Jubilation de Noël

Luc 2:6-15

Culte du 19 décembre 2021
Prédication de Béatrice Cléro-Mazire

Vidéo de la partie centrale du culte

Culte à l'Oratoire du Louvre

Dimanche 19 décembre 2021
4ème dimanche de l'Avent
« Jubilation de Noël »

Culte présidé par la Pasteure Béatrice Cléro-Mazire
Musique : Alexandre Korovitch, organiste suppléant

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Orgue

Salutation :
La grâce et la paix vous sont données, de la part de Dieu notre Père, et de Jésus-Christ, son Fils, notre Sauveur et notre frère.

Accueil

Prière

Spontané : Réjouissons-nous au Seigneur [cliquer ici]

Louange :
À ceux qui se demandaient quel enfant serait Jean-Baptiste, son père répondit par cette louange :
« Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, De ce qu'il a visité et racheté son peuple, Et nous a suscité un puissant Sauveur Dans la maison de David, son serviteur,Comme il l'avait annoncé par la bouche de ses saints prophètes des temps anciens, Un Sauveur qui nous délivre de nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent! C'est ainsi qu'il manifeste sa miséricorde envers nos pères, Et se souvient de sa sainte alliance, Selon le serment par lequel il avait juré à Abraham, notre père, De nous permettre, après que nous serions délivrés de la main de nos ennemis, De le servir sans crainte, En marchant devant lui dans la sainteté et dans la justice tous les jours de notre vie. Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très Haut ; Car tu marcheras devant la face du Seigneur, pour préparer ses voies, Afin de donner à son peuple la connaissance du salut Par le pardon de ses péchés, Grâce aux entrailles de la miséricorde de notre Dieu, En vertu de laquelle le soleil levant nous a visités d'en haut, Pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort, Pour diriger nos pas dans le chemin de la paix. » (Luc 1, 68-79)

Cantique : Louange et Prière N°92 « Dieu le tout-puissant créateur », strophes 1, 2, 3 [cliquer ici]

Volonté de Dieu
Les paroles de Jean le Baptiste nous appellent encore aujourd’hui à faire de nos vies des chemin de salut avec les mots du prophète Esaïe : « Préparez les chemins du Seigneur, rendez droits ses sentiers ! Toute vallée sera comblée, toute montagne et toute colline seront abaissées, les passages tortueux deviendront droits, les chemin raboteux seront nivelés, et tous verront le salut de Dieu.

Spontané : A toi mon Dieu, mon cœur monte [cliquer ici]

Prière de repentance :
Seigneur, Jésus, prépare dans nos coeurs, tes chemins.
Les collines de nos orgueils, abaisse-les par ton humilité.
Les vallées de nos désespoirs, comble-les par ton espérance.
Les chemins tortueux de notre mauvaise foi, redresse-les par ta vérité.
Et que fleurissent dans notre hiver la joie de ta grâce.
Alors nous pourrons voir ta gloire et ta présence dans le visage de chacun de nos soeurs et de nos frères. AMEN.

Spontané : «  J’aime mon Dieu car il entend ma voix » [cliquer ici]

Pardon :
Je les guérirai et je les conduirai et je les comblerai de consolations.
Paix, paix à celui qui est loin comme à celui qui est proche ! Dit le Seigneur.
Je les guérirai !
(d’après Esaïe 57:18-19)

Spontané : « D’un arbre séculaire », strophe 1 [cliquer ici]

Confession de foi.
Au Dieu des choses nouvelles
Nous croyons que tu fais toutes choses nouvelles
pour le monde et pour nous, toujours et en tout temps.
Toi le Dieu de la résurrection, de la vie nouvelle et de l’Homme relevé.
Nous croyons que personne n’est enfermé dans la fatalité du malheur mais que tu nous offre dans la foi l’horizon d’un bonheur.
Nous croyons, grâce à Jésus, que l’homme est ton espérance et que ton amour pour lui est le même amour que tu as pour nous.
Nous croyons qu’il est possible de nous laisser convertir à l’amour de Dieu et à l‘amour du prochain, et qu’ainsi, le règne de Dieu peut advenir chaque jour par nos actes et nos pensées.
Nous croyons qu’une fraternité de foi existe, avec tous ceux qui se soucient de ce monde et de ceux qui le peuplent, et qu’ensemble, quelque soit notre tradition de foi, nous pouvons rendre manifestes toutes les choses nouvelles que tu crées pour nous.
AMEN
[Pasteure Béatrice Cléro-Mazire]

Spontané : D’un arbre séculaire, strophe 3 [cliquer ici]

Doxologie : « Gloire à Dieu dans les cieux et sur la Terre et d’éternité en éternité »

Lecture biblique : Luc 2, 8-15
Il y avait, dans cette même contrée des bergers qui passaient dans les champs les veilles de la nuit pour garder leurs troupeaux. Un ange du Seigneur leur apparut, et la gloire du Seigneur resplendit autour d'eux. Ils furent saisis d'une grande crainte. Mais l'ange leur dit : Soyez sans crainte, car je vous annonce la bonne nouvelle d'une grande joie qui sera pour tout le peuple : aujourd'hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. Et ceci sera pour vous un signe : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une crèche.
Et soudain il se joignit à l'ange une multitude de l'armée céleste, qui louait Dieu et disait :
Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, Et paix sur la terre parmi les hommes qu'il agrée !
Lorsque les anges se furent éloignés d'eux vers le ciel, les bergers se dirent les uns aux autres : Allons donc jusqu'à Bethléhem, et voyons ce qui est arrivé, ce que le Seigneur nous a fait connaître.

Cantique : Louange et Prière N°101, strophes 1, 2, 3 [cliquer ici]

Prière d'illumination 

Seigneur, donne-nous ton Esprit.
Pour que nous sachions
où aller quand nos chemins se perdent,
que faire quand notre avenir est incertain,
que pouvoir quand nous sommes au bout de nos forces,
Seigneur, donne-nous ton Esprit.
Pour que nous puissions bâtir ton Royaume,
en annonçant, en guérissant & en aimant
Seigneur, de notre espérance, et de notre foi,
nous te cherchons dans la méditation de cette écriture ancienne,
à l'écoute de la Parole source de nouveauté.

Jeu d’orgue

Prédication : Jubilation de Noël

     L’Évangile de Luc commence par une collection extraordinaire de louanges. D’abord celle d’Élisabeth qui bénit Marie quand, dans son ventre, Jean-Baptiste tressaille d’allégresse au contact de Marie qui se met elle aussi à magnifier Dieu pour le don qu’il lui a fait. Puis c’est Zacharie qui loue Dieu parce que son fils sera le prophète du Messie tant attendu. Puis ce sont les anges du ciel eux-mêmes qui se mettent à louer Dieu en disant : « Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, et sur la terre, paix parmi les humains qu’il agrée ! »
     On jubile chez Luc !
     Et justement, cette joie a quelque chose à voir avec le jubilé, cette année particulière qui scande le temps du peuple d’Israël en périodes de quarante neuf ans, soit : sept fois sept années sabbatiques. Dans le livre du Lévitique au chapitre 25, au verset 8 : « Tu compteras sept sabbats d’années, sept fois sept ans ; la durée de ces sept sabbats d’années sera de quarante-neuf ans. Le dixième jour du septième mois, tu feras retentir la trompe de l’acclamation : le jour de l’expiation, vous ferez retentir la trompe dans tout le pays. Vous consacrerez la cinquantième année et vous proclamerez la libération dans le pays, pour tous les habitants ; ce sera pour vous le jubilé ».
     Qu’a-t-elle de si spécifique cette année de jubilé, pour que le verbe « jubiler » soit passé dans notre langage courant pour exprimer une grande joie ?
     Et bien cette année-là, tous les pauvres qui ont perdu leur terre, parfois leur maison parce qu’ils ont été obligés de les vendre pour pouvoir subsister, vendant leur force de travail aux autres pour manger à leur faim, tous ces « fils prodigues » qui avaient sombré dans la misère, peuvent se voir racheter leur terre ou leur maison par un racheteur de la famille, un parent qui peut payer la dette et subvenir aux besoins de celui qu’il aide ainsi. Cette année-là, on peut repartir à zéro, « effacer l’ardoise », oublier les créanciers grâce à la solidarité des proches. Cette année-là, on ne sème ni ne moissonne, on ne récolte pas les fruits, on vit tous comme les oiseaux du ciel, et l’on reprend conscience de la fragilité de la vie humaine, mais de façon solidaire, puisqu’on vit en mettant en commun les réserves de l’année précédente. Cette pratique du jubilé permet de ne pas retenir la dette d’un jour pour l’éternité, et de restituer les terres aux anciens propriétaires qui les avaient perdues. C’est une année qui permet de conserver la terre du peuple d’Israël. Cette année du jubilé fait rupture dans l’histoire du monde ancien, elle brise les chaînes de la pauvreté et redonne une chance à celui qui était marginalisé en le réintégrant socialement ; cette année-là est une année de réparation, une année de grâce.
     Il existe un Livre des Jubilés, datant du IIIème siècle av. J-C. La tradition a appelé ce livre la petite Genèse, ou "leptogenèse" en grec, parce qu’il reprend l’histoire du salut, de la création du monde à l’Exode, en la découpant en étapes de 49 ans, montrant ainsi que Dieu fait grâce sans cesse et n’abandonne jamais son peuple. On peut y lire ces paroles divines adressées à Moïse :  « Dispose ton cœur à recevoir toutes les paroles que je te dirai sur cette montagne, et écris-les dans un livre, afin que leurs générations puissent voir que je ne les ai pas abandonnées, malgré tout le mal qu’ils ont commis. » [Jubilés, La Bible, les écrits intertestamentaires, la Pléiade p. 636]
     On jubile, là encore, sur fond de rédemption. Jubilé vient du mot יובל yovel en hébreu, qui signifie aussi corne de bélier. Ce shophar dont on sonne pour annoncer la libération des esclaves. Les louanges de l’Évangile de Luc parlent de « corne de salut » et de compassion qui s’étend de génération en génération ».
     La jubilation que Luc place au début de son Évangile, nous parle d’expiation, de grand pardon, mais aussi de fragilité prise en compte, de vulnérabilité assumée par une société qui prévoit une année de grâce pour tous, à la mesure de la mémoire de deux générations. Contre la reproduction de l’exclusion sociale, le temps de Dieu se fait rupture, fête d’un grand pardon, sabbat des relations comptables, sabbat de l’exploitation de la terre, sabbat du combat pour survivre. La paix promise par Dieu est à ce prix.
     Alors on comprend le pardon préconisé par Jésus de Nazareth, soixante dix fois sept fois pour le frère qui a offensé. Ce Jésus enfant qui naît à Bethléem, dans cette ville qui s’appelle בֵּית לֶחֶם « la maison du pain », est l’enfant providentiel, celui que tous attendent, et qui fera advenir cette année de jubilé tant attendue. L’année où le mal cessera enfin, où les persécutions s’arrêteront. Quand l’Évangile de Luc est rédigé, le temple de Jérusalem est déjà détruit, la ville est déjà vidée de ses habitants et la catastrophe n’en finit pas. Pour survivre spirituellement à ces drames, il fallait les interpréter, leur donner un sens. On y voyait alors les douleurs de l’enfantement des temps messianiques, et l’on eu l’idée extraordinaire de raconter l’histoire d’une naissance, la naissance du salut. La paix de Dieu, sa rédemption serait un enfant qui viendrait de naître, un homme tout neuf avec lequel on pourrait dire l’histoire du salut à l’échelle humaine. Un salut à taille humaine, sur une seule génération, de la naissance à la mort, à l’échelle d’une vie. Un salut individuel, puisque le peuple, se collectif qui avait fait tenir Israël était disloqué, dispersé, loin de son temple et de ses fêtes collectives de rédemption.
     Bien sûr, cette naissance, bien qu’humaine, ne serait pas ordinaire. Elle aurait une ampleur cosmique pour parler à toute la diaspora, mais elle parlerait surtout aux plus vulnérables de l’empire romain. Elle parlerait aux émigrés, contraints de quitter leur pays, voyageant de nuit pour éviter les persécutions, refaisant le voyage des Pères vers l’Égypte pour sauver le trésor de la vie qui venait juste de recommencer. Cette vie minuscule qui tient dans une mangeoire, deviendrait l’Événement Christ.
     Bien sûr, cette naissance s’adresserait d’abord aux prophètes comme Zacharie, eux qui connaissaient l’histoire, mais pour mieux faire advenir un nouveau prophète, un prophète tout neuf lui aussi, qui aurait un nouveau regard capable de prêcher la rédemption comme une urgence et d’accueillir le don de Dieu. Un baptiste qui pourrait reconnaître le salut en un homme.
     Bien sûr, il faudrait aussi que cette naissance s’adressât à des bergers, ceux parmi lesquels Jérusalem avait trouvé son roi bien-aimé, David. Mais cette fois, les bergers ne régneraient pas sur la cité détruite, aucun d’eux ne serait oint par un prophète pour devenir roi. Non, ces bergers-là seraient en diaspora et et ils passeraient les veilles de la nuit dans les montagnes, gardiens d’un troupeau exilé, courant voir à la crèche si le Messie pourrait leur redonner leur histoire, leur terre promise, leur salut. Et le voyant, les bergers deviendraient des ambassadeurs de la gloire de Dieu ; eux qui n’allaient pas accomplir leurs devoirs religieux au temple quand il était encore debout, devenaient des porte-parole tout désignés pour annoncer la gloire de Dieu quand ils n’y avait plus de temple.
     Et puis, bien sûr il faudrait qu’il y ait des anges pour orchestrer tout ce récit de naissance. Un ange ultra-rapide, qui irait d’un lieu à l’autre convaincre les protagonistes d’une histoire qui leur échappait complètement, et des anges choristes, chantant les louanges d’un Dieu qui n’abandonne jamais son peuple.
     Jean Calvin lui-même défendait l’importance de ces anges dans les récits bibliques, et il se demandait si chaque être humain avait le sien. Sa conclusion était que sans doute, pour chaque petit enfant, il y avait un ange qui le protégeait. Lui aussi voyait la paix de Dieu comme une urgence au milieu des persécutions et des déracinements. Il faut dire que la jubilation dans le ciel ou sur la terre passe par ces personnages extraordinaires, qui, dans le livre des Jubilés, volent très vite, et dans l’Évangile de Luc, s’activent en tout sens pour organiser ce grand Sabbat de Dieu, ce jubilé qui résonne dans les cieux très hauts. Et pour y parvenir, les anges parlent aux consciences humaines, les incite à transgresser les règles du monde ancien qui sclérosent tout changement. Ils se font « événements », surgissement d’une autorité divine dans le for intérieur, conscience de soi hors de soi. Nouvelle vie donnée. Gabriel ne change-t-il pas la conscience de Marie, celle d’Élisabeth ou de Zacharie, pour qu’ils envisagent un autre chemin de vie, qu’ils aient l’audace de faire autrement que ce que les normes leur dictaient ?
     Noël est le jour, où tout peut recommencer comme le petit enfant qui vient de naître. C’est la résurrection contenue dans la naissance même, c’est la possibilité d’inverser le sens de l’histoire, de casser les chaînes de la fatalité, d’effacer toutes « nos ardoises ». Noël est une jubilation, Noël est un jubilé.
AMEN

Jeu d'orgue

Cantique : Louange et Prière N°103, strophes 1, 2 [cliquer ici]

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Collecte
Musique

Prière d’intercession

Notre Père

Exhortation et bénédiction :

Spontané : Brillante étoile du matin [cliquer ici]

Jeu d'Orgue

Paroles des cantiques du dimanche 19 décembre 2021

Cantique : Louange et Prière n° 92 « Dieu le tout-puissant créateur », strophes 1 à 3

1 - Dieu, le tout-puissant Créateur,
S'abaisse au rang d'un serviteur
Et, pour sauver le genre humain,
Il naît et souffre dans son sein.

2 - Quelle étonnante charité,
Quel tendre amour, quelle bonté !
Les hommes pourront-ils jamais
Reconnaître tant de bienfaits ?

3 - Va donc au-devant de ton Roi,
Pauvre pécheur ; il vient à toi,
Doux, patient, humble de cœur ;
Il vient pour être ton Sauveur.

Cantique : Louange et Prière n° 101 « Ô peuple fidèle », strophes 1 à 3

1 - Ô peuple fidèle,
Jésus vous appelle.
Venez, triomphants, joyeux,
Venez en ces lieux !
O peuple fidèle,
Venez voir le roi des cieux.
Que votre amour l'implore,
Que votre foi l'adore
Et qu'elle chante encore
Ce don précieux !

2 - Quoi ! dans l'humble étable,
Froide et misérable,
Des bergers le grand amour
Lui forme une cour !
Dans cette humble étable
Accourez à votre tour.

Que votre amour l'implore,
Que votre foi l'adore
Et qu'elle chante encore
Sa gloire en ce jour !

3 - C'est le Roi des anges,
Captif dans les langes,
Splendeur pure et sans déclin
Du Père divin.
C'est le Roi des anges,
Voilé sous un corps humain.
Que votre amour l'implore,
Que votre foi l'adore
Et qu'elle chante encore
Sa gloire en ce jour !

Cantique : Louange et Prière n° 103 « D’un arbre séculaire », Strophes 1 à 3

Strophe 1
D'un arbre séculaire,
Du vieux tronc d'Isaï,
Durant l'hiver austère,
Un frais rameau jaillit.
Et sur le sol durci,
Dans la nuit calme et claire,
Une rose a fleuri.

Strophe 2

Par la bouche fervente
Du pieux serviteur,
Dieu, de sa voix clémente,
Promettait un sauveur.
Il vient, suprême honneur,
Chez une humble servante
Toute à son pur bonheur.

Strophe 3
Il vient sans apparence ;
Des pauvres il est roi ;
Il connaît leur souffrance,
Les guérit par la foi.
La mort n'a plus d'effroi :
Il me rend l'espérance,
En se donnant pour moi.

Paroles des répons du temps de l'Avent et de Noël

Après la salutation
Réjouissons-nous au Seigneur (Psaume 95)

Réjouissons-nous au Seigneur,
Egayons-nous en son honneur,
Lui seul est notre délivrance.
D’un même élan, venons à lui,
Il sera toujours notre appui,
Chantons notre reconnaissance.

Après la volonté de Dieu
A toi mon Dieu, mon cœur monte (Psaume 25, str.2)

Montre-moi Seigneur, la route,
Guide-moi dans la clarté.
Ouvre à celui qui t’écoute,
Un chemin de vérité.
Je regarde à ton amour,
Au salut qu’en toi j’espère.
Je le verrai chaque jour
S’étendre sur cette terre.

Après la prière de repentance
Viens Rédempteur des païens (Nun komm, der Heiden Heiland, Martin Luther)

Viens Rédempteur des païens
Montre-toi, enfant divin,
Que s’étonne l’univers,
De ta venue dans la chair.

Après l’annonce de la grâce
D’un arbre séculaire (L.P. n°103, str.1)

D’un arbre séculaire,
Du vieux tronc d’Isaïe,
Durant l’hiver austère,
Un frais rameau jaillit.
Et sur le sol durci,
Dans la nuit calme et claire,
Une rose a fleuri.

Après la confession de foi
D’un arbre séculaire (L.P. n°103, str.3)

Il vient sans apparence
Des pauvres, il est roi.
Il connaît leur souffrance
Les guérit par la foi.
La mort n’a plus d’effroi :
Il me rend l’espérance,
En se donnant pour moi.

Après la bénédiction
Brillante étoile du matin (L.P. n°90, str.1)

Brillante étoile du matin,
Que fait lever l’amour divin,
Pure et sainte lumière,
Répands dans nos cœurs ta clarté
Viens dissiper l’obscurité
Qui règne sur la terre.
Seigneur, Sauveur,
Fils du Père, ta lumière, salutaire,
Nous conduit et nous éclaire.

Lecture de la Bible

Évangile de Luc, chapitre 2, versets 6 à 15

[Bible Louis Segond]

En ce temps-là parut un édit de César Auguste, ordonnant un recensement de toute la terre.
Ce premier recensement eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie.
Tous allaient se faire inscrire, chacun dans sa ville.
Joseph aussi monta de la Galilée, de la ville de Nazareth, pour se rendre en Judée, dans la ville de David, appelée Bethléhem, parce qu'il était de la maison et de la famille de David,
afin de se faire inscrire avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte.
Pendant qu'ils étaient là, le temps où Marie devait accoucher arriva,
et elle enfanta son fils premier-né. Elle l'emmaillota, et le coucha dans une crèche, parce qu'il n'y avait pas de place pour eux dans l'hôtellerie.
Il y avait, dans cette même contrée, des bergers qui passaient dans les champs les veilles de la nuit pour garder leurs troupeaux.
Et voici, un ange du Seigneur leur apparut, et la gloire du Seigneur resplendit autour d'eux. Ils furent saisis d'une grande frayeur.
10  Mais l'ange leur dit: Ne craignez point; car je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d'une grande joie:
11  c'est qu'aujourd'hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur.
12  Et voici à quel signe vous le reconnaîtrez : vous trouverez un enfant emmailloté et couché dans une crèche.
13  Et soudain il se joignit à l'ange une multitude de l'armée céleste, louant Dieu et disant :
14  Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, Et paix sur la terre parmi les hommes qu'il agrée ! 15  Lorsque les anges les eurent quittés pour retourner au ciel, les bergers se dirent les uns aux autres : Allons jusqu'à Bethléhem, et voyons ce qui est arrivé, ce que le Seigneur nous a fait connaître.

Vidéo du culte entier

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