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Bien que croyant,
je suis terrorisé par la mort

 

Bonjour Pasteur,

Merci pour vos questions-réponses qui sont très instructives et m'apportent beaucoup. J'aimerais vous poser une question au sujet de la mort.

Bien que croyant et considérant avec assurance que Jésus-Christ nous offre la résurrection et la vie éternelle, je suis terrorisé par la mort. Ce qui m'effraie, c'est de ne pas savoir comment cela se passera pour moi et mes proches : une longue maladie, une mort paisible, de la douleur physique ou morale ? Bref, je ne sais pas si je dois croire que Dieu s'occupera de tout le moment venu ou si il n'agit pas au moment du dernier passage, nous laissant seul affronter la grande faucheuse... Pour résumer, je dirais que je fais très confiance à Dieu pour les épreuves de ma vie mais que je n'arrive pas à lui faire confiance pour ma mort qui viendra un jour.

Merci si vous pouvez me répondre, Cordialement,

 

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Bonsoir Monsieur, et désolé d'avoir un peu tardé à vous répondre. Surtout sur un sujet aussi préoccupant, légitimement.

Certes, nous n'avons aucune envie de souffrir, et à mon avis le fait que nous souffrions n'est pas dans le plan de Dieu. Il peut arriver que nous souffrions au moment de mourir, dans notre pays aujourd'hui nous avons un peu plus de chance que d'autres d'avoir une mort pas trop pénible et prématurée.

Mais il n'en demeure pas moins, vous avez raison, que cette perspective de devoir mourir n'est pas très réjouissante.

Du point de vue psychologique le moment de la mort n'est pas très facile non plus, certainement, et je pense que c'est à cela surtout que vous faites référence. Même si la vie continue après, même si nous ne souffrons pas physiquement, il y a une page qui se tourne et ce n'est jamais facile. La vie sur terre a vraiment des côtés magnifiques, nous y avons des souvenir et des êtres que nous aimons, et dans un instant nous serons coupé de tout cela. Je crois que nous ne serons coupés de cela que dans un certain sens car si nous sommes vivants après ce passage, il restera (je le crois) l'amour et donc le souvenir ce qui n'est pas la moindre des choses.

Comment affronter l'inconnu de la date de sa mort et de la façon dont ça se passera ? Je crois que la philosophie de Jésus-Christ nous aide bien là dessus :

  • D'abord par la confiance en Dieu à laquelle vous faites référence. Dieu n'a pas la totalité de ce qui arrive dans ses mains, il n'a pas prévu l'accident d'auto, il n'est pas à l'origine du cancer ou de la foudre... Mais il y a une chose qui est totalement dans ses mains : c'est de nous garder, au delà de tous ces aléas de l'existence en ce monde, pour toujours.
  • Ensuite, nous pouvons suivre cette parole de Jésus-Christ qui dit de nous préoccuper d'aujourd'hui, en cherchant le Royaume de Dieu (ou son règne) et sa justice (Matthieu 6:33-34). Effectivement, cela est très précieux, très libérant, très vivifiant. Ce qui importe c’est de chercher à vivre le temps présent dans la qualité, dans la profondeur, en s’ouvrant à ce qui vient de Dieu et en en vivant aujourd’hui. C’est aussi ce que Jésus propose à Marthe face à la question de la mort : la résurrection et la vie sont à recevoir aujourd’hui, pas demain, aujourd’hui pour en vivre en qualité, et ce qui est alors vivant l’est pour l’éternité (Jean 11:25-26)

Bonne route + tous mes vœux de bénédiction

pasteur Marc Pernot

 

 

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