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Cet homme, c'est toi !
( 2 Samuel 12:1-7a ; Psaume 51 ; 1 Corinthiens
10:1-12 ; Jean 6:47-64)
(écouter l'enregistrement) (voir la vidéo)
Culte du 1er juin 2008 à l'Oratoire du Louvre
prédication du pasteur Marc Pernot
Dans cet épisode de la
Bible, le prophète Nathan apporte à David deux types
de paroles bien différents.
- Nathan commence par lui raconter une petite histoire de bergers
et de mouton, c'est un 1er type de parole.
- Nathan dit ensuite à David : « Cet homme, c'est
toi ! » Nous avons là un second type de parole qui
nous permet de comprendre en quoi la première parole nous
concerne en particulier.
Le texte de la Bible appartient très souvent au premier
type de parole. C'est le cas, par exemple, quand Jésus raconte
une parabole. Il ne la raconte pas pour nous distraire, mais parce
que l'histoire racontée nous concerne, c'est à nous
de chercher quel homme nous sommes en réalité à
la lumière de cette histoire. Ce n'est pas toujours facile
car Jésus est vraiment un maître en la matière
et ses paraboles ont de multiples aspects passionnants et très
souvent déroutants.
Le texte de la Bible appartient aussi au premier type de parole
quand il raconte l'histoire de David, par exemple. Mais bien souvent,
la seconde parole, « Cet homme, c'est toi ! » n'est
pas inscrite explicitement dans la Bible car ce serait une façon
bien simpliste de tirer la morale de lhistoire. Par exemple,
sur la base de cette histoire de David et Nathan, le sens le plus
utile ne sera pas le même selon les circonstances particulières
de la vie de chacun. Il sera parfois bien de se sidentifier
à Nathan et de se sentir envoyé par Dieu pour aider
quelqu'un à prendre conscience du mal qu'il a fait. Mais
aujourd'hui, suis-je le Nathan de telle personne particulière
pour telle raison ? Peut-être que non, Dieu ne fait pas de
nous des redresseurs de torts professionnels, il y a parfois des
choses quil est plus utile de laisser passer à un certain
moment...
Ce que lon appelle la Parole de Dieu ce nest pas la
parole du premier type, celle qui est dans la Bible ou dans notre
bouche quand nous parlons, mais la Parole de Dieu cest plutôt
cette seconde parole qui est infiniment particulière pour
chacun de nous, cette parole nous ouvre à une nouvelle façon
de voir les choses et qui nous invite à évoluer.
Ce David qui ne voit pas où il en est cest évidemment
en partie nous-mêmes, et comme David, nous avons souvent besoin
dune aide extérieure pour voir les choses dun
point de vue plus objectif. Nous avons besoin dune première
parole qui nous décentre, puis dune seconde qui nous
dise « Cet homme, c'est toi ! ». La lecture de la Bible
a vraiment fait ses preuves comme premier type de parole. La réflexion
personnelle et la prière nous permettent dentendre
la seconde, et de saisir un peu mieux qui nous sommes et qui nous
pourrions être avec laide de Dieu.
L'histoire de Nathan et de David n'est pas écrite pour
nous renseigner sur la vie de l'homme David dont nous n'avons pas
grand-chose à faire plus de 3000 ans après, mais cette
histoire nous est racontée pour être pour nous une
parole du premier type. Cette histoire de David & Nathan joue
pour nous le rôle que joue pour David la petite histoire de
brebis inventée par Nathan. Même si cet épisode
de la vie de David est probablement basée sur un fait historique,
lhistoire est écrite pour que nous la lisions absolument
comme une parabole, comme si cétait un conte théologique
et moral.
On voit bien cet effort de pédagogie dans le Psaume 51,
puisque tout est fait dans ce psaume pour que nous puissions facilement
nous identifier à David qui se tourne vers Dieu après
avoir pris conscience de son problème. Normalement, la prière
de David devrait être truffée de références
au mal quil a fait, aux irréparables dégâts
provoqués. Mais non, car pour nous aider à nous reconnaître
dans cet homme qui prie, les circonstances particulières
touchant à la vie de David sont rassemblées en une
seule phrase au début du psaume, la suite pouvant sappliquer
alors facilement à tout le monde :
Psaume de David.
Lorsque Nathan, le prophète, vint à lui, après
que David fut allé vers Bethsabée.
Ô Dieu ! aie pitié de moi dans ton amour ;
Selon ta grande miséricorde, efface mes fautes ;
Lave-moi, purifie-moi de mon péché.
Car je reconnais mes fautes,
Et mon péché est constamment devant moi...
Tout, dans la suite du psaume s'applique à David, mais
sapplique aussi parfaitement à chacun de nous, c'est
à chacun de relire, de prier ce psaume afin de reconnaître
enfin ses propres défauts et faiblesses devant Dieu, non
pour se culpabiliser mais afin de souvrir à son aide
pour avancer.
La Bible joue ainsi un rôle d'une importance immense car
nous avons 1000 bonnes raisons qui nous empêchent de voir
lhomme, la femme que nous sommes en réalité.
Le riche propriétaire de la parabole de Nathan est persuadé
de faire le bien puisqu'il sacrifie la brebis pour exercer l'hospitalité...
David na fait quenvoyer telle personne à la place
dune autre pour une mission dangereuse, il na pas conscience
davoir assassiné quelquun pour lui prendre sa
femme... Nous sommes tous comme cela. La parole extérieure
quest la Bible nous permet de réfléchir, comme
David sur la petite histoire de brebis, et peut-être alors
que nous pourrons prendre conscience du « Cet homme, c'est
toi ! » que Dieu nous dira quand il le jugera utile, de la
plus juste des façons, pour nous faire avancer.
C'est ainsi que l'apôtre Paul nous propose de relire l'histoire
des hébreux à travers le désert. Cette histoire
n'est pas une parabole ou un conte théologique pour Paul,
mais selon lui elle fonctionne comme une parabole. Paul va même
jusqu'à dire que :
Ces choses leur sont arrivées pour servir
dallégorie,
et elles ont été écrites pour notre instruction,
à nous. (1 Corinthiens 10:11)
Paul dit que l'histoire de ce peuple hébreu a été
écrite pour nous. Lesclavage des hébreux parle
de ce qui nous enchaîne, nous. Leurs fautes nous parlent des
nôtres pour nous ouvrir les yeux. Leur traversée de
la mer Rouge nous parle de notre baptême. La nuée qui
les guidait et leur révélait la Loi nous parle de
la présence de Dieu pour nous. La manne qui tombait du ciel
pour les nourrir est la même nourriture spirituelle que nous
mangeons maintenant en Christ. Et même, nous dit Paul, «
le rocher qui les suivait », oui, « le rocher qui les
suivait » (!) c'était le Christ, évidemment
! C'est comme cela que Paul lit la Bible, car c'est pour qu'on la
lise comme cela qu'elle a été écrite. Le Christ
n'était pas caché sous un rocher en carton pour pouvoir
faire apparaître de l'eau quand Moïse tapait dessus avec
son bâton. Mais cette célèbre histoire des hébreux
est relue comme une allégorie de ce qui nous est donné
en Christ, il est la présence de Dieu qui marche à
nos côtés, présence bien réelle et solide
comme un roc solide qui nous accompagne dans nos déserts,
nous donnant de l'eau sur notre route vers son Royaume... Ce Dieu
qui fait jaillir en nous la source de la vie éternelle (Jean
4:14, 7:38), c'est ce même Dieu, le Dieu de toujours, qui
accompagnait déjà les hébreux et leur donnait
la Parole qui libère, nourrit, oriente, accompagne. Et quand
Paul parle de Jésus comme dune source bien réelle
qui nous accompagne cest nest pas pour lui de la théologie
abstraite ou un conte pour enfant mais une réalité
qui a complètement réorienté sa vie quand un
jour, sur le chemin de Damas, il a vécu une expérience
mystique et théologique essentielle.
L'apôtre Paul va jusqu'à dire que cela est arrivé
aux hébreux pour que cela nous serve de parabole. Cela revient
à dire que la Bible a été écrite pour
nous, et même que les événements qui sont racontés
sont arrivés pour nous apprendre qui nous sommes en réalité
et le salut que Dieu nous offre en Christ. Le véritable héros
de la Bible, cest chacun de nous, chaque épisode parle
de lhomme que nous sommes et de notre vie. Cette lecture allégorique
nest pas inventée à lépoque de
Paul, mais la Bible a tout simplement écrite pour quon
la lise ainsi, pour nous parler de nous. Cest pourquoi la
fête de Pâque ou de Pentecôte sont célébrées
chaque année de génération en génération,
pour que cette histoire soit sans cesse réinterprétée
par chacun, afin de rendre possible le choc de la seconde parole
sur notre cheminement.
Nous pouvons donc nous reconnaître dans ces personnes qui
sont nourries miraculeusement dans le désert par Dieu. Mais
il y a même bien plus que cela. Parce qu'entre temps, le Messie
est arrivé en Jésus de Nazareth, et que nous sommes
donc maintenant, comme le dit Paul, dans la phase ultime de l'histoire,
le temps où ce qui a été semé arrive
à maturité. Lhistoire des hébreux nest
pas simplement un exemple de ce que nous vivons, mais cest
linverse. Ce quont vécu David ou les Hébreux
sont de simples signes précurseurs dune réalité
immense que Dieu donne maintenant en Christ à l'humanité
entière.
Cest ce que dit l'Évangile selon Jean, il insiste
même à deux reprises (6:49,58) « Vos pères
ont mangé la manne dans le désert, et ils sont morts
», ce qu'ils ont mangé n'est donc pas réellement
le pain venu du Ciel, mais ce pain qui est allé dans leur
ventre évoquait le pain venu du Ciel qu'est le Christ, pain
qui napporte pas une simple survie dune journée
comme la manne, mais la vie éternelle. Jésus n'exclut
pas, d'ailleurs, que les hébreux puissent avoir mangé
alors le pain du Ciel, comme le suggère Paul dans son interprétation,
mais alors ce pain était déjà le pain spirituel
qu'est la Parole de Dieu manifestée en Christ.
Paul et Jésus comprennent donc spirituellement l'histoire
des hébreux dans le désert. Dieu a individuellement
pour chaque personne le juste « Cet homme, c'est toi ! »
qui va lui permettre de faire le rapprochement fécond entre
cette histoire et les circonstances particulières de sa vie.
Jésus utilise ce même procédé quand
il tente d'expliquer comment Dieu offre son salut à l'homme.
Comment parler avec notre langage de cette réalité
nouvelle qu'est l'Esprit ? Jésus n'est pas tellement usager
de la langue abstraite des philosophes grecs, non qu'il en soit
incapable, mais il préfère utiliser un langage concret,
peut-être parce que la Bible est sa langue maternelle, mais
aussi parce que le salut de Dieu nappartient pas seulement
au monde des idées, il nest pas seulement une sagesse,
mais il est une expérience vécue par lhomme,
quelque d'aussi concret quun corps nourri par du pain ou une
graine qui germe, ou une brebis portée par un berger. Voilà
donc Jésus qui explique qu'il faut manger sa chair pour avoir
la vie éternelle comme les hébreux ont mangé
la manne de Moïse pour survivre dans le désert. Jésus
pensait pouvoir être compris de ses auditeurs, habitués
à lire la Bible allégoriquement. Certains lont
compris et cest pourquoi nous avons encore ce texte, dautres
passent à côté en ne comprenant pas, ou en faisant
semblant de ne pas comprendre ce que dit Jésus : ils demandent
comment ils pourraient lui croquer un bras ou une jambe...
Pourtant, dans la culture de lépoque, cétait
facile de comprendre quil parlait de façon allégorique,
dautant plus que dans laraméen que Jésus
utilisait pour parler il fait un jeu de mot qui rend plus évident
encore qu'il faut comprendre spirituellement et non littéralement
ses paroles : en hébreu un même mot signifie à
la fois la "chair" et la "bonne nouvelle", l'évangile.
Ce que Jésus offre au monde pour qu'on le prenne, pour qu'on
le mange, qu'on l'assimile, ce nest pas les protéines
de son corps, évidemment, mais c'est sa vie qui est bonne
nouvelle de l'amour de Dieu offert au monde. Or, « ce monde,
c'est toi », nous rappellent Nathan, Paul, Jésus...
C'est à chacun de nous que le Christ se donne ainsi à
manger, pour que nous en nourrissions notre être, et quainsi,
nous ayons la vie éternelle.
Amen
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Pasteur dans la chaire de
l'Oratoire du Louvre
© France2
Lecture de la Bible
2 Samuel 12:1-7a
LEternel envoya Nathan
vers David. Et Nathan vint à lui, et lui dit: Il y avait
dans une ville deux hommes, lun riche et lautre
pauvre. Le riche avait des brebis et des boeufs en très
grand nombre. Le pauvre navait rien du tout quune
petite brebis, quil avait achetée; il la nourrissait,
et elle grandissait chez lui avec ses enfants; elle mangeait
de son pain, buvait dans sa coupe, dormait sur son sein, et
il la regardait comme sa fille. Un voyageur arriva chez lhomme
riche. Et le riche na pas voulu toucher à ses brebis
ou à ses boeufs, pour préparer un repas au voyageur
qui était venu chez lui; il a pris la brebis du pauvre,
et la apprêtée pour lhomme qui était
venu chez lui.
La colère de David senflamma violemment contre
cet homme, et il dit à Nathan: LEternel est vivant!
Lhomme qui a fait cela mérite la mort. Et il rendra
quatre brebis, pour avoir commis cette action et pour avoir
été sans pitié.
Et Nathan dit à David: Tu es cet homme-là!
Psaume 51
Au chef des chantres. Psaume
de David. Lorsque Nathan, le prophète, vint à
lui, après que David fut allé vers Bath-Schéba.
Ô Dieu! aie pitié
de moi dans ta bonté; Selon ta grande miséricorde,
efface mes transgressions;
2 Lave-moi complètement de mon iniquité, Et purifie-moi
de mon péché.
3 Car je reconnais mes transgressions, Et mon péché
est constamment devant moi.
4 Jai péché contre toi seul, Et jai
fait ce qui est mal à tes yeux, En sorte que tu seras
juste dans ta sentence, Sans reproche dans ton jugement.
5 Voici, je suis né dans liniquité, Et ma
mère ma conçu dans le péché.
6 Mais tu veux que la vérité soit au fond du coeur:
Fais donc pénétrer la sagesse au-dedans de moi!
7 Purifie-moi avec lhysope, et je serai pur; Lave-moi,
et je serai plus blanc que la neige.
8 Annonce-moi lallégresse et la joie, Et les os
que tu as brisés se réjouiront.
9 Détourne ton regard de mes péchés, Efface
toutes mes iniquités.
10 O Dieu! crée en moi un coeur pur, Renouvelle en moi
un esprit bien disposé.
11 Ne me rejette pas loin de ta face, Ne me retire pas ton Esprit
saint.
12 Rends-moi la joie de ton salut, Et quun esprit de bonne
volonté me soutienne!
13 Jenseignerai tes voies à ceux qui les transgressent,
Et les pécheurs reviendront à toi.
14 O Dieu, Dieu de mon salut! délivre-moi du sang versé,
Et ma langue célébrera ta miséricorde.
15 Seigneur! ouvre mes lèvres, Et ma bouche publiera
ta louange.
16 Si tu avais voulu des sacrifices, je ten aurais offert;
Mais tu ne prends point plaisir aux holocaustes.
17 Les sacrifices qui sont agréables à Dieu, cest
un esprit brisé: O Dieu! tu ne dédaignes pas un
coeur brisé et contrit.
18 Répands par ta grâce tes bienfaits sur Sion,
Bâtis les murs de Jérusalem!
19 Alors tu agréeras des sacrifices de justice, Des holocaustes
et des victimes tout entières; Alors on offrira des taureaux
sur ton autel.
1 Corinthiens 10:1-12
Frères, je ne veux
pas que vous ignoriez que nos pères ont tous été
sous la nuée, quils ont tous passé au
travers de la mer, 2 quils ont tous été
baptisés en Moïse dans la nuée et dans
la mer, 3 quils ont tous mangé le même
aliment spirituel, 4 et quils ont tous bu le même
breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel
qui les suivait, et ce rocher était Christ. 5 Mais
la plupart dentre eux ne furent point agréables
à Dieu, puisquils périrent dans le désert.
6 Or, ces choses sont arrivées pour nous servir dexemples,
afin que nous nayons pas de mauvais désirs, comme
ils en ont eu. 7 Ne devenez point idolâtres, comme quelques-uns
dentre eux, selon quil est écrit: Le peuple
sassit pour manger et pour boire; puis ils se levèrent
pour se divertir. 8 Ne nous livrons point à la débauche,
comme quelques-uns dentre eux sy livrèrent,
de sorte quil en tomba vingt-trois mille en un seul
jour. 9 Ne tentons point le Seigneur, comme le tentèrent
quelques-uns dentre eux, qui périrent par les
serpents. 10 Ne murmurez point, comme murmurèrent quelques-uns
dentre eux, qui périrent par lexterminateur.
11 Ces choses leur sont arrivées pour servir dexemples,
et elles ont été écrites pour notre instruction,
à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles.
12 Ainsi donc, que celui qui croit être debout prenne
garde de tomber!
Jean 6:47-64
En vérité,
en vérité, je vous le dis, celui qui croit en
moi a la vie éternelle.
48 Je suis le pain de vie.
49 Vos pères ont mangé la manne dans le désert,
et ils sont morts.
50 Cest ici le pain qui descend du ciel, afin que celui
qui en mange ne meure point.
51 Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelquun
mange de ce pain, il vivra éternellement; et le pain
que je donnerai, cest ma chair, que je donnerai pour la
vie du monde.
52 Là-dessus, les Juifs discutaient entre eux, disant:
Comment peut-il nous donner sa chair à manger?
53 Jésus leur dit: En vérité, en vérité,
je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de lhomme,
et si vous ne buvez son sang, vous navez point la vie
en vous-mêmes.
54 Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle;
et je le ressusciterai au dernier jour.
55 Car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est
vraiment un breuvage.
56 Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en
moi, et je demeure en lui.
57 Comme le Père qui est vivant ma envoyé,
et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra
par moi.
58 Cest ici le pain qui est descendu du ciel. Il nen
est pas comme de vos pères qui ont mangé la manne
et qui sont morts: celui qui mange ce pain vivra éternellement.
59 Jésus dit ces choses dans la synagogue, enseignant
à Capernaüm.
60 Plusieurs de ses disciples, après lavoir entendu,
dirent: Cette parole est dure; qui peut lécouter?
61 Jésus, sachant en lui-même que ses disciples
murmuraient à ce sujet, leur dit: Cela vous scandalise-t-il?
62 Et si vous voyez le Fils de lhomme monter où
il était auparavant?...
63 Cest lEsprit qui vivifie; la chair ne sert à
rien. Les paroles que je vous ai dites sont Esprit et vie.
64 Mais il en est parmi vous quelques-uns qui ne croient point.
Car Jésus savait dès le commencement qui étaient
ceux qui ne croyaient point, et qui était celui qui le
livrerait.
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