Béhémoth et Léviathan

Job 40:4-32

Culte du 6 mars 2022
Prédication de Béatrice Cléro-Mazire

Vidéo de la partie centrale du culte

Culte à l'Oratoire du Louvre

Dimanche 6 mars 2022
« Béhémoth et Léviathan : comment maîtriser les monstres ? »
11ème jour de la guerre en Ukraine

Culte présidé par la Pasteure Béatrice Cléro-Mazire
Musique : Aurélien Peter, organiste suppléant

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Orgue

Salutation :
La grâce et la paix vous sont données, de la part de Dieu notre Père, et de Jésus-Christ, son Fils, notre Sauveur et notre frère.

Accueil

Prière

Chant Spontané : Seigneur que tous s’unissent [cliquer ici]

Louange :
Le Seigneur est mon berger
Je ne manquerai de rien
il me fait reposer sur des pré d’herbe fraiche
il me conduit près des eaux paisibles
il restaure ma vie
il me conduit sur les sentiers de la justice à cause de son nom
même si je marche dans la vallée de l’ombre de la mort
je ne crains aucun mal,
ta houlette et ton bâton, voilà mon réconfort
tu dresses devant moi une table
face à mes adversaire
tu oins d’huile ma tête et ma coupe déborde.
Le bonheur et la fidélité m’accompagne chaque jour
Et je reviendrai à la maison de mon Père pour la longueur des jours.

Louons le Seigneur !

Psaume chanté : Psautier Français n°72,  « Revêts, Seigneur, de ta justice », strophes 1 à 5 [cliquer ici]

Volonté de Dieu

Écoutons maintenant ce que Dieu veut pour nous :

Le jeûne que je préconise, n'est-ce pas plutôt ceci : détacher les chaînes de la méchanceté, dénouer les liens du joug, renvoyer libres ceux qu'on écrase, et rompre tout joug ?
Ne s'agit-il pas de partager ton pain avec celui qui a faim et de ramener à la maison les pauvres sans abri ? De couvrir celui que tu vois nu, et de ne pas t'esquiver devant celui qui est ta propre chair ?
Alors ta lumière poindrait comme l'aurore, et tu te rétablirais bien vite ; ta justice marcherait devant toi, et la gloire du SEIGNEUR serait ton arrière-garde.
Alors tu appellerais, et le SEIGNEUR répondrait ; tu appellerais au secours, et il dirait : Je suis là ! Si tu éloignes du milieu de toi le joug, les gestes menaçants et les discours malfaisants,
si tu offres à l'affamé ce que tu désires toi-même, si tu rassasies l'affligé, ta lumière se lèvera dans les ténèbres, et ton obscurité sera comme le midi.
Le SEIGNEUR te conduira constamment, il te rassasiera dans les lieux arides et redonnera de la vigueur à tout ton corps.Tu seras comme un jardin abreuvé, comme un point d'eau dont l'eau ne déçoit pas.
Grâce à toi, on rebâtira sur les ruines d'autrefois, tu relèveras les fondations des générations passées ; on t'appellera « Celui qui répare les brèches », « Celui qui restaure les sentiers, pour rendre le pays habitable ».
[Essaie 58 : 6-12]

Chant Spontané : Dieu d’amour tu fais connaitre [cliquer ici]

Prière de repentance :
Seigneur, Jésus, prépare dans nos cœurs, tes chemins.
Les collines de nos orgueils, abaisse-les par ton humilité.
Les vallées de nos désespoirs, comble-les par ton espérance.
Les chemins tortueux de notre mauvaise foi, redresse-les par ta vérité.
Et que fleurissent dans notre hiver la joie de ta grâce.
Alors nous pourrons voir ta gloire et ta présence dans le visage de chacun de nos sœurs et de nos frères.
AMEN.

Chant Spontané : Seigneur reçois, Seigneur pardonne [cliquer ici]

Pardon :
Je les guérirai et je les conduirai et je les comblerai de consolations.
Paix, paix à celui qui est loin comme à celui qui est proche ! Dit le Seigneur.
Je les guérirai !
[d’après Ésaïe 57 : 18-19]

Chant Spontané : Louez Dieu pour sa grâce [cliquer ici]

Confession de foi :
[D’après le discours prononcé par Martin Luther King à Oslo le 10 décembre 1964]

Aujourd'hui, dans la nuit du monde et dans l'espérance, j'affirme ma foi dans l'avenir de l'humanité. Je refuse de croire que les circonstances actuelles rendent les hommes incapables de faire une terre meilleure. Je refuse de partager l'avis de ceux qui prétendent l'homme à ce point captif de la nuit, que l'aurore de la paix et de la fraternité ne pourra jamais devenir une réalité. Je crois que la vérité et l'amour, sans conditions, auront le dernier mot effectivement. La vie, même vaincue provisoirement, demeure toujours plus forte que la mort. Je crois fermement qu'il reste l'espoir d'un matin radieux, je crois que la bonté pacifique deviendra un jour la loi. Chaque homme pourra s'asseoir sous son figuier, dans sa vigne, et plus personne n'aura plus de raison d'avoir peur.

AMEN.

Chant Spontané : Célébrez Dieu rendez-lui grâce [cliquer ici]

Doxologie : « Gloire à Dieu dans les cieux et sur la Terre et d’éternité en éternité »

Lecture biblique : Job chapitre 40, versets 4 à 32 [voir aussi ici]
[Job répond à Dieu :]
Je suis peu de chose ; que te répliquerais-je ? Je mets la main sur ma bouche.
J'ai parlé une fois, je ne répondrai plus ; deux fois, je n'ajouterai rien.
Le SEIGNEUR répondit à Job du milieu de la tempête :
Tiens-toi prêt, je te prie, comme un vaillant homme ; je t'interrogerai, et tu m'instruiras.
Veux-tu réellement annuler mon jugement ? Me condamneras-tu pour te justifier ?
As-tu un bras comme celui de Dieu, une voix tonnante comme la sienne ?
Orne-toi, je te prie, d'orgueil et de clarté, revêts-toi d'éclat et de magnificence !
Répands les flots de ta colère, regarde tous les orgueilleux et abaisse-les !
Regarde tous les orgueilleux, courbe-les !
Écrase sur place les méchants,
Cache-les tous dans la poussière, emprisonne-les dans le cachot
Alors moi-même je te célébrerai, car ta main droite aura été ton salut !
Voici Behémoth, je l'ai fait comme toi ! Il mange de l'herbe comme le bœuf.
Sa force est dans ses reins, et sa vigueur dans les muscles de son ventre ;
il raidit sa queue comme un cèdre ; les tendons de ses cuisses sont entrelacés ;
ses os sont des tubes de bronze, son ossature comme des barres de fer.
Il est le commencement des voies de Dieu ; celui qui le fait le pourvoit d'une épée.
Sa pâture lui vient des montagnes, là où s'ébattent tous les animaux sauvages.
Il se couche sous les lotus, dans le secret des roseaux et des marécages ;
les lotus le couvrent de leur ombre, les saules des oueds l'entourent.
Si le fleuve devenait violent, il ne s'alarmerait pas ; si le Jourdain se précipitait dans sa gueule, il resterait en sécurité.
Est-ce quand il a les yeux ouverts qu'on pourra le saisir ? Le prendra-t-on au piège, pour lui percer le museau ?
Tireras-tu Léviathan avec un hameçon ? Lieras-tu sa langue avec une corde ?
Passeras-tu un roseau à son museau ? Lui perceras-tu la mâchoire avec un crochet ?
Te fera-t-il de longues supplications ? Te dira-t-il des paroles douces ?
Conclura-t-il une alliance avec toi ? Le prendras-tu comme esclave à perpétuité ?
Joueras-tu avec lui comme avec un oiseau ? L'attacheras-tu pour tes jeunes filles ?
Des associés le mettront-ils en vente ? Le partageront-ils entre des marchands ?
Couvriras-tu sa peau de dards et sa tête de harpon à poisson ?
Mets ta main sur lui : au souvenir du combat, tu ne recommenceras plus !

Psaume chanté : Psautier Français n°74, « Pourquoi sur nous s'acharne ta rancœur », strophes 1, 4 et 7 [cliquer ici]

Prière d'illumination :
Seigneur, donne-nous ton Esprit.
Pour que nous sachions
où aller quand nos chemins se perdent,
que faire quand notre avenir est incertain,
que pouvoir quand nous sommes au bout de nos forces,
Seigneur, donne-nous ton Esprit.
Pour que nous puissions bâtir ton Royaume,
en annonçant, en guérissant & en aimant
Seigneur, de notre espérance, et de notre foi,
nous te cherchons dans la méditation de cette écriture ancienne,
à l'écoute de la Parole source de nouveauté.

Jeu d’orgue

Prédication : « Béhémoth et Léviathan : comment maîtriser les monstres ? »


Alors que nous imaginions peut-être que la paix ne pouvait pas être mise à mal en Europe, alors que nous redoutions par dessus tout le terrorisme pour son caractère imprévisible et sanguinaire, c’est un État, identifié et légal, qui nous plonge dans l’angoisse de la guerre en commettant une exaction contre tous les principes de droit international que nous pensions garants de la paix. L’Ukraine est aujourd’hui sous les bombes et ses habitants, quand ils ne combattent pas pour résister à l’invasion, essaient de partir comme ils peuvent pour échapper à la destruction et à la mort. Le combat semble tellement inégal, et pourtant le petit État tient.

C’est dans un dialogue inégal aussi que Job est mis devant sa faiblesse. Il est accablé de tous les maux, il ne comprend pas, et Dieu lui répond du milieu de la tempête. Dans son intervention, Dieu se montre implacable avec l’homme, pourtant déjà à terre, et il lui dit : si tu te crois capable de connaître l’origine du mal et si tu connais la façon de le combattre, alors, prends ma place, et « écrase sur place les méchants, cache-les tous dans la poussière, emprisonne-les dans le cachot ! »

Dieu serait-il en train de dire à Job qu’il n’a pas le droit de réagir au mal qui l’accable ? Ce n’est pas si simple. Dieu ne muselle pas la révolte de Job, il la transforme. Quand Job réplique à Dieu : « je mets la main sur ma bouche. J’ai parlé une fois, je ne répondrai plus, deux fois, je n’ajouterai rien. » Dieu le reprend et lui parle du milieu de la tempête. D’homme accablé qu’il était, Job devient prophète. Celui qui entend Dieu parler du milieu de la tempête. Cette mise en scène est une théophanie, une manifestation de Dieu qui annonce une parole de vérité, de jugement et de délivrance ( II R 2, 1-11 ; Ésaïe 29, 6) Que dit-elle cette parole ?

Elle met au défi le pauvre Job, le juste, celui qui est fidèle et ne comprend pas pourquoi il est la cible du mal : « Me condamneras-tu pour te justifier ? »

En demandant à Job de se tenir prêt comme un vaillant homme, le Dieu du livre de Job demande à tous ceux qui se tournent vers lui dans la peur et l’accablement, de rester debout et de continuer à se penser debout au milieu de la tourmente. Il en appelle à notre intelligence et pour ce faire, il convoque l’image de deux monstres : Béhémoth et Léviathan. Ils sont tous deux effrayants par leur force et leur côté imprévisible. Béhémoth (בְּהֵמוֹת‎) : les bestiaux en hébreu, c’est-à-dire la grosse bête mise au pluriel de majesté pour montrer sa puissance, est décrite comme un énorme hippopotame, ou un buffle, dont on essaierait, sans succès, de percer les naseaux pour y mettre un anneau. Léviathan (לִוְיָתָן‎), lui, est décrit un peu plus loin comme un crocodile du Nil, cuirassé et indomptable, tortueux et comparable à un serpent qui hante les mers. L’un terrestre, donc, et l’autre marin, les monstres semblent pouvoir se rencontrer partout. Mais plus que les images d’animaux connus et identifiables, ils sont ici des figures mythiques du mal caché sous les lotus, dans les eaux paisibles, douces ou salées. Ce mal se réveille tout à coup, imprévisible, et sème la terreur et la mort sans raison apparente.
Ce que Béhémoth et Léviathan ont de monstrueux est leur force sauvage qui, lorsqu’elle se réveille, va jusqu’au bout de sa puissance sans que rien ne puisse la raisonner. Raisonne-t-on un animal sauvage qui fond sur sa proie ? Ce qui est monstrueux dans ces deux figures du mal, c’est l’instinct de mort qu’elles révèlent dans notre faiblesse.

Dans ses deux œuvres politiques, intitulées Béhémoth et Léviathan, le philosophe anglais du XVIIe siècle Thomas Hobbes décrit cet excès de force qui semble ne pas pouvoir être dompté quand il s’exerce. Dans Béhémoth, il écrit l’histoire politique de l’Angleterre au moment où le parlement se sentira si puissant qu’il ira jusqu’à capter tous les pouvoirs au point de se faire régicide en coupant la tête de Charles premier, qui n’était pas plus illégitime que ses prédécesseurs. Dans Léviathan, il décrit la force de l’État qui, pour dompter la cacophonie du collectif, domine tous les aspects de la vie des citoyens et endosse tous les rôles symboliques d’autorité jusqu’à devenir une tyrannie qui concentre tous les pouvoirs. 

Ne serait-il pas plus simple de rester dans la peur et de prêter à une puissance monstrueuse notre sort et notre avenir ? L’homme est inféodé à ses fantasmes, il croit à la toute-puissance des monstres qu’il imagine pour se soumettre à eux et n’être ainsi plus responsable de rien. On est loin ici d’une saine humilité qui remettrait l’homme à sa juste place. Ce n’est qu’une capitulation devant l’épreuve, et cela, Dieu n’en veut pas.

Dieu rappelle à Job qu’il a créé Béhémoth, comme il a créé Job, et pourtant Job est accablé par le mal et Béhémoth semble si puissant.
Dans ces deux images de puissance que l’homme est incapable de dompter, c’est la place de l’homme qui est rappelée. Dieu rappelle sa puissance et l’appel que cette puissance lance aux êtres humains est celui que Dieu lance à Job : « tiens-toi prêt comme un vaillant homme ». En d’autres termes : sois mon vis-à-vis et ensemble, nous combattrons le mal.

Loin d’un Dieu tout-puissant, lointain et ami des monstres, le Dieu de Job apparaît comme un créateur qui doit sans cesse maîtriser les forces du chaos, telles que Béhémoth et Léviathan. La paix ne semble jamais acquise et, à partir du chaos originel, Dieu crée un ordre. Il crée par séparation, il crée avec sa parole. Cette parole distingue les éléments, les choses et les êtres, elle distingue pour pouvoir nommer, elle nomme pour pouvoir comprendre, elle comprend pour pouvoir choisir. Le ciel n’est plus la terre, l’animal n’est pas la plante et l’homme n’est pas la bête.

Le monstre, lui, change d’ordre sans crier gare. Immergé dans les eaux troubles, il est dessous et dessus, aquatique et terrestre, tortueux et insaisissable, le monstre est essentiellement chaotique. Il met la confusion là où l’on attendait un ordre qui permettait la confiance et l’alliance. Il trahit sans crainte celui qui le croyait du même monde et son être tout entier utilise le mensonge. Ce n’est pas qu’il soit sans aucun ordre, même s’il nous apparaît tel : il est cohérent dans sa force et dans sa stratégie, mais il n’est pas du même ordre que celui de la vie. Le monstre transgresse et outrepasse ; il est séduit par sa propre puissance et en use sans limites. Il faut dire que le monstre est seul dans son règne ; rien d’autre ne lui ressemble et c’est ce qui précisément fait de lui un monstre et le rend si imprévisible.

N’y a-t-il donc rien à faire contre le mal dont nous venons d’énumérer quelques figures ?

Sommes-nous dans un bégaiement de l’histoire où le monstre se serait à nouveau réveillé pour amener la mort et la destruction ? Ne cédons jamais à cette idée. L’histoire ne se rejoue pas, elle nous enseigne à toujours mieux nous adapter. Par rapport aux deux guerres qui ont meurtri l’Europe et le monde, durant le XXe siècle, beaucoup de choses ont changé. Les anachronismes en la matière ne servent pour le moment que la propagande de l’initiateur du conflit, qui parle de « dénazification » là où le droit parle d’invasion et d’attaque (deux mots aujourd’hui interdits par le Léviathan qui muselle ses citoyens).

Ce qui a changé après les deux dernières guerres mondiales, c’est le droit international qui organise les relations des États et tente autant que possible de ne pas les faire sombrer dans la bestialité des monstres. Aujourd’hui, si l’Ukraine n’est pas seule, c’est parce qu’avant nous, des hommes et des femmes ont créé des institutions pour que la barbarie ne soit, à défaut d’être totalement impossible, du moins jamais impunie.

Nous sommes aujourd’hui coincés entre deux sentiments, celui de l’impuissance, qui semble nous empêcher toute action, et celui de la révolte, qui semble n’avoir pour effet que d’exciter la fureur des forces monstrueuses qui nous ont plongés subitement dans un temps et un espace totalement modifiés.

Pour sortir de cet étau, il nous faut agir. Ne pas attendre en silence que la sauvagerie décide de notre humanité. Mais agir.

Comment agir ? On serait tenter de baisser les bras et de haïr ce monde, comme s’il n’était pas le nôtre et ne nous concernait plus. On pourrait même devenir cynique ou tellement sceptique qu’on en deviendrait méchant en oubliant cette phrase de l’Évangile : « Dieu a tant aimé le monde ». Pourtant il nous est possible d’agir.

Dans un discours aux étudiants en théologie, prononcé le 10 novembre 1907 à l’Oratoire du Louvre durant le culte de rentrée de la Faculté libre de théologie protestante, Wilfred Monod disait : « Sans l’action, on a des rhéteurs, des dilettantes et des rêveurs ; avec l’action, on a les prophètes, les apôtres, les missionnaires ; sans l’action, on obtient des Érasme, avec l’action, on obtient des Luther ; la croix de Golgotha est l’éternelle apothéose de l’action ; car, au service de l’Esprit Saint, sauver c’est agir, agir c’est sauver ».
Oui il est possible d’agir :

Il nous est possible de crier notre révolte contre la guerre inique qui se joue aux portes de l’Europe, comme la veuve qui crie son désir de droit inlassablement à la porte du juge qui fait la sourde oreille. Ils sont nombreux ceux qui, de par le monde, manifestaient encore hier contre une guerre dont ils ne veulent ni pour l’Ukraine ni pour aucun autre État de droit. Ces manifestations semblent vaines et pourtant, elles encouragent l’Ukraine et révèlent le désir de paix de la communauté internationale.

Il nous est possible d’aider à l’accueil des réfugiés par nos dons quand nous pouvons le faire. Un million de personnes ont déjà fui leur pays en ayant, avec courage, attendu le plus longtemps possible pour tenir contre l’envahisseur. On attend de 800 000 à un million de personnes encore qui devraient passer par la France dans les prochains jours, soit pour y transiter le temps de rejoindre d’autres pays, soit pour y rester le temps qu’il faudra. Un tel effort d’accueil ne se fait pas sans que chacun soit solidaire.

Il nous est possible d’accueillir dans nos familles, une femme, un homme, une famille, grâce à l’action que les associations organisent pour un accueil chez l’habitant pour un mois, deux mois ou plus, avec un accompagnement social et un encadrement légal spécialement prévu. Bien sûr, ce n’est pas possible dans toutes les maisons, ni dans toutes les familles, mais il y a tant de façons d’aider.

Il nous est aussi possible de parrainer des réfugiés qui sont en centre d’hébergement et qui ont besoin de s’intégrer en France et dans son fonctionnement.

Toutes ces actions montrent déjà que si nous ne pouvons mettre un anneau dans les naseaux du monstre pour le saisir, nous pouvons aider ceux qu’il avait choisis pour être ses proies.

Et puis, il est possible de se retirer dans sa chambre ou de venir au temple pour prier. Pas pour nous débarrasser de notre responsabilité devant ce qui frappe notre histoire, mais pour que Dieu puisse faire son travail en nous, comme il l’a fait en Job : éclairer nos consciences, armer notre courage, aiguiser notre désir de justice. Bref, faire de nous des prophètes de son amour pour la vie. Alors nous pourrons aimer ce monde et le rendre meilleur, envers et contre tous les monstres.
AMEN

Jeu d'orgue

Cantique : Louange et Prière n°170 « Viens habiter dans nos âmes », strophes 1, 2 et 4 [cliquer ici]

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Collecte
Orgue

Prière d’intercession

Notre Père
Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour ; pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Ne nous laisse pas entrer en tentation mais délivre-nous du mal, car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire, aux siècles des siècles. AMEN

Exhortation et bénédiction

Chant Spontané : Bénis Ô Dieu nos routes [cliquer ici]

Jeu d’orgue

Paroles des cantiques du dimanche 6 mars 2022

Psaume : Psautier Français n°72,  « Revêts, Seigneur, de ta justice », strophes 1 à 5

1 - Revêts, Seigneur, de ta justice
Le Prince de la paix
Et parmi nous qu’il établisse
Son royaume à jamais.
En lui, les plus humbles du peuple
Trouvent un défenseur,
Délivrant les fils de la veuve
Et brisant l’oppresseur.

2 - Qu’il règne sur toute la terre,
Sur tous les océans,
Tant que le soleil les éclaire
Jusqu’à la fin des temps.
Des sommets qu’il fasse descendre
La paix et la bonté,
Sur les coteaux qu’il vienne étendre
Le droit et l’équité.

3 - Comme l’ondée il renouvelle,
Il reverdit nos prés.
Il donne au droit vigueur nouvelle ;
Le monde en est paré.
Dans son royaume sans frontières
Les grands s‘inclineront ;
Et tous les peuples qu’il libère
En paix le serviront.
4 - Il est l’appui dans leur détresse
Des plus abandonnés.
Sa main guérit, son bras redresse
Le faible méprisé.
Il vient sauver dans son épreuve
L’esprit du malheureux ;
Plus que le sien, le sang du pauvre
A du prix à ses yeux.

5 - Vive ton roi ! Que l'on bénisse
Et glorifie son nom.
Que l'or afflue pour sa justice
De tous les horizons.
Les blés croîtront en abondance
Jusqu'au sommet des monts ;
Tous verront la magnificence
Des jardins de Sion.

Psaume : Psautier Français n°74, « Pourquoi sur nous s'acharne ta rancœur », strophes 1, 4 et 7

Strophe 1
Pourquoi sur nous  S’acharne ta rancœur ?
Tu fus pour nous berger, Dès l’origine :
Tourne tes pas vers  Ta maison en ruines
Et souviens-toi de ton troupeau,  Seigneur !

Strophe 4
Quelle raison  Retient ton bras puissant ?
Ta royauté partout Victorieuse
A triomphé des Forces orgueilleuses,
Dompté la mer et le Léviathan.

Strophe 7
Monte de l’ombre  Et sans fin leur clameur,
Leur haine aveugle atteint A la démence.
Rappelle-toi quelle Est ton alliance,
Défends ta cause et la nôtre, Seigneur !

Cantique : Louange et Prière n°170 « Viens habiter dans nos âmes », strophes 1, 2 et 4

1 - Viens habiter dans nos âmes,
Dieu de lumière et de foi ;
Remplis de tes saintes flammes,
Ceux qui n'espèrent qu'en toi ;
Fais sentir à notre cœur
Ta présence et ta faveur.

2 - Viens répandre ta lumière
Sur l'esprit de tes enfants ;
Que ta grâce salutaire
Veille sur nous en tous temps ;
Garde à jamais notre cœur
Des surprises de l'erreur.
3 - Nous n'avons rien en nous-mêmes,
Pour attirer ta faveur ;
Mais en ton  Fils tu nous aimes
Et tu répondras, Seigneur,
A la voix de Jésus-Christ,
Aux soupirs de son Esprit.


4 - Remplis-nous, dans la détresse,
De tes consolations ;
Soutiens-nous dans la faiblesse,
Contre les tentations.
Assurés de ton secours,
Nous triompherons toujours.

Paroles des répons du temps de la Passion

Après la salutation
Répons : « Seigneur que tous s'unissent » (Alléluia n°31/20 ou Arc en Ciel n°303, str.1).

Seigneur que tous s'unissent
Pour chanter ton amour.
Ton soleil de justice
Se lève sur nos jours.
Le fils de Dieu est homme,
Avec nous désormais.
C'est sa vie qu'il nous donne
Et nous marchons en paix.

Après la volonté de Dieu
Répons : « Dieu d'amour tu fais connaître » (Psaume 25, str.4)

Dieu d’amour, tu fais connaître
Au plus humble tes secrets ;
Et pour lui tu es un maître
Qui te plais à l’enseigner ;
Ta parole est son appui,
Le bonheur son héritage ;
Et ses enfants comme lui
Auront la terre en partage.

Après la prière de repentance
Répons : « Seigneur, reçois ; Seigneur, pardonne ». (Alléluia n°43/04 ou Arc-en- Ciel n°407, strophe 1)

Seigneur, reçois ; Seigneur, pardonne
Notre misère et nos péchés
Et ce pardon que tu nous donnes,
Enseigne-nous à le donner.
O mon Seigneur, mon Dieu, mon roi,
Aie pitié, aie pitié de moi.

Après l’annonce de la grâce
Répons « Louez Dieu pour sa grâce » (Psaume 107, str.8)

Louez Dieu pour sa grâce, Célébrez son amour
Qui jamais ne se lasse, Qui demeure à toujours.
Que tous les rachetés, Les hommes qu'il fait vivre,
S'unissent pour chanter L'amour qui les délivre.

Après la confession de foi
Répons : « Célébrez Dieu, rendez-lui grâce » (Psaume 118, str.1)

Célébrez Dieu, rendez-lui grâce,
Car éternel est son amour.
Inclinez-vous devant sa face,
Car éternel est son amour.
Avec ardeur que tous s’accordent
Pour discerner de jour en jour
Les dons de sa miséricorde,
Car éternel est son amour.

Après la bénédiction
Répons : « Confie à Dieu ta route » (L&P n°309, str.5)

Bénis ô Dieu nos routes, nous les suivrons heureux,
Car toi qui nous écoutes, tu les sais, tu les veux.
Chemins riants ou sombres, j’y marche par la foi,
Même au travers des ombres, ils conduisent à toi. 

Lecture de la Bible

Livre de Job, chapitre 40, versets 4 à 32

[Bible Segond 21]

Job répondit à l'Éternel:
« Je ne fais pas le poids. Que pourrais-je te répondre ?
  Je mets la main sur ma bouche :
j'ai parlé une fois, mais je ne répliquerai plus,
  et même deux, mais je n'ajouterai rien. »

Les animaux monstrueux

6 L'Éternel répondit encore à Job du milieu de la tempête et dit :
« Mets donc une ceinture autour de ta taille comme un vaillant homme !
  Je t'interrogerai et tu me renseigneras.
Voudrais-tu vraiment casser mon jugement ?
  Voudrais-tu me condamner pour te donner raison ?
As-tu un bras pareil à celui de Dieu,
  une voix tonnante comme la sienne?
10 Pare-toi donc de fierté et de prestige,
  habille-toi de majesté et de splendeur !
11 Déverse le trop-plein de ta colère
   et d'un regard abaisse ceux qui font les fiers !
12 D'un regard humilie tous les fiers,
   écrase sur place les méchants,
13 cache-les tous ensemble dans la poussière,
   enferme-les dans un endroit caché !
14 Alors moi-même je te rendrai hommage
   parce que le salut te sera venu de toi-même.
15 Vois l’animal par excellence que j’ai créé, tout comme toi !
   Il mange de l'herbe comme un bœuf.
16 Vois : sa force est dans ses reins
   et sa vigueur dans les muscles de son ventre.
17 Il raidit sa queue comme un cèdre.
   Les nerfs de ses cuisses sont entrelacés.
18 Ses os sont des tubes de bronze,
   ses membres sont pareils à des barres de fer.
19 Il est le chef-d’œuvre de Dieu.
   Celui qui l'a fait l'a pourvu d'une épée.
20 Il trouve sa nourriture dans les montagnes,
   là où jouent toutes les bêtes sauvages.
21 Il se couche sous les lotus,
   il se cache dans les roseaux et les marécages.
22 Les lotus le couvrent de leur ombre,
   les saules de la rivière l'environnent.
23 Si le fleuve devient violent, il ne s'alarme pas ;
   si le Jourdain se précipite contre sa gueule, il reste confiant.
24 Est-ce quand il a les yeux ouverts qu'on pourra l’attraper ?
   Utilisera-t-on des pièges pour lui transpercer le nez ?
25 Prendras-tu le léviathan à l'hameçon ?
   Lui attacheras-tu la gueule avec une corde ?
26 Mettras-tu une baguette dans ses narines ?
   Lui transperceras-tu la mâchoire avec un crochet ?
27 T’adressera-t-il de nombreuses supplications ?
   Te parlera-t-il d'une voix douce ?
28 Conclura-t-il une alliance avec toi ?
   Pourras-tu le prendre comme esclave pour toujours ?
29 Joueras-tu avec lui comme avec un oiseau ?
   L'attacheras-tu pour amuser tes filles ?
30 Des pêcheurs en feront-ils le commerce ?
   Le partagera-t-on entre marchands ?
31 Cribleras-tu sa peau de flèches
   et sa tête de harpons ?
32 Pose la main sur lui ! Tu te souviendras ensuite du combat
   et tu ne recommenceras plus ! »

Vidéo du culte entier

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