La consolation

Aujourd’hui nous allons parler de la consolation. De cette consolation, nous allons essayer de trouver une définition, essayer de savoir ce qu’elle est ; ce qui n’est pas d’une très grande difficulté tant qu’on en reste à une définition nominale.

La difficulté vient plutôt de savoir de quels maux il convient de consoler, s’il est des maux qui sont inconsolables, qui - dans certaines circonstances - est le plus habilité à consoler ou le plus compétent pour consoler, qui consoler (car si tout individu souffrant est un candidat à la consolation, tous les individus ne cherchent pas à être consolés, et s’il est une demande de ce genre, elle n’est pas satisfaite par les uns et par les autres de la même façon), comment consoler. S’il semble bien qu’il y ait un devoir de consoler, y a-t-il un art de consoler ? Et s’il y a un art de consoler, quelles en sont les règles, comment s’exerce-t-il ? En effet, s’il y a un art de consoler, c’est qu’il y a aussi de mauvaises façons de le faire. Nous pensons même qu’il existe des façons dangereuses de consoler, qui font beaucoup plus de mal que de bien à celui que l’on cherche à consoler. Peut-être est-il difficile d’être délicat dans la consolation et d’éviter les maladresses.

C’est le point où nous rencontrons une des raisons pour lesquelles nous sommes ici, à la jonction de la théologie et de la philosophie.


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