Les Rameaux entre joie et gravité

Philippiens 2:1-11 , Marc 11:1-11

Culte du 5 avril 2020
Prédication de Agnès Adeline-Schaeffer

Vidéo du culte

Dimanche 5 avril 2020,  dimanche des Rameaux
20ème  jour du confinement national

Culte à destination du site Internet.

Liturgie par le Pasteur Béatrice Cléro-Mazire
Prédication par le Pasteur Agnès Adeline-Schaeffer
Musique : Sarah Kim et Brian Kim jouent J-S Bach

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Salutation

Chers amis, chers frères et sœurs, où que vous soyez actuellement,
La grâce et la paix vous sont données, de la part de Dieu notre Père, par Jésus-Christ, son fils, notre frère.

Accueil 

Bienvenue à vous tous qui nous rejoignez pour ce temps de culte virtuel, nous nous réunissons dans la prière et dans la louange au moment où nous fêtons la fête des Rameaux. Et c’est avec ma consœur  Agnès Adeline-Schaeffer que nous allons vous offrir ce temps de culte en ce dimanche des rameaux. Ambigüe, parce qu’elle allie à la fois le royaume des cieux et la condamnation des hommes, cette fête des rameaux nous fait entrer dans le temps pascal, dans cette semaine si particulière pour notre vie de chrétiens et nous sommes heureux de pouvoir vivre ce temps avec vous, malgré le confinement.
 
Actuellement, le mot d’ordre est de rester chez soi, loin les uns des autres, pour pouvoir stopper cette épidémie et cette contagion. Nous pensons évidemment, en ce moment particulier de la semaine de Pâques, à tous ceux qui vivent des moments difficiles, à cause de la maladie, à tous ceux qui vivent des moments difficiles à cause de la solitude, à tous ceux qui ont perdu des proches. Nous sommes en communion les uns avec les autres, car, où que nous soyons, réunis virtuellement ou physiquement, si nous le sommes au nom du Christ, il est au milieu de nous.
Pour partager cette communion, je vous invite à entendre le Psaume 24 de Clément Marot dans une version révisée par Roger Chapal pour être chantée.

La terre au Seigneur appartient.
Dans l’univers, son bras soutien, tout ce qui foisonne et respire.
Sur les abîme du néant, il a posé les fondements et donner vie à son empire.

Mais qui pourra dans ta cité, se lever pour te rendre grâce ?
C’est l’homme droit qui sans détour, sert la vérité chaque jour,
et dont les mains restent sans tache.

La main de Dieu le bénira, l’Esprit de Dieu l’affermira
Dans sa justice et dans sa grâce, avec tous ceux dont le désir,
Ô Dieu d’amour est de servir, de chercher tous les jours ta face.

Élevez-vous jusques aux cieux, Portes de la cité de Dieu,
Laissez entrer le roi de gloire ! Quel est ce roi si glorieux !
C’est le Messie, le Fils de Dieu, il tient dans sa main la victoire.

Élevez-vous jusques aux cieux, Portes de la cité de Dieu,
Laissez entrer le roi de gloire ! Qui est ce roi si glorieux ?
C’est le Seigneur, c’est notre Dieu ; Voici le roi, chantez sa gloire !

Musique : Sarah Kim et Brian Kim jouent F. Poulenc
 
Nous nous présentons devant Dieu

Ô roi, dont la majesté est redoutable,
vous qui sauvez par grâce, Sauvez-moi, ô source de miséricorde.
Souvenez-vous, ô doux Jésus, que je suis la cause de votre venue sur terre.
Ne me perdez donc pas en ce jour.
En me cherchant, vous vous êtes assis de fatigue,
Vous m’avez racheté par le supplice de la croix, que tant de souffrance ne soient pas perdues. (…)
Je gémis comme un coupable : la rougeur me couvre le visage à cause de mon péché ;
pardonnez, mon Dieu, à celui qui vous implore.
Vous qui avez absous Marie-Madeleine, vous qui avez exaucé le bon larron : à moi aussi vous donnez l’espérance.    Mozart, Requiem
 
Voici comment Dieu nous redit son amour et sa grâce :
J'efface tes transgressions comme un nuage, et tes péchés comme une nuée ; reviens à moi, Car je t'ai racheté. (Esaïe 44, 22)

Confession de foi

Nous affirmons notre foi :

Je crois en Dieu sans pouvoir le définir.
Il est la transcendance qui donne une autre dimension à ma vie.
Je ne connais pas son nom, je n’ai de lui aucune image,
mais toujours dans ma vie il est là,
comme une lumière qui éclaire mon chemin,
un vis-à-vis dans la solitude des jours.
Je crois que si ma foi vacille, il croit en moi sans se désespérer et c’est mon espérance.

Je crois en Jésus et je crois qu’il est le Christ.
Dieu s’est révélé à lui et l’a pris pour fils.
Il a cru en l’amour de Dieu et a aimé son prochain inconditionnellement.
Il a été fidèle jusqu’au bout,  loyal jusqu’à en mourir.
Son exemple me conduit,
Jésus est pour moi un maître de sagesse.
Sa résurrection a lieu chaque fois que nous marchons dans ses pas

Je crois en l’Esprit Saint,
Et je ressens son action entre les hommes
qui veulent faire advenir le royaume de Dieu.
Il nous réunit dans la communion fraternelle,
il me reprend quand je m’égare
et il éclaire les ténèbres de ma vie.
J’ai confiance en son souffle, il m’a tant de fois sauvée.

Je crois en l’homme, quand il transforme le monde
pour le rendre plus juste, plus beau et habitable pour tous.
Je crois que nous faisons ce que nous pouvons
même si ce n’est pas assez.
Et j’ose croire que la foi, l’espérance et l’amour
président à l’action de beaucoup sur cette terre.
Je crois qu’il me faut ressusciter chaque jour de ma vie.
 
Béatrice Cléro-Mazire
 
Doxologie : Gloire à Dieu, dans les cieux et sur la terre et d’éternité en éternité

Prière d’illumination

Éternel, Dieu, toi que nous cherchons,  nous allons entendre ta Parole.
Nous t’en prions, viens mettre ton Esprit Saint, en chacun, chacune de nous, là où nous sommes.
Ouvre nos esprits et nos cœurs aux dimensions du monde.
Rends-nous réceptifs à ce que tu veux nous dire pour notre temps.
Que ta Parole féconde nos vies solitaires et arides.
Alors que nous sommes ensemble, reliés par la gravité  de ce monde souffrant, que ta Parole nous donne de nous sentir reliés par ton Amour. Amen.

Lectures bibliques

Philippiens 2, 1 à 6
Marc 11, 1 à 11.

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Prédication 

Amis, frères et sœurs, 

Nous sommes dans le 20ème jour de confinement, décrété par le gouvernement pour combattre le coronavirus qui s’est propagé à travers le monde comme une traînée de poudre, que personne ne peut endiguer.  « Nous sommes en guerre », a déclaré le chef de l’État, contre un ennemi invisible, que nous pouvons repousser, contre toute attente, en ne faisant rien, sinon obéir à cette injonction, lancée par le gouvernement et le personnel soignant : Si vous voulez sauver des vies, restez chez vous !  Le monde entier est calfeutré pour un temps indéterminé. 

Mais nous sommes aussi  le 6ème dimanche depuis le début du temps de Carême ou du temps de la Passion. Nous sommes le dimanche des Rameaux, qui ouvre la Semaine Sainte. 

Ce jour des Rameaux est une fête,  certes, mais une fête où se mêlent à la fois, la joie et la gravité : d’une part la joie d’accueillir Jésus qui entre à Jérusalem et qui est salué comme un Roi, et d’autre part, le drame de son arrestation, suivie de sa crucifixion  et de sa mort, qui se profile dans quelques jours.

Les Rameaux, c’est une fête paradoxale. 

D’où vient-il, ce paradoxe ? On imagine Jésus, au sein d’une foule qui l’acclame apparemment sans réserve ; mais en même temps, il se dirige vers le cœur de la ville,  où se juxtapose une quantité de pouvoirs : d’une part, celui du gouvernement romain, impérial envahisseur de cette époque, et d’autre part, celui des garants de la Loi de Moïse et des Prophètes, les Pharisiens et les Docteurs de la Loi, entourés du tribunal ecclésiastique juif, le Sanhédrin. Il avance aussi vers le Temple. Toute cette cohabitation forcée donne une atmosphère malsaine, mais c’est vers cela que Jésus avance, assis sur son ânon. 

Cette entrée de Jésus à Jérusalem marque aussi un tournant dans sa vie et son ministère. Jusqu’à présent, Jésus a enseigné, il a fait des miracles,  il a rencontré et guéri des personnes dans toutes les couches de la société. Son enseignement, ses actes, son attitude avec chacun et chacune, ont marqué les esprits. Jésus impressionne par son autorité tranquille, douce et ferme à la fois, qui n’a rien à voir avec une prise de pouvoir, mais il interroge aussi par la nouveauté de son discours, qui n’est pas seulement une doctrine religieuse séduisante,  mais qu’il accompagne d’actes concrets, pour illustrer la cohérence de son message. Il parle d’un Dieu qui n’est plus au-dessus des hommes, surplombant leurs existences, tel un marionnettiste manipulant un pantin ; il annonce un Dieu, que les Évangiles appelleront par la suite, « Emmanuel », Dieu avec nous. Alors, il suscite auprès des foules une immense espérance et un enthousiasme débordant, et c’est cela que la foule est en train d’applaudir à l’entrée de Jérusalem en admirant Jésus, assis modestement sur son ânon. 

Mais Jésus a aussi provoqué la peur et la suspicion, en particulier chez tous ceux dont il  ne s’est pas gêné de critiquer les actions, ni la théologie. Jésus ne s’est pas fait que des amis, loin de là.  Et on peut imaginer que les conversations allaient bon train dans les familles ou dans les rencontres amicales. Et voilà que surgit cette question brûlante : est-il celui qui doit venir dans le monde pour régner ? Est-il le messie qu’on attend depuis des générations ?  Si c’est oui, alors il va falloir que Jésus le dise lui-même, de manière claire et accessible, qu’on puisse l’entendre et le comprendre et que chacun puisse prendre position. On a besoin de savoir où l’on va et avec qui l’on va. Ce ne sera pas facile, car dire oui à Jésus, l’accepter comme un Messie, comme le Messie, c’est sans aucun doute se mettre à dos toute l’autorité des maîtres de la Loi de Moïse qui ne semblent pas de cet avis. 

Mais de toute façon, tout le monde va savoir bientôt la réponse, et la bonne réponse, puisque Jésus entre à Jérusalem, dans ce but là, sans aucun doute. Alors la foule qui l’acclame est  une foule qui lui donne sa confiance, pleine et entière, remplie de l’espérance que Jésus a suscitée en elle. Et elle compte plus que jamais, que Jésus va réaliser concrètement cette espérance, et qu’il va établir un vrai nouveau royaume, dont Dieu sera  pour toujours le souverain maître du monde, et dont Jésus est le bras droit. 

Mais Jésus continue d’avancer, assis sur son ânon. Combien sont-ils à percevoir la gravité de son visage ? Combien sont-ils à faire attention à la monture sur laquelle Jésus est assis ? Combien sont-ils à se souvenir de cette prophétie, annoncée dans le livre de Zacharie, mais qui est absente de la rédaction de l’Évangile de Marc : « Sois transportée d’allégresse, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici ! Ton Roi vient à toi, il est juste et victorieux,  il est humble et monté sur un âne, sur un ânon, le petit d’une ânesse ». (Zacharie chap. 9, v.9). 

C’est la référence la plus connue écrite dans le livre du prophète Zacharie, sur laquelle les évangélistes du Nouveau Testament s’appuient, pour faire le lien entre l’espérance d’un Messie attendu  par les Juifs, et la joie de l’entrée de Jésus à Jérusalem, ce que les chrétiens, toutes traditions confondues, célèbrent à la fête des Rameaux. 

Les trois évangiles synoptiques, Matthieu, Marc et Luc présentent cette entrée de Jésus à Jérusalem comme  un achèvement. Dans cette entrée paradoxalement triomphale, il y a une sorte de synthèse de toute la prédication de Jésus. Assis sur son ânon, il se présente, certes comme le Christ, qui est le mot grec,  le Messie, qui est le mot hébreu, mais un messie doux et humble de cœur, qui reste l’ami des plus petits, qui reste proche de tous les hommes, y compris de ceux qui se sentent coupables. Jésus se présente comme un messie religieux, ou plutôt un messie de la foi. Mais la foule l’accueille comme un messie politique, qui va enfin rétablir la royauté d’Israël et libérer le peuple de la domination romaine. Si, pendant un moment,  la foule, les disciples et Jésus semblent être à l’unisson, cela sera de coute durée. Jésus continuera d’afficher sa profonde liberté à l’égard des institutions, en chassant quelques heures plus tard, les vendeurs du temple, donnant ainsi le signal de la tragédie de la passion.  

Si nous avions vécu à cette époque-là, si nous avions été dans la foule, à Jérusalem, ce jour-là, si nous avions  vu cet homme avancer dans la ville de cette façon-là, quel Jésus aurions-nous accueilli et acclamé ? Peut-être qu’on se serait laissé prendre à accueillir un Jésus qui nous arrange, et nous n’aurions vu que ce que nous voulions voir  à savoir le futur roi d’Israël, comme autrefois le Roi David, qui au nom de Dieu aurait rendu à son peuple sa liberté. Il n’y a aucune honte à ça, ni aucune culpabilité, en disant que c’est tout à fait légitime d’accueillir quelqu’un d’invincible, qui viendrait nous sauver, avec force et pouvoir, en rétablissant l’autorité divine suprême, y compris sur les hommes, qui, par conséquent,  se seraient retrouvés assujettis, à un nouveau pouvoir, fut-il divin. Et Dieu serait redevenu, sinon resté, cette « instance surplombante », intervenant quand bon lui semble, dans les affaires du monde. 

La question reste d’actualité, aujourd’hui même si elle se pose de façon symbolique. Nous revivons cette entrée de Jérusalem, aujourd’hui, sur le plan de la foi. Alors que nous sommes confinés chez nous, parce qu’un envahisseur invisible nous menace tous, sans aucune distinction,  si nous sortons et nous approchons de trop près les autres. Depuis trois semaines, nous sommes prisonniers d’un quotidien que nous n’avons pas choisi, que nous supportons tant bien que mal, qui révèle nos fragilités, qui met à jour les véritables facettes de nos caractères et qui dévoile l’impuissance des hommes même des plus dominants. Et certains se prennent à rêver,  démonstrations à l’appui, d’un Dieu étonnamment interventionniste, qui mettrait fin à ce tout ce ravage humain, social et économique. 

Jésus avait un projet bien différent et bien plus large que nos attentes terriblement réductrices.  Et par sa présence invisible, il continue d’avoir ce projet, qu’il a patiemment distillé dans le cœur des hommes par sa Parole et ses actes, en particulier par le don de sa vie. 

En ce jour des Rameaux, si nous ne savons pas vraiment pourquoi Jésus entre à Jérusalem, lui, il le sait. Sans doute mesure-t-il déjà la distance qu’il y a entre lui et la foule qui l’acclame en cet instant ? Sans doute connaît-il déjà la déception  et même l’incompréhension qu’il va provoquer chez ses disciples ? Jésus n’a ni programme, ni mandat, ni ambition. Jésus n’a qu’un seul but qui est toute sa vocation, et sa mission, non pas faire quelque chose, mais simplement ÊTRE.

Mais être quoi, être qui ? 

Tout d’abord, être là, avec les hommes et les femmes de son temps. Vivre avec eux, partager leur vie, tout en leur disant que ce partage là est un signe de la vie de Dieu et de sa miséricorde pour leur propre vie. Depuis le début, Jésus offre sa présence à chacun, chacune,  justes, injustes, escrocs, vertueux, bons, méchants, malades, bien portants, riches, pauvres, hommes, femmes, enfants. Personne n’est exclu de sa présence, et encore moins de l’amour de Dieu. 

Jésus est la prédication d’un Dieu incarné. *

 A l’aube de cette semaine, qualifiée de sainte, Jésus choisit de rester solidaires des hommes et des femmes y compris dans la mort, mais personne ne le sait encore. Même nous, aujourd’hui, nous pouvons avoir du mal à le reconnaître et à le croire.  Il faut traverser toute cette incroyable semaine, qui s’ouvre, et dont personne ne soupçonne la véritable importance. Jésus est venu offrir sa présence, son humilité, sa faiblesse comme ultime présence de Dieu dans la vie des hommes. Ce n’était que dans la faiblesse et l’humilité que l’amour de Dieu pouvait véritablement se donner. Il n'a pas voulu utiliser d'autres moyens que sa parole, sa prière et ses mains ouvertes pour affronter les puissances, les autorités et les dominations de ce monde, afin de rendre l’être humain profondément libre et responsable. 

Qu’est-ce que cela nous apprend, à nous ? Qu’est-ce que nous pouvons en retirer pour notre vie ? C’est  à la fois simple: nous sommes appelés à faire de même, comme nous le rappelle si fortement la lettre de Paul aux Philippiens : Comportez-vous entre vous comme on le fait quand on connaît Jésus-Christ. 

et redoutable, parce que cette parole renverse nos valeurs habituelles, qui ont conduit le monde d’aujourd’hui dans cette course folle, que rien ne semblait pouvoir arrêter, mais que seul un virus invisible a réussi à stopper, au prix de milliers de morts sur la planète.  Cette parole met aussi le projecteur sur des personnes auxquelles nous portions un regard banalement normal jusqu’à présent, comme nos familles, nos proches, nos amis, nos voisins, mais également sur l’engagement au prix de leur propre vie, de tous les personnels soignants et de tous ceux qui continuent de travailler pour nous nourrir et maintenir un peu de contact. 

Les Rameaux d’aujourd’hui se situent comme hier entre joie et gravité. Joie parce que le Dieu de Jésus-Christ nous appelle à des actes humbles, qui ne brillent pas aux yeux du monde. Gravité, parce que nous sommes appelés à donner notre vie, par notre présence discrète, persévérante, parfois ignorée,  luttant inlassablement pour le droit et la justice des plus petits, des laissés pour compte, pour être la voix des sans voix, être silencieux devant les fausses accusations, à travailler patiemment à la paix par la justice sociale et la solidarité entre les peuples, tout simplement parce que nous sommes reliés les uns aux autres, par la  même humanité, dont il faudra réinventer la fraternité, dans le monde d’après le coronavirus. 

Mais pour le moment, il nous faut traverser cette épreuve, tenir dans le temps, inventer de nouvelles façons d’être ensemble, ne pas cesser de nous aimer les uns les autres, et surtout, de garder une confiance absolue dans l’amour de Dieu, qui  ne cesse d’être fidèle, et qui continue d’espérer en l’homme.

Amen

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L. Gagnebin, Pour un christianisme en fêtes,  éditions Eglise réformée de la Bastille, Paris 1996.
E. Trocmé, l’Evangile de Marc, commentaire du Nouveau Testament, Labor et Fides, 2000.
*R. Picon, Un Dieu insoumis, Labor et Fides 2017.

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Musique : Sarah Kim et Brian Kim jouent G. Fauré


Annonces et offrande

L’Oratoire du Louvre reste en contact avec vous.
N’hésitez pas à consulter régulièrement notre site internet : oratoiredulouvre.fr
Vous y trouverez des méditations, des prières, des contenus pour les enfants et chaque semaine, le culte en version audio  ou vidéo et en texte imprimable.
Vous pouvez aussi envoyer un message sur l’adresse mail suivante : accueil@oratoiredulouvre.fr et demander à être abonnés à la Newsletter hebdomadaire.
Le temple et la maison presbytérale sont fermés au public jusqu’à nouvel ordre. Merci de rester solidaires de votre paroisse, par vos dons, que vous pouvez faire en ligne, en toute sécurité sur le site oratoiredulouvre.fr
 
Pour terminer ce culte, je vous invite à la prière.

Prière d’intercession

Éternel, Dieu de la vie,
Nous remettons à ta compassion et à ton amour notre humanité souffrante.
Nous te prions pour celles et ceux qui sont le deuil du décès d’un être cher, d’un membre de leur famille, d’un ami, d’une connaissance, proche ou lointaine, emporté par ce virus,  ou par une autre maladie.

Nous te prions pour les malades qui traversent, avec celles et ceux qui les soignent, les heureuses éprouvantes qui les séparent de la guérison. Inspire-leur l’espoir et le soutien nécessaires pour qu’ils tiennent sur ce chemin.

Nous te prions pour celles et ceux qui sont  confinées à travers le monde, et qui sont loin des leurs,  quelle qu’en soit la raison, qui attendent peut-être dans des lieux étrangers le moment où ils pourront rentrer chez eux. Que la solitude ne pèse pas trop sur eux, et qu’ils puissent se sentir soutenus par la présence bienfaisante de leurs proches, même à distance.

Nous te prions pour les personnes actuellement en détention, inquiètes et coupées  de la visite de leurs familles, mais aussi de toute autre visite, pour qui cette période accroit un peu plus la peur d’êtres oubliées. Que leurs cris soient entendus et que leurs droits ne soient pas bafoués, au nom de la sécurité sanitaire.

Nous te prions pour tous les travailleurs des différentes associations solidaires, quelle que soit la dénomination laïque ou religieuse,  qui, en ce moment, tentent de maintenir leur activité auprès des sans-abri, des personnes accueillies, qui ont besoin de leur aide.
 
Éternel, Dieu de la vie, en ce jour des Rameaux, garde-nous  dans la liberté joyeuse de pouvoir accueillir Jésus, le Christ, ton fils, notre frère, à n’importe quel moment de notre vie. Garde-nous aussi dans la gravité de la responsabilité de ce que cet accueil implique dans notre témoignage, pour la paix et la justice de ce monde.

Ensemble, reliés les uns aux autres, malgré les distances qui nous séparent, nous te disons :

Notre Père,  qui es aux cieux,
Que ton nom soit sanctifié,
Que ton règne vienne,
Que ta volonté soit faite, sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour,
Pardonne-nous nos offenses
Comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du mal.
Car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire,
Pour les siècles des siècles,
Amen.

Bénédiction 

Amis, frères et sœurs,
Recevez maintenant la bénédiction
De la part de celui qui est entré à Jérusalem monté sur un ânon,
Pour manifester qu’il est le Seigneur de la paix :
Aujourd’hui, ne craignez pas, allez en sa compagnie sur le chemin de la paix et de la confiance absolue.
Amen.

Musique : Sarah Kim et Brian Kim jouent J-S Bach


Lecture de la Bible

Philippiens 2:1-11

1 Si donc il y a quelque consolation en Christ, s'il y a quelque soulagement dans la charité, s'il y a quelque union d'esprit, s'il y a quelque compassion et quelque miséricorde,
2 rendez ma joie parfaite, ayant un même sentiment, un même amour, une même âme, une même pensée.
3 Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l'humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes.
4 Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres.
5 Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus Christ,
6 lequel, existant en forme de Dieu, n'a point regardé comme une proie à arracher d'être égal avec Dieu,
7 mais s'est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme,
8 il s'est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu'à la mort, même jusqu'à la mort de la croix.
9 C'est pourquoi aussi Dieu l'a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom,
10 afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre,
11 et que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.


Marc 11:1-11

1 Lorsqu'ils approchèrent de Jérusalem, et qu'ils furent près de Bethphagé et de Béthanie, vers la montagne des oliviers, Jésus envoya deux de ses disciples,
2 en leur disant: Allez au village qui est devant vous; dès que vous y serez entrés, vous trouverez un ânon attaché, sur lequel aucun homme ne s'est encore assis; détachez-le, et amenez-le.
3 Si quelqu'un vous dit: Pourquoi faites-vous cela? répondez: Le Seigneur en a besoin. Et à l'instant il le laissera venir ici.
4 les disciples, étant allés, trouvèrent l'ânon attaché dehors près d'une porte, au contour du chemin, et ils le détachèrent.
5 Quelques-uns de ceux qui étaient là leur dirent: Que faites-vous? pourquoi détachez-vous cet ânon?
6 Ils répondirent comme Jésus l'avait dit. Et on les laissa aller.
7 Ils amenèrent à Jésus l'ânon, sur lequel ils jetèrent leurs vêtements, et Jésus s'assit dessus.
8 Beaucoup de gens étendirent leurs vêtements sur le chemin, et d'autres des branches qu'ils coupèrent dans les champs.
9 Ceux qui précédaient et ceux qui suivaient Jésus criaient: Hosanna! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur!
10 Béni soit le règne qui vient, le règne de David, notre père! Hosanna dans les lieux très hauts!
11 Jésus entra à Jérusalem, dans le temple. Quand il eut tout considéré, comme il était déjà tard, il s'en alla à Béthanie avec les douze.

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