Que Christ est vainqueur.
À toi la gloire, O ressuscité !
À toi la victoire Pour l’éternité.

Strophe 3
Craindrais-je encore ? Il vit à jamais,
Celui que j’adore, Le prince de paix.
Il est ma victoire, Mon puissant soutien,
Ma vie et ma gloire : Non, je ne crains rien.
À toi la gloire, O ressuscité !
À toi la victoire Pour l’éternité.

Paroles des répons des cultes d'éducation biblique

Après la salutation
Ton nom, Seigneur (Psaume 8, str. 1)

Ton nom, Seigneur, est un nom magnifique,
Sans fin la terre en reprend le cantique ;
Elle répond de toute sa beauté
A la splendeur du ciel illuminé.
 

Après la volonté de Dieu
Revêts, Seigneur, de ta justice (Psaume 72, str. 1)

Revêts, Seigneur, de ta justice
Le Prince de la paix
Et parmi nous qu'il établisse
Son royaume à jamais.
En lui, les plus humbles du peuple
Trouvent un défenseur,
Délivrant les fils de la veuve
Et brisant l'oppresseur.
 

Après la prière de repentance
Tel que je suis (L&P n°630)

Tel que je suis bien vacillant
En proie au doute à chaque instant,
Lutte au dehors, crainte au dedans,
Agneau de Dieu, je viens, je viens !

Après l’annonce de la grâce
Frappez dans vos mains (Psaume 47, str. 1)

Frappez dans vos mains, Vous, tous les humains !
A cris redoublés, Peuples assemblés,
Exultez de joie Car voici le roi.
Redoutable et doux, Dieu veille sur vous ;
Son bras souverain, Sa puissante main,
Étend à jamais Son règne de paix.

Après la confession de foi
Hosanna, hosanna ! (L&P n°115)

Hosanna, hosanna !
Chantons d'un cœur fidèle
Le plus grand des amours
Et la joie éternelle !
Jésus le crucifié,
Le roi plein de douceur,
Dans son humilité
Devient notre Seigneur.

Après la bénédiction
Que tout mon cœur (Psaume 138, str.1)

Que tout mon cœur soit dans mon chant,
Qu'il soit brûlant de tes louanges !
Je te rends grâce en ta maison,
Je loue ton nom devant les anges.
Tu es venu pour exalter
La renommée de ta parole.
J'adore ta fidélité 
Et ta bonté qui me console.

Lecture de la Bible

Evangile de Luc, chapitre 19, versets 29 à 40

[Nouvelle Bible Segond]

29  Lorsqu'il approcha de Bethphagé et de Béthanie, près du mont dit des Oliviers, il envoya deux de ses disciples,
30  en disant : Allez au village qui est en face ; quand vous y serez entrés, vous trouverez un ânon attaché, sur lequel aucun homme ne s'est jamais assis ; détachez-le et amenez-le. 
31  Si quelqu'un vous demande : « Pourquoi le détachez-vous ? », vous lui direz : « Le Seigneur en a besoin. » 32  Ceux qui avaient été envoyés s'en allèrent et trouvèrent les choses comme il leur avait dit. 
33  Comme ils détachaient l'ânon, ses maîtres leur dirent : Pourquoi détachez-vous l'ânon ? 
34 
Ils répondirent : Le Seigneur en a besoin.
35  Et ils l'amenèrent à Jésus ; puis ils jetèrent leurs vêtements sur l'ânon et firent monter Jésus. 
36  A mesure qu'il avançait, les gens étendaient leurs vêtements sur le chemin. 
37  Il approchait déjà de la descente du mont des Oliviers lorsque toute la multitude des disciples, tout joyeux, se mirent à louer Dieu à pleine voix pour tous les miracles qu'ils avaient vus. 
38  Ils disaient : Béni soit celui qui vient, le roi, au nom du Seigneur !
Paix dans le ciel et gloire dans les lieux très hauts ! 
39  Quelques pharisiens, du milieu de la foule, lui dirent : Maître, rabroue tes disciples ! 
40  Il répondit : Je vous le dis, si eux se taisent, ce sont les pierres qui crieront !

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