|
/
/
|
Le Christ et tout un peuple de christs
( Jean 4:4-42 ; Jérémie 31:31-35 )
(voir la vidéo)
(écouter l'enregistrement)
Culte à l'Oratoire du Louvre le 9 décembre 2007
par le pasteur Marc Pernot
Pour nous, chrétiens,
Jésus est le Christ. C'est la confession de foi essentielle.
Mais qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'est-ce que ça
voulait dire dans la culture de l'époque, et qu'est-ce que
ça veut dire concrètement pour nous ? Ce n'est pas
si simple, la preuve, c'est que nos Bibles en français hésitent
à traduire ce mot de la Bible, elle recopient tout simplement
le mot grec, christ, ou le mot hébreu, messie, sans le traduire.
Si les traducteurs font cela c'est que la notion même de christ,
de messie, n'a pas d'équivalent dans la langue française.
Un messie, c'est littéralement quelqu'un qui a reçu
l'onction d'huile qui était donnée, dans le peuple
hébreu ancien, à un prophète, à un grand
prêtre, ou à un roi. Même alors, ce n'est pas
l'onction elle-même qui a de l'importance mais ce que signifie
cette onction, ou plutôt, ce qui la précède
: un choix de Dieu, un appel et une bénédiction que
Dieu adresse à quelqu'un et qui fait de cette personne une
personne spéciale. D'ailleurs, la plupart du temps, cette
onction n'est pas une onction matérielle (avec de l'huile
d'olive mêlée de divers parfums), mais elle est une
expérience spirituelle. C'est ce que dit par exemple Ésaïe
dans ce célèbre passage repris par Jésus pour
lui-même LEsprit de lÉternel, est
sur moi, il ma donné l'onction pour porter de bonnes
nouvelles aux malheureux... (Ésaïe 61:1)
L'onction qui fait d'Ésaïe un prophète n'est
pas matérielle mais c'est une expérience spirituelle
dont nous avons le récit au chapitre 6 de son livre. C'est
une expérience mystique qui est fondatrice pour lui, et c'est
comme cela qu'il sait que Dieu l'a fait prophète. D'autres
ont eu besoin de l'onction d'huile bien matérielle. Parfois
nous avons besoin de gestes sensibles pour comprendre les choses.
Mais qu'importe, l'essentiel est l'appel et la bénédiction
de Dieu, pas la façon dont nous en prenons conscience. Dans
tous les cas, la Bible parle alors d'onction et la personne est
appelée littéralement un messie, un christ, même
si nos traductions mettent en général un mot plus
banal. Il y a eu un bon nombre de christs : ce sont toutes les personnes
qui ont reçue l'onction (matériellement ou non) pour
être consacrées à une de ces grandes missions
au service du peuple que sont les prophètes, les prêtres
et les rois.
Mais pour les chrétiens, Jésus n'est pas seulement
un christ avec une minuscule, mais il est le Christ : le Christ
avec un article défini et avec un Ch majuscule, il est le
Christ par excellence, à un autre niveau que les autres christs.
Jésus n'est pas seulement un prophète, un prêtre
ou un roi comme d'autres, ni même seulement meilleur que les
autres, mais Jésus est Christ d'une façon à
la fois ultime et différente.
La première sorte de christ, dans la Bible, sont les prophètes,
ce sont un homme ou une femme inspirés par Dieu pour dire
quelque chose au peuple de sa part. Il n'y a pas eu tant de prophètes
que ça dans l'histoire d'Israël. On nous montre Dieu
appeler et former un prophète ou une prophétesse dans
certains moments critiques de l'histoire d'Israël, quand il
a jugé bon de donner ainsi une impulsion forte pour sauver
son peuple. Le prophète intervient donc dans un moment bien
particulier, mais l'intervention de Dieu a été alors
si essentielle que l'intérêt de cette Parole décisive
dépasse le simple cadre de l'actualité de l'époque.
C'est pourquoi, quand un prophète parlait, on notait ce qu'il
disait afin d'en tirer les enseignements dans les générations
suivantes. Les meilleures pages de ces témoignages ont été
sélectionnées, mises en forme, et c'est ainsi que
la Bible a été progressivement constituée.
Il y a donc une différence radicale, déjà,
entre un prophète et rabbi (un simple prédicateur).
Un rabbi commente la Bible, il montre comment elle peut éclairer
la situation actuelle... alors que le prophète, lui, n'est
pas seulement dans l'interprétation de l'Écriture,
ses paroles ont vocation à entrer dans la Bible. Il y a une
différence de niveau.
À l'époque de Jésus, on pensait qu'il n'y
avait plus de prophètes, et c'est pourquoi la liste des livres
composant la Bible ("le canon de l'Écriture") était
fermée depuis trois siècles avant Jésus. On
pensait que la période des prophètes était
passée, qu'ils avaient dit ce qu'ils avaient à dire,
et que maintenant on était dans la période de l'interprétation
de ce qu'ils avaient dit pour voir comment le mettre en pratique
dans le temps présent. Quand Jésus est reconnu comme
prophète par quelqu'un, c'est donc une chose énorme.
De nouveau le Saint Esprit souffle, de nouveau Dieu est proche de
son peuple et intervient directement dans l'histoire. Il est alors
temps de rouvrir la Bible pour y inscrire de nouveaux livres témoignant
de cette Parole inouïe jusqu'alors.
C'est ce qui est en cause dans cette histoire de puit dont parlent
Jésus et la Samaritaine. L'eau est une des images très
classiques de la révélation de Dieu, et le puit de
Jacob évoque ce réservoir qu'est la Bible d'Israël.
Les rabbis sont capables de puiser dans ce puits profond et donner
à boire au peuple, grâce à leur intelligence,
leur culture et aussi l'inspiration de Dieu. Ici, Jésus est
présenté comme une nouvelle source de Parole de Dieu,
et c'est ce que constate la femme, le déclarant prophète.
Cela n'empêchait d'ailleurs pas Jésus d'être
aussi un rabbi, puisant souvent dans l'ancien puits, interprétant
pour nous la Bible de façon personnelle afin de l'adapter
à la situation nouvelle. Mais il a été également
prophète.
Mais il est même plus que cela, selon l'espérance
du judaïsme ancien, il est le Christ, le Messie avec une majuscule,
il n'est donc pas un prophète parmi d'autres, il n'est même
pas le plus grand des prophètes, il l'est à un autre
niveau. C'est ce que nous voyons dans l'annonce Jésus à
la Samaritaine, non seulement il est capable de puiser dans le puit
profond de l'Écriture, comme un bon rabbi, non seulement
il est source d'eau, comme prophète, mais à celui
qui lui dit "donne-moi à boire", il donne à
cette personne d'être elle-même transformée en
"source d'eau vive jaillissant jusque dans la vie éternelle".
Jésus est donc bien plus qu'un prophète, il est même
celui qui peut faire de toute personne un prophète, qu'elle
soit homme ou femme, juive ou non, de sa génération
ou de la nôtre... C'est en cela qu'il est le Christ, le Messie,
et non pas seulement un christ, avec une minuscule. C'est en ce
sens qu'une ère nouvelle dans humanité s'ouvre en
lui. Un temps où ce n'est plus un champion qui donne au peuple
la Parole de Dieu, mais un temps où l'humanité devient
un peuple de prophètes, parce que la Parole de Dieu surgit
dans le cur même de la personne humaine, aussi humble
soit-elle.
C'était cela, l'attente messianique. Selon Jérémie,
voici le projet de Dieu Je mettrai ma loi, ma Parole au-dedans
deux, je lécrirai dans leur cur, du plus
petit au plus grand, tous me connaîtront (Jérémie
31:33).
Jésus est, si l'on veut, le plus grand des prophètes,
même si cela n'a pas tellement de sens d'établir un
classement, puisque par définition, chaque prophète
est essentiel pour son propre temps. Mais ce qui est nouveau, c'est
qu'en Christ, chacun est appelé à être un prophète.
C'est ce dont témoignent Luc, citant le prophète Joël
: Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai
de mon Esprit sur toute vie ; vos fils et vos filles prophétiseront,
du plus jeune au plus âgé... ils prophétiseront
(Actes 2:17-18)
Jésus n'est donc pas le dernier des prophètes. Il
en a annoncé d'autres à sa suite, mais ce ne sont
pas des prophètes au sens de l'ancien temps où une
sorte de champion était seul chargé d'être le
porte parole de Dieu pour tous. En Christ, c'est en tout homme,
femme, garçon et fille que Dieu place son espérance
pour qu'il porte une Parole neuve dans le monde. C'est à
chacun, du plus grand au plus petit qu'il donne l'onction, non pas
d'une huile sainte fabriquée et versée par des mains
humaines, mais une onction d'Esprit-Saint. Et derrière ces
termes théologiques il y a une réalité très
concrète de personnes humbles ou savantes qui par la foi
ont une sagesse et une bonté qui les dépasse et qui
les affranchit des habitudes, des dogmes et des institutions.
Cette promesse s'accomplit aujourd'hui pour quiconque entend Jésus-Christ
l'annoncer (Luc 4:21). Cette promesse s'accomplit quand on lui demande
" donne-moi à boire ".
Heureusement qu'il en est ainsi, car Jésus n'a pas pu tout
dire, comme il le dit lui-même pour que nous sachions attendre
le don de l'Esprit qui nous apprendra le reste. Comment Jésus
aurait-il pu dire toute chose en un temps fini et en un nombre limité
de mots, par rapport à l'infinité des circonstances
particulières de nos vies ? Même en interprétant
à l'infini, toutes les écritures du monde ne suffiraient
pas. Mais l'Esprit, nous dit-il, vous révélera toute
chose. Il nous révèlera des choses inouïes auparavant
et exactement adaptée pour chacun à l'instant donné.
L'Esprit, c'est l'action de Dieu pour nous créer, pour nous
faire évoluer. Dans la mesure où une personne s'ouvre
à cette création, elle devient prophète, à
sa mesure, envoyée vers une ou quelques personnes qui lui
sont confiées à un moment donné.
Dans le langage scientifique d'aujourd'hui, on résumerait
cela en disant que Jésus n'est pas seulement un prophète,
il est un méta-prophète, créateur de prophètes,
source de source de Parole de Dieu. C'est en cela que Jésus
est le Christ avec une majuscule.
Mais il n'y a pas que les prophètes pour être des
christ, il y a également des rois et des prêtres, et
Jésus cumulait les trois fonctions, comme David le faisait,
mais à un autre degré, comme nous venons de le voir.
Jésus a été aussi roi, à sa façon,
comme le rappelait Jacques Noël Pérès il y a
15 jours. Il n'est pas un roi au sens courant, qui exerce un pouvoir
sur les gens, il était plutôt du genre à être
au service des gens par des paroles, des actes, et par des gestes
qui ont du sens. Mais on peut dire que Jésus est roi car
il agit concrètement pour construire au sens où Dieu
l'entend. Un prophète dit la Parole de Dieu, mais il ne la
vit pas forcément. Après l'avoir dite, il rentre chez
lui, il met ses pantoufles et il lit le journal, ou il se repose
à l'ombre d'un kikaïon comme Jonas, ou il retourne à
ses vaches comme Amos... Mais Jésus, lui, a dit la Parole
de Dieu et il l'a aussi vécue, incarnée. Chacun des
actes de Jésus, sa façon d'être avec les gens,
sa façon de soulager, de guérir, d'exhorter, les gestes
qu'il choisit de donner, sa mort même... composent une transformation
du monde selon Dieu, donnant une impulsion dont les répercussions
sont loin d'être encore terminées, créant le
monde de demain, le suscitant, l'appelant à être.
Mais là encore, Christ n'est pas seulement le Roi ultime,
il est faiseur de rois, il fait de nous des rois. Nous aimerions
bien assister à la mise en ordre du monde par ce roi ultime
qu'est le Christ. Et bien non, c'est un peu plus fatiguant pour
nous mais c'est bien mieux ainsi, la transformation du monde par
le Christ passe par nous, par chacun de nous, humains, parce que
le Christ, par définition même de sa fonction, fait
de nous un roi, investi d'une mission incroyable, celle de participer
à l'accomplissement des uvres de Dieu dans le monde
(Jean 9:4).
Jésus est prophète, il est roi, il est enfin prêtre,
et même méta-prêtre, créateur de prêtres,
nous rendant capable d'entrer nous-mêmes, directement en contact
avec Dieu. Plus besoin de rites ou d'intermédiaires, il ne
nous apprend pas non plus, évidemment, à le prier
lui, Jésus, au contraire. Parce qu'il est le Christ, avec
une majuscule, il fait de chacun un prêtre, il nous rend capable
de prier Dieu directement, d'entrer dans le Saint des saints de
sa présence réelle. Il nous permet de nous présenter
à lui sans crainte, de lui adresser notre louange et notre
repentance, de recevoir son pardon et même de l'annoncer aux
autres. Et cela directement. Dans un culte en Esprit et en Vérité,
comme le dit ici Jésus.
Le Christ est donc non seulement prophète, prêtre
et roi, mais il fait de nous des prophètes des prêtres
et des rois. Cela nous dit quelque chose sur notre vocation. Comme
le dit sans cesse l'Écriture, nous sommes saints. En effet,
la sainteté n'est pas une qualité morale mais elle
est un regard de Dieu sur nous. Dans la Bible c'est Dieu qui sanctifie,
cela veut dire qu'il considère chacun comme une personne
irremplaçable et qu'il compte sur cette personne pour qu'elle
devienne prophète, prêtre et roi à sa mesure,
là où elle est. Et s'il nous appelle saint, il nous
donne aussi ce dont nous aurons besoin pour assumer notre vocation.
Et dans ce service, nous-mêmes devons viser à rendre
l'autre autonome, et ne pas le rendre dépendant du service
que nous lui rendons ponctuellement. Nous pouvons être appelés
à dire une parole, à donner un coup de main, ou à
mener une personne vers Dieu, mais à terme, toute personne
doit pouvoir devenir elle-même un christ. Comme ces samaritains
qui sont d'abord allé au Christ par la parole de la femme,
mais qui ensuite vivent de leur propre expérience de Dieu.
Sois béni, ô Dieu, source de toute bénédiction.
Amen.
Vous pouvez réagir sur le blog de l'Oratoire
|

Pasteur dans la chaire de
l'Oratoire du Louvre
© France2
Lecture de la Bible
Jean 4:4-42
Jésus arriva dans
une ville de Samarie, nommée Sychar, près du champ
que Jacob avait donné à Joseph, son fils. Là
se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué
du voyage, était assis au bord du puits. Cétait
environ la sixième heure.
Une femme de Samarie vint puiser de leau. Jésus
lui dit: Donne-moi à boire. Car ses disciples étaient
allés à la ville pour acheter des vivres. La femme
samaritaine lui dit: Comment toi, qui es Juif, me demandes-tu
à boire, à moi qui suis une femme samaritaine?
-Les Juifs, en effet, nont pas de relations avec les Samaritains.
- Jésus lui répondit: Si tu connaissais le don
de Dieu et qui est celui qui te dit: Donne-moi à boire!
tu lui aurais toi-même demandé à boire,
et il taurait donné de leau vive.
Seigneur, lui dit la femme, tu nas rien pour puiser,
et le puits est profond; doù aurais-tu donc cette
eau vive? Es-tu plus grand que notre père Jacob, qui
nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même,
ainsi que ses fils et ses troupeaux?
Jésus lui répondit: Quiconque boit de cette
eau aura encore soif; mais celui qui boira de leau que
je lui donnerai naura jamais soif, et leau que je
lui donnerai deviendra en lui une source deau qui jaillira
jusque dans la vie éternelle.
La femme lui dit: Seigneur, donne-moi cette eau, afin que
je naie plus soif, et que je ne vienne plus puiser ici.
Va, lui dit Jésus, appelle ton mari, et viens ici.
La femme répondit: Je nai point de mari. Jésus
lui dit: Tu as eu raison de dire: Je nai point de mari.
Car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant nest
pas ton mari. En cela tu as dit vrai.
Seigneur, lui dit la femme, je vois que tu es prophète.
Nos pères ont adoré sur cette montagne; et vous
dites, vous, que le lieu où il faut adorer est à
Jérusalem.
Femme, lui dit Jésus, crois-moi, lheure vient
où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem
que vous adorerez le Père. Vous adorez ce que vous ne
connaissez pas; nous, nous adorons ce que nous connaissons,
car le salut vient des Juifs. Mais lheure vient, et elle
est déjà venue, où les vrais adorateurs
adoreront le Père en esprit et en vérité;
car ce sont là les adorateurs que le Père demande.
Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui ladorent ladorent
en esprit et en vérité.
La femme lui dit: Je sais que le Messie doit venir (celui
quon appelle Christ); quand il sera venu, il nous annoncera
toutes choses.
Jésus lui dit: Je le suis, moi qui te parle.
Là-dessus arrivèrent ses disciples, qui furent
étonnés de ce quil parlait avec une femme.
Toutefois aucun ne dit: Que demandes-tu? ou: De quoi parles-tu
avec elle? Alors la femme, ayant laissé sa cruche, sen
alla dans la ville, et dit aux gens: Venez voir un homme qui
ma dit tout ce que jai fait; ne serait-ce point
le Christ? Ils sortirent de la ville, et ils vinrent vers lui...
Plusieurs Samaritains de cette ville crurent en Jésus
à cause de cette déclaration formelle de la femme:
Il ma dit tout ce que jai fait. Aussi, quand les
Samaritains vinrent le trouver, ils le prièrent de rester
auprès deux. Et il resta là deux jours.
Un beaucoup plus grand nombre crurent à cause de sa parole;
et ils disaient à la femme: Ce nest plus à
cause de ce que tu as dit que nous croyons; car nous lavons
entendu nous-mêmes, et nous savons quil est vraiment
le Sauveur du monde..
Jérémie 31:31-35
Voici, les jours viennent,
dit lEternel,
Où je ferai avec la maison dIsraël et la maison
de Juda
Une alliance nouvelle,
Non comme lalliance que je traitai avec leurs pères,
Le jour où je les saisis par la main Pour les faire sortir
du pays dEgypte,
Alliance quils ont violée,
Quoique je sois leur Seigneur, dit lEternel.
Mais voici lalliance que je ferai avec la maison dIsraël,
Après ces jours-là, dit lEternel:
Je mettrai ma loi, ma Parole, au-dedans deux,
Je lécrirai dans leur coeur;
Et je serai leur Dieu,
Et ils seront mon peuple.
Celui-ci nenseignera plus son prochain,
Ni celui-là son frère, en disant:
Connaissez lEternel!
Car tous me connaîtront,
Depuis le plus petit jusquau plus grand, dit lEternel;
Car je pardonnerai leur iniquité,
Et je ne me souviendrai plus de leur péché.
Ainsi parle lEternel, qui a fait le soleil pour éclairer
le jour,
Qui a destiné la lune et les étoiles à
éclairer la nuit,
Qui soulève la mer et fait mugir ses flots,
Lui dont le nom est lEternel des puissances.
|
|