Témoignages des Routiers
de l’Oratoire du Louvre

1988
2002
2004
2005
2008
2012
2014
2016

1988

Nous étions partie en Roumanie, c’était encore la temps où la Roumanie était une dictature communiste un peu comme la Corée du Nord maintenant. Nous y sommes allés en minibus 9 places en passant par la Suisse, Venise, Dubrovnik, Belgrade et Timisoara où nous sommes restés huit jours pour aider à la reconstruction d’un temple protestant détruit par Ceausescu, et apporter de la nourriture et de l’aide matérielle. Nous sommes ensuite allés à Nyíregyháza en Hongrie où nous sommes restés huit jours à aider à nourrir et à promener des handicapés mentaux dans un centre social de l’église réformée locale. Puis nous sommes rentrés par Budapest, Vienne, Prague, Dachau.

Ensuite nous avons continué pendant des années, avant et après la révolution anticommuniste, à porter à Timisoara des vivres et des vêtements, ainsi que des centaines de kg de Bibles (avec mon minibus et la participation de l’Entraide, un peu aussi par la Poste).

Marc Pernot

2002

Composition de la Route :

  • Uncia (Anaïs Duché)
  • Bison (Guillaume Cabane)
  • Margay (Guillaume Carbonnier)
  • Markhor (Antoine Détrie)
  • Puma (Thomas Houis)

Nous avons monté un projet environnemental sur l’île de Saint-Martin (archipel guadeloupéen). Du 4 au 25 juillet 2002, en partenariat avec la mairie de Saint-Martin, nous avons remis en état les chemins de randonnée de l’île. Encadrés par le service Environnement de la commune, nous avons effectué un débroussaillage et un balisage de ces magnifiques chemins situés principalement autour du Pic Paradis, point culminant de l’île ; grâce à notre action, ces chemins sont désormais facilement praticables et une association locale est en passe d’être montée pour faire découvrir aux jeunes saint-martinois les richesses de la faune et de la flore locales que l’on peut admirer tout le long de ces sentiers.Cette aventure nous a permis de goûter à de nombreuses richesses naturelles de cette île : mangues, papayes, fruits de la passion, goyaves, noix de coco, abatille, bananes plantin, ananas ..

Nous remercions les Saint-Martinois pour leur accueil chaleureux ainsi que tous ceux qui ont contribué à la réussite de ce projet.

2004

Nous sommes partis de Paris le 4 août 2004, en direction de Tananarive, capitale de Madagascar. Notre projet, pour lequel le Conseil presbytéral et l’Entraide de l’Oratoire nous ont largement subventionnés, se déroulait dans une Centre de réinsertion social de jeunes filles. Notre objectif était double. D’une part, nous voulions effectuer auprès de ces jeunes filles du Centre une série d’animations variées pour égayer leur quotidien et, d’autre part, nous souhaitions restaurer le matériel et aménager une aire de jeu. En effet, malgré la présence de quatorze pensionnaires, le Centre Avoko ne reçoit aucune subvention, que ce soit de la part de l’Etat ou des Eglises protestantes de Madagascar dont il dépend.

Très vite notre action s’est heurtée à la réalité de la vie quotidienne au Centre Avoko. Derrière l’appellation de Centre de réinsertion sociale se cachait une atmosphère carcérale entretenue par des punitions incessantes, arbitraires et cruelles. Le tout était camouflé à notre intention par une habile mise en scène que les filles, suivaient à contre cœur.

En voyant la nécessité pour ces filles de rompre, ne serait-ce que l’espace de trois semaines avec cet univers malsain qu’il leur faudrait retrouver dès notre départ, nous avons décidé de poursuivre notre action telle que nous l’avions prévue. Nous avons repeint une trentaine de lits, cousu cinquante draps et cinquante housses de matelas, et installé un panier de basket en espérant que cette modeste contribution permettra d’améliorer l’ordinaire des filles du Centre.

Les animations étaient basées sur l’apprentissage du français à travers les contes, sketchs, théâtre, confection de costumes et de décors, grands jeux, masques…autant d’activités où les filles ont montré un enthousiasme et une envie d’apprendre formidables.

Au fil des découvertes, des confidences, des questions, se dessinait la triste réalité de la situation du Centre. Seules trois des jeunes filles vont à l’école, les autres passent leurs journées à faire de la vannerie, de la broderie et de la couture pour subvenir aux besoins du Centre. Les punitions sont leur lot quotidien ; des punitions sévères, souvent absurdes, dont les plus fréquentes sont l’interdiction de visites pendant un mois et la privation de tous les autres aliments que le riz pendant la même période ; la malnutrition étant pourtant déjà criante sans cette restriction.

A cela s’ajoutent périodiquement les coups et le harcèlement moral. Cette situation est d’autant plus poignante que les filles du Centre, internées sous le motif général de « danger moral » sont aussi des orphelines, des cas sociaux que des filles soupçonnées de vols dérisoires. Des filles que l’enfermement fait rompre avec le système scolaire et prédispose à la misère.

En marge de notre projet au Centre Avoko, nous avons rendu visite à l’orphelinat Topaza, également situé à Tananarive, que subventionne depuis des années l’Entraide de l’Oratoire. Si les bâtiments se ressemblent, le contraste entre ces deux Centres est terriblement frappant. Là, les enfants vont à l’école et possèdent les infrastructures nécessaires à leurs études, notamment une salle de classe bien aménagée et abondamment fournie en livres. Là, et c’est peut-être le plus important, le personnel encadrant est conscient que le premier besoin d’un enfant, c’est l’affection.

Les travaux réalisés par l’Oratoire permettent à l’orphelinat d’offrir aux enfants un cadre de vie propre à leur épanouissement. Des panneaux solaires emmagasinent l’énergie pour la soirée, l’équipement de la cuisine permet une hygiène difficile dans le pays, la diversité des jouets convient à tous les âges et, enfin la présence de quelques ordinateurs offre la possibilité d’une initiation informatique pour les plus âgés.

On voit assez combien le contraste entre ces deux Centres est frappant. Ils dépendent pourtant des mêmes autorités et accueillent un public presque semblable. Leurs différences résident, certes, dans des conceptions opposées de ce que doit contenir l’éducation d’un enfant, mais surtout dans une différence de moyens. En effet, si le Centre d’Avoko pouvait subvenir à ses besoins sans exploiter ses pensionnaires, il serait possible de leur donner une réelle éducation. De même, avec des fonds supplémentaires, l’ordinaire des filles pourrait être amélioré.

C’est à partir de ce constat et de la volonté de ne pas abandonner les filles du Centre que nous avons décidé de poursuivre notre action. Nous avons pris contact avec les autorités de tutelle du Centre pour dénoncer la discipline outrancière et nous sommes à la recherche de bailleurs de fonds pour offrir aux jeunes filles la possibilité de s’ouvrir vers un avenir plus heureux. Cette volonté aurait pour première expression l’enseignement du français au Centre. L’Alliance française de Tananarive a d’ores et déjà accepté, si nous trouvons les fonds nécessaires, de dispenser ces cours.

Il serait bien difficile de clore ce récit sans évoquer la beauté du pays que nous avons découvert et les rencontres que nous avons faites à Madagascar. Nous étions, en effet, jumelés avec un groupe d’éclaireurs malgaches qui nous ont fait découvrir leur culture.

Pour finir, nous tenons à remercier le Conseil presbytéral et l’Entraide de l’Oratoire pour nous avoir donné les moyens de mener à bien notre projet et en particulier Claudine Roditi pour son soutien et sa disponibilité.

   Les routiers de l’Oratoire.

2005

Nouvel expérience africaine racontée par Pierre Kreitmann, en deux temps : en premier lieu ce que fut la préparation du projet, et ensuite le journal de bord.

Un an de préparation.

« La préparation de ce projet a pris un an : il a fallu d’abord choisir notre destination, définir la nature de notre travail sur place, obtenir des renseignements sur le pays tout au long de l’année (lecture des guides, récits de voyage, rencontre des Burkinabés en France et avec des Français œuvrant au Burkina), et enfin trouver des financements. Pour cela, nous avons fait des déménagements, des paquets cadeaux chez Virgin, vendu des gâteaux à la sortie du temple et même fait des ménages. Nous avons aussi obtenu une aide de la paroisse de 900 €. Les autres sponsors auxquels nous nous sommes adressés ne nous ont rien accordé, mis à part le Rotary Club qui nous a répondu très positivement …deux mois après notre retour !

Il nous a fallu aussi beaucoup de temps pour planifier notre séjour et la partie logistique ne fut pas simple à gérer avec 140 kg de livres et de craies que nous avions obtenus d’une école du XVe arrondissement. Cette école propose d’ailleurs de nous donner d’autres livres tous les ans.

Nous voulions partir avec les EEUdF, mais ceux-ci ayant entamé une réforme de leur branche aînée, la réalisation d’un tel projet est soumise désormais à de très nombreuses contraintes. Il fallait par exemple, partir avec un répondant âgé de 21 ans et bardé de diplômes d’encadrement (il n’y avait l’année dernière, aucune personne répondant à ces critères pour partir avec nous). D’autre part, nous ne pouvions partir hors d’Europe (ce qui à nos yeux, rendait l’expérience moins enrichissante). Les EEUdF, enfin étaient plutôt hostiles aux projets « ambitieux », préférant les objectifs simples, même s’ils n’étaient pas fondés sur la solidarité. Il fallait enfin allonger la période de préparation d’un ou deux ans supplémentaires. Nous avons donc décidé de nous séparer du mouvement EEUdF pour réaliser notre projet en tant que jeunes et non scouts) de l’Oratoire, même si tout au long de l’année nous avons participé aux évènements des scouts, à leurs activités.

Finalement, le voyage s’est déroulé sans aucun incident sur place (ce qui nous a étonnés), et nous n’avons pas dépassé le budget fixé. La réalisation du film est évidemment terminée, grâce au travail de Pierre Vettraino, et nous préparons un DVD avec d’autres documents (photos, textes de rédactions des enfants et extraits de vidéos qui n’ont pas été inclus dans le montage). Nous envisageons de créer un site web pour raconter notre aventure, mais nous attendons les vacances pour nous en occuper.

La partie « témoignage » de notre voyage est en cours de réalisation puisque nous sommes allés parler du projet dans une maison de retraite et dans une école (celle qui nous avait fourni des livres), ainsi qu’à l’Oratoire. Ces expériences sont très enrichissantes et très encourageantes. »

Ecole d’été à Bobo-Dissiné.

« C’est armé d’une machine à coudre et de quinze cartons de matériel scolaire que nous faisons nos premiers pas à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, le 19 juillet 2005. De là, nous gagnons Bobo- Dioulasso, au sud du pays, où nous devons séjourner un mois. Un énorme plat de pâtes, très réconfortant, nous attend chez Yacine, notre logeuse, au terme de plus de vingt-quatre heures de voyage. Il s’agit alors de rentrer en contact avec le président d’ASSO Burkina, l’association partenaire de notre projet qui doit mettre à notre disposition une salle de classe, afin que nous y donnions des cours de français. Malheureusement, il est « en brousse », nous est-il répondu. Nous apprendrons bien vite à le surnommer « l’homme invisible » ! Nous sommes finalement pris en charge par Pako, vice-président de cette association et animateur culturel du centre où nous allons officier.

Enfin, c’est le grand jour, nous allons faire la connaissance de nos élèves ! Quelque peu anxieux, nous arrivons très en avance, ce qui nous permet de mettre en place le matériel, rudimentaire mais qui remplira son office. Un à un, nos élèves se présentent. Première tâche : les répartir en plusieurs groupes car toutes les classes, du CP à la 1ère, sont représentées. Puis, nous adoptons notre rythme de croisière : leçons de grammaire ou d’orthographe, exercices « pour que ça rentre », ou encore rédactions, qui sont pour nous un très bon moyen de découvrir de quoi est faite la vie de nos élèves. A midi, l’école est finie, et nous regagnons nos pénates où, après une petite sieste, nous corrigeons les copies, à moins que nous ne partions à la découverte de Bobo et de ses environs.

C’est la saison des pluies qui, lorsqu’elles surviennent, semblent suspendre toute l’activité de la ville et la nuit, laissent peu de répit. Au vacarme sur le toit de tôle s’ajoute l’appel à la prière de la mosquée voisine. Le pays est vert, difficile d’imaginer que le Sahara se trouve à quelques centaines de kilomètres de là.

Lors d’un week-end, nous partons en expédition à Dissiné, un petit village à une soixantaine de kilomètres à vol d’oiseau de Bobo…C’est-à-dire six heures de route dans un bus aux amortisseurs très fatigués. Nous arrivons à la nuit tombante et allons saluer le chef de village. Par l’intermédiaire de l’instituteur qui traduit, on nous demande si nous aimons le poulet. La réponse étant positive, nous nous voyons offrir deux magnifiques poules bien vivantes, qui seront tuées sous nos yeux le lendemain matin…et avec lesquelles nous ferons un très bon repas.

Il nous reste à la fin de notre séjour à rendre visite à l’association des « Femmes habiles », qui apprend la couture à des orphelines », pour leur remettre la fameuse machine à coudre. Et déjà, c’est l’heure du départ. La virée en mobylette à la cascade de Banfora, le culte du pasteur Bruno, où l’on chante et l’on danse sans retenue, les matchs de foot de la récréation, l’application de certains de nos élèves, l’accueil de Yacine et de sa famille sont autant d’excellents souvenirs que nous avons rapportés de ce voyage. Certes, la préparation a demandé un gros investissement, mais le jeu en valait largement la chandelle. Merci à tous ceux qui ont contribué, de près ou de loin, à la réussite de ce projet, et bon vent aux nouveaux routiers. Nous espérons qu’à leur tour ils rentreront la tête remplie de bons souvenirs.

 

2008

2012

Composition de la Route :

  • Zèbre (Josselin Allys)
  • Tokaï (Charles Hutchinson)
  • Wombat (Pierre Laly)
  • Salomé Rapinat
  • Louise Lafarge
  • Blanche Lafarge
  • Louise Vasseur
Vente de gâteaux.

Arrivés à l’auberge, nous avons été reçus par Joachin (le neveu d’Emma) qui nous attendait. Il nous a donné le bracelet de Un Techo Para Chile, que nous portons toujours sur nous. Nous avons dormis une nuit dans cette auberge chaleureuse, puis nous sommes partis en car le lendemain en direction de Villa La Cumbre, le nom du bidonville situé à proximité de Vina Del Mar (à côté de Valparaiso, une ville plus au nord du Chili).

Arrivés là-bas tard le soir, nous avons été enmenés en voiture par des membres de Un Techo Para Chile, qui devinrent plus tard de véritables amis. Nous sommes arrivés à l’heure du diner, et déjà l’ambiance était annoncée. Ce fût très excitant, très conviviale, très chilien en fait. Il y avait beaucoup de monde, des allemandes, et beaucoup de chiliens, tous entre 15 et 25 ans.

Dès le lendemain, les travaux commencèrent. Notre groupe a été séparé en deux chantiers différents: Charles, Luna, Jeanne et moi (Salomé) avons aidés à construire la maison, et Zèbre, les deux Louise et Blanche on travaillés sur la passerelle et les toilettes.

Notre quotidien était très intense, nous nous levions aux alentours de 6h du matin, nous petit déjeunions (des sandwichs salés, toujours accompagné de thé), nous faisions des jeux dignes des dérouillages scouts et nous partions travailler jusqu’à l’heure du déjeuner, préparé par les « mamas » du campamento. Le midi, c’était très souvent des soupes accompagnés de pain et de jus de fruits. Dans l’après midi, les mamas venaient nous apporter de la nourriture délicieuse préparée par leur soins, pour nous donner du courage, c’était des femmes en or.

Ensuite nous retournions travailler jusqu’au soir. Le matin et l’après midi, le soleil tapait fort, mais dès 6h du soir la nuit tombait et le froid commençait à se faire sentir. Nous passions de 30 degrés en journée à 5 la nuit.

Quand nous rentrions au campamento, nous pouvions nous reposer avant le repas du soir, moment après lequel nous avions droit à une sorte de moment spi dans la chapelle du campamento, où des discussions très profondes (en espagnol bien entendu) autours de sujets sensibles se déroulaient, tel que la pauvreté, la richesse, l’eau, le monde, la société de consommation, l’histoire de certains habitants… C’était parfois très émouvant.

Puis après des moments conviviales autours du feu et de la guitare, nous allions dormir, exténués, mais enthousiasmés et plus motivés que jamais pour le lendemain.

Construction de toilettes

La semaine passa très vite, et même si un quotidien c’était installé, aucun jour ne se ressembla.
Le dernier soir, une grande fête s’organisa dehors avec tous les habitants du campamento, avec lesquels nous étions devenus amis, ainsi que tous les volontaires. Le lendemain, une grande journée Un Techo Para Chile se déroula où tous les volontaires de vina del mar se rassemblèrent dans notre campamento.
Nous avons été impressionné par la générosité des habitants et de la solidarité qui régnait durant la semaine. Puis le soir nous sommes partis, en direction de Santiago, retour à la case départ.
Heureusement, pendant notre séjour à un Techo, nous avons rencontré un étudiant trilingue (anglais, espagnol et FRANCAIS) qui venait de Strasbourg mais qui étudie en Floride. Il nous a invité trois jours chez lui à Valparaiso. Nous l’avons donc rejoins le lendemain de notre retour à Santiago.
Nous avons passés trois jours merveilleux à visiter vina del mar et valparaiso. Nous avons même revus beaucoup des volontaires avec qui nous sommes restés en contact.

Puis nous sommes partis direction La Serena, une ville portuaire. Nous sommes restés trois jours, et avons beaucoup visité, surtout en bus.

Mais le plus spectaculaire était à venir, avec San Pedro de Atacama, où nous sommes restés 5 jours il me semble, chez une femme française qui tenait une auberge et qui nous présenta à un guide qui nous fit plus

L’équipe au complet.

que moitié prix sur notre visite de San Pedro. Ce monsieur, qui s’appellait Crésus, était un homme de là-bas, et nous devinrent son ami, ainsi que celui du guide qui était plus que sympathique, il se nommait Marcel. Un soir, Cresus nous invita nous, Brigitte, et Marcel à manger du Lama chez lui, ce fût délicieux! Les paysages étaient à couper le souffle, tout simplement. Et nous avons encore une fois fait des rencontres inoubliables.

Nous sommes ensuite re-rentrés à Santiago, où nous avons revu Gabriel et d’autres amis de Un Techo qui nous ont rejoint là-bas! Nous sommes partis deux jours plus tard pour Paris…

Pour conclure, notre voyage fût enrichissant pour chacun d’entre nous. Cette expérience, nous le rappelons, n’aurai jamais été possible sans l’aide de tout ceux qui ont cru en nous pendant ces deux ans, c’est pourquoi nous les remercions du fond du coeur.

Merci pour tout

Route Oratoire.

http://salomerapinat.wix.com/route-oratoire?from_fb=1#!notre-projet

https://oratoiredulouvre.fr/souvenirs/2012-routiers/route.php

http://octopousse.com/projets/projet-humanitaire-chili-route-oratoire

2014

Composition de la Route :

  • Hathi (Jean Burkard)
  • Grizzly (Baptiste de Salve de Bruneton)
  • Steenbok (Agrippa Durrleman)
  • Shinkara (Irène Colonna d’Istria)
  • Quokka (Olympe Durrleman)
  • Harfang (Alice Freudiger)

https://fr.ulule.com/scouts-madagascar/

2016

Composition de la Route :

  • Hermine Cassegrain
  • Culpéo (Hugo Daumard)
  • Naomi Feigelson
  • Guanaco (Roman Kindler)
  • Marie Lafarge
  • Elena Maximin
  • Mandrille (Nathan Naude)
  • Clara Nouis
  • Lea Sodangbe

Ce qui suit est une réplique de l’article publié dans le journal La Croix.

[Ils] sont membres d’une équipe de scouts parisiens. Ils ont choisi de donner du temps de leurs vacances pour des enfants réfugiés à Athènes. Ils témoignent de cet engagement.

Le mois d’août est un mois de vacances généralement rythmé par le soleil et les baignades. Nous sommes neuf jeunes français, partis cet été dans une école Athénienne à la rencontre des réfugiés. Membres d’une équipe de scouts parisiens à l’Oratoire entre 17 et 22 ans, nous avions décidé depuis deux ans de monter un projet collectif concret, en l’autofinançant pour nous donner les moyens de le finaliser.

La leçon des réfugiés

Les routiers de 2016 en Grèce !

Nous étions particulièrement touchés par le destin de ces milliers de réfugiés qui fuient les guerres et dictatures en Afrique comme au Proche-Orient. Nous avions le sentiment que nous pouvions aider et apporter notre énergie à la scolarisation d’enfants réfugiés venus essentiellement d’Afghanistan, de Somalie, de Syrie, acculés à la survie… Nous avons construit un projet sur nos propres ressources grâce aussi à l’aide d’une association bénévole portugaise Par (Plataforma de Apoio aos Refugiados) puis grecque Elix qui réquisitionna durant l’été une école primaire pour offrir aux enfants du camp d’Eleonas des cours et divers ateliers.

Ce projet incarnait nos valeurs européennes de solidarité et de fraternité dans une Europe des Droits de l’Homme dont on prédit la désintégration. Nous l’avons traversée en bus jusqu’à Athènes pour remplir cette mission. Il a fallu en peu de temps régler beaucoup de formalités administratives et obtenir aussi la confiance des parents, dont nombreux fuyant les guerres du Proche-Orient avaient traversé des épreuves terribles dans ce bassin méditerranéen, pourtant creuset de cette même Europe.

Tous les matins avec la coordinatrice grecque, nous allions chercher au camp ces enfants entre 6 et 13 ans pour les amener à l’école. Il semblait curieux de faire classe en plein été alors que tous les enfants d’Europe sont en vacances. Au programme, après les avoir répartis par âge en cinq classes de 20 élèves, nous leur enseignions les formules de politesse, les mathématiques, les couleurs et bien d’autres thèmes en rythmant une vie scolaire hors normes en plusieurs langues. Les cours conventionnels terminés, on passait après aux activités d’ateliers (peinture, sport, construction de château fort, plantation ou encore cinéma (ils adoraient la série anglaise des malheurs de « Mr Bean » !), avant de les raccompagner au camp. Alors l’école est-elle pour autant finie… ?

Retour en France… le décalage

Non pas tout à fait, car partir en Grèce aura été une merveilleuse aventure où nous avons rencontré des personnes formidables et appris à connaître les réfugiés. De retour en France, nous avons été frappés par la nature des débats ce même mois d’août, notamment sur le burkini qui avaient animé les médias autour de cinq baigneuses réprimandées au bord de la Méditerranée. Ici les réfugiés cristallisent de l’inquiétude ou du rejet au prisme du terrorisme, alors que nous avons appris à partager du temps avec eux pour leur apporter un peu d’humanité. Nous avons été surpris aussi de leur vraie hospitalité à notre égard dans ces

Toujours prêts !

camps, dont la visite a fait tomber les dernières frontières. Ils vivent la précarité sans l’espoir d’une terre qui puisse les accueillir et leur garantir un asile. Dans une Grèce, endettée et exsangue, près de 60 000 réfugiés bénéficient de conditions d’accueil décentes dans des bungalows. Ailleurs en Europe, en Suède 160 000 ont été accueillis cette année alors qu’en Allemagne 800 000 sont pris en charge. Dans notre propre pays, pourtant 6e puissance mondiale et en 20e position en termes d’accueil proportionnel des réfugiés en Europe, moins de 12 000 sont toujours parqués majoritairement aux frontières (à Calais et Vintimille), au centre de villes, sans abris, ou dans des zones insalubres et sans perspectives.

Mais nous avons choisi plutôt que de nous déchirer autour de débats identitaires insolubles, de donner un peu de temps à ces enfants qui sont aussi notre avenir. C’est sans doute une goutte d’eau dans la Méditerranée d’aujourd’hui mais il s’agit avant tout dans cette urgence, de contribuer comme d’autres le font aussi à faciliter l’intégration de nos semblables. Telle a donc été au final la leçon apprise des réfugiés.

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