Les songes de Joseph

Genèse 37:1-11

Culte du 8 mai 2022
Prédication de Agnès Adeline-Schaeffer
Prédication de Pierre-Olivier Léchot

Vidéo de la partie centrale du culte

Culte à l'Oratoire du Louvre

Dimanche 8 mai 2022
Baptême d'Altaïr
74ème jour de la guerre en Ukraine

« Les songes de Joseph »

Culte présidé par la Pasteure Agnès Adeline-Schaeffer et le Pasteur Pierre-Olivier Léchot
Prédication à deux voix par le Pasteur Pierre-Olivier Léchot et la Pasteure Agnès Adeline-Schaeffer
A l'orgue : Sarah Kim,
organiste co-titulaire

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Annonce de la grâce

Amis, frères et sœurs, bienvenue à tous.
Avant même que nous fassions quoi que ce soit,
Avant même que nous demandions quelque chose,
Avant même que nous reconnaissions nos torts,
Dieu nous dit : Je vous donne ma paix.
Je vous fais grâce pour tout ce que vous avez fait, tout ce que vous pourriez me dire pour vous justifier, tout ce que vous pourriez me demander.
Je suis le Dieu qui aime sa création, son humanité tout entière,
Autrement dit chacun et chacune d’entre nous, tels que nous sommes !
Alors, voici pour chacun et chacune, une parole que vous n’entendrez pas ailleurs :
La grâce et la paix nous sont données ici et maintenant, de la part de Dieu notre Père, en Jésus-Christ, son Fils, notre Sauveur et notre frère.
 
Accueil de l’assemblée

Bienvenue à chacun, chacune pour ce temps de culte. Bienvenue à celles et ceux qui nous rejoignent par le site internet ou les réseaux sociaux et qui sont en communion avec nous. C’est encore un jour de fête ce dimanche, pour notre Église, parce que nous avons la grande joie d’accueillir aujourd’hui, une petite fille, Altaïr qui a demandé à recevoir le baptême.  Chère famille et chers parents d’Altair, chers parrain et marraine, soyez les bienvenus dans ce temple de l’Oratoire du Louvre, ainsi que tous les paroissiens fidèles, et les personnes de passage qui sont là peut-être pour la première fois.

Nous accueillons tout particulièrement un groupe d’étudiants et de jeunes actifs qui se réunissent ce week-end,  à l’initiative d’un réseau de jeunes protestants, qui travaillent à relancer la « Fédé »,  Fédération française des associations chrétiennes d’étudiants, avec des participants de toute la France. Soyez les bienvenus.

Pour nous accompagner musicalement, merci à Sarah Kim qui est à l’orgue ce matin. 
Et j’accueille avec joie le pasteur Pierre-Olivier Léchot qui m’accompagnera tout au long de ce culte, et qui nous donnera la prédication.

Prière :

Père, tu es là, au milieu de nous.
C’est Toi qui nous offres ce temps de culte,
Pour accueillir une Parole
Qui féconde notre existence.
Ce temps de culte, tu nous le donnes
Pour partager avec des frères et des sœurs
Notre adoration et notre prière.
Amen et merci.
 
Nous nous réunissons dans la communion fraternelle avec le 1er chant du livret liturgique, inséré au début du psautier français.

Répons
O Seigneur ta fidélité
remplit les cieux et ta bonté
Dépasse toute cime.
Ta justice est pareille aux monts
Tes jugements sont plus profonds,
Que le plus grand abîme.
De la puissance du néant
Tu veux sauver tous les vivants,
Toute chair, toute race,
Les hommes se rassembleront,
Autour de toi, ils trouveront,
Leur paix devant ta face.

 
Louange
Ensemble, louons l’Éternel !

Éternel !
Que tout ce qui est en moi bénisse ton saint nom.
Que mes mains te louent par leurs gestes,
Que mes pas te louent par leurs chemins.
Que mes lèvres te bénissent à travers leurs chants,
Que mes yeux te célèbrent en reflétant ta lumière,
Que mes oreilles te répondent en écoutant ta voix.
Que ma mémoire te rende grâces
En rappelant tes délivrances,
Que mon intelligence te loue
En cherchant la voie de ta sagesse,
Que ma volonté t’honore
En se faisant servante de la tienne.
Que mon cœur te loue en aimant de ton amour,
Que ma force te loue en s’offrant à toi,
Que mon corps, demeure de ton Esprit, te loue sans cesse.
Amen.
 
Psaume : Psautier français N°68 « Que Dieu se montre seulement », strophes 1, 2 et 5. [cliquer ici]

Volonté de Dieu
Écoutons ce que Dieu veut pour nous et nous donne la force de faire :

Des gens amenèrent des enfants à Jésus, pour qu’il leur imposât les mains en disant une prière. Mais les disciples les rabrouèrent. 
Jésus dit : « Laissez faire ces enfants, ne les empêchez pas de venir à moi, car le Royaume des cieux est à ceux qui sont comme eux. » (Matthieu 19:13-14).
 
Répons :
Proclame ta Parole,
Lumière pour nos vies,
Rassemble tous les membres
En un seul corps, unis,
Et fais de tous les hommes
Tes instruments de paix
Pour restaurer le monde,
Selon ta volonté ! 

 
Confession du péché
Je vous invite à la prière :

Fais-moi connaître le chemin à suivre
Tu sais ma capacité
À me laisser aveugler
Par un souci
Par une difficulté
Et à confondre
Montagne et taupinière.

Tu sais ma facilité
À ne pas voir tes signes
Ou à ne pas en tenir compte.

Mon Dieu
Que ta fidélité soit mon guide
À moi qui suis inconsistant
Flottant dans mes décisions
Prêt à remettre tout en question
A la première contrariété.

Mon Dieu
Mets en moi cette seule préoccupation
Rester fidèle à l’heureuse annonce de ta Parole,
En me donnant un cœur d’enfant.
Amen.
 
Répons :
Mon Rédempteur est vivant,
C’est en lui seul que j’espère,
La mort le tenait gisant
Dans l‘étreinte de la terre ;
Mais Dieu reste le plus fort,
Jésus a vaincu la mort.

 
Annonce du pardon
Quand les montagnes s’éloigneraient
Quand les collines chancelleraient,
Mon amour pour toi ne s’éloignera pas de toi, et mon alliance de paix ne sera pas ébranlée.
Je t’aime d’un amour éternel, dit le Seigneur qui a compassion de toi.
(Ésaïe 54:10)

Chantons à Dieu notre reconnaissance !
Répons :
Je ne craindrai désormais
Aucun pouvoir de ce monde
Car tu nous donnes la paix
Où toute autre paix se fonde,
Garde-
nous dans ta clarté,
Ô Jésus ressuscité.
 
INSTITUTION DU BAPTÊME

Nous avons la joie d’accueillir maintenant Altaïr, au sein de l’Église chrétienne.
Dans notre Église, on peut demander le baptême à tous les âges.

Altaïr,
L’Église, aujourd’hui, accueille ton désir avec joie
Elle obéit ainsi à la volonté de Jésus-Christ qui a dit à ses disciples :
“Toute autorité m’a été donnée dans le ciel et sur la terre.
Allez, de toutes les nations faites des disciples.
Baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit
Et apprenez-leur à garder tout ce que je vous ai enseigné.
Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde.” (Matthieu 28:18-20)

Nous croyons que cela est vrai pour chacun, chacune, petit ou grand, même pour ceux qui ne le savent pas encore.
En effet, “nous aimons Dieu parce qu’Il nous a aimés le premier”. (1 Jean 4:19)

Baptême
J’invite l’assemblée à se lever pour être témoin de ce baptême.
J’invite les parents, parrain et marraine à venir entourer Altaïr :

Altaïr,

Tu vas être baptisée au nom du « Père ».
Dans la foi, nous appelons Dieu, « Père de tous les humains ».
C’est lui qui donne le souffle de vie à chacun, chacune.
A toi aussi.

Tu vas être baptisée au nom du « Fils.
Dans la foi chrétienne, le « Fils », c’est Jésus, le Christ, dont on découvre l’histoire et le message qu’il a donnés de la part de Dieu, dans la Bible, côté Nouveau Testament.
Jésus t’appelle à le servir, un jour dans l’Église ou ailleurs. C’est en grandissant que tu verras comment cela se réalisera.

Tu vas être baptisée au nom du Saint-Esprit.
Dans la foi qui est la nôtre, le Saint-Esprit, c’est l’esprit dans lequel a travaillé Jésus tout au long de son ministère. C’est une force intérieure qu’il a transmise à tous et à toutes, qui fera naître en nous, comme en toi, la foi, l’espérance et l’amour. Il est déjà présent en toi.
 
Baptême
Altaïr, veux-tu être baptisée ?
     Oui, je le veux.
Je te baptise au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen.
 

Témoignage d’Altaïr.
« Je demande le Baptême parce que :
- J’ai envie d’avoir une religion
- J’ai envie d’être chrétienne pour faire l’effort de suivre le chemin donné par Jésus.
- J’ai envie d’être fille de Dieu car j’aime qu'on m’accepte comme je suis
- Et j’adore voir ma famille réunie. »

Témoignage de ses parents

Témoignage de son parrain et de sa marraine

Accueil d’Ataïr

Amis, Frères et Sœurs, voici Altaïr.
Elle est ici chez elle, vous êtes sa famille spirituelle.
Vous prierez pour elle et pour sa famille
Aucune contrainte ne la retiendra dans la communauté, et si elle venait à s’en séparer, vous affirmerez qu’elle peut toujours y retrouver sa place.
Vous serez pour elle les témoins de l’amour de Dieu.
Dites avec moi : Que Dieu nous soit en aide !

Réponse de l’assemblée : Que Dieu nous soit en aide !
 
Bénédiction d’Altaïr
Que le Saint-Esprit affermisse ta foi, t’accorde ses dons et te les renouvelle jour après jour.

Bénédiction de sa famille
Et vous, toute sa famille, proche ou lointaine,
Parents, parrain et marraine,
Que l’amour de Dieu qui dépasse tout ce que nous pouvons imaginer, garde vos cœurs, vos engagements et vos vies, dès maintenant et à jamais. Amen.

Cantique : Louange et Prière N° 204 « Seigneur, dirige et sanctifie », Strophes 1 et 2 [cliquer ici]
 
Doxologie : Gloire à Dieu dans les cieux et sur la terre, d’éternité en éternité !

Lecture biblique : Genèse chapitre 37, versets 1 à 9 [cliquer ici]

Cantique : N° 202 « Nos cœurs plein de reconnaissance », strophes 1 à 3  [cliquer ici]
 
Prière d’illumination
 
Orgue : Le choral de Bach de la Passion selon St Matthieu : « O Haupt voll Blut und Wunden »  (Confie à Dieu ta route)
 

Prédication du Pasteur Pierre Olivier Léchot

Altaïr : la vie est pleine de surprises. Alors laisse-toi surprendre

« Je suis baptisé ». C’est ce que Luther, chers frères et sœurs, est censé avoir affirmé à maintes reprises alors que le diable le tentait. « Je suis baptisé » : cette phrase, que nous sommes beaucoup à pouvoir prononcer (et maintenant une de plus !), cette phrase devrait nous faire réfléchir. Et le baptême que nous venons de célébrer aujourd’hui, le baptême d’Altaïr ne devrait pas rester, pour nous, un simple événement de notre vie paroissiale parmi d’autres. Car, comme pour Luther, le baptême est avant tout une promesse qui vaut pour chacune et chacun d’entre nous, à chaque moment de notre vie, et donc aussi – surtout ! – ici et maintenant. Ton baptême, Altaïr, est une promesse qui t’est adressée aujourd’hui et qui vaudra tout au long de ta vie, mais il est aussi une façon, pour Dieu, de nous rappeler à nous tous que nous sommes toutes et tous porteurs de cette promesse de Dieu pour nous.

Bien sûr, cette promesse n’est pas la même pour chacun d’entre nous et elle n’est pas non plus la même à mesure que nous progressons dans l’existence. C’est une erreur bien trop répandue que de penser que notre vie serait, au fond, écrite à l’avance, que Dieu aurait un « plan » comme on aime à l’affirmer, non sans orgueil, dans certains milieux religieux. L’histoire du songe de Joseph, qu’Altaïr a choisi pour être notre lecture biblique aujourd’hui, constitue un démenti parfait de cette vision des choses. Ce que nous montre le récit de la vie de Joseph, c’est que nous ne pouvons rien prédire, rien prévoir – et j’aurais envie de dire : tant mieux ! Les frères de Joseph réagissent en fonction de leurs intérêts du moment et interprètent ses songes selon une logique qui est la leur mais qui n’est ni celle de la vie ni celle de Dieu. L’avenir est ouvert et il est ouvert précisément parce qu’il se trouve entre les mains de Dieu.

Pour celui qui lit le récit des deux songes que Joseph rapporte à ses frères et à son père, il peut sembler clair, en effet, que l’interprétation qu’ils en donnent est la bonne, même si cette dernière n’est guère bienveillante. Mais ce serait oublier que Joseph, lui, ne donne pas d’interprétation à ses deux rêves. Il ne fait que les garder en lui et les porter à travers les nombreuses années qui le séparent de leur accomplissement. Or, le moins que l’on puisse dire, c’est que rien ne semblait annoncer la réalisation de ces deux songes. Au contraire, ce sont justement ces rêves qui sont cause de ses malheurs : « voici l’homme aux songes qui arrive » lui lancent ses frères au moment de le jeter dans une citerne. La progression de sa vie semble donc non seulement contredire la promesse attachée à ses rêves mais constituer la cause-même de ses malheurs. Pourtant Joseph, lui, ne cesse de porter en lui ses rêves et, avec eux, la présence de Dieu à chacun de ses pas.

« L’Éternel fut avec Joseph. » Cette phrase revient souvent au long du récit de la vie de Joseph tel que le rapporte la Genèse. Qui fait ce constat ? Le narrateur soucieux de nous montrer que Dieu avait dès le début un plan ? Ou ne serait-ce pas plutôt Joseph lui-même, toujours habité par son rêve et par le sens réel de celui-ci : non pas le sens précis, quasi-divinatoire, de sa vision, mais le fait que celle-ci l’invite d’abord à confesser que, quoi qu’il arrive, Dieu est là. C’est bien le sens que revêt pour nous notre baptême : il ne nous garantit pas que nous n’aurons pas à traverser des épreuves, à affronter des tempêtes et à éprouver du découragement. Mais il nous rappelle que même au cœur de la souffrance, même au tréfonds de nos petites citernes à nous, Dieu est « avec nous ». Ce que l’histoire de Joseph nous apprend, c’est donc que nous ne sommes pas seuls, qu’il y aura toujours ce « rocher » auquel nous accrocher. Ce que l’histoire de Joseph nous enseigne, c’est en définitive le sens même de l’Évangile et donc du baptême. Rapprochement hasardeux me direz-vous ? Je ne le crois pas. Car la présence de Dieu tout au long de notre vie est précisément ce que le Jésus de l’évangile de Matthieu donne à ses disciples au moment de les envoyer de par le monde dans le texte que nous avons lu tout à l’heure au moment du baptême d’Altaïr : « Allez, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit et leur enseignant à garder tout ce que je vous ai annoncé. Car voici : je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin des temps. »

Joseph, donc, ne donne pas de sens à ses rêves, il ne spécule pas sur l’avenir. C’est d’ailleurs ce qu’il rétorquera au grand échanson lui demandant de jouer au docteur Freud : « Les interprétations n’appartiennent-elles pas à Dieu ? » Certes, Joseph finira par interpréter les songes qui lui seront racontés. Reste que cette interprétation, Joseph la place d’abord et avant tout sous ce que Calvin aurait appelé la souveraineté de Dieu : c’est Dieu qui, à la fin, fournira l’interprétation de nos rêves. Il ne nous appartient pas de le faire nous-mêmes, mais de rester attachés, simplement, à sa présence au cœur de nos vies.

C’est peut-être, d’ailleurs, le sens des mots liés à la réaction de Jacob aux deux rêves de son fils : « mais son père garda le souvenir de ces événements. » Ce même Jacob qui, au soir de sa vie, retrouvant son fils lui déclarera : « Je ne croyais plus voir ton visage, et voici que Dieu m’a fait voir ta descendance. » Jacob, toujours lui, qui, en mourant, rappellera à son fils et aux enfants de ce dernier : « Je vais mourir, mais Dieu sera avec vous ». Oui, Jacob n’est pas sans torts mais sa grandeur réside justement ici dans son humilité et sa capacité à reconnaître que non seulement Dieu ne l’a pas abandonné mais qu’il l’a comblé au-delà de ses espérances, qu’il lui a en quelque sorte réservé de bonnes surprises.

Alors, chère Altaïr, j’aimerais finir par une petite recommandation (c’est un peu le défaut des adultes), mais une recommandation qui vaut aussi pour chacun d’entre nous, petit ou grand : Laisse-toi surprendre ! Garde l’esprit grand ouvert sur le monde, sois à l’affut ! Et toutes et tous, saisissons les signes d’espérance que la vie nous donne et qui nous manifestent la présence de Dieu. Même si la vie n’est pas rose, il y aura toujours quelqu’un pour nous sourire, il y aura toujours un ami pour nous accueillir, une main pour nous ressaisir au moment de chuter. Oui, Dieu est là et nous ne sommes pas à l’abri d’une surprise ! Oui, Altaïr : la vie est pleine de surprises. Alors guette-les, saisis-les !

Orgue : Robert Schumann - Träumerei (Rêverie)

Prédication de la Pasteure Agnès Adeline-Schaeffer

L’engagement d’Altaïr, ressort de nos propres engagements

Chère Altaïr,

Au nom de notre paroisse de l’Oratoire, je voudrais tout d’abord te remercier d’avoir demandé le baptême, et d’être allée jusqu’au bout de ta demande.
Cela fait longtemps que tu le souhaitais.
Tu ne sais pas très bien pourquoi tu le voulais, tu ne le sais pas toujours bien l’exprimer mais ne t’inquiète pas, nous sommes tous plus ou moins dans la même situation que toi, même si nous ne le disons pas ! Parce que cela fait partie de notre intimité, et cela ne se dévoile pas comme ça !  

Mais comme tu as choisi de demander le baptême au cours du culte du dimanche par conséquent, nous sommes tous les témoins de ton baptême, puisque le culte est public ! Nous sommes témoins de ton engagement, et c’est surtout de cela que je voudrais te remercier, parce que grâce à toi, aujourd’hui, nous prenons le temps de revisiter nos propres engagements. En particulier celui du baptême, si d’aventure nous avons été baptisés.

Amis frères et sœurs, l’engagement d’Altaïr est à la mesure de ses 7 ans, considéré tout de même comme l’âge de raison ! Nous sommes peut-être émus par la fraîcheur et la spontanéité de cette petite fille demandant le baptême. Sans que cette émotion nous submerge, celle-ci nous renvoie sans doute à celle ressentie d’une manière ou d’une autre, lorsque nous avons pris nos propres engagements, pas seulement en église, mais tous les autres engagements, qu’ils soient familiaux, professionnels ou associatifs.

Altaïr, lorsque quelqu’un demande le baptême, ce n’est pas pour augmenter les statistiques du nombre de chrétiens sur la terre, ni dans notre paroisse, mais plutôt pour offrir à chacun d’entre nous l’occasion de s’asseoir, de se poser. La semaine dernière c’était Eva que nous avons entourée, et aujourd’hui, c’est toi. A chaque engagement, est organisée une journée familiale, amicale, où chacun sera accueilli, une journée où il y aura de la place pour le partage, la détente, une journée pour prendre le temps de se rencontrer, d’apprendre à mieux se connaitre, d’apprendre à vivre ensemble avec les différentes cultures, peut-être aussi les différentes confessions, les différentes religions, et aborder ensemble le sens de la vie, comme l’ont dit à leur façon, tes parents, ta marraine, ton parrain. Et si ton baptême te faire entrer dans une certaine famille spirituelle, la famille chrétienne, protestante, certes, et libérale de surcroit, sache que tu n’es pas enfermée dans cette famille, et que tu pourras continuer de chercher Dieu partout où il peut se trouver, partout où la liberté de croire ou de ne pas croire est respectée, encouragée.

Nous vivons dans un monde incertain, ce n’est pas nouveau. De nombreux conflits tiraillent les uns et les autres. Grande pourrait être la tentation de se replier sur soi, de rester calfeutrés et d’attendre tout simplement que « ça passe », comme on dit. Mais alors on risque bien de passer, justement,  à côté de notre vie, humaine et spirituelle. Il existe pourtant des chemins pour se rencontrer, tisser ensemble des liens de fraternité, et ton baptême, Altaïr, en est un, parmi d’autres, bien sûr. Tes parents, avec leurs différents chemins de vie, ta marraine et ton parrain, mais également chacun des membres de ta famille, proche et élargie, ouvriront ta vie et ton esprit à la pluralité, à la recherche du fondement humain commun à travers la diversité.  Selon la formule que j’affectionne pour ma part, on ne nait pas chrétien, mais on le devient. Je pourrais élargir en ajoutant, on ne nait pas « croyant libéral », on le devient, c’est même à mon sens un signe de bonne santé.  L’Église dans laquelle tu es reçue aujourd’hui, a des portes ouvertes sur le monde, non pas le monde tel que nous le rêvons, mais le monde tel qu’il est. Dans cette Église, particulièrement ici, on peut y entrer, et on peut en ressortir sans être inquiétés de ce que nous sommes, ni de ce que nous aspirons à être. Chacun, chacune peut y être accueilli dans le respect de ce qu’il est, dans la dignité de ce qu’il est. Nous avons dit tout à l’heure que l’amour de Dieu est premier. « Nous aimons Dieu parce qu’il nous aime le premier », selon la formule de l’évangéliste Jean. C’est le moment de nous souvenir que cet amour est donné au monde à profusion, et sans préférence aucune pour telle ou telle personne, telle ou telle culture, telle ou telle spiritualité ou religion, tel ou tel mode de vie.

La démarche de demander la bénédiction de Dieu sur une certaine étape de notre vie est une reconnaissance de cet amour et une réponse à cet amour. Même si nous n’y répondions pas, l’amour de Dieu continue d’être donné au monde.

Parfois, nous avons l’impression de subir notre vie, pour les raisons qui sont les nôtres, et d’y voir seulement des obligations à remplir. Le jour où nous en prenons conscience, alors, il faut vite nous asseoir pour faire le point. S’asseoir au sens propre, autour d’une table, ou par terre, dans l’herbe, ou quelque part dans la nature, ou s’asseoir au sens figuré, autour d’une discussion spirituelle, un enseignement philosophique, artistique, humaniste, et faire le point sur ce qui nous fait vivre ou ce qui nous manque. Et si découvrons que notre situation du moment est quelque chose qui ne nous fait plus vivre, ou vibrer, alors, il faut vite s’asseoir, pour se rendre à nouveau disponible à nous-mêmes, avant de pouvoir être disponibles aux autres. C’est ainsi que nous pourrons inaugurer de nouveaux chemins de fraternité et cela commence avec le plus proche de tous nos prochains, celles et ceux avec qui nous vivons au quotidien, la famille, les amis.

Aujourd’hui, nous nous asseyons au cœur de la foi chrétienne, nous revisitons, grâce à Altaïr, là où nous en sommes de nos différents engagements, de nos enthousiasmes, de nos hésitations, et peut-être même de nos décisions à prendre, si nous en avons. C’est le moment de faire le point où nous en sommes, sur le plan de notre foi, de notre recherche de foi. Et nous sommes entourés d’hommes et de femmes, aux parcours bien différents les uns des autres, qui donnent leur témoignage de ce qui les fait vivre. Ils nous parlent de leur compréhension de la vie, de l’amour et de l’amitié, de la solidarité et de la fraternité. Ils nous disent à leur manière comment on peut essayer de vivre ensemble, même quand c’est difficile, et comment trouver de nouveaux chemins de vie et de respect, même quand ce n’est plus possible de vivre ensemble. Ils nous parlent de leur notion de paix, de justice, de pardon et de fidélité suivant leur propre expérience de la vie, et cela peut rejoindre nos propres recherches, nos propres expériences. Certains nous disent aussi comment la parole biblique les a fait réfléchir, les a rejoints là où ils en étaient, et peut-être les ont aidés à orienter ou réorienter leur vie. Je terminerai en disant ceci : nous pensons croire en Dieu, nous essayons de croire en lui, souvent nous disons que nous avons mis notre espérance en lui. Mais je voudrais inverser ces mots, encore une fois : c’est Dieu qui croit en chacun de nous, c’est nous qui sommes l’espérance de Dieu, pour reprendre l’expression favorite de Charles Wagner, pasteur au Foyer de l’Âme. Et au fond, l’histoire de Joseph et de ses frères montrent à quel point c’est vrai, même si cela doit prendre des chemins insoupçonnés, des chemins de souffrance et de rupture, parfois, mais aussi de reconstruction et de réconciliation, bien souvent.  Des chemins de vie, où chacun finit par être révélé à lui-même. Mais aussi aux autres. Je te souhaite, comme à nous tous de vivre cette belle aventure. Et cela commence aujourd’hui le premier jour de tout ce qui te reste, nous reste à vivre.  Amen.



Cantique : Louange et Prière N° 308 « Confie à Dieu ta route », strophes 1 à 4 [cliquer ici]
[La 4ème strophe et non pas la 5ème pour faire un clin d’œil à un ami qui a écrit à ce sujet dans le dernier numéro d’Évangile et Liberté du mois de mai]
 
Annonces :

Témoignage sur le Week-end national Fédé, qui a eu lieu samedi au foyer de l'Association des étudiants protestants de Paris (AEPPresidence.fr), rue Titon Paris 11e, avec des jeunes adultes protestants de toute la France. Le thème de cette année était : "Agir face à la haine", avec des débats, ateliers bibliques et conférence d'Henri Masson, président de la CIMADE (lacimade.org). Dimanche, après le culte à l'Oratoire, visite guidée du Paris protestant et de la bibliothèque de la Société de l'histoire du protestantisme français (SHPF.fr), rue des Saint-Père Paris 6e, avec sa présidente Isabelle Sabatier.

Prochaine rencontre des Jeunes Oratoire ce mercredi 11 mai, à 19h à l'Oratoire.


OFFRANDE :
Voici le moment de l’offrande consacrée à la vie de l’Église. Elle exprime notre solidarité.
Notre Église comme notre Entraide ne vit que de nos dons, et de rien d’autre.
Pour faire un don en ligne cliquer ici

Orgue  : Jean-Philippe Rameau - Les Sauvages

Intercession :
 
Éternel, Dieu de la vie, Dieu d’amour, merci pour ce culte qui nous permet de nous retrouver dans la chaleur de notre amitié et de la fraternité qui nous unit, petits et grands, jeunes et moins jeunes.
Merci pour le baptême d’Altaïr, signe visible de ta grâce invisible et de ton amour inconditionnel pour chacun et chacune de nous. 
Par son baptême, nous nous rappelons que c’est toi qui as dit « oui » à notre existence, longtemps avant que nous ayons pu comprendre ce que cela signifie.

Éternel, Dieu de la vie, dans notre cœur, nous te disons maintenant les prénoms de celles et ceux qui demandent le secours de notre prière. Ils ne sont plus seuls.
Nous te rendons grâces de ce que les autres prient pour nous. Nous nous sentons portés, sans forcément savoir d’où ça vient, mais nous ne sommes plus seuls.

Nous te prions pour celles et ceux dont nous connaissons la souffrance de la maladie, de l’approche de la mort, de la solitude, du deuil.
Nous te prions pour les personnes qui subissent la violence et la guerre, partout dans le monde. Nous te prions pour les victimes comme pour les bourreaux.
Nous te prions pour les athées et les humanistes, en France et partout dans le monde, qui travaillent à la paix, à l’unité et à la réconciliation, comme pour ceux qui sont aveuglés par la soif de pouvoir et de divisions.
Nous te prions pour les croyants de toutes les religions, en France et partout dans le monde, qui travaillent à la paix, à l’unité et à la réconciliation, comme pour ceux qui sont aveuglés par la soif de pouvoir et de divisions.

Comme Jésus l’a enseigné à ses disciples, nous te disons :

Notre Père  :
Notre Père qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour ;
Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Ne nous laisse pas entrer en tentation
mais délivre-nous du mal,
car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire,
aux siècles des siècles. Amen.
 
Envoi et bénédiction
Recevez ces paroles d’envoi et de bénédiction : 

Prenez le temps de jouer,
C’est le secret d’un cœur d’enfant.
Prenez le temps de rire,
C’est une gorgée d’eau fraîche.
Prenez le temps de donner,
C’est du pain pour l’affamé.
Prenez le temps d’aimer et d’être aimé,
C’est une grâce de Dieu.
Prenez le temps de prier,
C’est votre force sur la terre.

Bénédiction de l’assemblée 
Que le Dieu de l’Espérance, vous remplisse de toute joie et de toute paix, dans la foi, afin que vous aussi, vous débordiez d’espérance, par la puissance de l’Esprit-Saint.
Amen.

Cantique final : Louange et Prière N°150 « A toi la gloire », Strophes 1 à 3 [cliquer ici]
 
Orgue : Paul Manz - God of Grace

Paroles des chants du dimanche 8 mai 2022

Psaume : Le Psautier français n° 68 « Que Dieu se montre seulement  », strophes 1, 2 & 5.

1. Que Dieu se montre seulement,
Et l'on verra en un instant
Abandonner la place.
Le camp des ennemis épars,
Épouvanté de toutes parts,
Fuira devant sa face.
On les verra soudain s'enfuir
Comme l'on voit s'évanouir
Une épaisse fumée ;
Comme la cire fond au feu,
Ainsi des méchants devant Dieu
La force est consumée.

2. Mais en présence du Seigneur,
Les justes chantent sa grandeur
Et sa gloire immortelle ;
Car sur la nue il est porté,
Son nom est plein de majesté :
Le Seigneur il s'appelle.
Réjouissez-vous devant lui :
Il est de la veuve l'appui,
Des orphelins le Père ;
Aux captifs il porte secours
Et de l'affligé, tous les jours,
Il entend la prière.
4. Que les monts les plus orgueilleux,
Devant ce mont où règne Dieu
Laissent toute arrogance :
Élevé sur cette hauteur,
Celui qui est notre Seigneur
Agit avec puissance.
Venez vers ce roi glorieux,
Portez lui vos dons précieux,
Tressez une couronne ;
Venez, chanteurs et musiciens,
Et que nos chants et que nos mains
S'offrent au Dieu qui donne.

5. O Seigneur tu nous a fait voir
Et ton amour et ton pouvoir
Dans mainte délivrance.
Fais-nous voir encore aujourd'hui
L'œuvre que ton amour construit
Et quelle est ta puissance !
Toute la terre et tous les cieux
Ensemble tournés vers leur Dieu
Célèbrent sa présence :
A toi qui fais notre bonheur,
A toi, grand Dieu, soient tout honneur,
Force et magnificence.

Cantique : Louange et Prière n°204 « Seigneur, dirige et sanctifie », Strophes 1 et 2

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Strophe 1
Seigneur, dirige et sanctifie
Toute la vie
De ces enfants.
Que ta lumière
Sur leur carrière
Brille en tout temps !
Que, sous ta garde et sous tes ailes,
Ils soient fidèles,
Forts et constants !

Strophe 2
Soumets leur âme à l’Évangile,
Au joug facile,
Plein de douceur.
Fais-leur entendre
L’appel si tendre
De leur Sauveur.
Que, pour répondre à sa promesse,
Ils aient sans cesse
Le même cœur !

Cantique : Louange et Prière n°202 « Nos cœurs, pleins de reconnaissance », Strophes 1 à 3.

1 - Nos cœurs pleins de reconnaissance,
Vers toi s’élèvent, Dieu d’amour.
Des bienfaits de ton alliance,
Nous te bénissons en ce jour.
Dans ta bonté toujours la même,
C'est toi qui nous a prévenus ;
Marqués du sceau de ton baptême,
Nous t’appartenons  en Jésus.

2 - Quel bonheur, quelle sainte joie
D'être à toi, de t'appartenir,
De marcher en paix dans ta voie,
De t'aimer et de te servir !
Mais hélas ! Dans notre faiblesse
Nous ne pouvons suivre ta loi,
Si par ton Esprit, ta sagesse,
Tu ne raffermis notre foi.

3 - Partout le péché nous menace,
Partout, il veut nous assaillir !
Viens donc, Seigneur, viens par ta grâce,
Nous délivrer et nous bénir.
Au bon berger qui nous appelle,
Ton Saint-Esprit nous conduira,
Et son amour tendre et fidèle,
Dans son bercail, nous gardera.

Cantique : Louange et Prière n° 308 « Confie à Dieu ta route », Strophes 1, 2 & 5

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Strophe 1
Confie à Dieu ta route,
Dieu sait ce qu’il te faut ;
Jamais le moindre doute
Ne le prend en défaut.
Quand à travers l’espace
Il guide astres et vents,
Ne crois-tu pas qu’il trace
La route à ses enfants ?

Strophe 2
Tout chemin qu’on t’impose
Peut devenir le sien ;
Chaque jour il dispose
De quelque autre moyen.
Il vient, tout est lumière ;
Il dit, tout est bienfait ;
Nul ne met de barrière
À ce que sa main fait.
Strophe 3
Consens à lui remettre
Le poids de ton souci.
Il règne, il est le maître,
Maintenant et ici.
Captif, pendant tes veilles,
De vingt soins superflus,
Bientôt tu t’émerveilles
De voir qu’ils ne sont plus.

Strophe 5
Bénis, ô Dieu, nos routes,
Nous les suivrons heureux,
Car toi qui nous écoutes,
Tu les sais, tu les veux.
Chemins riants ou sombres,
J’y marche par la foi :
Même au travers des ombres,
Ils conduisent à toi.

Cantique : Louange et Prière n°150 « A toi la gloire », Strophes 1 à 3

[Pour écouter, cliquer ici]

Strophe 1
À toi la gloire, O ressuscité !
À toi la victoire Pour l’éternité.
Brillant de lumière, L’ange est descendu ;
Il roule la pierre Du tombeau vaincu.
À toi la gloire, O ressuscité !
À toi la victoire Pour l’éternité.

Strophe 2
Vois-le paraître : C’est lui, c’est Jésus,
Ton Sauveur, ton Maître ; Oh ! ne doute plus !
Sois dans l’allégresse, Peuple du Seigneur,
Et redis sans cesse Que Christ est vainqueur.
À toi la gloire, O ressuscité !
À toi la victoire Pour l’éternité.

Strophe 3
Craindrais-je encore ? Il vit à jamais,
Celui que j’adore, Le prince de paix.
Il est ma victoire, Mon puissant soutien,
Ma vie et ma gloire : Non, je ne crains rien.
À toi la gloire, O ressuscité !
À toi la victoire Pour l’éternité.

Paroles des répons du temps de Pâques

Après la salutation
Répons : « O Seigneur ta fidélité » (Ps. 36, str.1).

O Seigneur ta fidélité
remplit les cieux et ta bonté
Dépasse toute cime.
Ta justice est pareille aux monts
Tes jugements sont plus profonds,
Que le plus grand abîme.
De la puissance du néant
Tu veux sauver tous les vivants,
Toute chair, toute race,
Les hommes se rassembleront,
Autour de toi, ils trouveront,
Leur paix devant ta face.

Après la volonté de Dieu
Répons : « Parle, parle Seigneur, ton serviteur écoute » (Arc-en-Ciel n°484, str.3)

Proclame ta Parole,
Lumière pour nos vies,
Rassemble tous les membres
En un seul corps, unis,
Et fais de tous les hommes
Tes instruments de paix
Pour restaurer le monde,
Selon ta volonté ! 

Après la prière de repentance
Répons : « Mon Rédempteur est vivant » (L&P n°149 ou Arc-en-Ciel n°475, str.1)

Mon Rédempteur est vivant,
C’est en lui seul que j’espère,
La mort le tenait gisant
Dans l‘étreinte de la terre ;
Mais Dieu reste le plus fort,
Jésus a vaincu la mort.

Après l’annonce de la grâce
Répons : « Mon Rédempteur est vivant » (L&P n°149 ou Arc-en-Ciel n°475, str.2)

Je ne craindrai désormais
Aucun pouvoir de ce monde
Car tu nous donnes la paix
Où toute autre paix se fonde,
Garde-nous dans ta clarté,
Ô Jésus ressuscité.

Après la confession de foi
Répons : « Mon Rédempteur est vivant » (L&P n°149 ou Arc-en-Ciel n°475, str.3)

Dans ma vie de chaque jour,
Je partagerai ta gloire ;
Je vivrai dans ton amour,
Le bonheur de ta victoire
Et dans ton éternité,
Nous chanterons ta beauté.

Après la bénédiction
Répons : « Ô Seigneur, tu nous as fait voir » (Ps. 68, str.5).

O Seigneur, tu nous as fait voir
Et ton amour et ton pouvoir
Dans mainte délivrance.
Fais-nous voir encore aujourd’hui
L’œuvre que ton amour construit
Et quelle est ta puissance.
Toute la terre et tous les cieux
Ensemble tournés vers leur Dieu
Célèbrent sa présence :
A toi qui fais notre bonheur,
A toi, grand Dieu, soient tout honneur,
Force et magnificence.

Lecture de la Bible

Livre de la Genèse, chapitre 37, versets 1 à 11

[Nouvelle Bible Segond]

Les songes de Joseph

Jacob habita en Canaan, dans le pays où son père avait séjourné en immigré.
Voici la généalogie de Jacob. Joseph, à l’âge de dix-sept ans, faisait paître le petit bétail avec ses frères. C’était un garçon qui accompagnait les fils de Bilha et les fils de Zilpa, femmes de son père. Or Joseph rapportait à leur père leurs mauvais propos.
Israël aimait Joseph plus que tous ses autres fils, parce que c’était un fils de sa vieillesse. Il lui avait fait une tunique multicolore.
Ses frères virent que leur père l’aimait plus qu’eux tous, et ils se mirent à le détester. Ils ne pouvaient lui parler sans hostilité.
Joseph fit un rêve et le raconta à ses frères, qui le détestèrent encore davantage.
Il leur dit : Écoutez ce rêve que j’ai fait, je vous prie !
Nous étions au milieu des champs à lier des gerbes ; soudain ma gerbe se dressa et se tint debout, et vos gerbes l’entourèrent et se prosternèrent devant elle.
Ses frères lui dirent : Vas-tu donc être roi sur nous ? Vas-tu être notre maître ? Et ils le détestèrent encore davantage à cause de ses rêves et de ses paroles.
Il fit encore un autre rêve qu’il raconta à ses frères. Il dit : J’ai encore fait un rêve ! Le soleil, la lune et onze étoiles se prosternaient devant moi.
10  Il le raconta à son père et à ses frères. Son père le rabroua ; il lui dit : Que signifie ce rêve que tu as fait ? Devons-nous venir nous prosterner jusqu'à terre devant toi, moi, ta mère et tes frères ?
11  Ses frères éprouvèrent de la jalousie à son égard, mais son père garda le souvenir de cet incident.


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