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Le Christ Roi
( Jérémie 23:2-6 ; Colossiens 1:12-20
; Luc 23:35-43 )
(voir la vidéo) (écouter l'enregistrement)
Culte à l'Oratoire du Louvre le 25 novembre 2007
par le Pasteur Jacques-Noël Pérès
v. 38 : « Il y avait au-dessus de lui cette
inscription :
Celui-ci est le roi des Juifs »
Lannée liturgique,
pour certains protestants, se situe hors de leurs catégories
de pensée. Ils connaissent assurément lannée
civile, voire lannée scolaire ou universitaire, lannée
parlementaire, lannée diaconale, dautres années
encore, mais lannée liturgique
Celle-ci en vérité
est pourtant une catéchèse active, dont le principe
est lhistoire du salut. Elle commence en effet avec le temps
de lAvent, qui est celui de lattente et qui se rapporte
à la première alliance, quand le peuple de la promesse
attendait la venue du Messie. Puis viennent Noël, lincarnation,
et lÉpiphanie, la manifestation à tous du salut
qui sest approché. Le temps de lÉpiphanie
est suivi du Carême, qui prépare au Vendredi saint
indissociable de Pâques, le salut accompli. Le temps de Pâques
sachève avec lAscension et la Pentecôte,
et commence alors ce que lon nomme le temps de lÉglise,
qui est celui du déjà et du pas encore : notre temps
présent au fond, quand déjà nous sommes sauvés
et néanmoins pas encore entrés dans la gloire éternelle,
quand déjà la grâce par la foi nous transforme
et pas encore sommes les disciples pleinement saints du Seigneur
qui nous offre en partage sa sainteté, temps de lÉglise
qui à sa toute fin, le dernier dimanche de lannée
liturgique, est marqué par une fête singulière,
celle qui est célébrée aujourdhui puis
précisément que nous sommes parvenus à la fin
de lannée liturgique. Or à cette fête, nous autres protestants, luthériens
en tout cas, donnons un nom qui me paraît pour le moins malhabile
et pour le plus inconsidéré. Malhabile et inconsidéré
le nom de cette fête ? Ah ! Mais dabord, quel est-il
? Eh bien, cest la fête du Christ Roi et si jaffirme
que le nom de ce dimanche, dimanche du Christ Roi, que mon Église,
lÉglise évangélique luthérienne
de France, a introduit dans sa liturgie en 1983, il ny a donc
quà peine un quart de siècle (auparavant on
solennisait les trois derniers dimanches de lannée
liturgique, pour lesquels les lectures bibliques et partant la prédication
avaient pour point focal les choses de la fin, leschatologie),
cest que ce nom est grevé dune lourde hypothèque.
Il fait référence en effet aux milices du Christ Roi,
instituées avec laval du pape Pie XI pour et
qui prétendaient ramener les protestants séparés
dans le giron romain, étant entendu que si le Christ est
le Roi de léternel royaume où tous les saints
sont rassemblés autour de son trône, tous avant dêtre
glorifiés doivent être de même rassemblés
autour du pasteur universel, le vicaire du Christ sur terre qui
siège à Rome. Je trouve navrant, cest mon opinion
et je la défends, que nous ayons sans autre forme de procès
repris cette appellation, au moment où nous décidions
dutiliser le même lectionnaire dominical que nos frères
catholiques romains.
Mon venin étant maintenant distillé, il me faut
tâcher denvisager le bon côté de laffaire,
et de relever ce quun tel nom, pour notre dimanche du jourdhui,
peut signifier de positif.
En premier lieu, avez-vous remarqué de quelle manière,
dans chacune des trois lectures qui ont été proposées
ce matin, la royauté du Messie dIsraël
celui dont lattente était signifiée à
lautre bout de lannée liturgique, le premier
dimanche de lAvent, il y a un an, comme il le sera dimanche
prochain , ce Messie en qui les chrétiens reconnaissent
Jésus, a été envisagée sous un angle
assurément original chaque fois ? Jérémie le
prophète, annonçant le règne du germe de David,
proclamait un temps de justice et déquité, un
temps renouvelé quand vivra dans la paix et lharmonie
le peuple de Dieu [cf. Jér 23, 2-6]. Paul, à son tour,
sadressant aux chrétiens de Colosses, attire davantage
leur attention et du coup la nôtre, sur le fait que le roi
messie est limage visible du Dieu invisible, entendons le
Créateur notre Père qui devient notre frère,
afin quavec le Fils unique la multitude des enfants soient
réconciliés avec le Père justement, quand bien
même cette réconciliation passe par la croix, où
saffirme avec miséricorde le règne du Christ
[cf. Col 1, 12-20]. Luc enfin, compagnon de route de Paul, souligne
combien précisément cette croix peut devenir pierre
dachoppement pour quiconque hésite à reconnaître
pour roi le moribond qui y agonise, alors quen vérité
cest bien dans cette mort que celui-ci assure son règne
{cf. Luc 23, 35-43], un règne paradoxal, un règne
inattendu, un règne je veux dire qui ne va
pas de soi, un règne auquel il faut croire : Vois, toi et
moi sommes en train de souffrir et mourir, disait en dautres
termes Jésus au larron ; vois, je meurs dans la douleur et
la honte, nu, pendu au bois dinfamie, eh bien en cet instant
cependant, aujourdhui oui, maintenant, je te le dis et sois-en
convaincu, alors que les soldats se moquent de moi et que les passants
et jusquà notre compagnon dinfortune minjurient,
mais parce que toi, tu tiens à moi : tu seras avec moi dans
mon royaume, là où la honte fera place au bonheur,
là où il ny aura ni nudité ni injure,
là où la souffrance seffacera devant la joie
et où le doute souvrira sur le salut !
Ainsi, une première lecture de nos trois textes, même
superficielle, dans cette progression qui va de Jérémie
à Paul, puis de Paul à Luc, me conduit à constater
que le règne du Christ, je veux dire cette nécessité
quil y a pour lui de dominer sur nous, mais attention : dominer
au sens étymologique du terme, cest-à-dire non
point tant écraser de puissance ou de morgue, quêtre
souverain et aussi être le maître comme lest tout
bon pédagogue qui enseigne et conseille et corrige quand
il le faut surtout qui éclaire et donne de comprendre, cette
nécessité quil y a pour lui, dis-je, de dominer
sur nous est réelle quoi que jy puisse, elle sexerce
sur moi, même si moi je ne la discerne pas et, plus grave,
même si moi je ne la veux pas et la rejette. Cest que,
voyez-vous, ce nest pas moi qui décide que Jésus-Christ
est Seigneur, pas plus que je décide quil est fils
de David, ce nest pas moi qui décide quil est
pour lui lheure maintenant douvrir sur la croix grand
ses bras, grand la porte des cieux. Non, non ! Règne le Christ
sur moi, domine au sens où je lai entendu, malgré
mon indifférence, malgré mon manque de foi, malgré
mon péché
« Il y avait au-dessus de lui
cette inscription : Celui-ci est le roi des Juifs »
Pensez-vous vraiment que ceux qui écrivirent puis accrochèrent
au-dessus du supplicié cet écriteau dérisoire,
croyaient quil était en réalité le roi
des Juifs ? Bien sûr que non ! Ou au mieux, car je ne prétends
pas préjuger de leur foi, que jignore, ils ne faisaient
que craindre de devoir croire que ce quils écrivaient
en fait était vérité. Et pourtant, pourtant,
malgré tout et malgré eux, malgré leur manque
de foi et malgré leur crainte, ils ont rendu témoignage
: Celui-ci est roi ! Il est le roi des Juifs, roi du peuple de lAlliance,
et depuis leur inscription a été plantée en
tous lieux du monde ; regardez donc nimporte quel crucifix
et vous laurez devant les yeux !
Je veux voir en cela, je veux dire que le Christ Jésus
est roi même pour ceux qui ne le veulent pas ou ne le comprennent
pas, non un encouragement (cela va de soi !) à refuser, à
préférer conjecturer, encouragement à ignorer
ou feindre dignorer la proximité de Jésus-Christ
qui se tient à nos côtés, mais un encouragement
plutôt à ne pas désespérer. Car jen
connais, et vous aussi certainement, qui voudraient bien à
leur tour proclamer que Jésus-Christ est Seigneur et quil
règne, mais qui ne le peuvent pas, retenus par quelque raison
que je nai pas le droit de présumer. Et au fond, dites-moi,
dans leur hésitation, cest-à-dire aussi dans
leur recherche, ne découvrons-nous pas une grande honnêteté,
celle qui consiste à reconnaître : Soit, lécriteau
est planté, peut-être même planté dans
mon cur ; « Celui-ci est le roi des Juifs », mais
suis-je déterminé à le lire cet écriteau,
ai-je la force de le brandir ? Non ? Alors puisse lEsprit
de Dieu massister, quil maffermisse !
Cest ici, de cette manière, quand la puissance du
Seigneur, son Esprit, saisit lhomme et en fait un homme croyant
cest la promesse de notre baptême qui se poursuit
dans lexpérience de notre confirmation , quil
convient de préciser, que si Jésus-Christ est roi
pour ceux, ainsi quon vient de le voir, qui ne comprennent
pas encore mais qui cependant ne désespèrent pas,
il lest aussi très évidemment pour ceux qui
savent par lintelligence de la foi, les uns et les autres
étant ceux qui cherchent à saisir la plénitude
dont ils ont besoin pour que leur vie ait un sens, ceux qui cherchent
et selon le mot de Pascal qui ne cherchent que parce déjà
ils ont trouvé, déjà rencontré le Christ
de la croix.
Oh ! Cette rencontre est chaque fois bien singulière. Jen
sais qui ont rencontré Jésus-Christ, crucifié
et pourtant le Seigneur, en tel petit événement, anodin
pour les autres mais bouleversant pour eux, une parole entendue
par exemple : le chant des enfants qui jouaient perçu par-dessus
la haie par celui qui allait devenir saint Augustin, ou dois-je
mentionner encore le Comte Zinzendorf, qui comprend comme adressés
à lui les mots inscrits par un peintre si peu connu
« Voici ce que jai fait pour toi ; et toi, quas-tu
fait pour moi ? » sur le tableau où il a figuré
la descente de croix ? Ce sont là des exemples un peu lointains,
mais jai souvenance davoir connu, quand jétais
pasteur de paroisse, un jeune homme qui ma expliqué
ensuite avoir été saisi, au sens plein du terme, empoigné,
par les paroles dinvitation à la sainte cène,
« Venez, car tout est prêt », quil a comprises
comme sadressant personnellement à lui, alors que pour
quelque obscure raison il était à léglise
ce matin-là. Et combien sont venus à la foi au Christ
rédempteur, simplement parce quun chrétien,
un jour de profonde solitude ou de désarroi, simplement leur
a tendu la main, leur a adressé un sourire, a brisé
la coquille dindifférence qui les enserrait et les
étouffait ? Oui, un petit événement, mais qui
les a marqués, subitement un déclic intérieur
qui les a illuminés
Jen connais dautres en revanche, pour lesquels cette
rencontre a été beaucoup plus laborieuse, beaucoup
plus accaparante. Et, tenez, jen connais même qui continuent
encore à se demander si la rencontre, leur rencontre avec
Jésus-Christ qui pourtant domine maintenant sur eux, vraiment
a eu lieu ! Que voulez-vous, il ny a pas darchétype
pour ce qui regarde la foi. Il ny a pas un moule commun dans
lequel tous, de manière analogue, nous devrions à
tout prix nous couler et nous fondre. Cest André Gide,
il semble me souvenir, qui écrivait et japprouve :
« Pour chacun, la route est unique, et chaque route mène
à Dieu. » Cest là en effet le mystère
de notre vassalité sous le Christ qui règne et qui
réclame de celui-ci cela, et ceci de celui-là. Nous
sommes différents, autant que le sont nos routes, que le
sont nos doutes, nos recherches, mais en Jésus-Christ nous
nous retrouvons, nous nous rejoignons et nous conjoignons, et cest
dans cette communion fraternelle que chacun peut et même doit
et ce sera sa profession de foi expliquer le cheminement
qui lui aura été propre, comment il a expérimenté
de façon personnelle et lappel et la rencontre, comment
pas à pas il a avancé, jusquà pouvoir
aujourdhui proclamer : « Celui-ci est le roi des Juifs
», roi pour les femmes et les hommes remplis despérance
et tout pénétrés de laffectueuse solidarité
qui les unit, il est roi mon Sauveur. Jai pris du temps, peut-être,
pour le reconnaître, mais désormais si malhabile pour
le comprendre et pour le dire suis-je, toutefois je le sais ! Perceval,
ceux dentre vous qui se régalent des aventures des
chevaliers de la Table ronde lont lu, na pas reconnu
le roi mehaignié, cest-à-dire le roi blessé,
la première fois quil la croisé ; il a
continué néanmoins à chercher en layant
pourtant déjà trouvé, et il sera lun
des trois qui ont pu achever la quête du Graal. Or voici,
le Christ crucifié se présente à nous, il nous
montre la route qui mène assurément au château
du Graal, ou pour employer le langage de lÉvangile
: le chemin du royaume. À nous de nous convertir au moment
requis, et nos yeux alors souvrent sur la grâce !
Je ne parle pour linstant que dachèvement.
Il est évident cependant, que lachèvement ne
saurait se produire, que si auparavant il y a eu un commencement,
puis une suite. La fin ne viendra quaprès. En dautres
termes, il est bien beau daffirmer que Jésus-Christ
est le roi du monde et notre roi, que son règne éternellement
durera, et quélus, sanctifiés, prédestinés
à la gloire avec lui, le Christ, dans ce royaume, son royaume,
nous goûterons lineffable paix
Mais ce nest
pas suffisant ! Cest aujourdhui quil faut le vivre,
dès aujourdhui. En ce sens, il peut être permis
dappliquer au Christ plus précisément quau
Père éternel, cette histoire que lon rapporte
à propos de Rabbi Aaron de Karlin, en Lituanie au XIXe siècle.
Le voyant un jour pleurer, ses disciples lui demandèrent
: « Rabbi, pourquoi pleures-tu ? » Et lui alors de leur
répondre : « De deux choses lune ; ou bien Dieu
est le roi du monde, et je ne fais pas assez pour le servir ; ou
bien il ne lest pas, et cest de ma faute ! »
Comment donc, nous autres, proclamons-nous concrètement
le règne du Christ ?
Dans notre prière ? Soit ! « Que ton règne
vienne », nous le demandons souvent au Père, notre
Père, mais par le Père au Fils aussi dans la communion
du Saint-Esprit, et je vous remets ici en mémoire la réponse
quapportait le Dr Luther à la question « comment
vient ce règne ? », cest dans le Petit Catéchisme
; réponse : « Quand le Père céleste nous
donne son Saint-Esprit, afin que nous croyions, par sa grâce,
à sa sainte parole et que nous vivions selon Dieu ici-bas
dans le temps et là-haut dans léternité.
»
Dans notre culte ? Également, et nos cantiques ce matin
expriment notre certitude du règne du Christ, et le mouvement,
le déroulement de la liturgie plus simplement, qui à
travers lannonce du pardon, la réconciliation dont
parlait notre épître, le partage de lÉvangile,
jusquà ce que nous recevions la bénédiction
finale, oui tout cela témoigne de notre joie du règne
du Christ.
Dans la communauté que nous formons en tant quÉglise
chrétienne, jécris le mot Église(s) au
singulier autant quau pluriel ? En ce sens le processus de
rapprochement entre nos deux Églises, lÉglise
réformée de France et lÉglise évangélique
luthérienne de France, voté par nos synodes, ne devrait-il
pas aussi, dans une certaine mesure, être regardé,
au-delà de ce qui ne serait quune coopérative
administrative, comme la commune affirmation de ce que le Christ
domine même nos séparations, nos désunions,
nos dissensions, pour ne pas parler de nos divisions, de nos oppositions,
de nos dispersions ? Pour peu alors que nous veuillions y prendre
garde, nous nous apercevons bien vite quil est possible de
sentendre en vue du témoignage commun, le service de
Dieu et du prochain en raison de la seule grâce partagée,
de la seule foi confessée, à lécoute
de la seule Écriture où ensemble nous découvrons
le seul Christ, le Seigneur.
Et dans nos actions quotidiennes, dites-moi ? Oui, pourquoi pas
? Jai évoqué chemin faisant la toute simple
main tendue, le sourire amical, jaurais pu parler du coup
de pouce qui encourage, dautres actes encore qui engagent.
Saint Martin de Tours na-t-il pas coupé en deux son
beau manteau rouge ?...
Mais jai aussi cité André Gide. Ce très
beau je trouve passage du Voyage dUrien, où
le poète explique cette tension en même temps que la
convergence qui existent entre nos routes personnelles, singulière
chacune, qui pourtant débouchent toutes ensemble sur le règne
du Seigneur en nos curs, se termine quasiment par cette exhortation
: « Mon frère bien-aimé, tiens ferme lEspérance
» !
Au fond, cest cette même exhortation quen notre
fête du Christ Roi, alors quen lisant ce que nous a
transmis lévangéliste Luc nous nous tenons en
cet instant au pied de la croix dressée à Golgotha,
je souhaiterais reprendre, à la fin de cette prédication
où il a été plus dune fois question despérer.
Oui, toi, toi ma sur, mon frère bien-aimé, tiens
ferme lespérance, car que tu le veuilles ou non, par
et en Jésus-Christ règne cette puissance, cette force
qui nous renouvelle tous, qui nous redresse, qui de nous courbés
fait des hommes, des femmes debout en donnant un sens à notre
vie et certainement même un sens au monde où nous vivons
dès lors que ce nest plus la mort qui aurait le dernier
mot, ni avec elle le désespoir et tant de questions dont
nous craindrions quelles fussent toujours sans réponse,
puisque derrière lombre de la croix se lèvent
les premières lueurs de laube de Pâques. Tiens
ferme lespérance, manifeste ton espérance, prouve
combien tu crois que cest lespérance qui du sein
de ses souffrances a poussé le bon larron à sécrier
à lendroit de Jésus : « Souviens-toi de
moi quand tu viendras dans ton règne », Jésus
alors qui la assuré du pardon en lassurant du
salut.
Oh non ! Notre fête du Christ Roi, parce quà
sa manière fête de lespérance dont retentit
tout lÉvangile, nest pas la flagorneuse glorification
dun tyran redouté, ni celle dun souverain éphémère,
mais elle est bel et bien un appel. Un appel à la conversion,
mais attention, non pas la conversion au pape romain comme le voulaient
naguère les milices du Christ Roi, non, non, lappel
à la conversion que nous adresse, nous adresse, le Seigneur
qui vit en nos curs, maintenant et toujours et pour les siècles
des siècles, et alors oui, comme chaque fois que je prêche
le dernier dimanche de lannée liturgique, du haut de
la chaire je puis avec joie mécrier « Vive le
roi ! »
Ainsi soit-il !

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Pasteur dans la chaire de
l'Oratoire du Louvre
© France2
Lecture de la Bible
Jérémie 23:2-6
Cest pourquoi ainsi parle lEternel, le Dieu dIsraël,
Sur les bergers qui paissent mon peuple: Vous avez dispersé
mes brebis, vous les avez chassées, Vous nen avez
pas pris soin; Voici, je vous châtierai à cause
de la méchanceté de vos actions, Dit lEternel.
Et je rassemblerai le reste de mes brebis De tous les pays
où je les ai chassées; Je les ramènerai
dans leur pâturage; Elles seront fécondes et multiplieront.
Jétablirai sur elles des bergers qui les paîtront;
Elles nauront plus de crainte, plus de terreur, Et il
nen manquera aucune, dit lEternel.
Voici, les jours viennent, dit lEternel, Où je
susciterai à David un germe juste; Il régnera
en roi et prospérera, Il pratiquera la justice et léquité
dans le pays.
En son temps, Juda sera sauvé, Israël aura la
sécurité dans sa demeure; Et voici le nom dont
on lappellera: LEternel notre justice..
Colossiens 1:12-20
Rendez grâces au Père, qui vous a rendus capables
davoir part à lhéritage des saints
dans la lumière; il nous a délivrés de
la puissance des ténèbres et nous a transportés
dans le royaume de son Fils bien-aimé, en qui nous avons
la rédemption, le pardon des péchés.
Le Fils est limage du Dieu invisible, le premier-né
de toute la création. Car en lui ont été
créées toutes les choses qui sont dans les cieux
et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes,
dignités, dominations, autorités.
Tout a été créé par lui et pour
lui.
Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en
lui.
Il est la tête du corps de lEglise; il est le
commencement, le premier-né dentre les morts, afin
dêtre en tout le premier.
Car Dieu a voulu faire habiter toute plénitude en lui;
il a voulu par lui tout réconcilier avec lui-même,
tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux,
en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix.
Luc 23:35-43
Le peuple se tenait là, et regardait. Les magistrats
se moquaient de Jésus, disant: Il a sauvé les
autres; quil se sauve lui-même, sil est le
Christ, lélu de Dieu!
Les soldats aussi se moquaient de lui; sapprochant et
lui présentant du vinaigre, ils disaient: Si tu es le
roi des Juifs, sauve-toi toi-même!
Il y avait au-dessus de lui cette inscription: Celui-ci est
le roi des Juifs.
Lun des malfaiteurs crucifiés linjuriait,
disant: Nes-tu pas le Christ? Sauve-toi toi-même,
et sauve-nous!
Mais lautre le reprenait, et disait: Ne crains-tu pas
Dieu, toi qui subis la même condamnation? Pour nous, cest
justice, car nous recevons ce quont mérité
nos crimes; mais celui-ci na rien fait de mal. Et il dit
à Jésus: Souviens-toi de moi, quand tu viendras
dans ton règne.
Jésus lui répondit: Je te le dis en vérité,
aujourdhui tu seras avec moi dans le paradis. |
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