Suivre une parole qui nous précède

Culte du 17 octobre 2021
Prédication de Béatrice Cléro-Mazire

Provisoirement : culte entier

Culte à l'Oratoire du Louvre

Dimanche 17 octobre 2021
Baptême de Jérémie Dentan
« Suivre une parole qui nous précède »

Culte par la pasteure Béatrice Cléro-Mazire
Musique : Alexandre Korovitch, organiste suppléant

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Orgue

Annonce de la grâce
La grâce et la paix nous sont données de la part de Dieu notre Père en son Fils Jésus le ressuscité .
Salutations
 
Invocation
Éternel , nous sommes rassemblés ce matin dans cette église, permets que nous soyons aussi une communauté de prière et de joie autour de celui qui va recevoir le signe de ta grâce. Ouvre-nous à ton souffle de liberté et permets que nous soyons une communauté accueillante, formée par la foi en toi et en l’Homme.
Réunissons-nous dans la communion fraternelle avec le 1er chant du livret inséré au début du psautier.

Chant spontané : Ton nom, Seigneur (Psaume 8, str. 1) [cliquer ici]
 
Louange : Psaume 139, verset 1-12

Du chef de chœur. De David. Psaume.
SEIGNEUR, tu m'as examiné à fond, tu me connais ;
toi, tu sais quand je m'assieds et quand je me lève, tu comprends de loin ma pensée ;
tu sais quand je marche et quand je me couche, et tu pénètres toutes mes voies.
Car la parole n'est pas sur ma langue que déjà, SEIGNEUR, tu la connais entièrement.
Par-derrière et par-devant, tu m'assièges et tu mets ta main sur moi.
Cette connaissance étonnante me dépasse, elle est trop élevée pour que je puisse la saisir.
Où pourrais-je aller pour échapper à ton souffle, où pourrais-je fuir pour t'échapper ?
Si je monte au ciel, tu y es ; si je me couche au séjour des morts, tu es encore là.
Si je prends les ailes de l'aurore pour aller demeurer au-delà de la mer,
là aussi ta main me conduira, ta main droite me saisira.
Si je dis : Au moins les ténèbres me submergeront, la nuit devient lumière autour de moi ;
même les ténèbres ne sont pas ténébreuses pour toi, la nuit s'illumine comme le jour, et les ténèbres comme la lumière.

Cantique de louange : Louange et Prière n° 297 « O Dieu des grâces éternelles », strophes 1, 2 et 3 [cliquer ici]

Volonté de Dieu
« Aime Dieu et Aime ton prochain comme toi-même »
C’est là toute la loi.
 
Chant spontané : Revêts, Seigneur, de ta justice (Psaume 72, str. 1) [cliquer ici]

Repentance
Et maintenant, Eternel, protège-nous du mépris de nous-mêmes.
Nous nous présentons devant toi tels que nous sommes , avec nos défauts, nos qualités, nos possibilités et nos impossibilités,
Nos a priori, nos faiblesses, notre indifférence, et nous t’aimons sans faire assez ta volonté.
Alors nous avons besoin de toi pour nous relever, pour guérir notre manque de foi.
Fais grandir en nous la foi.                                                                       Amen

Chant spontané : Tel que je suis (L&P n°630) [cliquer ici]

Annonce de la grâce
Écoutez résonner en vous la parole du Christ :
« Va en paix, ma grâce te suffit ».
Que cette parole vous libère .
 
Chant spontané : Frappez dans vos mains (Psaume 47, str. 1) [cliquer ici]

Liturgie du baptême

Accueil du baptisé.
Jérémie tu as demandé à recevoir le baptême. Notre Église, aujourd’hui accueille ton souhait avec joie.
Jérémie, veux-tu confesser ta foi devant cette assemblée ?
 
Confession de foi personnelle
Avant de confesser ma foi, permettez-moi de me présenter succinctement à vous.
[...]
Si je demande aujourd’hui le baptême à l’Oratoire, c’est afin de réaffirmer en tant qu’adulte ma foi en Jésus-Christ, au sein d’une communauté que je côtoie depuis un peu plus d’un an et qui m’aide à poursuivre mon chemin de foi.
Je vais maintenant confesser ma foi.

Je crois en Jésus-Christ notre frère, qui par sa vie nous a montré le chemin de l’amour et continue de nous guider à travers celui-ci.
Ce chemin d’amour est celui qu’a tracé pour nous notre Père qui est au milieu de nous, et qui agit en nous à chaque instant, que nous en ayons conscience ou non.
Malgré les difficultés que je ne manque pas de rencontrer sur ce chemin, j’ai confiance en Lui. Car je sais qu’Il nous a donné le monde pour que nous y fassions fructifier les talents qu’Il nous a donnés, et que nous croissions en grâce selon l’exemple de notre frère Jésus-Christ.
Je crois que ce chemin d’amour nous appelle à nous rassembler avec humilité, par-delà nos différences en termes d’origines, de confessions, ou d’idéaux. Pour servir et aimer le monde. Car ce n’est qu’ensemble que nous parviendrons à rejeter le mal pour choisir le bien. Avec amour.
 
Chant spontané : Hosanna, hosanna ! (L.P. n°115) [cliquer ici]

Doxologie :
 
Institution du baptême
Jésus vint de Nazareth et Jean le baptisa dans le Jourdain. Au moment où Jésus remontait de l'eau, il vit les cieux se déchirer et l'Esprit saint descendre sur lui comme une colombe. Et une voix se fit entendre des cieux : « Tu es mon fils bien-aimé ; en toi je trouve toute ma joie. »
C’est au nom de ce geste inaugural que nous baptisons aujourd’hui.
 
Instruction
Jérémie, tu vas être baptisé au nom du Père qui te donne le souffle de vie.
Tu vas être baptisé au nom du Fils.
Jésus-Christ, mort et ressuscité pour toi , et qui t’ appelle à son service.
Tu vas être baptisé au nom du Saint-Esprit qui a fait naître en toi la foi, l’espérance et l’amour.
L’eau qui est ici est de l’eau ordinaire, mais avec la Parole de Dieu, cette eau devient l’eau du sacrement du baptême, eau d’une nouvelle naissance avec Dieu.
Chaque jour notre baptême nous rappelle que nous dépendons de Dieu seul et qu’ensemble nous vivons de son amour.
 
Baptême
Jérémie, veux-tu recevoir le baptême ?
    OUI
Jérémie, je te baptise au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
 
Imposition des mains
Pour toi aussi Jérémie, cette parole est vraie : « Dieu a tellement aimé le monde qu’Il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle ».

Cantique : Louange et Prière n° 204 « Seigneur dirige », strophes 1 & 2 [cliquer ici]

Exhortation à l’assemblée
Frères et sœurs, voici Jérémie.
Par ce baptême, nous attestons qu’il est  enfant de Dieu.
Il est ici chez lui, vous êtes sa famille spirituelle.
Vous lui accorderez, ainsi qu’à ses proches, le soutien de votre prière.
Aucune contrainte ne le retiendra dans la communauté chrétienne mais si il venait à s’en séparer, vous affirmerez qu’il peut toujours y retrouver sa place. Vous serez ainsi pour lui, des témoins de l’amour de Dieu.
 
Prière d’action de grâce
Père, nous te disons notre joie et notre reconnaissance pour Jérémie qui vient de recevoir le signe de ta grâce. Nous te prions pour lui et pour ses proches. Nous te remercions pour notre propre baptême et pour la fidélité de ton amour. AMEN
 
Lecture du passage de la Bible (Jean 1, v.24-34) [cliquer ici]
Ceux qui avaient été envoyés de chez les pharisiens demandèrent à Jean : Pourquoi donc baptises-tu, si, toi, tu n'es ni le Christ, ni Elie, ni le Prophète ? Jean leur répondit : Moi, je baptise dans l'eau ; au milieu de vous, il en est un que vous ne connaissez pas et qui vient derrière moi ; moi, je ne suis pas digne de délier la lanière de sa sandale.
Cela se passait à Béthanie, de l'autre côté du Jourdain, là où Jean baptisait.
Le lendemain, il voit Jésus venir à lui et dit : Voici l'agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde. C'est à son sujet que, moi, j'ai dit : Derrière moi vient un homme qui est passé devant moi, car, avant moi, il était ; moi-même, je ne le connaissais pas ; mais si je suis venu baptiser dans l'eau, c'est pour qu'il se manifeste à Israël.
Jean rendit ce témoignage : J'ai vu l'Esprit descendre du ciel comme une colombe et demeurer sur lui ; moi-même, je ne le connaissais pas ; c'est celui qui m'a envoyé baptiser dans l'eau qui m'a dit : Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre et demeurer, c'est lui qui baptise dans l'Esprit saint. Moi-même, j'ai vu et j'ai témoigné que c'est lui le Fils de Dieu.

Cantique : « Comme un  souffle fragile », Strophes 1 à 3 [cliquer ici]

Prière
Je cherche ton visage, Seigneur, ne me le cache point.
Enseigne-moi au plus profond de mon coeur, où et comment je dois te chercher , où et comment je te trouverai. Puisque tu es partout présent, d’où vient que je ne te vois pas ?
Tu habites, je le sais, une lumière inaccessible.
Mais où resplendit-elle, cette lumière, et comment parvenir jusqu’à elle ?
Qui me guidera, qui m’introduira pour que je puisse te voir?
Regarde-moi, Seigneur et exauce-moi.
Donne-moi la lumière, montre-toi.
Aie pitié de mes efforts pour te trouver car je ne peux rien sans toi.
Tu nous invites à te regarder, aide-moi ; apprends-moi à te chercher car je ne peux le faire si tu ne me l’apprends pas, ni te trouver si tu ne te montres pas à moi.
Fais qu’en t’aimant je te trouve,
Et que je t’aime en te trouvant.
[Prière d’Anselme de Cantorbéry]

Jeu d'orgue

Prédication : Suivre une parole qui nous précède


            En intitulant la prédication « suivre une parole qui nous précède »,  j’aurais dû écrire : « suivre une parole qui nous double », car l’Évangile de Jean nous montre l’exemple d’un témoin du Christ qui attendait l’accomplissement des temps prophétiques et qui se retrouve  à suivre celui qui arrive pourtant derrière lui.
            Étrange compréhension du temps où l’avenir de Jean, au lieu d’être devant lui, en fait, le suit. Jésus est celui qui vient derrière lui et pourtant, Jean se déclare son prophète autant que son disciple.
            Dans l’Évangile de Jean, le témoignage à propos du baptême de Jésus n’est pas raconté au lecteur par l’évangéliste lui-même, mais comme une autobiographie du Baptiste ; ainsi, le témoignage est-il redoublé : Jean le Baptiste est témoin du baptême qu’il pratique sur Jésus, comme si ce baptême lui était donné à lui-même. Ce baptême va lui révéler le sens de ce qu’il cherchait jusqu’alors en baptisant dans l’eau du Jourdain.
            Acteur de la scène, il en est aussi le témoin et le bénéficiaire : « Moi je baptise dans l’eau au milieu de vous, il en est un que vous ne connaissez pas et qui vient derrière moi ».
            Par son témoignage, Jean pointe celui qui vient derrière lui et qui est pourtant son avenir. Il avoue même qu’il ne le connaissait pas et que, et pourtant, il s’aperçoit que sa vie était tendue toute entière vers cette venue comme si sa vocation était de baptiser Jésus de Nazareth afin que le Christ, cette figure du sauveur, se manifeste à Israël.
            Cette situation du Jésus historique construit un personnage christique qui existe avant Jean le Baptiste, dans un temps très ancien. Le Prologue de Jean, introduction mais aussi clé de l’Évangile, commence par ces mots grecs : `Εν ἆρχῆ ἦν ό λὀγος. « En archè èn o logos », ce qui est souvent traduit pas : au commencement était le  Verbe, pour faire le rappel de ce qu’on trouve dans le Premier Testament aux premiers mots de la Genèse: בראשית , Berechit, c’est-à-dire : « dans un commencement ». Mais ce Εν ἆρχῆ est un temps archaïque, un temps qui ne relève pas du temps des horloges, du temps historique et linéaire. Le Logos dont parle l’Évangile de Jean, ce Verbe qu’il distingue de la chair, est une parole au sens d’une culture, un bain langagier dans lequel l’humanité tout entière baigne depuis « avant le temps », car pour instituer la convention du temps qui régit nos vies, il fallait un langage, capable de créer le symbole entre ce que vit la chair, l’homme de chair et de sang, l’homme de naissance et de mort, l’homme pris dans l’histoire et ce temps infini, éternel, qui préexistait à toute condition humaine.
            Ce temps vertigineux de l’éternité précède tout discours sur lui-même, c’est un temps avant le temps : « Εν ἆρχῆ ». Jésus est assimilé par l’Évangile de Jean à ce logos, à ce bain langagier qui préexiste à l’homme Jésus mais qui est appelé : « le Verbe », il est celui qui met en acte ce langage.
            Quand Jean le Baptiste parle de Jésus, il est déjà baigné dans le logos qui l’annonce ; il est déjà imprégné de cette attente du Messie pour Israël. Prétri des prophéties d’Esaïe, Jean le Baptiste redit sans cesse le besoin de son peuple de changer radicalement pour qu’enfin s’accomplisse l’amour de Dieu et sa justice dans ce monde par la conversion intime de chacun. Dans son esprit et dans sa vie, cette attente est structurante, à tel point qu’il baptise dans le Jourdain pour préparer ce temps qui vient, ce Εν ἆρχῆ qui existe depuis la nuit des temps et qui prendra corps en un humain parmi les humains, un être singulier parmi tous les humains. Il prépare les coeurs à recevoir cet être qui sera capable de mettre en acte humain la foi au Dieu d’Israël.

             Dans son Essai sur la théologie du process, André Gounelle pose la question : « en quoi consiste la structure d’existence qui caractérise et distingue Jésus ? ». Selon les théologies du process, Jésus de Nazareth serait une entité actuelle à son époque, une combinaison d’une multitude de relations, de caractères, qui ferait de lui ce qu’il est et qui est unique parmi les autres hommes. Cette entité actuelle, comme il l’appelle, surgie en Palestine à une époque donnée, est ce qu’on pourrait appeler le Jésus historique. Mais comme résultat de relations combinées entre elles, il est aussi le résultat d’une culture héritée par ses Pères et assimilée par lui dans son discours, dans sa vie, dans sa culture et qui continue au-delà de lui par la trace qu’il aura laissée.
          Cette pensée du process, nous aide à penser que Jésus est plus que le Jésus historique, dont d’ailleurs nous ne savons pas grand chose. Il est «   Celui qui vient », « le Fils de l’homme », « le Fils de Dieu », et encore beaucoup d’autres appellations qui relèvent d’une compréhension particulière de l’attente messianique, en même temps qu’il est imaginé comme venu du temps archaïque d’avant le temps, du temps de Dieu. Il est donc marqué de la temporalité particulière de Dieu : celui qui était et celui qui sera, comme Dieu lui-même est décrit dans la révélation faite à Moïse dans Exode 3 :  « je suis celui qui suis » au sens de ce présent éternel de celui qui était, qui est et qui sera.
            Jean le Baptiste voit arriver celui qui accomplit tout ce que la loi de Dieu lui a dicté. Jésus est l’accomplissement de l’amour de Dieu, il est l’incarnation de ce qui est attendu depuis les débuts du monde, il est à lui seul l’histoire du salut.
            Pensons maintenant à l’Évangile de Jean, écrit après la mort de Jésus. Comment Jésus continue-t-il à être celui qui vient au-delà même de sa venue et de sa mort ? C’est que les promesses de Dieu accomplies en Jésus dans cette combinaison singulière de relations  n’en finissent pas de s’accomplir dans ceux qui marchent à sa suite. La mise en acte de cette Parole, de ce Logos, continue avec les femmes et les hommes de chaque époque, et le Christ, comme entité actuelle, n’en finit pas de se réactualiser dans chaque personne qui reçoit le témoignage de sa foi.
            Alors, comme le faisait, dans le Jourdain, Jean-Baptiste, nous baptisons. Nous baptisons, non pas pour que le salut de Dieu se manifeste à nous, comme le dit Jean le Baptiste de lui-même, mais pour que ce salut devienne manifeste pour nous et pour tous ceux qui viennent après nous et qui sont déjà en germe dans le témoignage rendu au Christ.
            Si Jésus fut un être singulier existant dans une époque particulière, le Christ, lui, est une véritable culture. La culture christique est composée de tout ce qui concerne celui qui a été identifié par ses contemporains comme le Messie tant attendu, mais cette culture contient aussi la contestation du fait qu’il soit bien le Christ qu’on attendait. Et ce passage de l’Évangile de Jean nous montre bien les problèmes de légitimité qui se posent sans cesse à ceux qui annoncent le salut de Dieu, par le baptême ou par tout autre acte qu’ils érigent en signe du salut de Dieu. « Toi qui es-tu ? Il le reconnut, il ne le nia pas, il le reconnut :  « Moi, je ne suis pas le Christ ». Cette précision montre que reconnaitre le Christ pose le problème de la preuve. Qui pourra prouver que Jésus de Nazareth est bien le Christ attendu par tout un peuple et annoncé par les prophètes ? Cette question de la véritable incarnation est posée à Jean le Baptiste parce qu’autour de lui, il y avait une véritable culture christique qui aurait pu faire penser qu’il était lui-même le christ tant attendu. Aujourd’hui encore, Jésus n’est pas reconnu comme le Christ par tous ceux qui font partie de cette culture christique. Et beaucoup de nos frères juifs attendent le Messie, comme leurs Pères l’attendaient, comme ils attendent le retour d’Élie, le prophète enlevé au ciel.
            La culture christique contient aussi en elle sa contestation, qui la structure et lui donne aussi sa valeur et son sens. Là où il y a la certitude, le savoir absolu, il n’y plus de culture, parce qu’il n’y a plus de création, de découverte et de recherche. C’est pourquoi nous enseignons à nos enfants cette culture christique de façon critique, pour qu’ils baignent eux aussi dans cette attente messianique et puissent se demander eux aussi où est le Christ en eux. 
            Tout ce langage, ce logos, cette culture du récit et du témoignage, structure notre temps, notre mémoire et notre existence présente en nous ouvrant sans cesse un avenir. Le Christ est à trouver encore dans nos vies, il émerge de nos existences chaque fois que l’amour de Dieu s’accomplit et que nous sommes sauvés de ce manque de foi qui nous empêche d’espérer dans l’avenir. Le Christ est toujours devant nous à découvrir, même s’il était là avant nous dans notre culture chrétienne.
            Celui qui précède Jean de toute éternité, est venu à lui pour accomplir cet acte fondateur qu’est devenu avec lui le baptême chrétien. Dans ce récit, c’est toute la culture christique qui ré-interprète la culture du Baptiste. Là où le baptême était une ablution rituelle, il devient signe visible de la grâce invisible de Dieu incarnée en Jésus.
            Avec ce récit, le baptême devient, non pas outil du salut, mais signe du salut, théophanie, manifestation de Dieu dans le monde des humains. Il ne sert plus à laver l’homme de ce qui le sépare de Dieu, il est signe qui affirme que Dieu nous a déjà sauvés de ce qui pourrait nous séparer de lui.
            Jésus de Nazareth devient donc le Christ en devenant parole de Dieu. Une parole qui structure toute la vie humaine, une culture langagière qui invite à une certaine sorte de relation avec son prochain, à une certaine sorte de relation avec Dieu. Le Christ est la forme de la vie du croyant.
            Avec le baptême, nous vivons en Christ. Il donne un avenir sans cesse ouvert devant nous en faisant mémoire des promesses du passé.
            Jérémie, en recevant le baptême, tu manifestes à ce monde l’actualité du Christ. Comme tous ceux qui vivent dans cette culture christique, tu participeras à sa résurrection effective dans tous les actes que l’Esprit de cette culture t’inspirera.
            La part du Christ qui est la nôtre est la part éthique, nous avons à vivre en suivant Jésus, mais en le réinventant comme forme actuelle du salut pour notre monde, comme manifestation contemporaine de l’amour de Dieu pour aujourd’hui.
            Avec Jean le Baptiste, avec Jean l’Évangéliste, avec tous les prophètes qui les ont précédés, et avec tous les témoins qui leur ont succédé, nous sommes dans ce temps d’avant le temps avec le Christ, ce temps divin qui nous enveloppe de son amour infini.
            À nous d’évangéliser notre temps des horloges en lui insufflant un peu de cette éternité de l’amour de Dieu.                                  Amen


Jeu d'orgue

Cantique : Louange et Prière n° 308 « Confie à Dieu ta route », Strophes 1 à 3 [cliquer ici]

Annonces  et  Collecte
Jeu d'orgue
 
Prière d’intercession


Notre Père
Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour ; pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Ne nous laisse pas dans la tentation mais délivre-nous du mal, car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire, aux siècles des siècles. Amen.
 
Bénédiction
Frères et soeurs,
allez annoncer l’Evangile dans ce monde,
allez proclamer la résurrection.

Recevons la bénédiction de Dieu
Le Seigneur qui fait grâce nous bénit et nous garde.
 
Chant spontané : Que tout mon coeur (Psaume 138, str.1) [cliquer ici]

Jeu d’orgue

Paroles des cantiques du dimanche 17 octobre 2021

Cantique : Louange et Prière n° 297 « O Dieu des grâces éternelles », strophes 1, 2 et 3

1 - O Dieu des grâces éternelles !
Le temps est proche où ton amour
Fera toutes choses nouvelles,
Prépare-nous pour ce grand jour.
Au vrai bonheur tu nous appelles,
O Dieu des grâces éternelles !

2 - Auprès des sources de la vie,
Jésus fait paitre ses troupeaux,
Du berger la voix est suivie,
Par les brebis et les agneaux ;
Allons à lui nous qu’il convie,
Auprès des sources de la vie.
3 - Celui-là vit, ô Dieu ! qui t'aime,
Car ne pas t'aimer, c'est la mort ;
Il vit, et son heure suprême
Est sa paisible entrée au port.
Puisqu'en aimant tu vis toi-même,
Celui-là vit, ô Dieu ! qui t'aime.

4 - La foi doit se changer en vue,
Une autre aurore suit le soir :
Ainsi la grâce est attendue,
Ainsi la gloire est notre espoir.
Regardons plus haut que la nue,
Et que la foi se change en vue !

Cantique : Louange et Prière n° 204 « Seigneur dirige », strophes 1 & 2

[Pour écouter, cliquer ici]

Strophe 1
Seigneur, dirige et sanctifie
Toute la vie
De ces enfants.
Que ta lumière
Sur leur carrière
Brille en tout temps !
Que, sous ta garde et sous tes ailes,
Ils soient fidèles,
Forts et constants !

Strophe 2
Soumets leur âme à l’Évangile,
Au joug facile,
Plein de douceur.
Fais-leur entendre
L’appel si tendre
De leur Sauveur.
Que, pour répondre à sa promesse,
Ils aient sans cesse
Le même cœur !

Cantique : « Comme un  souffle fragile », Strophes 1 à 3

Strophe 1
Ta parole est murmure.
Comme un secret d'amour,
Ta parole est blessure,
Qui nous ouvre le jour.

Refrain
Comme un souffle fragile,
Ta parole se donne.
Comme un vase d'argile,
Ton amour nous façonne.
Strophe 2
Ta parole est naissance.
Comme on sort de prison,
Ta parole est semence,
Qui promet la moisson.

Strophe 3
Ta parole est partage.
Comme on coupe du pain,
Ta parole est passage,
Qui nous dit un chemin.

Cantique : Louange et Prière n° 308 « Confie à Dieu ta route », Strophes 1 à 3

[Pour écouter, cliquer ici]

Strophe 1
Confie à Dieu ta route,
Dieu sait ce qu’il te faut ;
Jamais le moindre doute
Ne le prend en défaut.
Quand à travers l’espace
Il guide astres et vents,
Ne crois-tu pas qu’il trace
La route à ses enfants ?

Strophe 2
Tout chemin qu’on t’impose
Peut devenir le sien ;
Chaque jour il dispose
De quelque autre moyen.
Il vient, tout est lumière ;
Il dit, tout est bienfait ;
Nul ne met de barrière
À ce que sa main fait.
Strophe 3
Consens à lui remettre
Le poids de ton souci.
Il règne, il est le maître,
Maintenant et ici.
Captif, pendant tes veilles,
De vingt soins superflus,
Bientôt tu t’émerveilles
De voir qu’ils ne sont plus.

Strophe 5
Bénis, ô Dieu, nos routes,
Nous les suivrons heureux,
Car toi qui nous écoutes,
Tu les sais, tu les veux.
Chemins riants ou sombres,
J’y marche par la foi :
Même au travers des ombres,
Ils conduisent à toi.

Paroles des répons des cultes d'éducation biblique

Après la salutation
Ton nom, Seigneur (Psaume 8, str. 1)

Ton nom, Seigneur, est un nom magnifique,
Sans fin la terre en reprend le cantique ;
Elle répond de toute sa beauté
A la splendeur du ciel illuminé.
 
Après la volonté de Dieu
Revêts, Seigneur, de ta justice (Psaume 72, str. 1)

Revêts, Seigneur, de ta justice
Le Prince de la paix
Et parmi nous qu'il établisse
Son royaume à jamais.
En lui, les plus humbles du peuple
Trouvent un défenseur,
Délivrant les fils de la veuve
Et brisant l'oppresseur.
 
Après la prière de repentance
Tel que je suis (L&P n°630)

Tel que je suis bien vacillant
En proie au doute à chaque instant,
Lutte au dehors, crainte au dedans,
Agneau de Dieu, je viens, je viens !

Après l’annonce de la grâce
Frappez dans vos mains (Psaume 47, str. 1)

Frappez dans vos mains, Vous, tous les humains !
A cris redoublés, Peuples assemblés,
Exultez de joie Car voici le roi.
Redoutable et doux, Dieu veille sur vous ;
Son bras souverain, Sa puissante main,
Etend à jamais Son règne de paix.
 
Après la confession de foi
Hosanna, hosanna ! (L.P. n°115)

Hosanna, hosanna !
Chantons d'un coeur fidèle
Le plus grand des amours
Et la joie éternelle !
Jésus le crucifié,
Le roi plein de douceur,
Dans son humilité
Devient notre Seigneur.

Après la bénédiction
Que tout mon coeur (Psaume 138, str.1)

Que tout mon coeur soit dans mon chant,
Qu'il soit brûlant de tes louanges !
Je te rends grâce en ta maison,
Je loue ton nom devant les anges.
Tu es venu pour exalter
La renommée de ta parole.
J'adore ta fidélité 
Et ta bonté qui me console.

Lecture de la Bible

Evangile de Jean, chapitre 1, versets 24 à 34

[Bible Louis Segond]

24  Ceux qui avaient été envoyés étaient des pharisiens.
25  Ils lui firent encore cette question: Pourquoi donc baptises-tu, si tu n'es pas le Christ, ni Elie, ni le prophète?
26  Jean leur répondit: Moi, je baptise d'eau, mais au milieu de vous il y a quelqu'un que vous ne connaissez pas,
27  qui vient après moi; je ne suis pas digne de délier la courroie de ses souliers.
28  Ces choses se passèrent à Béthanie, au delà du Jourdain, où Jean baptisait.
29  Le lendemain, il vit Jésus venant à lui, et il dit: Voici l'Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde.
30  C'est celui dont j'ai dit: Après moi vient un homme qui m'a précédé, car il était avant moi.
31  Je ne le connaissais pas, mais c'est afin qu'il fût manifesté à Israël que je suis venu baptiser d'eau.
32  Jean rendit ce témoignage: J'ai vu l'Esprit descendre du ciel comme une colombe et s'arrêter sur lui.
33  Je ne le connaissais pas, mais celui qui m'a envoyé baptiser d'eau, celui-là m'a dit: Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre et s'arrêter, c'est celui qui baptise du Saint-Esprit.
34  Et j'ai vu, et j'ai rendu témoignage qu'il est le Fils de Dieu.

Vidéo du culte entier

Audio

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À Voir également