La langue et ses dangers

Jacques 3:1-12

Culte du 10 octobre 2021
Prédication de Agnès Adeline-Schaeffer

Vidéo de la partie centrale du culte

Culte à l'Oratoire du Louvre

Dimanche 10 octobre 2021
« La langue et ses dangers »

Culte par la pasteure Agnès Adeline-Schaeffer
Musique : David Cassan, organiste co-titulaire

Choeur dirigé par Alexandre Korovitch, chef de coeur

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Liturgie 1

Prédication : La langue et ses dangers

Amis, frères et sœurs, je ne résiste pas à vous raconter une histoire qu’une très chère amie a partagé avec moi, pas plus tard que cette semaine :
Un professeur de théologie est en train de former un étudiant qui souhaite devenir pasteur, et pour illustrer son cours, il lui propose ceci :
Mon ami, aujourd’hui vous irez sur le marché et vous me rapporterez la chose la plus belle. L’étudiant s’exécute, regarde un peu partout et rapporte… une langue de bœuf. Le professeur, tout à fait surpris, lui pose cette question : Mais mon ami, qu’est-ce qui vous a pris ?  Je vous avais dit de rapporter la chose la plus belle !
Mais monsieur le professeur, répond l’étudiant, cette langue est la plus belle des choses qui soit ! Parce qu’avec elle, on peut dire des mots d’amour à sa bien-aimée, dire la beauté des êtres et de la nature par la poésie, dire l’amitié qui unit des personnes, on peut féliciter, encourager, réconforter, soutenir, on peut prier et louer le Seigneur, s’émerveiller, enseigner, défendre quelqu’un ou défendre une cause, dire la vérité, conseiller, construire, être bienfaisant…

Oui, oui, dit le professeur, bien vu !
Alors, maintenant, vous retournez sur le marché, et vous me rapportez la chose la plus laide. L’étudiant repart, regarde à nouveau un peu partout, cherche et finalement rapporte…une langue de bœuf….

Alors là, le professeur éclate devant son élève : Mais vous manquez d’imagination tout de même !  Je vous ai dit de rapporter la chose la plus laide !
Monsieur le professeur, cette langue est effectivement la plus laide des choses qui soit, parce qu’avec elle, on peut mentir, médire, on peut blesser, condamner, détruire, séparer, semer la zizanie, décourager, tromper, travestir la parole, dire de faux-témoignages, être malfaisant…

Et le professeur demeura perplexe devant tant de sagesse. C’est alors qu’il se souvint de cette parole contenue dans le livre des Proverbes : « La mort et la vie sont au pouvoir de la langue ». (Pr 18/21).
Voilà donc cette histoire qui n’a pas cessé de me trotter dans la tête jusqu’à aujourd’hui. D’où cette invitation à lire ou à relire ce petit passage de la lettre de Jacques. On ne sait pas très bien dans quelle catégorie de livres on peut ranger cette lettre de Jacques, assez controversée, il faut le dire…Sans doute parce que Luther, le réformateur, s’est étonné en son temps qu’on eut admis Jacques, « l’épitre de paille », dans le Nouveau Testament.  Alors, on considère cette lettre de Jacques comme un peu moindre que les autres. Sans doute aussi, parce qu’elle contient cette phrase qui choque souvent la bonne conscience protestante : « La foi sans les œuvres est morte  ! » (Jc 2, 14-26). Aï, aïe, aïe, Jacques n’y va pas par quatre chemins ! Probablement écrite à la fin du premier siècle, cette lettre met en avant la dimension des œuvres, comme pour équilibrer une interprétation trop large de la théologie paulinienne de la grâce, qui finirait par oublier la dimension éthique de cette grâce. Au fond, la lettre de Jacques appuie sur la nécessité d’un équilibre entre la foi et les actes du croyant. Les destinataires de cette lettre ne sont pas vraiment nommés, mais nous lisons au tout début qu’elle est adressée « aux douze tribus vivant dans la dispersion », (Jc 1/1), ce qui lui confère une destination, voire une dimension universelle.
Certes, quand nous lisons l’intégralité de la lettre de Jacques, c’est vrai qu’elle dérange. Je l’appellerai volontiers le poil à gratter de l’Evangile ! Sans doute parce qu’elle nous pousse dans nos retranchements. Au fond, cette lettre débusque, ni plus, ni moins, les hypocrisies d’un christianisme qui, tout en se proclamant différent du monde, (Jc 1/27 ; Jc 4/4) en adopte sans sourciller les convenances sociales. Et cela ne peut que nous parler, dans notre contexte actuel.
La lettre de Jacques est davantage une série d’exhortations qu’une lettre classique. Elle ressemble aux livres de sagesse du judaïsme, comme le livre de la Sagesse, ou celui du Siracide, avec des considérations liées à la vie quotidienne, avec des exemples concrets, pris dans le contexte immédiat de l’auteur. Plus largement, cette lettre fait écho à la prédication de Jésus, contenue dans les chapitres 5 , 6 et 7 de l’Evangile de Matthieu, plus connus sous l’appellation du sermon sur la Montagne. Dans le monde gréco-romain, on trouve ce genre d’écrits chez Sénèque, Epictète ou Plutarque, sous forme de « diatribes ».  D’où les paroles assez dures de Jacques, par exemple, au sujet des riches. Pour lui, il n’y a aucune raison que les riches rejoignant une communauté chrétienne, soient mieux accueillis et mieux considérés que les autres, que les pauvres. (Jc 2, 1 et ss). Ce qui doit compter dans l’attitude chrétienne, c’est la compassion qui accompagne et sous-tend tous les actes concrets, en particulier ceux de l’entraide auprès des plus démunis, et si les riches peuvent le faire, qu’ils le fassent selon un engagement décisif et désintéressé, mais dans une réelle compassion, celle du cœur, qui regarde l’autre comme un frère et non comme un subalterne. Plus on avance dans cette lettre, plus on s’aperçoit que l’auteur insiste sur la qualité de la vie communautaire. Et dans les deux derniers chapitres, l’auteur souligne l’importance du lien de la parole.  « Que votre oui soit oui », écrit-il, reprenant mot pour mot, un extrait du sermon sur la montagne.  Et le chapitre 3, que nous avons lu à l’instant se développe autour du thème de la langue et de tous ses dangers, appelant, selon la logique de toute la lettre, à une cohérence entre le « dire » et le « faire ». Mais la lettre de Jacques n’est pas le seul texte biblique à mettre l’être humain en garde contre sa langue. Dans son livre, petit, mais costaud, intitulé : « Grande langue ! Un pouvoir de vie ou de mort », Jean Ansaldi écrivait en guise d’introduction : « Lorsqu’on ouvre une concordance des termes bibliques et qu’on cherche sous la rubrique « langue », on est surpris du grand nombre de versets qu’on y trouve.  Il s’agit bien sûr de la langue, organe de la parole, et non le lieu où se goûte la saveur des aliments. Si l’on y ajoute les mots associés tels que bouche ou lèvres, on arrive à des chiffres d’une importance rare. Les textes bibliques louent les êtres humains qui maîtrisent leur bouche. Ils mettent en garde contre les langues enjôleuses, perverses, fourbes, dissimulées, qui ne parlent que dans le secret et jamais face à face…/…Et Jean Ansaldi d’ajouter : « Tout ce qui touche à la parole et donc, la langue, la bouche et les lèvres, implique le noyau dur de la nature de l’homme, de Dieu et de l’Eglise. Mal utiliser sa langue revient à menacer l’humanité de l’homme, la divinité de Dieu et l’ecclésialité de l’Eglise. C’est probablement là que réside le secret de la surabondance biblique sur ce thème » (fin de citation).
C’est pourquoi la lettre de Jacques nomme la langue « un feu », et en fait le domaine du mal. On serait tenté de penser que ce chapitre ne concerne que les enseignants, car il commence par mettre en garde contre le trop-plein d’enseignants dans l’Eglise. La fin de ce même chapitre montre que cela entraine de la jalousie, en développant un esprit de rivalité, avec des luttes de pouvoir, entraînant la destruction du lien communautaire. Tout en s’adressant à ses frères dans la communauté, qui veulent devenir enseignants, Jacques s’inclut dans les maîtres, en gardant le « nous ».  Mais la lettre concerne plus largement toute personne au sein de la communauté. Pour argumenter ce qu’il va dire, Jacques utilise une série d’images classiques, en provenance tant de la tradition biblique que de la culture moraliste grecque. Les images du cheval et du bateau, présentes plutôt dans la philosophie antique, évoquent avec optimisme la maîtrise de l’homme sur lui-même et sur le monde. L’image du feu renvoie à la culture biblique, évoquant la colère de Dieu. La supériorité de l’homme sur les animaux qu’il peut dompter est une idée que l’on trouve à la fois dans la tradition biblique et dans la tradition hellénistique. Tout cela, Jacques l’utilise pour accentuer le contraste suivant : la langue, elle, est indomptable ! La langue se trouve prise dans le conflit incessant qui traverse la Bible, ce duo « bénédiction-malédiction », enraciné dans le premier Testament. Cette tension perdure dans la lettre de Jacques : d’un côté, la langue bénit « le Seigneur et Père », elle s’épanouit dans la prière et dans le culte ; de l’autre, elle maudit les hommes « qui sont à l’image de Dieu », cette expression faisant écho au livre de la Genèse, (Gn 1/27), comme le lieu de la contradiction. On ne peut à la fois bénir Dieu et maudire les hommes qu’il a créés. Jacques développe cette contradiction, en insistant sur le fait que la même source ne peut pas produire à la fois de l’eau douce et de l’eau salée, rappelant ainsi l’épisode de Mara, où Moïse avait changé l’eau salée en eau potable (Ex 15, 23-25). Iil accentue son argumentation par les figues, les olives, et la vigne qui sont autant de métaphores bibliques pour dire qu’un bon arbre ne peut pas produire de mauvais fruits. Tout ce à quoi Jacques aspire, ce n’est pas de rechercher ici, par une morale naturelle, à retrouver une langue parfaite, mais simplement de « mettre la Parole en pratique » (Jc 1/22), tout en restant lucide sur la complexité de la réalité humaine. Et Jacques termine son argumentation dans la lignée de la tradition biblique, en rappelant à ceux qui se veulent être des enseignants de la Parole, que la sagesse se trouve ou se montre dans des actes de douceur. Elle se reconnaît par une attitude existentielle cohérente.
Alors, on aurait envie de dire, peut—être un peu trop vite, d’ailleurs, « Tiens ta langue ! » mais ce texte est bien plus qu’une simple morale de bon sens.  Il dévoile le danger du langage et le risque de dissociation entre la parole et la manière de vivre. Il s’agit de l’articulation du dire et du faire. Ce n’est pas seulement un bon conseil. Mais il pose plus largement la question de la dimension éthique : comment être en vérité avec soi-même et avec les autres, malgré, ou plutôt, avec, les risques de la parole ? Jacques dit tout simplement que la langue est dangereuse parce qu’on ne la maîtrise pas. Et on sait la force destructrice d’une rumeur, d’une calomnie, d’un mensonge, mais aussi d’un non-dit, ou d’un double-langage. Cela rejoint la complexité de l’être humain. Et cette complexité jaillit déjà du livre de la Genèse, où au premier chapitre, le monde est créé par la Parole de Dieu, tout en rappelant que nous devons la dangerosité de la langue, à la parole travestie dès le chapitre 3 de la Genèse, ouvrant ainsi la brèche par laquelle le mal s’est introduit dans le monde.
Mais inlassablement et tout au long de l’histoire des hommes avec Dieu, il y aura une parole divine qui restaure, qui pardonne, qui libère, une parole pour laquelle, un homme, Jésus de Nazareth, donnera sa vie, pour ne pas renier la valeur salvatrice de cette Parole.
Alors, peut-être pouvons-nous recevoir cet extrait de la lettre de Jacques, comme l’occasion de retrouver l’importance de notre parole humaine et de la remettre en conscience, au cœur de notre humanité. De prendre le temps de nommer ses risques, ses difficultés, de la situer à sa vraie place, en face d’une autre Parole divine, celle-là, sans lui conférer aucun pouvoir magique. Cette Parole divine peut apporter une guérison sur nos dysfonctionnements verbaux, qui ne sont, au fond, que le reflet de nos dysfonctionnements personnels et relationnels.
A travers cette lettre, voilà ce qui nous est demandé : non pas de devenir parfaits, mais d’être plus humains. Pour cela, nous sommes appelés à ancrer toute notre personne, à commencer par notre propre langue, dans notre être intérieur, notre être profond. Nous sommes invités, en particulier dans la foi qui est la nôtre, et dont nous nous réclamons, à ressourcer nos vies non seulement dans la Bible, « ce livre à travers lequel Dieu me parle », comme l’écrit si justement André Gounelle, dans son dernier livre « Théologie du protestantisme », mais également dans la prière, de laquelle jaillissent la bénédiction et la douceur, sources de la vraie sagesse.  Ainsi, nous pourrons célébrer joyeusement la conversion de notre cœur et la restauration de toutes nos relations.
Amen.
 

Pour aller plus loin :
La lettre de Jacques, lecture socio-linguistique, Paris, Cerf, Cahier Evangile n°61, 1987.
Jean Ansaldi, Grande langue ! Un pouvoir de vie ou de mort, Suisse, Poliez-le-Grand, Editions du Moulin, 2006.

André Gounelle, Théologie du protestantisme, Paris, Van Dieren Editeur, 2021.


Choeur de l'Oratoire : « les Djinns », de Gabriel Fauré, d’après un poème de Victor Hugo.

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Jeu d'orgue

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Paroles des cantiques du dimanche 10 octobre 2021

Psaume : Psautier Français n° 138 « Que tout mon coeur soit dans mon chant », strophes 1, 2 et 3

Strophe 1
Que tout mon cœur soit dans mon chant ;
Qu’il soit brûlant de tes louanges.
Je te rends grâce en ta maison ;
Je loue ton nom devant les anges.
Tu es venu pour exalter
La renommée de ta parole.
J’adore ta fidélité
Et ta bonté qui me console.

Strophe 2
Tu me réponds dès que je crie ;
Tu élargis mon espérance.
Même les grands t’écouteront
Et béniront ta providence.


Ton saint amour, ô roi des cieux,
Veille en tous lieux sur toutes choses.
Dans ses projets tu suis des yeux
L’homme orgueilleux : tu en disposes.

Strophe 3
Ta paix, mon Dieu, dure à toujours ;
C’est ton amour qui me délivre.
Quand je suis le plus éprouvé
Ton bras levé me fait revivre.
Et quand je suis au désespoir,
C’est ton pouvoir qui me relève.
Ce qu’il t’a plu de commencer
Sans se lasser ta main l’achève.

Cantique : Louange et Prière n° 300 « T'aimer Jésus te connaître », strophes 1 à 3

Strophe 1
T’aimer, Jésus ! te connaître,
Se reposer sur ton sein,
T’avoir pour son Roi, son Maître,
Pour son breuvage et son pain ;
Savourer en paix ta grâce ;
De ta mort, puissant Sauveur,
Goûter la sainte efficace,
Quelle ineffable douceur !

Strophe 2
Ô bonheur inexprimable !
J’ai l’Éternel pour Berger :
Toujours tendre et secourable,
Son cœur ne saurait changer.
Dans sa charité suprême,
Il descendit ici-bas
Chercher sa brebis qu’Il aime,
Et la prendre dans ses bras.

Strophe 3
Il donna pour moi sa vie,
Il me connaît par mon nom ;
À sa table Il me convie,
J’ai ma place en sa maison.
Il veut bien, de ma faiblesse,
De tous mes maux s’enquérir.
Qu’Il est bon ! Il veut sans cesse
Me pardonner, me guérir.

Strophe 4
Rien, ô Jésus ! que ta grâce,
Rien que ton sang précieux,
Qui seul mes péchés efface,
Ne me rend saint, juste, heureux.
Ne me dites autre chose,
Sinon qu’Il est mon Sauveur.
L’auteur, la source et la cause
De mon éternel bonheur !

Cantique : Louange et Prière n°195 « Quel est ici-bas le soutien », Strophes 1, 3 et 4

1 - Quel est ici-bas le soutien,
L'abri, le rocher du chrétien ?
Quel est son titre de noblesse,
Dans le danger sa forteresse,
Et son appui dans le malheur ?
C'est la Parole du Seigneur.

2 - Qui vole en éclairs flamboyants,
Et, comme un glaive à deux tranchants,
Va briser la plus forte armure,
Percer les os à leur jointures,
Et pénétrer jusques au coeur ?
C'est la Parole du Seigneur.

3 - Qui fond sur nous du haut des cieux,
Ainsi qu'un vent impétueux ?
Qui fait éclater sur la terre
Et la tempête et le tonnerre
Pour troubler l'âme du pécheur ?
C'est la Parole du Seigneur.

4 - Qui prend les plus tendres accents,
Pour parler aux coeurs faiblissants ?
Qui redit des chants d'espérance,
Eveille en nous la confiance
Et calme enfin notre douleur ?
C'est la Parole du Seigneur.

Paroles des répons du temps de l'Église

Après la salutation
Répons : « Bénissons Dieu le seul Seigneur » (Ps. 134, str.1).

Bénissons Dieu le seul Seigneur,
Nous qu’il choisit pour serviteurs.
Levons nos mains dans sa maison,
Pour bénir et louer son nom.

Après la volonté de Dieu
Répons : « Parle, parle Seigneur, ton serviteur écoute » (L&P n°193, str.1)

Parle, parle Seigneur, ton serviteur écoute :
Je dis ton serviteur, car enfin je le suis.
Je le suis, je veux l’être, et marcher dans ta route,
Et les jours et les nuits.

Après la prière de repentance
Répons : « J’aime mon Dieu, car il entend ma voix ». (Ps. 116, str.1)

J’aime mon Dieu car il entend ma voix,
Quand la frayeur ou le tourment m’oppresse,
Quand j’ai prié au jour de ma détresse,
Dans sa bonté, il s’est tourné vers moi.

Après l’annonce de la grâce
Répons : « Combien grande est ta gloire » (Ps 92 selon L&P n° 38 str.2).

Combien grande est ta gloire, en tout ce que tu fais, 
Et combien tes hauts faits sont dignes de mémoire !
Tes œuvres sans pareilles ont réjoui mon cœur,
Je veux chanter, Seigneur, tes divines merveilles !

Après la confession de foi
Répons : « Grand Dieu, nous te bénissons » (L&P n°69, str.1)

Grand Dieu, nous te bénissons, nous célébrons tes louanges,
Éternel, nous t’exaltons, de concert avec les anges,
Et prosternés devant toi, nous t’adorons, ô grand Roi !
Et prosternés devant toi, nous t’adorons, ô grand Roi !

Après la bénédiction

Répons : « Confie à Dieu ta route » (L&P n°309, str.5)

Bénis ô Dieu nos routes, nous les suivrons heureux,
Car toi qui nous écoutes, tu les sais, tu les veux.
Chemins riants ou sombres, j’y marche par la foi,
Même au travers des ombres, ils conduisent à toi.

Lecture de la Bible

Epitre de Jacques, chapitre 3, versets 1 à 13 [NBS]


Ne soyez pas nombreux à devenir des maîtres, mes frères : vous le savez, nous recevrons un jugement plus sévère.
Nous trébuchons tous à maintes reprises. Si quelqu’un ne trébuche pas en parole, c’est un homme parfait, capable de tenir tout son corps en bride.
Si nous mettons le mors dans la bouche des chevaux pour qu’ils nous obéissent, nous dirigeons aussi leur corps tout entier.
Voyez encore les bateaux : si grands qu’ils soient, et poussés par des vents impétueux, ils sont dirigés par un tout petit gouvernail, au gré des décisions du pilote.
De même, la langue est une petite partie du corps, mais elle a de grandes prétentions. Voyez comme un petit feu peut embraser une grande forêt !
Or la langue aussi est un feu, elle est le monde de l’injustice : la langue a sa place dans notre corps, elle tache tout le corps et elle embrase tout le cours de l’existence, étant elle-même embrasée par la géhenne.
Toutes les espèces de bêtes sauvages, d’oiseaux, de reptiles, d’animaux marins peuvent être domptées et ont été domptées par l’espèce humaine.
8  Mais la langue, aucun homme ne peut la dompter : c’est un fléau incontrôlable ; elle est pleine d’un venin mortel.
Par elle nous bénissons celui qui est Seigneur et Père, et par elle nous maudissons les humains qui sont à la ressemblance de Dieu.
10  De la même bouche sortent la bénédiction et la malédiction.
11  Il ne faut pas, mes frères, qu’il en soit ainsi. La source fait-elle jaillir par le même orifice l’eau douce et l’eau amère ?
12  Mes frères, un figuier peut-il produire des olives, ou une vigne des figues ? Une source salée ne peut pas non plus produire de l’eau douce.
13 Qui est sage et intelligent parmi vous ? Que celui-là montre ses œuvres par sa belle conduite, avec douceur et sagesse.

Vidéo du culte entier

Audio

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