Nisi Dominus (Psaume 127) par A. Vivaldi

Jaroussky chante Vivaldi

Jaroussky chante Vivaldi

Un des airs les plus célèbres est le « Nisi Dominus » de Vivaldi, vraiment mis en valeur par Philippe Jaroussky. La musique est magnifique, les paroles, le message du Psaume le sont aussi : quelle confiance en Dieu, confiance dans le bien, confiance dans la vie !

Pour moi, qui suis déjà infiniment reconnaissant à la Bible de nous avoir offert le livre des Psaumes, ce Psaume 127 mis en musique par Vivaldi est une de mes musiques préférées. Ce Psaume fait partie de la série des « Psaumes des montée » (Psaumes N°120 à 134), psaumes qui proposent comme un itinéraire de montée vers Dieu, de recherche de Dieu. Dans cette série, le Psaume 127 (ou 126 dans la numérotation des bibles grecques et latines), ce psaume est un psaume de confiance en Dieu, un Psaume qui médite sur l’efficacité extraordinaire qu’a l’action de Dieu pour rendre féconde la moindre de nos actions quotidiennes, dans notre travail, dans notre famille, dans notre ville et dans notre foyer. La bénédiction de Dieu est comparée au fait d’avoir de nombreux enfants, bien entendu, les personnes célibataires et sans enfant ne sont pas exclues de cette bénédiction ! L’enfant évoque ce qui nous survit, tout geste, toute prière, toute pensée généreuse a quelque chose de cette fécondité, quelque chose qui apporte une vie qui dépasse largement l’instant, mais qui fait, pour ainsi dire, « boule de neige »…

Paroles de ce Psaume :

Psaume 127 (126)

(vulgate)

Nisi Dominus ædificaverit domum
In vanum laboraverunt qui ædificant eam.

Nisi Dominus custodierit civitatem
Frustra vigilat qui custodit eam.

Vanum est vobis ante lucem surgere :
Surgite postquam sederitis,
Qui manducatis panem doloris.
Cum dederit dilectis suis somnum.

Ecce hæreditas Domini, filii :
Merces fructus ventris.
Sicut sagittæ in manu potentis :
Ita filii excussorum.

Beatus vir qui implevit desiderium suum ex ipsis :
Non confundetur cum loquetur inimicis suis in porta.

Psaume 127 (126)

Psaume des montées, par Salomon.

Si l’Eternel ne bâtit la maison,
Ceux qui la bâtissent travaillent en vain;

Si l’Eternel ne garde la ville,
Celui qui la garde veille en vain.

En vain vous levez-vous matin,
vous couchez-vous tard,
Et mangez-vous le pain de douleur;
Il en donne autant à ses bien-aimés
pendant leur sommeil.

Voici, des fils sont un héritage de l’Eternel,
Le fruit des entrailles est une récompense.
Comme les flèches
dans la main d’un guerrier,
Ainsi sont les fils de la jeunesse.
Heureux l’homme

qui en a rempli son carquois !
Il ne sera pas confus,
Quand des ennemis seront à la porte.

 

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